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Note moyenne 3.76 /5 (sur 158 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Lodz , le 18/06/1933
Mort(e) le : 3/05/1991
Biographie :

Jerzy N. Kosinski est né Josek Lewinkopf à Łódź en Pologne. Il a survécu avec sa famille à la Seconde Guerre mondiale sous une fausse identité (Jerzy Kosiński) caché chez des paysans polonais dans l'est du pays. Un prêtre catholique lui a délivré un faux certificat de baptême.

Après la guerre, il revient à Lodz et étudie à l'Université les sciences politiques. Il travaille ensuite à l'Académie des Sciences polonaise. Il émigre aux États-Unis en 1957. Il étudie à l'université Columbia avec l'aide des fondations Guggenheim (1967), Ford (1968) et de l'American Academy (1970). Puis il est enseignant à Yale, Princeton, Davenport University, et Wesleyan. En 1965, il devient citoyen américain.

Un ouvrage important de Kosinski est L’Oiseau bariolé (1965), un livre très spécial, probablement écrit par plusieurs « rédacteurs » (à cette époque Kosinski ne maîtrisait pas encore suffisamment l’anglais), où se mélangent les impressions de la guerre, la description de l’état totalitaire et les éléments fantastiques. Après sa parution le texte a partagé les critiques entre ceux qui l’interprétaient comme un document autobiographique sur la Shoah et ceux qui le lisaient comme une fiction littéraire.

Un autre chef-d’œuvre de Kosinski, La Présence (Being There) a également fait scandale. Le film tiré de ce texte, Bienvenue Mister Chance, a connu un grand succès mais l’auteur a été accusé de plagiat.

En 1989, après le changement de régime en Pologne, il participe à la fondation d’une banque américaine en Pologne pour soutenir le processus de démocratisation.

La nuit de 3 mai 1991, il appelle une amie, la chanteuse de jazz Urszula Dudziak, et lui dit : « Je te rappelle quand je me réveillerai ». Il prend des barbituriques avec une grande dose d’alcool et s’allonge dans la baignoire avec un sac en plastique sur la tête. Le matin, sa femme, Katherina von Fraunhofer, le retrouve mort.
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UCHRONIE[S] EPILOGUE / Bande-annonce .
UNE CHOSE EST CERTAINE EN TOUT CAS : L'HISTOIRE DE NE REPASSE JAMAIS LES PLATS.Charles Kosinski et Tia Brown désirent quitter New Harlem et rentrer chez eux, à New York, dans leur propre réalité. Seule la "fusion noire" leur permettrait de réaliser leur projet, mais selon toute vraisemblance cette technologie révolutionnaire, mise au point par Charles lui-même, n'existe pas dans ce monde.Une enquête approfondie leur révèle bientôt que des scientifiques sont en train de mener des recherches dans ce sens. Charles et Tia n'ont alors qu'une option : entrer en contact avec ceux qui dirigent ce laboratoire secret...On prend toute la mesure de la maestria de Corbeyran dans l'ultime épisode de cette grande saga d'anticipation : les univers interconnectés fusionnent et les destins des protagonistes prennent enfin tout leur sens. C'est Éric Chabbert, le dessinateur de New Byzance, qui mettra en image ce dernier volet avec le brio qu'on lui connaît.En librairie le 23 février 2011Plus d'info et feuilletage des premières planches sur le site Glénat BDDevenez fan sur Facebook !
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
greg320i   26 mai 2014
La sève du diable de Jerzy Kosinski
Ma mère m'a dit un jour, que mon père divisait tous les gens qu'il avait connus en deux catégories: les secs et les humides. Il ne faisait confiance qu'aux gens qui transpirent, car il pensait qu'ils ne pourraient mentir sans être trahis par leur sueur .Il n'accordait jamais sa confiance à des gens qui ne transpirent pas.
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Zebra   27 février 2013
L'oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
page 80

[...] Les villageoises en furie maintenaient Ludmila clouée au sol. Elles s'étaient assises sur ses bras et sur ses jambes. Elles la frappaient à coups de râteau, lui lacéraient la peau du ventre de leurs ongles, lui arrachaient les cheveux, lui crachaient au visage. Lekh tenta d'intervenir mais elles le repoussèrent brutalement et l'assommèrent à demi avec les manches de leurs râteaux. Plusieurs d'entre elles le retournèrent sur le dos et le piétinèrent. Après quoi elles tuèrent le chien à coups de bêche. Les bergers, assis tranquillement sur le mur, contemplaient le massacre. [...]
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ZetaZeta   29 mars 2010
L'oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
Chacun porte en soi sa propre guerre, qu’il doit assumer, gagner ou perdre, tout seul, selon sa justice personnelle.
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petiteplumeblanche   24 mai 2014
Le Jeu de la passion de Jerzy Kosinski
Campé devant tous les étudiants dans sa plus élégante tenue d'équitation,il annonça que le titre choisi pour son séminaire(("Chevauchée à travers l'existence"))était en fait une métaphore de son sujet véritable,qu'il entendait montrer le rôle bénéfique de la douleur,de la maladie et du vieillissement sur le comportement humain.Les étudiants inscrits devraient se pencher sur les aspects philosophiques,psychologiques aussi bien que physiologiques du vieillissement,de la souffrance et de la mort.((......))Pour parvenir à une bonne compréhension du sujet,poursuivit Fabian,((;;;)),il faudrait que les étudiants soient confrontés tout au long du séminaire aux diverses manifestations de la douleur-la façon dont on la déclenche et la subit-en participant à diverses expériences sur divers animaux.

