AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782072930119
Gallimard (07/10/2021)
3.83/5   256 notes
Résumé :
"Rémy et Laure partageaient le sommet de Croisse-Baulet et, si modeste qu'il fût, il faisait pour eux de cet instant un moment inoubliable.Rémy connaissait trop la force de cette communion pour y mêler les gestes minuscules de l'amour. Il sentait que son désir était partagé, que cette émotion avait la valeur d'une étreinte et que Laure, pas plus que lui, ne pourrait l'oublier. Tout devait garder son ampleur, sa grâce. Les petites effusions, les maladroites caresses ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
3,83

sur 256 notes

Cannetille
  03 février 2022
Guide de haute montagne, Rémy affiche un goût de plus en plus net pour l'hédonisme : loin de lui la recherche de l'exploit et le goût des grandes courses classiques, ce qui le motive est le plaisir immédiat de la grimpe pure, dont il a fait sa spécialité. Tout comme d'ailleurs les succès faciles auprès de ses clientes. Une rencontre vient toutefois troubler sa routine. Laure est parisienne, découvre l'alpinisme avec passion, mais évolue dans un milieu bourgeois à cent lieues du quotidien d'un village alpin. Amoureux, Rémy n'hésite pas à quitter ses montagnes pour la capitale...

Il n'aurait pu s'agir que d'une banale histoire d'amour, si elle n'était vouée à s'épanouir que dans l'atmosphère sublime et dangereuse de la haute montagne. Seigneur en ses terres, Rémy découvre en effet, à ses dépens, qu'il n'est personne sur la place parisienne, et que les différences de milieu et d'éducation, surtout en défaveur de l'homme, ont tôt fait de réduire un amour en cendres. Pour s'entendre, ces deux-là ont besoin d'altitude et de passion commune, et il leur faudra le naufrage d'une existence ordinaire pour mesurer à quel point ils dépérissent loin de leur vrai milieu d'appartenance : la montagne et son étrange alchimie, seule capable de les révéler à eux-mêmes en les affranchissant de tout faux-semblant social ou économique.

A travers ces deux personnages semblables à des fleurs coupées lorsqu'ils quittent leurs versants alpins, le roman oppose les artifices d'une société hiérarchisée par l'argent et aveuglée par les illusions qu'il procure, à l'impassible immobilité de la montagne, qui, par ses grandeurs, ses rudesses et ses dangers, a vite fait de vous ramener à la conscience de votre humilité et de dénuder votre véritable force d'âme. Dans cet environnement exigeant qui a toujours le dernier mot, il n'est point de mensonge ni de forfanterie qui tiennent, c'est l'homme dans sa plus simple expression qui prend conscience de la magie comme de la fragilité de la vie, et qui se met à en éprouver chaque instant avec davantage d'intensité.

