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Note moyenne 4.08 /5 (sur 32 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dijon , le 04/04/1951
Biographie :

Grand reporter Jean-Pierre Perrin est grand reporter à Libération depuis plus de 15 ans, spécialiste du Proche et du Moyen-Orient.
Reporter au long cours, il arpente depuis 30 ans l’Afghanistan dans les pas de Joseph Kessel.

Il nous parle de ses guerres au Proche-Orient, en Irak, en Iran, mais aussi de tout ce que n'évoquent pas les journaux : les odeurs, les sentiments, l'aridité de la terre, et l’hospitalité sacrée des habitants de ces régions.
Il a consacré plusieurs récits et relations de voyages à cette région, dont Les Rolling Stones sont à Bagdad sur les derniers mois du régime de Saddam Hussein et Jours de poussière sur l’Afghanistan en guerre, qui a reçu le Grand Prix 2003 des lectrices de Elle.

Il est également l’auteur d’un article sur l’Iran paru au printemps 2006 dans la revue Politique Internationale. Il a écrit plusieurs romans noirs.

Il coordonne en 2011 l'ouvrage Nouvelles du bout du monde, publié chez Hoëbek.

"La mort est ma servante" (2013, Fayard) est plus qu’un récit de guerre ; c’est l’hommage poignant de Jean-Pierre Perrin à un ami, Samir Kassir, intellectuel arabe, « le plus prometteur de sa génération ». Ce dernier est assassiné en juin 2005, à Beyrouth, non loin du café où les deux amis devaient justement se retrouver.

Dans "Menaces sur la mémoire mondiale de l’humanité" (2016, Hoëbeke), Jean-Pierre Perrin revient sur l’histoire mouvementée de sites historiques du Moyen-Orient (comme la cité antique de Palmyre, reprise par la Syrie des mains de l’EI le 27 mars 2016).

"Le djihad contre le rêve d’Alexandre" (Seuil, 2017) revient sur la situation actuelle de l’Afganistan.
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Source : http://www.franceinter.fr
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Vidéo de
Avec Jean-Pierre Perrin (journaliste) et Clément Therme (historien), retour sur la répression «sous embargo numérique» de la contestation populaire iranienne. Nos invités expliquent la fuite en avant répressive d'un régime menacé dans sa légitimité intérieure autant que dans ses projections à l'extérieur, en Irak et au Levant. Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Mediapart : https://www.youtube.com/user/mediapart Abonnez-vous à Mediapart : https://www.mediapart.fr/abonnement Toutes les vidéos de Mediapart : https://www.mediapart.fr/studio/videos
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
mariech   06 juillet 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
Entreprendre un livre , c'est partir en voyage . Ce voyage ayant pour destination l'Iran , imitons ce que font ses habitants avant un départ : consultons les poèmes de Hafez ( v.1325-1390)

Hafez le poète est aussi grand que mystérieux . Et l'Iran est à son image : un grand mystère .
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Henri-l-oiseleur   10 juin 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
La différence de l'Iran avec la Chine et l'URSS porte sur la transcendance. C'est beaucoup plus facile de réformer un système avec une religion sans dieu, comme le système marxiste. On peut introduire le communisme de marché en Chine mais, dans un système de nature religieuse, on ne peut pas réformer Dieu.



p. 70
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Flodopas78   09 juin 2014
La mort est ma servante de Jean-Pierre Perrin
Ce n'est donc plus une seule guerre qui se déroule aujourd'hui en Syrie,mais trois, quatre, dix : entre le régime et l'opposition, entre l'opposition modérée et les islamistes les plus radicaux, entre jihadistes sunnites et chiites, entre jihadistes et Kurdes, au sein même des groupes jihadistes pour le contrôle des armes et des villages...
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N_M   25 mai 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
L'Iran est chiite mais reste zoroastrien.

L'Iran est moderne mais demeure archaïque.

L'Iran aime les sciences mais les superstitions y sont solidement ancrées.

L'Iran est mystique mais amoureux des plaisirs les plus terrestres.

L'Iran produit un cinéma inventif mais la censure pèse toujours lourdement sur les réalisateurs.

L'Iran des poètes pardonne mais l'Iran des juges islamiques condamne à mort le plus grand nombre de mineurs au monde.

