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Note moyenne 3.34 /5 (sur 76 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Pottsville, Pennsylvania , le 31/01/1905
Mort(e) à : Princeton, New Jersey , le 11/04/1970
Biographie :

Ami d'Ernest Hemingway et de Francis Scott Fitzgerald, John Henry O'Hara a écrit de nombreux feuilletons et nouvelles pour le magazine américain The New Yorker. Ses scénarios et ses romans ont été très bien accueillis par la critique au point qu'on le surnomma le "Balzac américain".

Une des œuvres majeures de John O'Hara est Rendez-vous à Samarra, qu'il publia en 1934 et dont Hemingway disait : « Si vous rêvez d'un roman magnifique, écrit par un auteur qui maîtrise parfaitement son sujet, lisez Rendez-vous à Samarra ».

Citons aussi son roman Gloria (BUtterfield 8) (1935), qui fut adapté au cinéma par Daniel Mann en 1960, le rôle de Gloria Wandrous est incarné par Elizabeth Taylor.

Source : Wikipédia
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1   08 septembre 2013
Une lueur de paradis de John O'Hara
Ce n'est peut-être pas a moi de raconter cette histoire. Mais si je ne la raconte pas, il n'y aura personne pour le faire, alors autant que je m'y colle.

Par une chaude journée de septembre dernier, je me trouvais au studio, assis dans mon bureau les pieds sur la table. J'admirais mes chaussures neuves a trente-cinq dollars et mes chaussettes a sept dollars cinquante, tout en me disant que j'aimerais bien me tirer, histoire d'aller faire un tour au volant de mon auto a deux cents dollars.
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Alice_   29 décembre 2014
L'enfer commence avec elle de John O'Hara
Le mot "père" prononcé avec quelque tendresse ou sentimentalisme, évoqua toujours pour elle le souvenir d'une photographie d'université. C'était la seule photo que sa mère avait gardée de son père, celle de leur mariage ayant été perdue au cours d'un déménagement. La photo prise à l'université n'était pas d'un grand secours pour une enfant qui voulait ressembler aux autres: elle voyait un homme en toque ronde, au deuxième rang de trois rangs de jeunes hommes debout sur les marches d'un bâtiment en pierre. Durant toute son enfance, la tête d'un saint entourée d'un halo lui rappela infailliblement son père; elle se demandait comment l'auréole pouvait tenir toute seule sans un petit support caché pour l'accrocher à la nuque du saint. Elle regrettait que l'auréole de son père ne fût pas aussi bien agencée. Elle ne prit jamais son père pour un saint, néanmoins tous les saints lui rappelaient vaguement la personne de son père.
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Livresse_des_Mots   12 février 2013
Une lueur de paradis de John O'Hara
Nous nous fixâmes rendez-vous et je demeurai assis dans la voiture, le bras droit allongé sur le dossier du siège. Elle avait son chapeau à la main et portait un tailleur en peau d'ange. Il n'étais pas neuf mais il me plaisait. Elle marchait toujours d'un pas déterminé. J'aimais sa démarche. Je n'avais rien à faire. Lorsqu'elle eut disparu au coin de la rue, je sortis de voiture pour entrer dans une boutique où j'achetai des cravates hors de prix, puis descendant Wilshire je rejoignis Vine Street et Hollywood, histoire d'aller embêter mon agent, qui recevait tous les journaux de New York. Je téléphonai à mon hôtel, et on m'apprit qu'un certain Don Miller avait laissé un numéro où le joindre. Je l'appelai. Il voulait me voir et je lui dis que je l'emmènerais déjeuner à midi et demi
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tara001   09 septembre 2018
Rendez-vous à Samarra de John O'Hara
Ceci est une histoire sans fin.

Vous tirez la pointe d'une grenade à main : quelques secondes plus tard elle explose, et dans un rayon restreint, des hommes tombent, tués ou blessés. Résultat : cadavres à enterrer, malades à soigner. Veuves, enfants sans père, parents privés de leurs enfants. Ce qui déclenche le mécanisme des pensions et développe chez les uns l'esprit pacifiste, une haine durable chez les autres.