Avec ce chant d'amour à la vraie montagne, celle de la périlleuse et âpre beauté des cimes, loin du clinquant et de la frime de certaines de ses stations, Jean-Christophe Rufin réussit son pari de renouer avec la littérature de montagne la plus pure, comme dans une version moderne de Frison-Roche. Et c'est avec le plus grand plaisir que l'on goûte avec lui cette ivresse des sommets, qu'il connaît si bien pour l'avoir expérimentée.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1007
Wyoming
  31 décembre 2021
C'est avant tout de la très belle littérature de montagne, celle d'un grand écrivain qui a mis des années, dit-il lui-même, pour "gravir ce mur infranchissable", celui de "la rédaction d'un roman de montagne". Ensuite, viendront quelques nuances qui n'entament pas la qualité globale stylistique de ce roman d'amour et de montagne.
Un début vraiment alléchant avec l'escalade de l'aiguille de la République en compagnie, notamment, de l'arrière-petite-fille du "premier conquérant de ce sommet" et aussi d'un nommé Sylvain, que ses fans reconnaîtront sans coup férir.
Et puis, inattendue, une histoire d'amour, longue, douloureuse, qui par moments s'enlise quelque peu, surtout lorsqu'un guide de haute montagne se retrouve, le pauvre, perdu dans les couloirs du RER ou au pied d'autres sommets, ceux des tours de la Défense.
Heureusement, la montagne reste présente et les descriptions de ses orages, de ses crépuscules, des anneaux de la mer de Glace, de cette forêts d'aiguilles chamoniardes rachètent largement les errements parisiens.
Enfin, une apothéose, dans les Drus, où le mélodrame laisse la place au drame. Et ces dernières pages où l'héroïne des négociations économiques devient gardienne de refuge m'ont semblé les plus belles et font oublier quelques errements dans la jungle de la vie, ou plutôt de l'absence de vie, de l'entreprise, monstre économique servi par courtisans, maîtres et valets.
On peut ne pas goûter l'exercice auquel s'est livré Jean-Christophe Rufin dans cet assaut des flammes de pierres, mais on ne peut contester son talent littéraire capable de donner toute à sa force à ce qui est, finalement, un beau roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          692
Zephirine
  24 janvier 2022
Depuis Rouge Brésil, Christophe Rufin est un auteur que je lis régulièrement et dont j'apprécie les romans, excepté sa série de polars.
Dans « Les flammes de pierre », titre magnifique et mystérieux, j'espérais retrouver le plaisir que j'avais éprouvé, adolescente, lorsque je dévorais les livres de Frison-Roche.
Oui, Rufin n'a pas son pareil pour décrire la montagne qui devient sublime à force de beauté. Il sait aussi nous entrainer dans de folles courses, nous faire ressentir l'adrénaline de la grimpe et l'apaisement que procure aussi la montagne dans sa solitude. Rufin aime la montagne et sait nous transmettre cette passion éprouvée par le grimpeur
« le rocher était enthousiasmant de pureté et de solidité. L'environnement de glaciers s'accordait comme un écrin de soie blanche à cette paroi élégante, taillée dans la matière cristalline et que Rémy offrait à Laure comme un bijou ».
Si la montagne est au coeur de ce roman, les héros en sont Rémy et Laure. Rémy, séduisant guide de montagne et bourreau des coeurs. Laure, une parisienne cadre dans la finance et amoureuse des sports de glisse et d'ascension. Entre ces deux-là, bien sûr, nait une romance sans violons mais avec le vent frais des cimes. Nous assistons à moults rebondissements plus ou moins crédibles dont je ne révèlerai rien. Après le cadre majestueux de la montagne, son air pur on découvre Paris et sa faune dans la grisaille citadine.