L'Iran est une république islamique mais le nombre des iraniens pratiquant est estimé à seulement 30%.



On pourrait continuer longtemps cette dualité qui vaut pour la vie quotidienne.



Les omniprésents mollahs, par exemple, sont sans cesse moqués, affublés de sobriquets ridicules, maudits, voire insultés. Mais peu d'iraniens voudraient qu'ils ne fassent plus partie du paysage.
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Wyoming   23 août 2018
Jours de poussière. Choses vues en Afghanistan de Jean-Pierre Perrin
La soirée dure longtemps. La fête s'emballe dans la musique, les chants et la fumée. Il est toujours vain de convoquer le passé, de plonger dans une manière de sentimentalisme en rapport avec cette Afghanistan d'hier où nous allions délier les brides de nos rêves au grand galop des steppes sans nous intéresser suffisamment à son état réel. Pays pauvre, extrêmement pauvre dans certains districts, mais pas à ce point de misère et de mendicité que l'on trouve en Inde ou en Ethiopie, il n'était cependant pas accablé de ruines, d'exils et de famine comme aujourd'hui après le passage du Monstre. Tant pis, célébrons quand même, le temps d'une soirée, l'Afghanistan retrouvée, celle de notre mémoire, celle à laquelle nous sommes attachés par fidélité à notre jeunesse, celle des villages fragiles aux maisons de pisé ocre qui demeurent blottis au creux de nos paupières, où l'hospitalité était un devoir sacré, où le voyageur était regardé comme un possible envoyé de Dieu, où la part du repas qui était la nôtre, même s'il y avait peu, était toujours la plus grande.
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enkidu_   26 mars 2019
Le djihad contre le rêve d'Alexandre en Afghanistan, de 330 av. J.C. à 2016 de Jean-Pierre Perrin
L’honneur, c’est la vertu capitale des Afghans. Ahmad Shah Abdali, le fondateur de l’Afghanistan sur lequel il régna pendant vingt-six ans (il est mort en 1773) et qui fut aussi un grand poète en pachtou et en perse, l’évoque souvent dans les quelque trois mille vers qu’il écrivit :



La mort sur le chemin de l’honneur n’est pas la mort.

La vie d’un homme sans courage est vraiment un fardeau.

Je ne dévierai jamais du chemin de l’honneur puisque la valeur de ce monde est l’honneur.



Cet honneur, il existe plusieurs termes pour le désigner. Le plus fréquent est le ghayrat ou nang. D’emblée, il fait référence à la tribu, aux valeurs féodales, à l’acabiya, l’appartenance communautaire au sens le plus fort qui donne une cohésion sociale au groupe, un concept forgé par Ibn Khaldun, les sociétés urbaines et modernes ne reposant pas sur le sens de l’honneur. Aux yeux du montagnard afghan ou pakistanais, le citadin ou l’agriculteur du Pendjab en sont dépourvus, de même que l’employé, quel que soit son rang, du gouvernement ou de l’État. La notion dépasse l’individu pour englober sa famille, proche et élargie, en particulier les femmes qui ne doivent en aucun cas faillir au ghayrat des mâles de la maison, et même du clan, parfois de la tribu. C’est au nom du ghayrat qu’on surveille de près les épouses, les sœurs et les filles, que l’on contrôle le moindre de leurs déplacements, qu’on leur proscrit l’accès à certaines professions ou même d’aller chez le médecin. Le ghayrat leur évite de glisser sur la pente, si infime soit-elle, dangereuse pour l’honneur familial ou clanique, et permet de corriger sans cesse leur attitude. On utilise le même mot dans le vocabulaire des chameliers : pour que la charge portée par un dromadaire reste équilibrée de part et d’autre de sa bosse et immobile malgré le balancement de l’animal en marche ; charge qu’il est sans cesse nécessaire de réajuster.

(...)