Un autre homme, qui s'était arrêté, deux minutes avant, à l'endroit même ou l'engin devait sauter, se met désormais à croire en Dieu, ou prend pour fétiche une patte de lapin.
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ludi33   29 novembre 2016
Une lueur de paradis de John O'Hara
Peggy était tout aussi embêtée. Puisque soirée il y avait, elle désirait que tout se passe bien. Elle se dépensait pour tout le monde, et pour la première fois m’apparaissait sous le jour d’une hôtesse conventionnelle et effacée. C’était vraiment surprenant : Peggy, qui devant une centaine de personnes n’hésitait pas à se lever et à dire ce qu’elle pensait de Tom Mooney ou de Harry Bridges, jouait les maîtresses de maison effacées.
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Nanne   11 septembre 2009
Rendez-vous à Samarra de John O'Hara
Aussi, lorsque le liquide le frapperait, il garderait tout juste ce qu'il faut de contrôle sur lui-même, c'est probable, pour se rappeler qui le lui avait lancé et sans doute ne dirait-il pas les choses qu'il aurait envie de dire. Ce fils de garce au sang de navet, il sortirait probablement son mouchoir et il essaierait en riant de faire passer ça pour une plaisanterie, ou, s'il voyait que personne d'autre ne trouvait la chose comique, il jouerait le rôle du monsieur impassible et froidement indigné et dirait : "Quelle saloperie d'avoir fait ça ! A quoi ça rime ? ... Hein ?". "Et moi, se disait Julian intérieurement, j'aimerais pouvoir lui dire qu'à mon idée, il était grand temps que quelqu'un s'avisât de la lui boucler".
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mademoisellechristelle   09 juin 2013
L'enfer commence avec elle de John O'Hara
Depuis que je la connais, ma vie n'est que mensonge. Que le diable l'emporte. Je suis une homme bien. Je suis un homme mauvais, pire que mauvais, mais elle est encore pire que moi. Elle est vraiment mauvaise, elle est mauvaise, elle est le mal. Pas seulement le mal, le Mal avec un grand M. Tout ce que j'ai fait de mal, c'est elle qui devrait en porter le poids sur la conscience, car elle m'a corrompu, je n'avais jamais pêché avant de la connaître. […] Cette fille est mauvaise, et l'enfer ne sera pas assez brûlant pour elle.
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John O'Hara
tara001   15 octobre 2018
John O'Hara
Il y a toujours assez à faire tant que le coeur bat. Il n'y a jamais, jamais assez de temps pour tout faire. Même lorsqu'on n'a plus rien à faire qu'à se souvenir, c'est suffisant et on n'a pas le temps de tout se rappeler. Et la vie d'un homme est plus que personne ne peut se rappeler entièrement, simplement la vie d'un homme, aussi nous nous rappelons ce que nous pouvons, ce dont nous avons l'occasion de nous souvenir, dont le souvenir nous cause joie ou tristesse.

Il n'y a ici, dans la biographie de Joe Chapin, rien qui n'ait pu être vu ou entendu par ceux dont les voix étaient proches de la sienne.

Quoiqu'il ait pensé, quoiqu'il ait ressenti, cela a toujours été exprimé à quelqu'un d'autre, ou par le truchement de quelqu'un d'autre, et le lecteur peut juger lui-même de la véracité de ce qu'il a dit, ou n'a pas dit.

Et de même, dix ans après la mort de Joe Chapin, ceux qui ne gardaient plus ou moins bien son souvenir ne pouvaient plus s'appuyer que sur les faits réels ou apparents de son existence, et bien rarement sur ses pensées et ses désirs cachés.

Enfin, quelque part après sa mort, il fut placé dans le >Passé où seuls ses paroles et

ses actes connus peuvent être mis en balance avec celles et ceux qu'il n'a ni accomplis ni prononcés.

Et puis, quand vint le moment où il fut placé dans le Passé, il disparut de la vie de tout le reste d'entre nous, qui attendons notre tour.
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gauthier_nathalie   29 septembre 2013
Rendez-vous à Samarra de John O'Hara
"-Oh! Je trouve que tu es de mauvaise foi. Je trouve ton manège ignoble et tu recommences toujours. Tu me mets en colère et puis, tout à coup, tu refuses de poursuivre la discussion et, au lieu de ça, tu prends un air folâtre et tu parles d'amour et de coucheries. C'est dégoûtant, parce que, si je refuse de dire que je t'aime, c'est toi qui deviens la personne offensée, et tout. C'est lâche et déloyal et tu le fais continuellement."
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tara001   15 octobre 2018
10, rue Frederick de John O'Hara
Ce n'est pas la même chose que de prétendre qu'un changement s'est produit du jour au lendemain, car il est peu de faits - si même il en existe - qui amènent un changement radical et immédiat dans la vie des êtres humains. Le changement est presque toujours comme une eau qui coule, rapidement ou lentement, mais même les événements les plus importants de la vie n'entraînent pas ce qu'on appelle des changements du jour au lendemain.

Seule, la mort même cause ce changement du jour au lendemain, mais alors, naturellement, il n'y a pas de lendemain.

S'il est stupide de dire que la vie d'un homme est finie tant qu'il y a encore en lui de la vie qui peut réagir devant la vie nouvelle (que cette vie nouvelle soit une drogue ou un nouvel amour partagé), il est également stupide de nier que dans la vie d'un homme vient le moment ou il ne réagit plus parce qu'il ne le veut plus ou qu'il ne le peut plus.
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