De l'histoire sentimentale entre le guide et la parisienne, je n'en retiens pas grand-chose. Par contre, on trouve au gré de sa lecture quelques morceaux d'anthologie sur des escalades célèbres et des sommets mythiques autour du Mont Blanc comme, les Drus, les aiguilles rouges, les aiguilles vertes, la chaîne des Ecclésiastiques, les pointes du Midi et d'autres qui évoquent les romans de Frison-Roche. C'est aussi l'occasion pour JC Rufin, d'évoquer en passant l'exploit de grands alpinistes comme Rebuffat.
Le lecteur, s'il n'est pas alpiniste, doit se familiariser avec la technique et le vocabulaire : crampons et baudriers, système d'assurage, chaussures d'approche et chaussons d'escalade, magnésie et tant d'autres. Bon, le néophyte s'y retrouve quand même et j'avoue avoir apprécié les passages sur l'histoire de l'alpinisme.
Une partie du roman se déroule au refuge de la Charpoua perché à 2841 mètres au pied des Drus. Cette cabane construite en 1904 n'a qu'une seule pièce et propose 112 couchages. Pas de douche mais un tuyau d'eau froide. Et son gardien…est une gardienne qui aura sans doute inspiré notre romancier. Sarah la gardienne capte l'eau et refuse les bouteilles en plastique, elle cuisine à partir de produits bios et locaux. Si vous êtes curieux, allez donc faire un saut sur le site du refuge de la Charpoua, pas besoin d'être alpiniste et ça vaut le détour.
Parfois, il n'y a qu'un pas entre fiction et réalité. Parfois, aussi, la réalité peut se révéler plus enthousiasmante que la fiction.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          630
Junie
  18 novembre 2021
Les Flammes de pierre n'ont pas suscité chez moi un ardent enthousiasme. Elles ont plutôt fait l'effet d'une douche froide. Je suis restée de marbre en suivant les péripéties de cette bluette qui trouverait mieux sa place dans la collection Harlequin que chez Gallimard.
Nos héros sont façonnés comme des figurines stéréotypées : d'un côté, un beau guide-moniteur musclé-bronzé qui séduit sans états d'âme ses clientes. de l'autre, une svelte et sportive Parisienne, qui maîtrise la godille en hors-piste aussi bien que les déhanchements sauvages sur le dance-floor.
Une faune urbaine pas très sympathique qui s'offre de coûteux séjours dans des tanières de luxe à Megève, Couchevel ou Val d'Isère.
On devine facilement la suite: notre brave moniteur perd tous ses moyens devant cette amazone blonde "à la beauté hiératique". Il est devenu docile comme un cabri et cède aux appas de cette déesse au "sourire énigmatique".
Celle-ci retourne rapidement à son job dans une banque d'affaires, après quelques galipettes dans les bras du beau montagnard.
Une histoire banale, dont l'originalité pourrait se trouver ailleurs. Car le troisième personnage du récit, c'est.......Je vous laisse deviner......
La Haute Montagne ! Nous sommes conviés à un séjour dans
le cadre majestueux du massif du Mont-Blanc, dont aucun sommet ne nous est épargné. Pics, aiguilles, glaciers, névés et moraines, crampons, baudriers et mousquetons, descentes en rappel, tout l'univers de l'alpiniste est convoqué pour camper le décor, faire souffler sur le lecteur le vent des cimes et l'odeur de la magnésie.
L'ensemble à un je ne sais quoi d'artificel, de factice, de convenu. Même les péripéties dramatiques font partie de la mise en scène. Un peu comme dans un film tourné en studio.
Sans compter les épisodes invraisemblables où on voit l'héroïne, plutôt tailleur strict et escarpins, se mettre à pratiquer l'escalade en deux coups de cuillère à polenta. Un vrai conte de fée !
Ensuite, c'est au tour du Chamoniard de vouloir quitter sa veste en gore-tex et ses godillots pour endosser un costume-cravate afin de rejoindre sa dulcinée. le monde à l'envers !
J'ai été gênée aussi par des effets stylistiques assez maladroits, comme "l'athanor de son coeur", ou par certains mots peu usités qui ne semblaient pas à leur place.
