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Note moyenne 3.6 /5 (sur 313 notes)

Nationalité : Pays-Bas
Né(e) à : Batavia (Jakarta) , le 02/02/1918
Mort(e) à : Amsterdam , le 29/11/2011
Biographie :

Hélène Serafia Haasse, dite Hella S. Haasse est une écrivaine néerlandaise.

Elle a grandi aux Indes néerlandaises, sauf de 1924 à 1928, années où sa mère suivait une cure au Sanatorium néerlandais à Davos, Suisse. Passionnée de lecture et de théâtre, elle écrit à 11 ans son premier roman historique. Pendant ses années de lycée, elle découvre la poésie.

En 1938, elle part aux Pays-Bas pour des études de littérature et d'art dramatique à Amsterdam. Elle termine l'école de théâtre en 1943, mais déjà en 1944, année où elle se marie avec Jan van Lelyveld, rédacteur de Propria Cures, elle abandonne cette voie pour se vouer à plein temps à l'écriture, d'abord de la poésie (Stroomversnelling, 1945), des petites pièces de théâtre et des textes de cabaret, mais très vite elle se tourne vers la prose.

Elle occupe des postes universitaires prestigieux en obtenant en 1986/1987 une chaire de professeur invitée de littérature à l'université catholique de Brabant à Tilburg; puis elle est nommée membre d'honneur de l'Académie royale belge de linguistique et de lettres néerlandaises à Gand. Elle devient docteur honoris causa à l'université d'Utrecht en 1988, et en 1991, membre honoraire de la Société des lettres néerlandaises à Leyde.

En 1949, Hella Haasse écrit "En la forêt de longue attente" sur le prince, poète et prisonnier Charles d'Orléans. Dans ce livre se rencontrent trois de ses intérêts principaux : la poésie, le roman historique et la France.

De 1981 à 1990, Hella et son mari habitent en France, à Saint-Witz au nord de Paris. Elle écrit alors plusieurs romans et récits qui se situent en France, mais c'est surtout la période des grands romans-documentaires historiques.

Elle est déjà de retour à Amsterdam quand le ministère de la Culture de France lui remet les décorations d'abord d'officier, puis de commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres, et ensuite celle d'officier de la Légion d'honneur.

Comparée à Marguerite Yourcenar, elle reçoit le Prix du Meilleur livre étranger (essai), en 2003, pour "La Récalcitrante".
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Source : Wikipédia, Seuil
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La chasse aux étoiles d'Hella Haasse Marque-Page 17-02-2011
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   18 mars 2014
En la forêt de longue attente de Hella Serafia Haasse
Après la mort d'Isabelle, Charles avait été rempli d'un étonnement amer plus que d'un vrai chagrin ; il se demandait, morose, si c'était ainsi que devait s'écouler sa vie : un long voyage sans autres escales que le deuil et la catastrophe. Parmi les documents ayant appartenu à son père, il avait trouvé une poésie ; il se souvenait qu'à l'époque le ménestrel Herbelin avait mis ces vers en musique. C'était le chant où était décrite la forêt de Longue Attente, ce lieu désolé, pareil à un labyrinthe ; au milieu des dangers et des horreurs de l'existence, l'homme s'égare, il erre et cherche, mais ne trouve pas l'issue. Lorsqu'il était enfant, Charles n'avait pas compris cette image ; maintenant, il était frappé par la comparaison et aussi par la manière dont elle avait été formulée. Il trouvait les vers harmonieux, ils éveillaient en lui un sentiment pour lequel il n'avait pas de nom, qui lui apportait le réconfort, mais en même temps le chagrin et l'agitation intérieure. Souvent, il répétait en pensée ou à mi-voix les premiers vers du chant ; sans en savoir lui-même la raison, cela lui procurait une étrange satisfaction, comme si quelque chose venait frapper à son cœur pour y pénétrer, mais qu'était-ce ?



"En la forêt de Longue Attente

Chevauchant par divers sentiers... "
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Bookycooky   24 novembre 2016
Les jardins de Bomarzo de Hella Serafia Haasse
....les âmes bigotes,ignorantes et pusillanimes soupçonnent toujours des excès chez ceux qui ont une pensée indépendante et que,toujours des éléments ambitieux et autoritaires savent exploiter au bon moment et au bon endroit des dispositions négatives de ce genre . P. 103
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Myriam3   05 octobre 2014
Locataires et sous-locataires de Hella Serafia Haasse
Qu'avait-elle à faire avec un Dupleix, une Cornette, un Walter, avec les citadins et les paysans d'un pays où, hormis les peines et malheurs du quotidien, il ne se passait rien, rien qui fût digne d'être retracé par une plume vouée à Clio, la Grande Histoire?
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Hella Serafia Haasse
Myriam3   04 octobre 2014
Hella Serafia Haasse
Ma façon d'écrire a radicalement changé. En la forêt de longue attente est un roman traditionnel, linéaire, écrit avec force détails dans la tradition du XIXe siècle. Or, l'expérience de la vie, la perception que nous en avons, est bien plus composite, imbriquée, faite de strates successives. J'ai donc changé ma manière pour La ville écarlate et Un goût d'amandes amères. Le récit est composé comme un puzzle, le lecteur progresse par associations, et c'est à partir des éléments distribués dans le texte qu'il appréhende le tout.



