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Note moyenne 3.91 /5 (sur 67 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Dijon , le 04/04/1951
Biographie :

Jean-Pierre Perrin est un journaliste, correspondant de guerre et écrivain français, auteur de récits d'actualité et de romans policiers.

Il est grand reporter au quotidien "Libération", spécialiste du Proche-Orient, du Moyen-Orient et de l'Afghanistan. Après sa carrière de journalisme, il se consacre à l'écriture de romans.

Il nous parle de ses guerres au Proche-Orient, en Irak, en Iran, mais aussi de tout ce que n'évoquent pas les journaux : les odeurs, les sentiments, l'aridité de la terre, et l’hospitalité sacrée des habitants de ces régions. Il a consacré plusieurs récits et relations de voyages à cette région.

En 2002, il publie "Jours de poussière : choses vues en Afghanistan" qui remporte le grand prix des lectrices de Elle 2003 dans la catégorie Documents. En 2003, il fait paraître "Les Rolling Stones sont à Bagdad : Irak, dans les coulisses d'une guerre" racontant la Guerre d’Irak et la fin du régime de Saddam Hussein.
Il est également l’auteur d’un article sur l’Iran paru au printemps 2006 dans la revue "Politique Internationale". Il coordonne en 2011 l'ouvrage "Nouvelles du bout du monde", publié chez Hoëbek.

"La mort est ma servante" (2013, Fayard) est plus qu’un récit de guerre ; c’est l’hommage poignant de Jean-Pierre Perrin à un ami, Samir Kassir, intellectuel arabe, "le plus prometteur de sa génération". Ce dernier est assassiné en juin 2005, à Beyrouth, non loin du café où les deux amis devaient justement se retrouver.
Dans "Menaces sur la mémoire mondiale de l’humanité" (2016, Hoëbeke), Jean-Pierre Perrin revient sur l’histoire mouvementée de sites historiques du Moyen-Orient (comme la cité antique de Palmyre, reprise par la Syrie des mains de l’EI le 27 mars 2016).

En 2017, il a obtenu le prix Joseph Kessel pour son récit "Le djihad contre le rêve d'Alexandre" (Seuil). Jean-Pierre Perrin est lauréat du prix FDBDA-SEF 2021.

Il est également l'auteur d'ouvrages de littérature policière comme "Chiens et Louves", paru en 1999 dans la collection Série noire.
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Source : http://www.franceinter.fr
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Il y a six mois, l'armée des Talibans entrait à Kaboul, capitale afghane, entraînant la fuite de son gouvernement et la prise de pouvoir totale des fondamentalistes religieux. Une victoire fulgurante et pourtant prévisible selon les spécialistes, depuis l'amorce du retrait des troupes américaines en mars 2021. Depuis l'Afghanistan a sombré dans une crise dont les femmes sont les premières victimes, ayant vu leurs droits déniés avec l'instauration de la charia au pouvoir. Malgré les annonces officielles du nouveau pouvoir taliban pour redresser le pays, la population est aujourd'hui menacée d'une importante famine et les aides humanitaires des pays occidentaux se font attendre. Comment comprendre une crise qui s'est construite sur près de 40 ans de conflit ayant engagé les plus grandes puissances mondiales ? Les invités des Matins du 15 février 2022 : Michael Barry, politologue et spécialiste en civilisation musulmane classique, professeur à l'Université américaine de Kaboul, David Fox, chef de bureau de l'AFP pour le Pakistan et l'Afghanistan, Jean-Pierre Perrin, journaliste et écrivain, journaliste à Mediapart, ancien grand reporter à Libération, et Nadia Nadim, footballeuse d'origine afghane. le Documentaire “Nadia, de l'ombre à la lumière” réalisé par Anissa Bonnefont est disponible sur MyCanal, sorti en salles en octobre 2021. #afghanistan #kaboul #franceculture _____________ Découvrez tous les invités des Matins de Guillaume Erner ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDroMCMte_GTmH-UaRvUg6aXj ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

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Podcasts (1)


Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
mariech   06 juillet 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
Entreprendre un livre , c'est partir en voyage . Ce voyage ayant pour destination l'Iran , imitons ce que font ses habitants avant un départ : consultons les poèmes de Hafez ( v.1325-1390)