J'ai envie de conclure cette sévère critique en faisant valoir qu'elle est à la hauteur de ma déception. À croire que le talent est soluble dans les honneurs, et qu'une épée d'académicien n'est d'aucun secours pour atteindre les sommets dans l'art décrire. Dans cette ascension, la cordée s'est emberlificotée les brodequins dans la pâte de guimauve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          512
Nastie92
  22 mai 2022
En fin d'ouvrage, Jean-Christophe Rufin écrit : "Je tiens à remercier d'abord Sylvain Tesson. Jamais avare d'idées farfelues, c'est à lui que je dois d'avoir gravi l'aiguille de la République en compagnie d'une arbalète et de Cathy Simond, arrière-petite-fille du célèbre Joseph, premier conquérant de ce magnifique sommet."
Cette arbalète visible sur la photo en couverture, ainsi que celui qui n'est « jamais avare d'idées farfelues » et que j'apprécie tant : c'est certain, je vais me régaler !
Quatre amis, dont l'auteur et Sylvain Tesson, partent à la conquête de l'aiguille de la République dans le massif du Mont-Blanc et pour pimenter leur ascension, ils ont décidé d'utiliser la méthode ancienne : lancer une corde par-dessus le sommet à l'aide d'une arbalète. Tellement plus original et amusant qu'une escalade classique !
Chemin faisant naissent des discussions échevelées sur l'alpinisme, sur la littérature de montagne, Premier de cordée et Les conquérants de l'inutile entre autres.
J'aime cette ambiance, cette camaraderie dans l'effort en altitude, ces échanges joyeux. J'aime aussi les quelques descriptions qui s'intègrent bien dans le récit :
"La montagne, pour cette occasion, nous avait offert de merveilleux cadeaux : un refuge presque vide en cette fin de septembre, qui bradait ses dernières tartes aux myrtilles ; un départ nocturne dans une harmonie de bleus, celui, d'encre, du ciel étoilé et jusqu'à la réverbération pastel de la glace dans le faisceau de nos lampes frontales ; une température relativement douce pour une fin de nuit en haute montagne."
Le hic, c'est que tout ceci ne concerne que l'introduction, et prend fin à la page vingt-cinq.
Après, le livre bascule dans tout autre chose.
Après, arrivent Rémy et Laure.
Le guide beau gosse tout bronzé qui joint l'utile à l'agréable en enchaînant les aventures avec ses clientes et la businesswoman parisienne qui vient de temps à autre loger dans les appartements de ses riches amis et s'offrir un peu de frisson montagnard.
Devinez-vous ce qui va se passer ? Allez, un tout petit effort... ou même, pas d'effort du tout tellement le scénario est prévisible. du coup, je ne dirai rien de plus.
Quelle banalité affligeante, quelle guimauve sucrée et écoeurante, j'ai cru être dans un mauvais téléfilm.
J'ai poursuivi vaillamment ma lecture, espérant que l'on revienne à quelque chose de plus intéressant... en vain.
Je connaissais la passion de l'auteur pour la montagne, je l'avais déjà entendu parler de ce sujet et lorsque j'ai appris qu'il avait franchi le pas, qu'il avait écrit son "roman de montagne", je me suis réjouie de cette lecture à venir.
Hélas, je n'aurais pas dû m'enflammer ainsi, la déception a été à la hauteur de l'attente.
Ce roman n'a éveillé aucune passion en moi ; ces flammes se sont avérées bien faiblardes, je ne leur accorde que le statut de toutes petites braises.
Ai-je donc un coeur de pierre pour que ces flammes m'aient laissée de marbre ?
Que les lecteurs qui ont aimé ce livre me pardonnent d'avoir dégainé mon lance-flammes dans ces lignes, j'aurais tellement préféré m'enflammer alors, s'il vous plaît, ne me jetez pas la pierre !
Pour ceux qui voudraient lire de très beaux romans de montagne, plongez-vous dans Premier de cordée de Roger Frison-Roche ou Les huit montagnes de Paolo Cognetti, d'un tout autre intérêt que ces flammettes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          374


