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ISBN : 2253129216
Éditeur : Le Livre de Poche (10/10/2012)

Note moyenne : 2.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
New York, années 1930. Gloria Wandrous, une très belle jeune femme, évolue au milieu d’une cour d’amants, assumant pleinement sa sexualité et bouleversant ainsi les mœurs bourgeoises de l’époque. Sa dernière conquête , Weston Liggett, est marié et père de famille. Celui-ci, obsédé par Gloria, fasciné par sa totale liberté, songe à tout quitter pour elle et la traque dans les vingt mille clubs clandestins de la ville … John O’Hara, que la critique surnomma « le Balza... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
mademoisellechristelle
  09 juin 2013
Un livre de 315 pages.. avec une histoire que l'on peut résumer en une seule phrase.. c'est dommage..
On peut lire sur la quatrième de couverture que John O'Hara est considéré par la critique comme le « Balzac » américain. J'étais donc très curieuse de lire ce que pouvait donner une telle plume, d'autant plus que le sujet du livre est l'un de mes sujets de prédilection : les relations hommes-femmes, avec cette fois-ci une option garce-qui-s'assume.
Eh bien, je dois dire que je suis assez déçue dans l'ensemble..
Tout d'abord, force est de constater que le début du livre est vraiment trop brouillon. En effet, de nombreux personnages nous sont tous présentés en même temps et on a du mal à comprendre qui couche avec qui ou qui fait quoi avec qui. de plus, certains personnages ne sont d'aucune utilité pour la suite du roman, et il est fort dommage de s'appesantir sur eux si longtemps.
Or, les deux personnages principaux du roman sont Gloria et Weston, les autres personnages étant censés graviter autour d'eux. Mais ce n'est pas du tout le cas dans le roman de John O'Hara et la multiplicité des personnages rend la lecture beaucoup plus complexe qu'il ne le faudrait.
L'histoire se déroule dans le New-York des années 1930 soit en plein pendant le krach boursier et en pleine prohibition. Néanmoins, aucun des personnages ne semble s'en préoccuper et tous vivent dans une espèce d'insouciance et de naïveté, qui fait que l'on oublierait presque la période pendant laquelle les personnages vivaient.
D'ailleurs, on pourrait presque comparer cette époque à la notre, puisque nous connaissons nous aussi une crise sans précédent, mais, comme dans le roman de John O'Hara, le plus important, c'est de sortir dans les endroits à la mode, bien s'habiller et claquer tout son pognon dans des futilités ou dans des produits de luxe.
On sent également la volonté de l'auteur de nous faire comprendre que les années 1930 aux Etats-Unis étaient une période de véritable débauche : tout le monde couche avec tout le monde, les maris trompent tous leurs femmes et les gens ne s'abreuvent que de boissons alcoolisées.. Bref, l'auteur nous livre une forte critique de la société bourgeoise américaine de l'époque, vivant dans une sorte de déni des réalités et ne se préoccupant que de choses futiles.
Si le roman s'intitule « l'enfer commence avec elle », c'est parce que l'enfer, c'est Gloria.
Gloria est une femme d'une vingtaine d'années à la sexualité plus que libérée et qui s'assume tout à fait comme telle. Elle se définit d'ailleurs elle même comme une « salope » parce qu'elle « sait ce qui est bien et mal, mais le mal la tente toujours ». En plus d'être volage, c'est une femme extrêmement capricieuse, irresponsable, et qui n'obéit qu'à ses seules pulsions et ses désirs.
Gloria collectionne les amants et parmi eux, il y a Weston Liggett.
Weston est un homme plutôt lâche et égoïste (un homme, quoi) et qui a tendance à faire passer ses désirs avant ceux des autres, et notamment ceux de sa femme et de ses deux filles, voire même ceux de sa maîtresse Gloria, qu'il tente de convaincre de le suivre, nonobstant ses propres désirs qu'il ne prendra jamais le temps de découvrir.
Gloria entretiendra des relations ambiguës avec les hommes qui l'entourent, ce qui tient sans doute à son passé, que je ne peux dévoiler ici sans dévoiler le roman. D'ailleurs, je ne peux que regretter le fait que l'auteur n'ait pas pris le temps d'approfondir les rapports entre Gloria et les hommes (et notamment sa liaison avec Weston, qui ne prend pas beaucoup de place dans l'histoire, alors que c'est l'histoire principale du roman) car je pense que cela aurait donné une tournure vraiment intéressante au roman.
