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3.6/5 (sur 1758 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Shangaï , le 15/11/1930
Mort(e) à : Londres , le 19/04/2009
Biographie :

Ballard naît en 1930 à Shanghaï. Son père est PDG de la filiale chinoise d'une grande entreprise de textile de Manchester. Il passe son enfance dans une vaste maison typique des expatriés jusqu'au conflit sino-japonais. Suite à l'invasion de la Chine par le Japon, il est emprisonné en 1942 dans un camp de détention pour civils où il restera jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a décrit cette expérience dans son livre semi-autobiographique "Empire du soleil", qui a été adapté au cinéma par Steven Spielberg.
Il part en 1946 pour l'Angleterre et est choqué par la vie britannique qui lui parait détachée des réalités. Il poursuit ses études à la Leys School de Cambridge sans parvenir à s'intégrer parmi les étudiants. Il commence des études de médecine au King's College puis de littérature anglaise de l'Université de Londres sans succès. Il découvre à cette époque la psychanalyse et le surréalisme qui le fascineront toute sa vie.
Il vit d'emplois précaires, rédacteur dans une agence de publicité ou démarcheur en encyclopédies. Il s'engage dans l'armée de l'air et part faire son entraînement au Canada. Il écrit à cette époque sa première nouvelle de science-fiction, "Passeport pour l'éternité".
Marié en 1955 et jeune père, il gagne difficilement sa vie en travaillant dans une bibliothèque jusqu'à obtenir le poste de rédacteur en chef adjoint d'une revue scientifique, Chemistry and Industry.
Il se met à écrire sérieusement et est publié pour la première fois dans le magazine New Worlds en 1956.
Sa famille s'agrandit et il part vivre dans la banlieue de Londres à Shepperton. Il écrit son premier roman pendant ses deux semaines de congés annuels et obtient un contrat avec l'éditeur Berkley Books. Il écrit ensuite plusieurs livres de science-fiction post-apocalyptique, dont la trame est une catastrophe naturelle qui ravage la planète, comme "Le Vent de nulle part", "Sécheresse" et "Le Monde englouti". Il écrit aussi des nouvelles.
Il devient peu à peu l'un des romanciers phares de la nouvelle vague de SF britannique aux côtés de Brian Aldiss, John Brunner et Christopher Priest.

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Loin du récit survivaliste ou de la robinsonnade, “Sécheresse” de J. G. Ballard décrit un monde post-apocalyptique peuplé de personnages apathiques devant l'urgence climatique. Un roman d'une troublante actualité. #sciencefiction #postapocalyptic #cultureprime _____________ Retrouvez-nous sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture TikTok : https://www.tiktok.com/@franceculture Twitch : https://www.twitch.tv/franceculture Et abonnez-vous à la newsletter Culture Prime : https://www.cultureprime.fr/

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Citations et extraits (245) Voir plus Ajouter une citation
Le consumérisme n'a plus beaucoup le choix, il essaie de muter. Il a tâté du fascisme, mais ce n'est pas assez primitif. Il ne lui reste que la folie pure et simple...
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Enfin la tempête s'appaisa et un pâle soleil s'infiltra à travers le vitrail qu'était devenue la canopée.
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Le jour ,des oiseaux fantastiques volaient à travers la foret pétriffiée et des crocodiles gemmés étincelaient tels des salamandres héraldiques sur les rives de fleuves cristallins .
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Telle une immense lésion purulente, la jungle gisait exposée sous l’hélicoptère à cabine ouverte. De massifs bouquets de gymnospermes géants s'étendaient sur les toits des bâtiments submergés dont ils gommaient les contours blancs rectangulaires. Çà et là, un vieux château d'eau en béton jaillissait du bourbier, les restes d'une jetée de fortune flottaient près d'un immeuble de bureaux en ruines, envahis d'acacias au feuillage touffu et de tamaris fleuris. D'étroits cours d'eau, changés en tunnels de lumière verte par des voûtes végétales, s'écartaient en sinuant des grandes lagunes et finissaient par rejoindre les chenaux larges de six cents mètres qui parcouraient les anciennes banlieues. La vase recouvrait tout, s'agglomérait en de gigantesques bancs contre un viaduc de chemin de fer ou une suite d'immeubles en arc de cercle, se déversait à travers une arcade engloutie tel le contenu fétide de quelque moderne Cloaca Maxima. La plupart des petits lacs en étaient désormais emplis, disques de boue jaune recouverts de moisissures d'où émergeait un enchevêtrement touffu de formes végétales rivales - jardins murés d'un Éden aliéné.
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Mon incapacité à reconnaître l'évidence, partagée avec presque toutes les personnes concernées, donne la mesure de la véritable énigme du massacre de Pangbourne.
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Tandis que le grand soleil se rapprochait, toujours battant, emplissant presque le ciel, l'épaisse végétation qui longeait les falaises de grès se vit brutalement repoussée pour révéler les têtes - noir et gris pierre - d'énormes lézards du Trias. Paradant jusqu'au bord des pentes abruptes, ils rugirent en chœur, tournés vers l'astre et le vacarme, peu à peu, enfla jusqu'à ne plus faire qu'un avec le martèlement volcanique des explosions solaires. Kerans, qui sentait battre en lui, tel son propre pouls, la puissante attraction hypnotique des reptiles hurlants, s'avança dans la lagune dont les eaux semblaient désormais former une extension de son système sanguin. Alors que s'accroissait encore la sourde pulsation, les barrières séparant ses cellules du milieu environnant lui parurent se dissoudre, et il se mit à nager, disséminant son être au sein des eaux noires vibrantes...
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James Graham Ballard
Dans une société totalement saine, la folie est la seule liberté.
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Dans une société totalement saine, la folie est la seule liberté
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Kerans observait les remous paresseux qui se créaient autour du cinéma, les quelques branches et touffes d'herbe qui dérivaient sur un courant nord-ouest, tandis que le soleil ardent masquait le miroir en fusion de la surface. L'eau martelait le portique à ses pieds et battait lentement contre son esprit, y créant un cercle sans cesse élargi d'interférences, comme si elle l'avait traversé dans le sens opposé à son propre courant. Tout en regardant une succession de vaguelettes lécher le toit pentu, il souhaita pouvoir abandonner le colonel et s'avancer tout droit dans les flots, dissoudre son être et les omniprésents fantômes qui le guettaient, tels des oiseaux sentinelles, dans le frais berceau de leur calme magique, dans cette mer à l'éclat vert dragon, hantée de grands serpents.
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Regardez le monde autour de vous […]. Que voyez-vous ? Un immense parc à thème où tout est transformé en spectacle. La science, la politique, l'éducation, autant d'attractions. ...

C'est le monde dans lequel nous vivons... Nous nous ennuyons tous à crever... Nous sommes comme des enfants oubliés dans une salle de jeu. Au bout d'un certain temps, nous allons commencer à casser nos jouets, même ceux que nous aimons le plus. ...

Une nation qui élève une statue au chat d'un écrivain ne peut pas être entièrement mauvaise. 
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