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Note moyenne 3.9 /5 (sur 153 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Denver, Colorado , le 26/01/1945
Biographie :

Jeremy Rifkin est un essayiste américain, spécialiste de prospective économique et scientifique.

Il obtient un BS en économie à la Wharton School de l'université de Pennsylvanie, où il a été président de la promotion 1967 et reçoit le prix du mérite de l'association des anciens de l'Université de Pennsylvanie.

Il s’intéresse au droit international et à la diplomatie, obtenant en 1968 une maîtrise en affaires internationales à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université Tufts.

En 1977, avec Ted Howard, il crée une fondation de prospective, la Foundation on Economic Trends (FOET), qui sera active à la fois à l’échelle des enjeux environnementaux, économiques et climatiques des politiques publiques des États-Unis et des autres pays.

À partir de 1994, Rifkin est maître de conférences dans le Wharton School's executive education program à l'Université de Pennsylvanie.

Son livre "La fin du travail" (End of Work) paru en 1995 à New York, est un best-seller aux États-Unis avant de rencontrer le même succès en Europe avec sa traduction l'année suivante.

En 2004, le livre de Rikfin "Le rêve européen" (The European Dream), a été un succès de librairie international récompensé en Allemagne en 2005 par le prix Corine International Literature Prize du meilleur livre de l'année publié dans le domaine de l'économie.

Rifkin a conseillé la Commission européenne et le Parlement européen.
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Source : Wikipédia
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Vidéo de
Interview de Jeremy Rifkin sur la "civilisation de l'empathie" .
Rencontre avec Jeremy Rifkin, de passage à Paris pour la sortie de son livre "Une nouvelle conscience pour un monde en crise, Civilisation de l'empathie".
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
psycheinhell   14 septembre 2011
Une nouvelle conscience pour un monde en crise de Jeremy Rifkin
" (...) la vraie liberté exige de manifester sa vulnérabilité, pas son invulnérabilité. Si la liberté d'une personne est son aptitude à vivre pleinement ses potentialités, et si la mesure de sa vie est l'intensité, l'ampleur et la diversité de ses relations, plus elle sera vulnérable et plus elle sera ouverte à l'établissement de relations intimes et riches avec les autres. Être vulnérable, en ce sens, ne signifie pas être faible, ni être une victime ou une proie, mais s'ouvrir à la communication au plus profond de l'échange humain."
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TheButterflyWhoKnits   21 juillet 2015
La nouvelle société du coût marginal zéro de Jeremy Rifkin
"L'économie du partage progresse pour bien des raisons. L'effondrement planétaire de l'économie de la seconde révolution industrielle de 2008 a réveillé la population. En Amérique et ailleurs, des centaines de millions de familles se sont retrouvées encombrées par une foule d'objets qu'elles utilisaient à peine et endettées jusqu'au cou pour les payer. La réalité les a dégrisées: quand le pétrole brut a atteint 147 dollars le baril sur les marchés mondiaux, le pouvoir d'achat a chuté, l'économie a coulé à pic et des millions de salariés se sont retrouvés au chômage. Sans salaire et avec peu de perspectives de revenu, des millions de familles se sont tournées vers leur épargne et ont découvert qu'elles n'en avaient pas. Elle avait été remplacée par une dette astronomique, accumulée pendant plus de vingt ans de consommation débridée - la plus grande frénésie de l'histoire. Pour la première fois, des millions de familles ont commencé à regarder tous ces objets dont elles n'avaient pas besoin et elles se sont demandé, non pas seulement pourquoi ai-je fait ça, mais: pourquoi? Une question existentielle collective, un examen de conscience, où l'on a réévalué la nature de la vie moderne. Certains ont commencé à remettre en cause l'intérêt d'accumuler toujours plus de biens qui n'ajoutaient rien, ou si peu, à leur bonheur et à leur bien-être. Les familles ont commencé à comprendre qu'on les avait arnaquée avec tous ces produits: elles avaient été aspirées dans une dépendance avilissante, alimentée par les milliards de dollars de publicité des entreprises."
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LaurentChic   01 mai 2012
La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin
Au XXIème siècle, des centaines de millions d'êtres humains vont produire leur propre énergie verte dans leurs maisons, leurs bureaux et leurs usines et la partager entre eux sur des réseaux intelligents d'électricité distribuée - sur l'inter-réseau -, exactement comme ils créent aujourd'hui leur propre information et la partagent sur internet. (p.57)
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LaurentChic   01 mai 2012
La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin
Les 5 piliers de la 3ème révolution industrielle :



1) le passage aux énergies renouvelables



2) la transformation du parc immobilier de tous les continents en ensemble de microcentrales énergétiques qui collectent sur site des énergies renouvelables



3) le déploiement de la technologie de l'hydrogène et d'autres techniques de stockage dans chaque immeuble et dans l'ensemble de l'infrastructure, pour stocker les énergies intermittentes



4) l'utilisation de la technologie d'internet pour transformer le réseau électrique de tous les continents en inter-réseau de partage de l'énergie fonctionnant exactement comme internet (...)