critiques presse (2)
LePoint   17 janvier 2022
« Les Flammes de Pierre » est un millésime, qui renferme le meilleur des 27 romans de l’académicien et fait de la montagne une héroïne.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   09 janvier 2022
À travers une histoire d’amour, Jean-Christophe Rufin dévoile sa passion pour la montagne.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (139) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   31 décembre 2021
Elle se dit que la montagne lui apportait exactement tout ce dont la société avait prétendu la délivrer. Elle avait vécu dans un monde qui ne veut plus voir la mort, qui a la douleur en horreur, qui veut réduire l'effort à son maximum, un monde de confort et de protection qui fait des êtres qui le peuplent des victimes plutôt que des héros, des consommateurs plutôt que des créateurs, des esclaves plutôt que des souverains. En venant se perdre dans ces hauteurs, elle avait rencontré des épreuves, et peut-être une tragédie mais aussi, et c'était étrange de le sentir en cet instant, l'impression voluptueuse d'être redevenue totalement, irrémédiablement humaine, c'est-à-dire vulnérable et agissante, combative et mortelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
CannetilleCannetille   03 février 2022
Elle se dit que la montagne lui apportait exactement tout ce dont la société avait prétendu la délivrer. Elle avait vécu dans un monde qui ne veut plus voir la mort, qui a la douleur en horreur, qui veut réduire l’effort à son maximum, un monde de confort et de protection qui fait des êtres qui le peuplent des victimes plutôt que des héros, des consommateurs plutôt que des créateurs, des esclaves plutôt que des souverains. En venant se perdre dans ces hauteurs, elle avait rencontré des épreuves et peut-être une tragédie mais aussi, et c’était étrange de le sentir en cet instant, l’impression voluptueuse d’être redevenue totalement, irrémédiablement humaine, c’est-à-dire vulnérable et agissante, combative et mortelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
Nastie92Nastie92   24 juin 2022
Poussé dans ses retranchements, Rémy finit par avouer qu'il était amoureux.
− Amoureux ? Tu es amoureux d'une femme ?
− Oui.
− Tu veux dire que tu penses à elle quand tu es avec les autres ?
Rémy haussa les épaules.
− Il n'y en a pas d'autres, dit-il d'une voix lugubre.
Bastien fixa son ami avec le regard clinique du praticien qui évalue la sévérité d'un mal sur le visage d'un patient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
MonidesMonides   08 décembre 2021
Les paysages alpins nous apparaissent dans leur gigantisme, comme l'image même de la stabilité et de l'immobilité. Or, c'est le mouvement qui les a créés. Ils sont le résultat de chocs, de fractures, de surrections et d'enfoncements. Des masses en fusion se sont soulevées, poussées, mesurées comme des guerriers dans la mêlée d'une bataille. Certaines ont résisté, d'autres cédé, d'autres encore fui et se sont cachées, enfouies, métamorphosées. De cela il ne subsiste rien de compréhensible car le couvert des forêts et des glaces a substitué sa vie propre à celle, figée, du sous-sol rocheux. Mais certains êtres ont le pouvoir de faire revivre cette geste de pierre, de revenir au temps fabuleux ou la roche était encore magma, pâte, glaise prometteuse. Tel était Norbert. Tels sont souvent les cristalliers. Tous ne savent pas transmettre leur savoir ni le faire partager. Mais tous ont le pouvoir de se transporter dans ses ères éloignées et d'ausculter le ventre encore fécond de la Terre primitive. C'est ainsi qu'ils parviennent à repérer, dans ses entrailles, les lieux où la puissance des chocs et la patience des millénaires ont mûri ces merveilles de limpidité et de couleur que sont les cristaux. Ils savent les traquer dans l'obscurité maternelle de la terre, les atteindre et les extraire. À la différence du chasseur qui ne possède que ce qu'il tue, le cristallier donne vie à ses proies en leur offrant la lumière. p.291
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Nastie92Nastie92   22 mai 2022
Ils avançaient maintenant en plein soleil et avaient repris la progression en file indienne. La trace, canalisée entre les berges du manteau neigeux, devenait très étroite. Cela rendait la conversation difficile. De toute manière, ils n'avaient plus envie de parler. Ils étaient concentrés sur leurs sensations, la chaleur du corps en mouvement et du soleil sur la peau. La lumière aveuglante, même avec des lunettes, donnait à la montagne blanche et au ciel bleu un aspect marin, comme s'ils marchaient sur une longue plage immaculée qui montait vers un infini d'océan.
C'est par de tels cadeaux sensuels que la montagne sait faire oublier les tourments qu'elle inflige et qui peuvent la faire haïr.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90

Videos de Jean-Christophe Rufin (94) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Rufin
Pour sa 14e édition, le Prix Orange du Livre récompense Laurine Roux et son roman L'autre moitié du monde, publié aux éditions du Sonneur.Parmi les 20 ouvrages choisis par le jury fin mars, cinq romans ont été retenus mi-mai et proposés au vote du public sur notre site. Les votes des internautes et du jury, présidé Jean-Christophe Rufin, se sont portés sur le roman de Laurine Roux, L'autre moitié du monde. Tous les détails ici
https://www.lecteurs.com/article/laurine-roux-laureate-du-14e-prix-orange-du-livre-pour-son-roman-lautre-moitie-du-monde/2444303
Suivez Lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/c/Lecteurs
+ Lire la suite
autres livres classés : montagnesVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Rouge Brésil - Le quiz détourné...

Une saulaie est...

une pagaie ronde
une plantation de saules

29 questions
108 lecteurs ont répondu
Thème : Rouge Brésil de Jean-Christophe RufinCréer un quiz sur ce livre