AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.75 /5 (sur 13689 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bourges , le 28/06/1952
Biographie :

Jean-Christophe Rufin est voyageur, médecin, écrivain et diplomate français, membre de l'Académie française.

Jean-Christophe Rufin est ancien directeur d'Action contre la faim, il a été ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie jusqu'en 2010.

Comme médecin, il est l'un des pionniers du mouvement humanitaire Médecins sans frontières où il a été attiré par la personnalité de Bernard Kouchner et où il fréquentera Claude Malhuret.

Jean-Christophe Rufin a consacré plus de vingt ans de sa vie à travailler dans des ONG au Nicaragua, en Afghanistan, aux Philippines, au Rwanda et dans les Balkans. Cette expérience du terrain l'a conduit à examiner le rôle des ONG dans les situations de conflit, notamment dans son premier essai Le Piège humanitaire (1986),
un essai sur les enjeux politiques de l'action humanitaire et les paradoxes des mouvements "sans frontières" qui, en aidant les populations, font le jeu des dictateurs, et dans son troisième roman, Les Causes perdues (1999).

Ses romans d'aventures, historiques, politiques, sont de la veine des récits des grands reporters romanciers d'autrefois — Albert Londres, Joseph Kessel, Henry de Monfreid — et des visionnaires comme George Orwell et Ray Bradbury.

"J'ai été déformé dans le sens du visuel. (...) Comme le disait Kundera, il y a deux sortes d'écrivains : l'écrivain musicien et l'écrivain peintre. Moi je suis peintre. (...) Quand on écrit, soit on écoute, soit on voit. On ne peut pas faire les deux en même temps."

En 2001, Jean-Christophe Rufin obtient le Prix Goncourt avec "Rouge Brésil" après avoir obtenu le Prix Interallié, en 1999, pour "Asmara et les causes perdues" et le prix Goncourt du premier roman et le prix Méditerranée pour "L'Abyssin" en 1997.

Jean-Christophe Rufin est élu à l'Académie française le 19 juin 2008 par 14 voix, contre 12 à l'écrivain et producteur Olivier Germain-Thomas, deux bulletins blancs, une croix, au fauteuil de l'écrivain Henri Troyat.

En 2010, il reçoit la Plume d'Or de la Société des Auteurs Savoyards, présidée par Michel Germain, pour l'ensemble de son œuvre.

"Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi" reçoit le Prix Nomad's en 2013 et "Check-point", le Prix Grand Témoin en 2015.

Il préside le jury du Prix Orange du Livre depuis 2019.

Pour son roman paru en 2019, "Les sept mariages d'Edgar et Ludmilla" il déclare s'être inspiré d'un épisode de sa vie. En effet, il s'est marié trois fois avec la même épouse.


+ Voir plus
Source : wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (83) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Nous en sommes déjà au troisième épisode des aventures d'Aurel le Consul dans "Le Flambeur de la Caspienne", le personnage récurrent créé par Jean-Christophe Rufin, il y a deux ans maintenant. le maître du "faux polar" nous fait voyager dans ce troisième volet à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan. Son héros découvre une ville fascinante à la qualité de vie absolument incroyable. Tout se gâte très vite lorsque Aurel le Consul rencontre l'ambassadeur de France qui lui réserve un accueil glacial. Une guerre froide se prépare entre les deux hommes. "Pour moi l'essentiel des polars c'est les lieux qui sont les théâtres des enquêtes que j'écris. Il n'y a rien de noir, dans mon écriture je fais des polars ensoleillés (...) Ma première vie c'est la médecine, le malheur, la maladie j'ai connu. Quand j'ai commencé à écrire c'est pour trouver le bonheur, pour m'évader".
+ Lire la suite
Podcasts (37) Voir tous


Citations et extraits (1920) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   27 mai 2014
Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
Voilà ce qu'avaient produit quatre ans de guerre: des hommes qui n'avaient plus peur, qui avaient survécu à tellement d'horreurs que rien ni personne ne leur ferait baisser les yeux. (p.32)

Commenter  J’apprécie          780
Gwen21   19 juin 2013
Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin
- Ainsi, s'écria Colombe, c'est vous qui avez découvert le Brésil !