5) le changement de moyens de transport par passage aux véhicules électriques branchables ou à pile à combustible, capables d'acheter et de vendre de l'électricité sur un réseau électrique interactif continental intelligent.

(pp58-59)
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lesptitchats   12 mai 2014
La fin du travail de Jeremy Rifkin
Les nouvelles technologies de l'information sont conçues pour ôter aux travailleurs tout vestige de contrôle sur le processus de production : des instructions détaillées sont directement programmées dans la machine qui les exécute mot pour mot. Le travailleur n'a plus la possibilité d'exercer un jugement autonome, que ce soit à l'atelier ou au bureau, et n'a pratiquement plus de contrôle sur le résultat de son travail, dicté à l'avance par des experts en programmation. Avant l'ordinateur, la direction énonçait des instructions précises sous forme de " planning" que les ouvriers étaient ensuite censés respecter. L'exécution des tâches était entre leurs mains et il était donc possible d'introduire une dose de subjectivité dans le processus. Dans l'exécution de son programme de travail, chaque employé(e) imprimait sa marque, unique, sur le processus de production. Le passage de la production planifiée à la production programmée a altéré dans son essence la relation de l'ouvrier à son travail. Aujourd'hui, un nombre grandissant de travailleurs n'agissent plus que comme observateurs ; ils sont incapables de participer ou d'intervenir dans le processus de production. Les événements qui se déroulent dans l'usine ou au bureau ont été préprogrammés par une autre personne qui, peut-être, ne participera personnellement jamais à l'avenir automatisé, au fur et à mesure de son déroulement.
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lesptitchats   07 mai 2014
La fin du travail de Jeremy Rifkin
Le 20 juillet 1932, le conseil exécutif de l'AFL, réuni à Atlantic City, rédigea une déclaration demandant au président Hoover de convoquer une conférence des dirigeants patronaux et syndicaux afin de mettre en place une semaine de travail de trente deux heures dans le but de "créer des possibilités d'embauche pour des millions d'hommes et de femmes inactifs". Soucieux de stimuler le pouvoir d'achat des consommateurs et n'entrevoyant aucune autre solution viable, nombre de chefs d'entreprise se joignirent à contrecœur à la campagne pour une semaine plus courte. Certaines grosses firmes comme Kellogg's, de Battle Creek, Sears, Roebuck, Standart Oil du New Jersey et Hudson Motors réduisirent volontairement leurs horaires hebdomadaires à trente heures pour conserver leurs employés.

Les décisions de Kellogg's furent les plus audacieuses et novatrices parmi tous ces plans de sauvetage. W. K. Kellogg, propriétaire de l'entreprise, estima que "si nous passons à quatre postes de six heures [...] au lieu de trois de huit, trois cents chefs de famille supplémentaires auront un travail et un salaire à Battle Creek". Afin d'assurer un pouvoir d'achat suffisant à son personnel, la société porta le salaire minimal de ses employés masculins à 4 dollars par jour et augmenta de 12.5 % les rémunérations horaires, ce qui compensait la perte journalière de deux heures de travail.