En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-art-de-conter-d-hella-haasse_807660.html#limwFB1IQgOUv8Fz.99
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LiliGalipette   27 août 2015
Les seigneurs du thé de Hella Serafia Haasse
« C'est là, dans l'étreinte de la forêt vierge, qu'il souhaitait vivre à jamais. »
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Cath36   11 décembre 2011
La chasse aux étoiles de Hella Serafia Haasse
Le médium se cacha le visage dans ses mains. Il réussit encore à articuler "Mouzique ! Mouzique !" puis se dirigea en titubant vers une petite table couverte d'accessoires de prestidigitation... A cet instant la rampe s'éteignit, de même que les petites appliques de lumière rouge fixée sur les murs. Il ne resta qu'un seul projecteur qui jetait une lueur fantomatique, d'un bleu verdâtre sur le visage effrayé de Rakatra.

"La suite !" exigeait une moitié de la salle. "Le sac !" hurlait la moitié de l'autre. Un "boum" retentissant mit fin au différent. Sorti des coulisses, un nuage de fumée phosphorescent, d'un vert soufré, se répandit sur la scène et dériva dans la salle. La panique gagna les premiers rangs. On cria "au feu! Au feu!", tandis que les lamentations de Rakatra Jakatra dominaient le tumulte : "Mes illousions ! Mes vabeurs phosphoriques !" Suivit une nouvelle pétarade. La salle fut prise sous un tir de rayons de feu, des fusées éclairantes montèrent vers le plafond du théâtre comme des ballons lumineux et éclatèrent en une pluie d'étoiles scintillantes. Des feux de Bengale embrasèrent la scène, colorant alternativement en bleu, en rouge et en violet le plateau, ainsi que Rakatra qui tournait en rond comme un hystérique. Le public était déchaîné et réclamait de la lumière et de l'air. Au milieu de cet indescriptible chaos, je réussis à échapper à mes gardiens en me faufilant à travers les spectateurs qui criaient et se bagarraient.... A cet instant un soleil crépitant illumina tout le décor d'une lumière crue. J'entendis le notaire crier : "Il est là ! Attrapez-le ! Au voleur ! Au voleur !" Des pétards explosèrent un peu partout sur la scène. Je sautai lestement par-dessus les cordes et les praticables et m'engageai dans le dédale des coulisses. La première personne que je vis fut la pauvre Fatima, qui, à moitié évanouie de peur, s appuyait contre la paroi.
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veronique55   01 septembre 2010
La source cachée de Hella Serafia Haasse
Au fond de chaque être se cache – j'en suis convaincu- un sentiment de jalousie envers la nature, qui si elle est mortelle, ne cesse de se renouveler. Comment fixer à jamais cette richesse périssable et pourtant éternellement vivace de formes, de couleurs et de lignes, comment capter l'essence de la beauté, l'élément fugace qui sans cesse nous séduit et nous trahit?
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lauredanse   11 mai 2013
La source cachée de Hella Serafia Haasse
"Je voyais que la vie sur terre pour l’homme était souvent folle, maudite, mais elle me semblait soudain sublime par son caractère énigmatique. J’ai alors, pour la première fois, essayé de recourir à l’écriture pour formuler plus clairement mes réflexions. Chaque fois, je cédais à ce désir qui brûlait en moi, car j’avais l’impression en écrivant de me délivrer de mon doute. Dans les instants où, l’esprit tendu, je cherchais les mots et les images, je me sentais libre, soulagé. Je croyais que par la grâce de ce travail créateur, mon existence d’humain prenait un sens plus profond. Après un tel effort, je me trouvais dans un état d’euphorie. J’avais beau savoir qu’en fait rien n’avait changé, le monde m’apparaissait sous un jour nouveau, clarifié, purifié.
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Ode   01 septembre 2012
Une liaison dangereuse de Hella Serafia Haasse
A la marquise de Merteuil :

Vous êtes, sans contredit, le personnage féminin le plus tristement célèbre de la littérature européenne. On vous a appelée un Richard III en jupons, un démon déguisé en humain, un Tartuffe féminin, une Ève satanique. Avec le concours d'un homme qui fut un temps votre amant, le roué vicomte de Valmont, vous avez mené à sa perte une innocente enfant, conduit à la démence et à la mort la jeune et vertueuse épouse d'un respectable magistrat ; qui plus est, vous avez, vous seule, offensé, humilié, plongé dans le malheur et l'affliction un certain nombre d'autres personnages. Ces actes criminels, vous les avez presque tous perpétrés "à distance", par la seule magie du verbe, par l'art de la suggestion.
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saphoo   13 avril 2010
La source cachée de Hella Serafia Haasse
La maison est cachée dans la lumière incertaine des bois, comme un coquillage au fond de l’océan. Entre les murs flotte un bruissement de vent dans la cime des arbres, de gouttes de pluie sur le sable, de fuites invisibles d’animaux à travers les fourrés. La maison est séparée du bois de trois côtés par un fossé profond, couvert de lentilles d’eau ;un pont mène à la cour intérieure, pavée de pierres plates, grises, entre lesquelles pousse l’herbe. Les fenêtres, qui emprisonnent le reflet des arbres, semblent aussi vertes qu’eux. Le lierre s’accroche au mur et au toit, et la balustrade de la terrasse est envahie par une prolifération de roses. Derrière la maison s’étend une combe avec ses ondulations de terrains herbus, un vallon plein de bouleaux — je présume que des violettes y poussent encore en automne —, à part cela, seulement la forêt, rien que la forêt ombreuse et verte. J’étais debout entre les troncs, parmi les fougères et les halliers qui m’arrivaient aux genoux et je me croyais au fond de la mer. Chose curieuse, il y a peu d’oiseaux. J’ai écouté intensément mais je n’ai rien entendu d’autre que le frémissement des feuilles dans le vent et les battements de mon cœur.



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