- Cela n'a rigoureusement aucune importance. Il faut toute la prétention des Européens pour croire que ce continent attendait leur venue pour exister.
Commenter  J’apprécie          766
Lorraine47   29 août 2013
Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin
Le chemin est une alchimie du temps sur l'âme.
Commenter  J’apprécie          700
le_Bison   30 août 2013
Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin
Avec un entrainement physique minimum, il est assez facile d'affronter les journées du pèlerin. Les nuits, c'est autre chose. Tout dépend de l'aptitude que l'on a à dormir n'importe où et avec n'importe qui. Il y a beaucoup d'injustice, en cette matière : certaines personnes, à peine la tête sur l'oreiller, s'endorment profondément et un train qui passe à proximité ne les réveille pas. D'autres, dont je fais partie, sont habitués aux interminables heures passées à plat dos, les yeux grands ouverts, les jambes agitées d'impatiences. Et quand, au terme de ces longues attentes, ils finissent par s'assoupir, une porte qui grince, une conversation chuchotée, un simple frôlement suffisent à les réveiller.
Commenter  J’apprécie          661
Gwen21   22 juin 2013
Rouge Brésil de Jean-Christophe Rufin
L'espoir est omnivore : qu'on lui refuse la nourriture qu'il attend et il se contentera d'une autre, pourvu qu'elle l'aide à survivre.
Commenter  J’apprécie          620
araucaria   30 décembre 2012
Sept histoires qui reviennent de loin de Jean-Christophe Rufin
Nous ne sommes plus des jouvenceaux. Je peux même dire que nous vieillissons. La tendresse entre nous prend une tonalité presque douloureuse mais plus belle encore que pendant notre jeunesse. Ce que nous partageons n'est plus seulement la santé, la beauté et la force mais aussi les inconvénients de l'âge, l'angoisse du temps qui vient et les souvenirs, bons ou mauvais, qui ont fait notre vie.
Commenter  J’apprécie          600
Harioutz   21 juin 2020
Les trois femmes du consul de Jean-Christophe Rufin
La Résidence dos Camaroes était une ancienne maison de maître agrandie par le haut et sur les côtés. Béliot l'avait transformée lui-même. Dans son premier métier de conducteur de travaux publics, il avait réalisé bien des ouvrages : ponts, aéroports, immeubles.

De nombreux bâtiments officiels, de la capitale mozambicaine et de beaucoup d'autres villes sur tout le continent africain, étaient son œuvre. Aucun édifice cependant ne l'avait rendu aussi fier que cette propriété personnelle. Il l'avait achetée pour presque rien juste après la décolonisation du Mozambique, en 1975. C’était la demeure d'un colon portugais peu fortuné qui avait pris la fuite. Elle valait surtout par son grand jardin tropical planté d'arbres indigènes, manguiers et palmiers, auxquels se mêlaient des essences importées du Brésil, comme des jacarandas et des pitomberas.

…/…

La maison c'était agrandie au fil du temps jusqu’à ce que, finalement, Béliot la transforme en hôtel. Il avait cependant pris soin de ne pas toucher à la terrasse couverte où il se tenait, face à la piscine. Ce coin d'ombre entre des colonnes carrées n'avait pas changé depuis l'époque du petit pavillon colonial. On y voyait toujours les mêmes coussins en toile d'un orange démodé, la même cage en métal pour le mainate, les mêmes pots suspendus, chargés de plantes tropicales qui sentaient l'éponge moisie. Seules les serveuses alanguies étaient remplacées régulièrement, afin qu’elles conservent leur fraîcheur relative.

