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3.99/5 (sur 98 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1937
Biographie :

Henri Godard, Docteur ès lettres (Paris 4, 1984). - Professeur de littérature aux universités de Paris 7-Denis Diderot, de Paris-Sorbonne ainsi qu'à Harvard et à Stanford aux États-Unis (en 1991) professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste du roman, est connu pour avoir beaucoup travaillé sur certains des écrivains majeurs du XXe siècle : Céline, dont il a établi et annoté quatre tomes de romans dans la Bibliothèque de la Pléiade et sur lequel il a écrit plusieurs essais ; Giono, qu’il a aussi publié en collaboration dans la Pléiade (publication accompagnée de l’Album Giono, dont il est l’auteur, ainsi que du fameux D’un Giono l’autre) ; Malraux, qui fait l’objet de L’autre face de la littérature, Essai sur Malraux et la littérature ; Louis Guilloux, le « romancier de la condition humaine » ; Queneau, dont il dirige la publication des romans dans la Bibliothèque de la Pléiade…
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Source : http://www.sitartmag.co
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Sartre et Céline
Bernard PIVOT reçoit Annie COHEN SOLAL, Anna BOSCHETTI, François GIBAULT et Henri GODARD qui viennent de publier des ouvrages consacrés à Sartre et Céline, et en grand témoin de l'émission Maurice NADEAU qui connut Sartre. - "Sartre" : Annie COHEN SOLAL a écrit cette biographie sur commande d'un éditeur américain. "Sartre est un bien culturel très important du xxème siècle"....
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Ce n'est pas la même chose de lire un roman isolé parmi d'autres du même auteur, et de le lire comme partie d'une œuvre. Ce n'est pas la même chose d'être sensible, dans un roman, à un certain ton et par la suite d'identifier ce ton comme une voix que l'on sait pouvoir retrouver dans d'autres livres du même auteur.
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En 1932, cela faisait trois siècles de littérature française qu'un écrivain qui voulait faire oeuvre littéraire n'imaginait pas de pouvoir écrire une langue autre que celle qu'on lui avait enseignée à l'école.
La langue utilisée à l'oral par tous les français, le français parlé, à plus forte raison le parler tant soit peu familier, et encore plus populaire, en était banni.
En inaugurant son récit par la phrase " Ca a débuté comme ça", avec ce redoublement provocateur d'une marque de français populaire, Céline rompait une digue séculaire.
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" Il faut se dégoûter soigneusement des autres avant d'être bien fixé soi-même sur ce qu'on peut faire".

Version célinienne de l'apprentissage de tout écrivain.
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Dans la france de 1938, "Bagatelles pour un massacre" offrit à Céline ce qui lui avait été refusé pour "Mort à crédit". Ce fut un succès de librairie. Une bonne part de la population française, même cultivée, était, sinon au diapason de l'antisémitisme de Céline, du moins disposée à ne pas s'en choquer.
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Il lui reste l'ultime opération, ce qu'il nomme "polir" son texte : non pas lisser le texte mais, à l'opposé, multiplier les ruptures, les chocs, les bifurcations, les jeux de mots, les dénivellations, chacun de ces "accidents" causant à la lecture une émotion minime dont la succession est la source la plus profonde de la puissance de ce style.
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" Leur tache à eux (les pauvres), la seule, c'est de se vider de leur obéissance, de la vomir".
Ce refus radical de toute obéissance, de tout respect, de toute admiration inculqués, sépare Céline d'une pensée de droite, tout autant que sa vision pessimiste de la nature humaine le sépare d'une pensée de gauche.
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Sur ces neuf mois passés en Allemagne, le témoignage de Lucette Destouches, qui avait jour après jour vécu cette odyssée aux cotés de Céline, était irremplaçable.
D'autre part, elle ne pouvait oublier non plus les récits que Céline en avait tirés et que chaque soir après sa journée d'écriture, il lui avait lus page à page à haute voix, pour déchiffrer sur son visage l'effet qu'ils produisaient.
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Un homme qui, à l'âge où il en aurait le plus besoin, dans son enfance et son adolescence, ne s'est senti faire partie d'aucune communauté- ni sa famille, ni les jeunes de son âge, ni sa ville, pourtant petit monde en lui-même pourvu d'un fort sentiment identificateur-, s'il a passé ces années à lire et s'il a ressenti dans le même temps le besoin d'écrire lui-même, sa véritable appartenance, c'est la littérature. (p. 168)
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Ou bien, plus gravement, l'amorce d'une dérive : cet antisémitisme qui pour eux est second, puisqu'ils n'y ont été confrontés que déjà une fois conquis par les romans, n'est-il pas aussi secondaire, voire négligeable, voire excusable dans son cas ? Ce qui est précisément la crainte des premiers : que l'antisémitisme puisse être une fois excusé, fût-ce pour cause de génie littéraire.
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Tout pour Giono commence dans cette petite ville provençale de Manosque, auprès d'un père exceptionnel et dans le souvenir d'un grand-père autrefois venu d'Italie, dont l'histoire mal connue laissait le champ libre à l'imagination de son fils et de son petit-fils.
(page 13)
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