Hafez le poète est aussi grand que mystérieux . Et l'Iran est à son image : un grand mystère .
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Holon   02 février 2022
Kaboul : L'humiliante défaite de Jean-Pierre Perrin
C’était aussi oublier qu’en Afghanistan la victoire est toujours du côté du temps long sur le temps court. Les talibans, eux, le savent bien. Ils aiment dire : « Vous, les Occidentaux, vous avez des montres ; nous, nous avons le temps.
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Anneetmots   21 mars 2021
Une guerre sans fin de Jean-Pierre Perrin
Page 218-219

Perrin le regarde un peu hébété. Puis il pose une question qui, à sa manière, est une bombe : « Pourquoi il n’y a aucune femme parmi les blessés ? » Le dentiste baisse les yeux et le Dr Mohammed reprend sa pince à shrapnels pour rejoindre la salle d’opération. Perrin insiste et hausse la voix : « Aucune femme parmi les blessés. Pourquoi ? » La réponse il la connaît bien sûr. Une femme ne peut être déshabillée si les médecins ou les infirmiers sont des hommes, et il vaut mieux la laisser mourir, fût-ce dans les pires souffrances, plutôt que d’offenser la religion.
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Bata   05 janvier 2022
Le djihad contre le rêve d'Alexandre en Afghanistan, de 330 av. J.C. à 2016 de Jean-Pierre Perrin
'Derrière l'exotisme et derrière les paysages sublimes se cache une réalité sociale très laide. Certes, le melmastia et le nanawatai, les devoirs de protection qui s'appliquent aux membres les plus faibles des tribus pour les protéger et même aux ennemis, sont de belles déclinaisons du patchounwali, mais ce code d'honneur appliqué aux femmes est terrible. Dans ce Waziristan, il est pire encore.

Les femmes sont le bétail de ces vallées. Elles ne servent qu'à travailler du matin au soir et à faire des gosses - malheur à celles qui ne font que des filles. On ne les aperçoit que pliées en deux dans les champs ou portant sur la tête d'imposants fagots de bois ou des seaux de linge et, occasionnellement, au bazar, revêtues de la burqa à la place du voile. Même si certains anthropologues assurent qu'elles sont reines du foyer, on les exploite, on les marie à des veillards, on les brutalise, on les frappe, on les vend; il arrive qu'on les brûle et qu'on les tue. Parfois, pour mettre fin à un badal, on les livre dès l'adolescence à la famille ennemie, ce qui les condamne à un esclavage domestique qui durera jusqu'à leur mort'.
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Henri-l-oiseleur   10 juin 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
La différence de l'Iran avec la Chine et l'URSS porte sur la transcendance. C'est beaucoup plus facile de réformer un système avec une religion sans dieu, comme le système marxiste. On peut introduire le communisme de marché en Chine mais, dans un système de nature religieuse, on ne peut pas réformer Dieu.



p. 70
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N_M   25 mai 2017
Iran : La prière des poètes de Jean-Pierre Perrin
L'Iran est chiite mais reste zoroastrien.

L'Iran est moderne mais demeure archaïque.

L'Iran aime les sciences mais les superstitions y sont solidement ancrées.

L'Iran est mystique mais amoureux des plaisirs les plus terrestres.

L'Iran produit un cinéma inventif mais la censure pèse toujours lourdement sur les réalisateurs.

L'Iran des poètes pardonne mais l'Iran des juges islamiques condamne à mort le plus grand nombre de mineurs au monde.

L'Iran est une république islamique mais le nombre des iraniens pratiquant est estimé à seulement 30%.



On pourrait continuer longtemps cette dualité qui vaut pour la vie quotidienne.



Les omniprésents mollahs, par exemple, sont sans cesse moqués, affublés de sobriquets ridicules, maudits, voire insultés. Mais peu d'iraniens voudraient qu'ils ne fassent plus partie du paysage.
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Anneetmots   21 mars 2021
Une guerre sans fin de Jean-Pierre Perrin
Page 14