La direction de Kellogg's assurait que ses travailleurs étaient en droit de profiter des augmentations de la productivité au travers de meilleurs salaires et de semaines de travail plus courtes. La société diffusa des rapports montrant que les emplois du temps allégés amélioraient l'entrain et l'efficacité au travail. En 1935, elle publia une étude détaillée prouvant qu'à la suite de " cinq années sous le régime des six heures par jour, le poids [ou les coûts généraux] unitaire avait chuté de 25% [...] le coût unitaire du travail était réduit de 10% [...] les accidents avaient diminué de 41% [...] [et] les effectifs de Kellogg's avaient augmenté de 39 % par rapport à 1929". La société était fière de ses réalisations et souhaitait ardemment partager ses vues avec d'autres responsables économiques : "Il ne s'agit pas simplement d'une théorie qui nous serait propre. Nous l'avons prouvé, tout au long de cinq années d'expérience effective. Nous avons établi qu'avec un horaire de travail inférieur la rentabilité et le moral de nos employés sont tellement meilleurs, le nombre des accidents, le prix des assurances et le coût unitaire de la production ont tellement fléchi que nous pouvons nous permettre de payer six heures de la même manière que huit précédemment."
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lesptitchats   07 mai 2014
La fin du travail de Jeremy Rifkin
La gestion des cheptels ne devrait pas tarder non plus à suivre le même chemin. L'office australien de la laine (Australian Wool Corporation) expérimente une machine à tondre susceptible de se substituer aux tondeurs professionnels, extrêmement bien payés. Le mouton est soulevé du sol et installé dans une sorte de cage métallique. Le robot est équipé d'un ordinateur et d'un logiciel de tonte correspondant à un mouton "type". Une fois installé, le mouton est palpé par le robot et les données s'appliquant à lui sont entrées dans le programme type, qui crée alors un sous-programme spécifique à ce mouton, afin que l'engin robotisé coupe exactement aux mensurations de l'animal en question. Les ciseaux automatiques ont été programmées pour "passer à un demi-centimètre exactement du corps frissonnant du mouton". Un observateur explique la suite : " A ce stade, le mouton est quelque peu affolé, respire puissamment, vomit et s'agite de façon désordonnée. La tonte se fait préférentiellement en descendant sur le dos de l'animal, en deux volées successives, puis en dénudant les flancs vers le ventre. Les bras du robot doivent positionner les ciseaux sur une cible agitée et faire des coupes franches sans infliger de blessures ni laisser la bête avec une coiffure de punk." La tondeuse de mouton robotisée devrait être au point et pleinement opérationnelle avant la fin de la décennie.
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lesptitchats   12 mai 2014
La fin du travail de Jeremy Rifkin
George Dismukes purge en ce moment une peine de prison de seize ans pour meurtre. Il exprime la colère et l'amertume de nombre de ses codétenus, dans un réquisitoire cinglant que le magasine Newsweek a publié au printemps 1994. Dismukes rappelle au bon souvenir du reste de l'Amérique :

" Nous, les emprisonnés, sommes la honte de l'Amérique. Le véritable crime, en l’occurrence, c'est votre folie. Des millions de gens végètent sans pouvoir s'accomplir ni se rendre utiles. [...] La société ne sait qu'en faire et préfère payer pour les enfermer, hors de sa vue, sans une chance ni une possibilité de réhabilitation spirituelle. [...] Je vous avertis, vous les suffisants, vous les satisfaits : prenez garde. [...] Notre nombre augmente. Notre coût s'élève rapidement. Construire des prisons plus grandes, plus sûres [...] ne permettra pas de commencer à [résoudre] les questions qui se cachent derrière ces problèmes et cette folie. Cela ne fera qu'accroître le chaos et aggraver les conséquences que tous auront un jour à subir"
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lesptitchats   12 mai 2014
La fin du travail de Jeremy Rifkin
La révolution de la productivité a donc affecté de deux façons le temps de travail. L'introduction des technologies économisant à la fois la main d’œuvre et le temps a permis aux entreprises d'éliminer massivement des travailleurs et de créer ainsi une armée de réserve de chômeurs qui pâtissent d'une oisiveté forcée au lieu de jouir de leur temps libre. Ceux qui ont encore un travail sont obligés de travailler plus longtemps, en partie pour compenser la baise de leur salaire et de leurs prestations. Nombre de sociétés préfèrent occuper plus longtemps une main d’œuvre plus réduite plutôt qu'un personnel plus abondant qui travaillerait moins : elles économisent ainsi diverses charges sociales, dont les prélèvements de santé et de régimes de retraite. Même en payant 50ù plus cher les heures supplémentaires, elles dépensent moins que si elles devaient payer les charges sociales inhérentes à une main d’œuvre plus abondante.
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Sally66   07 septembre 2019
La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin
Une opinion publique stupéfaite a vu, semaine après semaine, le pétrole jaillir d'une profonde crevasse dans le plancher océanique : sa nappe noire se répandait dans toutes les directions, tuait les êtres vivants, détruisait des habitats délicats et menaçait de transformer le golfe du Mexique en mer morte. Ce désastre écologique soulignait une douloureuse réalité : par volonté désespérée de maintenir en marche le moteur de l'économie, nous sommes prêts à nous lancer dans des entreprises toujours plus risquées pour trouver une énergie fossile rare, même si cela implique la destruction de nos éco-systèmes
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