Il leur serait également de visiter un hôpital,de participer à son fonctionnement,de se rendre dans un asile,à la morgue municipale,au laboratoire d'autopsie des laboratoires de police,ainsi que dans un cimetière.Fabian ajouta qu'il était particulièrement satisfait de leur annoncer qu'un membre,du groupe"Suicides anonymes" s'était porté volontaire pour passer les derniers moments de sa vie au sein du séminaire,et qu'il accomplirait en leur présence le rituel de la mort.

..................................................................................................................................

Ce fut une fuite éperdue vers toutes les sorties.Et il n'y eut que peu de partants pour cette ""Chevauchée à travers l'existence"".
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filippo   17 février 2016
L'oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
L’une des distractions préférées des villageois était de prendre des oiseaux au piège, de peindre leurs plumes puis de les relâcher pour qu’ils ailes rejoindre leurs

congénères. Comme ces créatures aux couleurs vives cherchaient la protection de leurs

compagnons, les autres oiseaux, voyant en eux des étrangers menaçants, attaquaient et mettaient

en pièces ces parias jusqu’à ce que mort s’ensuive.
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Niki   12 septembre 2012
L'oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
Invisible et rusée, la Maladie se glisse dans les corps, à travers l'air, à travers l'eau ou à travers le contact des hommes et des animaux ; ou bien encore - et là Marta me lança un regard inquiétant - à travers des yeux noirs, cernant un nez crochu. De tels yeux, qu'on appelait les yeux de Bohémiens ou de sorcière, étaient capables de transmettre les infirmités, la peste ou la mort. C'est pour cela qu'elle m'interdisait de la regarder droit dans les yeux, et même de regarder en face les animaux de la ferme. Elle m'avait ordonné de cracher trois fois et de me signer, s'il m'arrivait, par malheur, de le faire.
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petch   17 novembre 2012
Bienvenue Mister Chance de Jerzy Kosinski
Tant qu'on ne regardait pas les gens, ils n'existaient pas. Ils commençaient à vivre, comme à la télévision, quand on posait les yeux sur eux.
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petch   15 décembre 2012
La sève du diable de Jerzy Kosinski
Il faisait nuit et il était entouré de gens de son espèce qui parlaient sa langue et vivaient dans sa ville. Les jeunes gens enlacés sur le trottoir devant les bars, ou appuyés à des motos et à des voitures garées en double file, constituaient son public. Ils lui étaient cependant étrangers. Il ne les voyait déjà plus.

Il était devenu son propre évènement.
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jay2_3   17 janvier 2015
L'oiseau bariolé de Jerzy Kosinski
C'était un grand et bel animal. On sentait en lui un besoin de liberté, un profond désir de gambader, de bondir, de filer dans la campagne. Enfermé dans sa cage, il devenait enragé, grattait le sol de ses pattes, se cognait la tête contre le grillage. Au bout de quelques temps, Makar furieux, lui jeta dessus une lourde bâche. Le lièvre se débattit d'abord comme un diable, mais il finit par se rendre. Il s'apprivoisa peu à peu, jusqu'à venir manger dans ma main. Un soir qu'il était ivre, Makar oublia de refermer la porte de son clapier. Le lièvre bondit dehors et partit vers la prairie. Je crus qu'il allait plonger dans les hautes herbes et disparaître à jamais. Mais il semblait savourer sa liberté et demeurait assis, les oreilles dressées. Des champs et des bois lointains lui parvenaient des bruits qu'il était seul à entendre et à comprendre, des effluves et des parfums qu'il pouvait seul apprécier. Puis tout à coup, il changea d'attitude. Ses oreilles retombèrent, il se tassa sur lui-même. Il fit un bond, ses moustaches frémirent, mais il ne s'enfuit pas. Je sifflai de toutes mes forces, dans l'espoir de l'éveiller au sentiment de sa liberté. Mais il se contenta de tourner en rond puis, comme soudain vieilli et diminué, il retourna en rampant vers son clapier. Il passa devant les lapins étonnés et sauta dans sa cage. Je n'avais qu'à refermer la porte. En vérité, il portait sa cage en lui-même; elle lui entravait le coeur et l'esprit, elle paralysait ses muscles. La liberté, qui le distinguait jadis des lapins amorphes et résignés, l'avait déserté, comme le parfum s'envole à l'automne du trèfle desséché.
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letitbe   30 novembre 2013
Bienvenue Mister Chance de Jerzy Kosinski
Nous acceptons volontiers l'inévitable passage des saisons dicté par la nature, mais nous sommes perturbés par les saisons de notre économie ! Quelle folie de notre part !
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