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3.14/5 (sur 121 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Le Riot , le 04/04/1949
Biographie :

Jean-Baptiste Harang est un écrivain et journaliste français né le 4 avril 1949 au « Riot », commune de Chaulgnes dans la Nièvre.

Jean-Baptiste Harang est aussi lié à la commune de Dun-le-Palestel (Creuse), origine de sa famille paternelle. L'intrigue de son roman autobiographique La Chambre de la Stella se situe à Dun-le-Palestel.
* 1978-1988 : journaliste au journal Libération.
* 1988-2007 : critique littéraire au journal Libération.


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Bibliographie de Jean-Baptiste Harang   (14)Voir plus

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Cycle Autour de Minuit Jean Echenoz et Jean-Baptiste Harang Dialogue entre un auteur phare du catalogue minuit et l'un de ses plus anciens et fidèles lecteurs, romancier et critique littéraire. Mercredi 10 août 2022, dans le cadre du banquet du livre d'été « Demain la veille » qui s'est déroulé du 5 au 12 août 2022


Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation

Il est vrai qu'aux oies blanches, la couleur du deuil
Marque moins aisément que le rimmel à l’œil.
La basse-cour contient de bien bas courtisans
Et le coq qui régnait sur cet enclos crotté
Ne tarda pas à voir le manège aguichant
De cette poule grosse et pas mal culottée,
Hautaine et lascive, le dédain goguenard,
Le popotin levé, et clignant du regard.
Des poules de ce lot, il en rêvait parfois,
Jamais, au grand jamais, n'y avait mis le doigt
A dire vrai, le doigt n'est pas ce que l'on doit
Mettre à l'endroit précis qu'il reluquait en roi,
Un roi de basse-cour, et ses gallinacées,
Prises, si soumises qu'il en avait assez.
P9
la suite est délicieuse
et l'âne n'est pas en reste
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Nos coeurs sont vaillants, c'est la mémoire qui flanche. Je suis en bonne santé, en pleine possession de mes facultés intellectuelles. Le peu de tests que j'ai subis depuis l'enfance, ce qu'en pensent les personnes bienveillantes qui m'ont côtoyé semblent me situer dans une vague moyenne dont il n'y a pas lieu de se vanter. Je suis le mâle aîné d'une famille reconstituée comme on en produit beaucoup de nos jours, père de trois enfants, beau-père d'un quatrième, et compagnon d'une femme admirable. Je perçois des revenus modestes et réguliers, suffisants pour assurer le gîte, le couvert, le club de remise en forme et les cigarettes de tout ce petit monde. Bref, je n'ai aucune raison d'écrire un livre et encore moins d'excuses pour le faire. Je n'ai rien d'important, d'intéressant à dire, je n'en éprouve pas le moindre besoin, ni par vanité, ni par désoeuvrement. Et pourtant nous y voilà.
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La route bute contre un grillage frêle que l'esprit saint respecte.
p171
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Mais l'homme se cogne et s'abîme le regard dans les coins comme l'abeille à la vitre assommée.
L'architecture, la peinture, le livre, le cinéma, les bouteilles de lait tétrabrick, les briques, le monde s'équerríse et perd la boule, seule la musique est rebelle.
Le comble de cette rectitude nous arrive dans cette fin de siècle avec les téléviseurs à coins carrés, et l'on construit à la truelle des murs d'écrans parpaings.
Mais la terre est ronde et les yeux sont ronds, il n'y a pas à sortir de là.
Jok n'en sortait pas.
p42
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C'est si apaisant de se remettre en selle
sur un solex des années 67,
avec la solexine qui baille un peu sur son support.
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Les intégristes de l'Islam toléreront-ils
ces maisons de plaisirs en terre d'Islam?
Lirez-vous cette Plateforme jusqu'au bout?

On parie que oui, elle en vaut la peine et se
parcourt sans peine, littérature de gare, romans
d' aéroport, ces livres savent vous conduire à destination.

Houellebecq si amuse autant que nous, il
acceptera sans broncher qu'on en bâcle la lecture comme
il en a ficelé l'écriture, l'homme a l'œil rieur, son
sens du dérisoire est évident : il préférera sans
doute nos sourires amusés aux grosses voix qui
s'élèvent, pour l'encenser ou le condamner, à
chaque fois qu'elles découvrent dans son texte les
petits pétards mouillés que sa malice y cache et qui
parfois explosent à sa propre figure.

Portrait de Houellebecq P213
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Je n'ai jamais eu le gout de ces amours de téléfilms où les femmes sont pulpeuses et les hommes argentés.
p137
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Plus de quarante ans ont passé depuis la mort de Jean-François. Mais je n'ai pas la mémoire des souvenirs. Aucune prise sur ce qu'elle retient, encore moins sur ce qu'elle décide d'expédier dans les limbes de l'oubli. L'oubli est un animal sauvage, furtif, incontrôlable et invisible, il ne se commande ni ne s'apprivoise, il efface ses traces et n'en fait qu'à sa tête. La mémoire se travaille, s'exerce, des professionnels gagnent leur vie en vous aidant à la conserver, à en alentir la perte. On peut avaler des pilules de toutes les couleurs pour conforter sa mémoire, comme disait mon cousin Maurice. Mais l'oubli? Qui choisit les souvenirs qui bientôt vous feront défaut? Qui vous impose de vous rappeler ce qui vous encombre?
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Il tricotait, disait-il, parce que il ne savait pas lire. des petits carrés de couleur.
p69
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Une lente brune aux épaules presque trop fines pour y attacher des bras, des yeux noirs débordant son visage.
p14
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