AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Note moyenne 3.74 /5 (sur 89 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Anglemont , le 07/12/1912
Mort(e) à : Paris , le 03/11/1993
Biographie :

Henri Thomas est un écrivain, romancier et traducteur français.

Il a notamment traduit plusieurs livres d'Ernst Jünger qu'il rencontre en février 1942, à commencer par Sur les falaises de marbre. Il traduit aussi Stifter, Brentano ou encore Hofmannsthal.

Il vit dix ans à Londres jusqu'en 1958 en travaillant comme traducteur à la B.B.C. et deux ans aux États-Unis où il donne des cours de littérature à l'Université de Brandeis.

Il revient en France en 1960, année où il obtient le prix Médicis pour son roman John Perkins publié chez Gallimard.

Il a été président d'honneur de la Société des lecteurs de Jean Paulhan en 1992 et 1993 et a reçu le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres en 1992 pour l'ensemble de son œuvre.

Source : Wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de Henri Thomas   (78)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

« […] On dira, et c'est très vrai, qu'il débordait de vie, de drôlerie, d'une sorte d'inventivité à même le quotidien dont celui-ci ne laissait pas d'être secoué. Mais il n'était pas seulement plus bouffon, plus irrespectueux que d'autres, ou plutôt il n'était pas seulement cela… J'ai bien souvent senti plus d'inquiétude et de mécontentement que de gaieté derrière cette liberté. […] J'ai parlé de mécontentement, je devrais dire lassitude, peut-être dégoût, - en tout cas une profonde impatience. […] En somme, quelqu'un de peu sérieux, d'insaisissable, quelqu'un d'intelligent et d'impossible… […] Dadelsen (1913-1957), de tout son être, participait à l'ordre profond, qui veut que la poésie soit non pas cachée, mais lointaine en tous, à chercher du côté du silence. […] Ombre, qu'ai-je à t'offrir ? Quel pain, sinon de ténèbre et de séparation ? […] c'est à lui, et à un très petit nombre d'autres, que je dois de comprendre un peu ce qu'est la poésie. Je sais en tout cas qu'elle apparaît rarement, parce qu'il est rare que le destin d'un homme, ouvert et déchiré ou mystérieusement apaisé, ne fasse qu'un avec son langage, et cela sans que cet homme se prévale d'une supériorité quelconque sur ceux que Dadelsen nomme en toute vérité ses frères. […] » (Henri Thomas) « […] Il excellait en tout et passait au-delà, avec cette « brillante désinvolture » dont a parlé le Times au lendemain de sa mort. Reçu premier sur cent à l'agrégation d'allemand […], professeur de lycée à Marseille et Oran, puis successivement officier des parachutistes dans les Forces Françaises Libres […], mémorable correspondant étranger du Combat d'Albert Camus, titulaire d'une émission française de la B.B.C. qu'il rendit rapidement fameuse, finalement animateur et conseiller d'organisations européennes et internationales […], il semblait toujours que tout cela devait le conduire ailleurs, le préparait seulement… […] » (Denis de Rougemont) « Le difficile pour Jonas : non de mourir, mais de vivre et vouloir. Et pourtant : » (Jean-Paul de Dadelsen) 0:00 - Titre 0:06 - Bach en automne, III 0:54 - Bach en automne, VII, Sur le très saint nom 3:27 - Bach en automne, Variations sur un thème de Baudelaire 4:30 - Bach en automne 6:14 - Bach en automne 7:10 - Jonas 8:47 - Générique Contenu suggéré : https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8qz5KmPK6atVKpK0rkNCCHp https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8q9¤££¤27Forces Françaises Libres32¤££¤6d-Cbyg https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8rlQry823Dg4KwOTjaFeZ3e https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8rkc-PKWlQjDkBnhnhLhAaX https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8pPO4gzs6¤££¤12JeanPaulDeDadelsen48¤££¤8 https://www.youtube.com/playlist?list=PLQQhGn9_3w8rtiqkMjM0D1L-33¤££¤49JeanPaulDeDadelsen50¤££¤ Référence bibliographique : Jean-Paul de Dadelsen, Jonas, Paris, Gallimard, 1962 Image d'illustration : https://docplayer.fr/72665452-8-es-rencontres-europeennes-de-litterature-ecrire-l-alsace-avec-jean-paul-de-dadelsen-de-mars-a-novembre-2013.html Bande sonore originale : Carlos Viola - Alexandre Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/alexandre-2 SOUTENEZ les efforts du « Veilleur des Livres » : https://www.paypal.com/donate/?hosted_button_id=W2WVWAMNPGV4E #JeanPaulDeDadelsen #Jonas #PoésieFrançaise

+ Lire la suite

Citations et extraits (123) Voir plus Ajouter une citation
LES JOURS PEU RADIEUX

Un poème en l'honneur des contrariétés,
un poème en l'honneur des jours peu radieux,
des lampes de Paris, des visages sans yeux
qui veulent s'éveiller dans les murs désolés,

quand je luttais dans le sable de la fatigue,
les bêtes, les passants de l'ingrate saison,
le fanal curieux qui chemine si vite
me plaignaient de peiner dans le grand abandon;

les passerelles de minuit sont si légères,
si frêles sous le poids d'un vivant mal d'aplomb,
et l'échelle qui branle et la berge qui cède
et l'aube qui vous met dans le cou son glaçon...

