AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.91/5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS, Paléobiodiversité et paléoenvironnements, rattaché au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Il est l’un des rares spécialistes qui étudie la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs sur les reconstitutions d’espèces disparues depuis une vingtaine d’années.

Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font vite référence comme "La Terre avant les dinosaures (2009), "Exquise planète" (2014), ou encore "Demain, les animaux du futur" (2015).

Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues "Pour la science" et "Espèces".

Il a participé au film de Claude Delhaye "La vie avant les dinosaures", produit par CNRS Images, 2011.

+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Jean-Sébastien Steyer   (14)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

La question de la vie extraterrestre est l'une des plus fondamentales qui soit, car touchant à notre place au sein du cosmos, au décentrement ultime que représenterait l'existence avérée d'autres êtres vivants. Entre science et science-fiction, imaginer des aliens crédibles et les mondes qu'ils peuplent est une entreprise exaltante qui tient autant de l'acte démiurgique que du bricolage. Chacun dans son domaine de spécialité, l'astrophysicien Roland Lehoucq, le paléontologue Jean-Sébastien Steyer et l'écrivain Laurent Genefort proposent avec “La Vie alien” un véritable manuel de création d'univers, des étoiles aux extraterrestres en passant par les planètes. Une vaste thématique qui vaut bien une discussion ! Animation : Erwann Perchoc Illustration : Cedric Bucaille https://www.belial.fr/collectif/la-vie-alien

+ Lire la suite

Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Science-fiction, Fantastique, super-héros... la culture des mondes imaginaires - ou culture geek - a longtemps été considérée comme un genre adulescent. Or, ces mondes sont tellement complexes et construits qu'ils sont riches d'enseignement : monstres chimères et autres personnages constituent à eux seuls un véritable cabinet de curiosités.
Commenter  J’apprécie          120
Notons à ce propos qu'un squelette de bébé dragon est bel et bien exposé au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris! Actuellement visible dans la vitrine des reptiles de la Galerie d'anatomie comparée, ce squelette volontairement composite (un crâne de lézard cornu monté sur un tronc d'écureuil) porte l'étiquette "Multispecies problematicus" : comme quoi, on peut être scientifique et avoir le sens de l'humour.
Commenter  J’apprécie          80
Les dinosaures sont les stars incontestées de la paléontologie. Avec leur morphologie souvent spectaculaire, leur extinction (... partielle, puisque les oiseaux sont des dinosaures) au moment où la Terre est le théâtre de la chute d'une énorme météorite et d'immenses éruptions volcaniques, ils occupent le devant de la scène.
Commenter  J’apprécie          70
Les auteurs de science-fiction, pour qui l'imagination est la seule limite, vont plus loin que les chercheurs et aboutissent logiquement à des machines qui parlent et comprennent sans problème. Mais en termes d'IA, le langage s'avère bien plus insaisissable que l'élaboration de stratégies permettant de battre des humains aux échecs ou au jeu de go.
Commenter  J’apprécie          40
On l’aura compris, la terraformation complète est un processus de longue haleine, s’étalant sans doute sur plusieurs millénaires, et extraordinairement complexe. On pourrait aussi lui reprocher son absurdité, son arrogance ou sa démesure. Les humains se prendraient-ils pour des dieux ? Dans sa fameuse trilogie martienne, Kim Stanley Robinson tente de répondre à cette grave question : l’humanité doit-elle se lancer dans la terraformation de Mars ? Deux groupes, aux idées radicalement différentes, s’opposent dans le livre : pour les Verts, la terraformation est dans l’ordre des choses, tandis que les Rouges considèrent que Mars est un sanctuaire géologique qui doit absolument être préservé. Pourtant, la terraformation de Mars est peut-être, à très long terme, inéluctable. Après tout, notre planète est fragile et isolée, un impact d’astéroïde peut, en quelques instants, effacer l’humanité de la surface terrestre. Certes, terraformer Mars améliorerait nos chances de survie dans le Système solaire. Mais il vaut mieux que l’humanité commence par éviter que son action destructrice ne « dé-terraforme » la planète qui lui a donné naissance (Roland Lehoucq, « Aux frontières du réel »).
Commenter  J’apprécie          20
Au regard des trois films de la série réalisés par Ridley Scott (Alien, le huitième passager, Prometheus et Alien : Covenant), on est frappé de la place occupée par les androïdes, aussi bien dans la narration que plus globalement dans l’univers d’Alien. Cette place est sans doute à mettre en relation avec le film Blade Runner, réalisé par Ridley Scott en 1982, dans lequel il poursuivait avec les Réplicants cette réflexion autour de la figure de l’androïde. Ce qui nous faisait dire un peu plus tôt que la figure centrale d’Alien, la plus ambiguë, la plus complexe, et sans doute aussi la plus effrayante, n’était peut-être pas l’Alien, celui qui fait crier dans l’espace – sans que personne ne nous entende -, mais bien l’androïde, celui avec qui on discute dans l’espace. (Frédéric Landragin, « L’androïde, figure centrale d’Alien ? »)
Commenter  J’apprécie          20
[…] cette toxine, tellement concentrée que le mucus d’une seule petite grenouille est suffisant pour tuer plus de dix humains, est un excellent antiprédateur et antiparasite. Elle n’est produite ni par les grenouilles ni par les passereaux, mais proviendrait des petits scarabées cosmopolites (famille des Melyridae) qui composent leur alimentation.
L’acidité du sang d’Alien viendrait-elle de son alimentation ? Et s’il ne craint vraiment aucun autre prédateur (ou parasite), pourquoi son sang est-il acide ? Certaines questions restent pour l’instant sans réponse…
Commenter  J’apprécie          20
Œuvre majeure de science-fiction, Alien est également passionnant au regard des sciences naturelles et des sciences de l’évolution : à quoi ressemble le monstre et comment évolue-t-il ? Quels sont les traits qu’il emprunte à des espèces connues, et quelles sont ses caractéristiques propres ? Pour répondre à ces questions, considérons le monstre comme un organisme réel et tentons de le disséquer – à nos risques et périls – pour mieux le comprendre : s’il est si efficace en matière de terreur et d’effroi, c’est parce qu’il emprunte aussi les traits les plus repoussants du vivant terrestre. Aussi extraterrestre soit-il, Alien nous permet donc d’explorer les « dessous » de la biodiversité actuelle et fossile connue sur Terre. (Jean-Sébastien Steyer, « Anatomie d’un monstre »)
Commenter  J’apprécie          10
Pat conséquent, il nous faut créer un nouveau nom savant pour Alien : Gigerus monstrum, alias "le monstre de Giger", nous apparaît entièrement légitime !
Commenter  J’apprécie          10
Car le but est bien de faire des sciences en s'amusant.
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Jean-Sébastien Steyer (162)Voir plus

Quiz Voir plus

Ils étaient dix

Comment sont invité les invités sur l'île ?

Par lettre
par train
par musique

8 questions
98 lecteurs ont répondu
Thème : Agatha ChristieCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *}