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Note moyenne 3.8 /5 (sur 30 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS, Paléobiodiversité et paléoenvironnements, rattaché au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Il est l’un des rares spécialistes qui étudie la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs sur les reconstitutions d’espèces disparues depuis une vingtaine d’années.

Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font vite référence comme "La Terre avant les dinosaures (2009), "Exquise planète" (2014), ou encore "Demain, les animaux du futur" (2015).

Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues "Pour la science" et "Espèces".

Il a participé au film de Claude Delhaye "La vie avant les dinosaures", produit par CNRS Images, 2011.

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Jean-Sébastien Steyer est docteur en paléontologie, chercheur au CNRS et rattaché au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Il est l'un des rares spécialistes qui étudient la vie sur Terre avant les dinosaures. Il travaille par ailleurs depuis bientôt une vingtaine d'années sur les reconstitutions d'espèces disparues. Auteur de nombreux articles scientifiques, ce passionné de vulgarisation publie régulièrement des ouvrages qui font rapidement référence comme La Terre avant les dinosaures (2009), Exquise planète (2014), ou encore Demain, les animaux du futur (2015). Il est également, entre deux expéditions paléontologiques aux quatre coins du globe, chroniqueur scientifique pour les revues Pour la science et Espèces. Conférence : L'intelligence artificielle est-elle naturelle ? Samedi 7 mai 2022, 16h - 16h45 — Amphi orange L'IA est l'ensemble des champs disciplinaires dont le but est la réalisation de programmes simulant l'intelligence humaine. Elle est donc au cerveau ce que la robotique est à la main : une tentative de simulation pour résoudre des tâches (robota en tchèque ou task en anglais dans la définition de Marvin Lee Minsky). Même si selon John McCarthy (créateur du terme) l'IA relève plus du jeu (de logique, d'échec etc.) que du labeur, ce domaine reste finalement une extension du cerveau humain. Or ce cerveau a une histoire évolutive et contingente longue et complexe, de plusieurs centaines de millions d'années. Cette histoire, relevée par la paléontologie et la biologie du développement (embryologie), n'est pas souvent intégrée dans les études en IA – bien que le SIGEVO (Special Interest Group on Genetic and Evolutionnary Computation) s'y penche en partie. Mieux comprendre cette histoire permettrait de mieux simuler les interactions complexes du cerveau humain. C'est ce qui est proposé ici : nous plongerons dans l'océan des origines, il y a environ 505 millions d'années (Cambrien moyen), et nagerons avec Pikaia, sorte de limace de mer qui évoque les tous premiers « poissons » présentant un crâne (groupe des « Craniates »), comme c'est le cas de la myxine aujourd'hui (poisson sans mâchoire). En parallèle, l'embryologie nous indique que le crâne n'est qu'une vertèbre antérieure « implosée » comme un popcorn et protégeant ce noeud de neurones qu'est le cerveau. La boite crânienne regroupe aussi l'ensemble des bulbes sensoriels (olfactifs, visuels, nasaux) : l'intelligence, s'il fallait la définir, est aussi question de rapports à l'environnement et aux autres : céphalopodes, insectes sociaux, cétacés, chimpanzés, elle n'est plus ni le propre de l'homme ni même du cerveau puisqu'il y a des neurones dans nos intestins ! Finalement les mécanismes évolutifs en jeu dans l'histoire du cerveau des vertébrés (paléoneurologie) nous permettent de mieux comprendre ce qu'est l'intelligence… et de réaliser que nous tentons de modéliser un concept qui nous échappe.
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
museumdetoulouse   22 juillet 2014
La Terre avant les dinosaures de Jean-Sébastien Steyer
Les dinosaures sont les stars incontestées de la paléontologie. Avec leur morphologie souvent spectaculaire, leur extinction (... partielle, puisque les oiseaux sont des dinosaures) au moment où la Terre est le théâtre de la chute d'une énorme météorite et d'immenses éruptions volcaniques, ils occupent le devant de la scène.
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py314159   26 mars 2021
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
Les auteurs de science-fiction, pour qui l'imagination est la seule limite, vont plus loin que les chercheurs et aboutissent logiquement à des machines qui parlent et comprennent sans problème. Mais en termes d'IA, le langage s'avère bien plus insaisissable que l'élaboration de stratégies permettant de battre des humains aux échecs ou au jeu de go.
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Charybde2   23 septembre 2019
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
On l’aura compris, la terraformation complète est un processus de longue haleine, s’étalant sans doute sur plusieurs millénaires, et extraordinairement complexe. On pourrait aussi lui reprocher son absurdité, son arrogance ou sa démesure. Les humains se prendraient-ils pour des dieux ? Dans sa fameuse trilogie martienne, Kim Stanley Robinson tente de répondre à cette grave question : l’humanité doit-elle se lancer dans la terraformation de Mars ? Deux groupes, aux idées radicalement différentes, s’opposent dans le livre : pour les Verts, la terraformation est dans l’ordre des choses, tandis que les Rouges considèrent que Mars est un sanctuaire géologique qui doit absolument être préservé. Pourtant, la terraformation de Mars est peut-être, à très long terme, inéluctable. Après tout, notre planète est fragile et isolée, un impact d’astéroïde peut, en quelques instants, effacer l’humanité de la surface terrestre. Certes, terraformer Mars améliorerait nos chances de survie dans le Système solaire. Mais il vaut mieux que l’humanité commence par éviter que son action destructrice ne « dé-terraforme » la planète qui lui a donné naissance (Roland Lehoucq, « Aux frontières du réel »).
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Charybde2   23 septembre 2019
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
Au regard des trois films de la série réalisés par Ridley Scott (Alien, le huitième passager, Prometheus et Alien : Covenant), on est frappé de la place occupée par les androïdes, aussi bien dans la narration que plus globalement dans l’univers d’Alien. Cette place est sans doute à mettre en relation avec le film Blade Runner, réalisé par Ridley Scott en 1982, dans lequel il poursuivait avec les Réplicants cette réflexion autour de la figure de l’androïde. Ce qui nous faisait dire un peu plus tôt que la figure centrale d’Alien, la plus ambiguë, la plus complexe, et sans doute aussi la plus effrayante, n’était peut-être pas l’Alien, celui qui fait crier dans l’espace – sans que personne ne nous entende -, mais bien l’androïde, celui avec qui on discute dans l’espace. (Frédéric Landragin, « L’androïde, figure centrale d’Alien ? »)
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Radwan74   01 juillet 2021
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
[…] cette toxine, tellement concentrée que le mucus d’une seule petite grenouille est suffisant pour tuer plus de dix humains, est un excellent antiprédateur et antiparasite. Elle n’est produite ni par les grenouilles ni par les passereaux, mais proviendrait des petits scarabées cosmopolites (famille des Melyridae) qui composent leur alimentation.

L’acidité du sang d’Alien viendrait-elle de son alimentation ? Et s’il ne craint vraiment aucun autre prédateur (ou parasite), pourquoi son sang est-il acide ? Certaines questions restent pour l’instant sans réponse…
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Charybde2   23 septembre 2019
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
Œuvre majeure de science-fiction, Alien est également passionnant au regard des sciences naturelles et des sciences de l’évolution : à quoi ressemble le monstre et comment évolue-t-il ? Quels sont les traits qu’il emprunte à des espèces connues, et quelles sont ses caractéristiques propres ? Pour répondre à ces questions, considérons le monstre comme un organisme réel et tentons de le disséquer – à nos risques et périls – pour mieux le comprendre : s’il est si efficace en matière de terreur et d’effroi, c’est parce qu’il emprunte aussi les traits les plus repoussants du vivant terrestre. Aussi extraterrestre soit-il, Alien nous permet donc d’explorer les « dessous » de la biodiversité actuelle et fossile connue sur Terre. (Jean-Sébastien Steyer, « Anatomie d’un monstre »)
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py314159   20 mars 2021
L'art et la science dans Alien de Jean-Sébastien Steyer
Pat conséquent, il nous faut créer un nouveau nom savant pour Alien : Gigerus monstrum, alias "le monstre de Giger", nous apparaît entièrement légitime !
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