Je me surprends à boire le ciel bleu à la façon d’un homme mourant de soif qui chute dans une rivière. Je ne l’avais pas oublié pendant tous ces mois. Mais je ne me souvenais pas que sa couleur pouvait contenir tant de force. Bleu brûlant tonitruant, l’incandescence d’une aridité océanique, le ciel de Tolède sans ses lourds nuages crémeux qui sont des promesses d’ombres et d’humanité, annonciateurs de pluie et de salut
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Flodopas78   09 juin 2014
La mort est ma servante de Jean-Pierre Perrin
Ce n'est donc plus une seule guerre qui se déroule aujourd'hui en Syrie,mais trois, quatre, dix : entre le régime et l'opposition, entre l'opposition modérée et les islamistes les plus radicaux, entre jihadistes sunnites et chiites, entre jihadistes et Kurdes, au sein même des groupes jihadistes pour le contrôle des armes et des villages...
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Wyoming   23 août 2018
Jours de poussière : Choses vues en Afghanistan de Jean-Pierre Perrin
La soirée dure longtemps. La fête s'emballe dans la musique, les chants et la fumée. Il est toujours vain de convoquer le passé, de plonger dans une manière de sentimentalisme en rapport avec cette Afghanistan d'hier où nous allions délier les brides de nos rêves au grand galop des steppes sans nous intéresser suffisamment à son état réel. Pays pauvre, extrêmement pauvre dans certains districts, mais pas à ce point de misère et de mendicité que l'on trouve en Inde ou en Ethiopie, il n'était cependant pas accablé de ruines, d'exils et de famine comme aujourd'hui après le passage du Monstre. Tant pis, célébrons quand même, le temps d'une soirée, l'Afghanistan retrouvée, celle de notre mémoire, celle à laquelle nous sommes attachés par fidélité à notre jeunesse, celle des villages fragiles aux maisons de pisé ocre qui demeurent blottis au creux de nos paupières, où l'hospitalité était un devoir sacré, où le voyageur était regardé comme un possible envoyé de Dieu, où la part du repas qui était la nôtre, même s'il y avait peu, était toujours la plus grande.
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enkidu_   26 mars 2019
Le djihad contre le rêve d'Alexandre en Afghanistan, de 330 av. J.C. à 2016 de Jean-Pierre Perrin
L’honneur, c’est la vertu capitale des Afghans. Ahmad Shah Abdali, le fondateur de l’Afghanistan sur lequel il régna pendant vingt-six ans (il est mort en 1773) et qui fut aussi un grand poète en pachtou et en perse, l’évoque souvent dans les quelque trois mille vers qu’il écrivit :



La mort sur le chemin de l’honneur n’est pas la mort.

La vie d’un homme sans courage est vraiment un fardeau.

Je ne dévierai jamais du chemin de l’honneur puisque la valeur de ce monde est l’honneur.



Cet honneur, il existe plusieurs termes pour le désigner. Le plus fréquent est le ghayrat ou nang. D’emblée, il fait référence à la tribu, aux valeurs féodales, à l’acabiya, l’appartenance communautaire au sens le plus fort qui donne une cohésion sociale au groupe, un concept forgé par Ibn Khaldun, les sociétés urbaines et modernes ne reposant pas sur le sens de l’honneur. Aux yeux du montagnard afghan ou pakistanais, le citadin ou l’agriculteur du Pendjab en sont dépourvus, de même que l’employé, quel que soit son rang, du gouvernement ou de l’État. La notion dépasse l’individu pour englober sa famille, proche et élargie, en particulier les femmes qui ne doivent en aucun cas faillir au ghayrat des mâles de la maison, et même du clan, parfois de la tribu. C’est au nom du ghayrat qu’on surveille de près les épouses, les sœurs et les filles, que l’on contrôle le moindre de leurs déplacements, qu’on leur proscrit l’accès à certaines professions ou même d’aller chez le médecin. Le ghayrat leur évite de glisser sur la pente, si infime soit-elle, dangereuse pour l’honneur familial ou clanique, et permet de corriger sans cesse leur attitude. On utilise le même mot dans le vocabulaire des chameliers : pour que la charge portée par un dromadaire reste équilibrée de part et d’autre de sa bosse et immobile malgré le balancement de l’animal en marche ; charge qu’il est sans cesse nécessaire de réajuster.

(...)

Mais le ghayrat implique également la défense des parents et proches, des amis, des propriétés familiales, des plus faibles, la lutte contre ce qui est inique, l’oppression, le colonisateur évidemment. Ne pas se révolter, c’est attenter à son propre honneur. Ce qui fait le prestige des moudjahidine et, aujourd’hui, des talibans, c’est qu’ils sont par excellence les hommes du ghayrat : ils s’opposent à l’envahisseur qui, lui, n’est pas forcément bi-ghayrat : il l’est s’il emploie des drones ou des bombardements aériens ; il y échappe s’il se bat loyalement, sur le terrain. Le ghayrat conduit donc naturellement à la guerre. Il est comme un toboggan au profit des pulsions de mort, subtilement libérées, projetées en avant, entraînant tout l’être vers l’anéantissement de l’autre – ou de lui-même à travers le martyre. (pp. 116-118)
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