Gourde et rebelle, si la main ne peut se clore,
comment saisir le glaive offert par le matin?
J'ai laissé l'ennemi s'enfuir à chaque aurore,
il suffisait d'un geste, ô poursuite sans fin...

(Extrait de "Travaux d'aveugle", 1941)
Commenter  J’apprécie          410
Le village, l'arbre vieilli, le cimetière
où les parents s'en vont un à un, la maison
qui vit petitement, le travail de ma mère
dans le jardin docile encore aux vieilles mains.

Pauvre mère qui te lève si grand matin,
moi j'entends murmurer les futures saisons,
tu vaques dans la cuisine où le chat se plaint,
tu penses que je dors, je vais dans l'avenir

vers un midi de juin plein de feuilles ravies
dans le jardin d'où s'est effacé ton effort,
- ton fils est loin, ton fils est perdu dans la vie,
il a souvent blessé ton humble souvenir.

Toi qui naïvement me gardais du destin,
voici les jours nouveaux, l'horizon de la mort...
Je me retournerai vers l'été de jadis
pour entendre ton pas dans le petit matin.

( Extrait de "Le monde absent", 1947 )
Commenter  J’apprécie          372
Henri Thomas
On renonce d'abord à l'impossible, puis à tout le reste.
Commenter  J’apprécie          350
Je suis noyé dans la pluie
De l'automne, de la vie,
De Paris sans parapluie,
Dans la fuite des idées
Qui ne nous furent données
Que pour en trouver la suite
Dans les larmes, dans la suie
De la neige des années.

Si ma présence vous ennuie
Trouvez le linge qui m'essuie
De votre image de la vie.
Commenter  J’apprécie          330
Et puis, il y a eu des choses importantes: j'ai eu une fille. Ca a beaucoup compté pour moi. C'est étonnant, un enfant. Un enfant de vous. Surtout que ma femme est morte très jeune. Je suis resté avec ma fille. (...) là, je crois qu'on n'est pas seul. (...)
Mais, encore une fois, on a besoin de la solitude. Ce n'est pas un péché, la solitude. On ne "tombe" pas forcément dans la solitude, quelque fois on y "monte" (p.55)
Commenter  J’apprécie          250
Vous savez, la solitude, je dirais presque que ce n'est qu'un mot. On n'en veut pas, de la solitude. La solitude, c'est pour penser aux autres. Je n'ai jamais tant pensé aux autres que quand j'étais seul. Alors peut-on appeler ça de la solitude ?
Commenter  J’apprécie          240
Vous savez, le manque de lecture, c'est terrible... Ce ne sont pas les grands livres qu'on choisit, on choisit par affinité, et, quelquefois, on est bouleversé par un livre qu'on est seul à connaître.
Commenter  J’apprécie          230
Rêverie

Je reviendrai te voir. Ce sera le matin.
La mort n'a rien saisi. Je dirai que c'est nous
Dans l'éternel amour qui nous a réunis.
Les choses d'autrefois sont des regards amis
Étranges, rayonnants, familiers et surpris.
Même les yeux craintifs du chat de mon enfance
Reviennent. C'est nous deux. Nous sommes nus aussi.
Commenter  J’apprécie          222
LES VOYAGEURS

L'espace est plein de signes, le regard
les trouve et les perd dans le même instant,
la légèreté folle du hasard
fait de nos chemins des dessins tremblants,

un bleu gracieux court sous les arceaux
du jour bas et frais où l'on est heureux,
tantôt le ciel bouge au loin sur les eaux
puis fond sur la lèvre en fruit savoureux,

on voit un pays hérissé d'épines,
elles font ensemble un grand bruit aride,
or c'est bien le même où l'onde argentine?...
Nous n'en savons rien, nous allons sans guide.

Les rochers aigus percent des torrents
peu profonds, mais d'une extrême furie,
à peine si l'on résiste au courant
qui nous lave comme un os sous la pluie.

Nous croyons que tout peut nous apparaître,
nous ne bougeons pas de notre fenêtre.


p.92
Commenter  J’apprécie          210
DERNIERS BEAUX JOURS

Cristal de septembre,
fragile, embué
d'un souffle léger,

la prunelle est bleue
le long du sentier
confus de clarté,

paroles dorées
qu'une voix timide
prononce à l'orée

des bois vieillissants
donnez à ma vie
quelque ombre de sens.
Commenter  J’apprécie          211

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Henri Thomas (98)Voir plus


{* *}