Mais le ghayrat implique également la défense des parents et proches, des amis, des propriétés familiales, des plus faibles, la lutte contre ce qui est inique, l’oppression, le colonisateur évidemment. Ne pas se révolter, c’est attenter à son propre honneur. Ce qui fait le prestige des moudjahidine et, aujourd’hui, des talibans, c’est qu’ils sont par excellence les hommes du ghayrat : ils s’opposent à l’envahisseur qui, lui, n’est pas forcément bi-ghayrat : il l’est s’il emploie des drones ou des bombardements aériens ; il y échappe s’il se bat loyalement, sur le terrain. Le ghayrat conduit donc naturellement à la guerre. Il est comme un toboggan au profit des pulsions de mort, subtilement libérées, projetées en avant, entraînant tout l’être vers l’anéantissement de l’autre – ou de lui-même à travers le martyre. (pp. 116-118)
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Wyoming   23 août 2018
Jours de poussière. Choses vues en Afghanistan de Jean-Pierre Perrin
Célébrons l'Afghanistan des malangs, fous mystiques, errants de Dieu, derviches aux vêtements bariolés de clowns, qui vivent d'aumônes et adoucissent par leur amour des créatures les rigueurs d'un Islam bien trop dur. Célébrons l'Afghanistan des bâtisseurs, celle des mausolées aux faïences vernissées, réceptacles du paradis lorsqu'il tombe du ciel turquoise pour s'y refléter. Célébrons l'Afghanistan des poètes qui voient Dieu dans la beauté de l'aimée. Célébrons l'Afghanistan et sa remorque lactée d'étoiles tirée par la nuit claire -- et elle l'est souvent --, constellations jaillies des sabots du cheval du Prophète quand il galopait vers les cieux.

Célébrons l'Afghanistan d'avant les jours de poussière.
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Wyoming   23 août 2018
Jours de poussière. Choses vues en Afghanistan de Jean-Pierre Perrin
Ô errants du désert

Ne vous avais-je pas dit:

La tempête va venir

Et votre barque est pitoyable

Et la rivière sera couteau, vertige, tourbillon,

Des rocs se dresseront, creusant lames et gouffres

Et vous verrez un Monstre, ensuite,

En chaque grain de sable, en chaque goutte d'eau?

Ne vous avais-je pas dit les profondeurs,

Les déferlantes, les écrasements?

Ne vous avais-je pas dit le naufrage,

Votre esquif trop gracile

Et cet oeil effroyable où roulait une eau trouble?

Et tant et tant ont péri

Et tant et tant que les Monstre a broyés!



Sayd Bahaodine Majrouh

Le voyageur de minuit
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Flodopas78   09 juin 2014
La mort est ma servante de Jean-Pierre Perrin
Avant de détruire la Syrie, le système Hassad avait déjà brisé le Liban, qui ne sera jamais plus ce qu'il fut. Et saboté la cause palestinienne, en se faisant le meilleur allié d'Israël qu'il prétendait combattre.
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enkidu_   26 mars 2019
Le djihad contre le rêve d'Alexandre en Afghanistan, de 330 av. J.C. à 2016 de Jean-Pierre Perrin
A cette époque, il est bien difficile de saisir ce qui sépare les barbus de Gulbuddin Hekmatyar des poilus du mollah Mohammad Omar. Les deux chefs sont des Pachtouns, le premier du nord de l’Afghanistan, le second du sud. Tous deux ont combattu l’armée soviétique – le mollah Omar y a perdu son œil. Ils sont l’un et l’autre liés aux services secrets de l’armée pakistanaise, dont ils dépendent totalement pour leur armement et leur logistique. Ils veulent enfin faire de l’Afghanistan un État strictement islamiste fondé sur la charî’a.



Au-delà des questions de personne, c’est sur la conception de cet État qu’ils divergent. Hekmatyar veut une République islamique dirigée par un parti unique, le Hezb-e-Islami, où les commissaires politiques l’emporteront sur les religieux. A sa façon, c’est un moderniste. Plus traditionaliste, le mollah Omar, qui va bientôt se proclamer Amir Mouminin (commandeur des croyants), entend établir un émirat sans aucun parti, résurgence de celui qui était censé exister du temps de Mahomet. C’est, selon eux, une bonne raison de se faire la guerre. De plus, aux yeux du mollah Omar, Hekmatyar et ses hommes sont liés aux seigneurs de guerre et aux trafiquants dont il a promis de débarrasser l’Afghanistan. (p. 65)
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