Ce qui avait été construit sur ce terrain, l'hôtel, le restaurant avec ses tables égaillées autour de la piscine, l’aile des bureaux où étaient installées la réception et la comptabilité, ne semblait pas appartenir au même monde que la résidence primitive.



En somme, Béliot était toujours chez lui. Il ne faisait que tolérer, pour autant que son humeur le lui permit, la présence indiscrète des clients et du personnel.

Dans un premier temps, ceux qui avaient l'imprudence de descendre dans cet établissement appréciaient de se sentir chez quelqu'un. Pendant un séjour lointain ou au début d'une pénible expatriation, c'est un sentiment bien agréable pour le voyageur de retrouver l'intimité d'une maison privée. Mais très vite, ce confort virait au cauchemar.

Il y avait d'abord les réveils de Béliot, en milieu de matinée. Il sortait de sa chambre, située au rez-de-chaussée derrière la terrasse, vêtu la plupart du temps d'un maillot de corps trop large qui découvrait ses bras décharnés.

Autour de son ventre, une énorme ceinture herniaire s'efforçait de contenir plusieurs éventrations.

Ses jambes grêles, boursouflées de varices, s'offraient à la vue des clients qui terminaient leur petit-déjeuner dans l'ombre des parasols, entourés des vives couleurs des fleurs d’hibiscus et des tamaris.

En allant s'asseoir sur son éternel fauteuil face à la piscine pour prendre un premier verre, Béliot les gratifiait même, à travers son caleçon trop large, de vues indiscrètes sur sa pendante intimité.

Ce spectacle éveillait chez les résidents une gêne qui se muait assez vite en dégoût.



Ensuite, quand retentissaient les premiers éclats de voix, les premières insultes adressées par Béliot aux femmes de service, les intrus prenaient la fuite.

Un tel traitement infligé aux pensionnaires avait fini par remonter aux oreilles des rédacteurs de guides touristiques. Le principal d'entre eux vantait l’établissement de Béliot pour la beauté de son jardin et la qualité de ses chambres.

Mais un commentaire très sévère, fondé sur un résumé assez juste du caractère du patron, dissuadait les voyageurs de s'y arrêter.

L’hôtel était donc la plupart du temps vide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          495
fanfanouche24   12 juin 2014
Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
Lantier observa la manière qu'avait ce vieux cabot de froncer les sourcils en inclinant légèrement la tête, d'ouvrir grand les yeux pour exprimer son contentement ou de les plisser en prenant l'air sournois pour interroger l'être humain auquel il avait affaire sur ses intentions et ses désirs. Ces mimiques, jointes à de petits mouvements expressifs du cou, lui permettaient de couvrir toute la palette des sentiments. Il montrait les siens mais, surtout, il répondait à ceux des autres. (p.64)
Commenter  J’apprécie          570
fanfanouche24   25 mai 2014
Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
Le juge avait une longue habitude de ces présentations. Il égrenait les données d'état civil avec une expression navrée. Les différences de date et de lieu qui définissaient chaque individu étaient fondamentales: c'était à elles que chacun devait être ce qu'il était. Et, en même temps, elles étaient si dérisoires, ces différences, si minuscules, qu'elles révélaient, mieux qu'un matricule, à quel point les hommes se distinguent par peu de chose. (p.18)
Commenter  J’apprécie          550
Lorraine47   02 septembre 2014
Le grand Coeur de Jean-Christophe Rufin
Quiconque n'a pas vécu l'épreuve de la disgrâce, du dénuement et de l'accusation ne peut prétendre connaître véritablement la vie.
Commenter  J’apprécie          522

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Rouge Brésil - Le quiz détourné...

Une saulaie est...

une pagaie ronde
une plantation de saules

29 questions
91 lecteurs ont répondu
Thème : Rouge Brésil de Jean-Christophe RufinCréer un quiz sur cet auteur

.. ..