Au final, que penser de « l'enfer commence avec elle » ? Ce sera un espoir déçu pour ma part car je m'attendais à une très belle plume nous contant une histoire dans laquelle je serai complètement happée et qui m'apprendrait des choses sur les relations hommes-femmes, option garce délurée, une histoire d'amour passionnelle, fusionnelle, intense, un amour impossible.. Mais que nénni.. Je n'ai rien eu de tout cela..
A la place, je n'ai pu lire qu'un blabla sans fin (l'histoire doit commencer à peu près à la page 200) et de longues descriptions, le tout sans vraiment beaucoup de suspens. La seule chose que l'on peut retenir et qui est vraiment intéressante, c'est la toile de fond du livre à savoir la critique de la société bourgeoise américaine de l'époque.
Sans doute l'histoire d'amour entre Gloria et Weston n'aura alors été qu'un prétexte pour l'auteur..
Pour info, le roman de John O'Hara a été adapté au cinéma en 1960, sous le titre La Vénus au vison, avec Elizabeth Taylor dans le rôle principal.
Lien : http://mademoisellechristell..
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jfponge
  01 octobre 2016
Gloria, pas même vingt ans, a déjà tout connu : les hommes, la drogue, l'alcool, l'argent facile, seul l'amour n'est pas au rendez-vous. Il y a bien son ami Eddie, mais il ne peut guère lui offrir la vie dorée sur tranches à laquelle elle aspire. Sa liaison avec Weston Liggett, "honorable" citoyen, va peut-être lui ouvrir les portes du paradis, ou bien être la première marche d'une descente vers l'enfer. C'est cette seconde option que choisit John O'Hara en ces temps de prohibition où les tripots clandestins (les "speakeasy") offrent aux new-yorkais respectables la possibilité de côtoyer la lie de la société. Une vision amère, mille fois plus amère que le fameux "Canada dry" cher à Al Capone. Peu de personnages trouvent grâce au milieu de cette humanité désenchantée. Et pourtant, Gloria, malgré ses défauts, brille de mille feux, par sa beauté, mais aussi sa franchise et sa simplicité. On lui aurait souhaité un tout autre destin. Mais l'auteur n'en a pas décidé ainsi. Une autre époque…
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crapahutevida
  18 juin 2017
Moderne malgré sa date de parution....
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Les critiques presse (1)
Telerama   27 novembre 2012
A travers cette aventure sentimentale, John O'Hara […] décrit avec précision une bourgeoisie qui se dévergonde dans les clubs et se moque de la prohibition comme de la crise financière.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
Alice_Alice_   29 décembre 2014
Le mot "père" prononcé avec quelque tendresse ou sentimentalisme, évoqua toujours pour elle le souvenir d'une photographie d'université. C'était la seule photo que sa mère avait gardée de son père, celle de leur mariage ayant été perdue au cours d'un déménagement. La photo prise à l'université n'était pas d'un grand secours pour une enfant qui voulait ressembler aux autres: elle voyait un homme en toque ronde, au deuxième rang de trois rangs de jeunes hommes debout sur les marches d'un bâtiment en pierre. Durant toute son enfance, la tête d'un saint entourée d'un halo lui rappela infailliblement son père; elle se demandait comment l'auréole pouvait tenir toute seule sans un petit support caché pour l'accrocher à la nuque du saint. Elle regrettait que l'auréole de son père ne fût pas aussi bien agencée. Elle ne prit jamais son père pour un saint, néanmoins tous les saints lui rappelaient vaguement la personne de son père.
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mademoisellechristellemademoisellechristelle   09 juin 2013
Depuis que je la connais, ma vie n'est que mensonge. Que le diable l'emporte. Je suis une homme bien. Je suis un homme mauvais, pire que mauvais, mais elle est encore pire que moi. Elle est vraiment mauvaise, elle est mauvaise, elle est le mal. Pas seulement le mal, le Mal avec un grand M. Tout ce que j'ai fait de mal, c'est elle qui devrait en porter le poids sur la conscience, car elle m'a corrompu, je n'avais jamais pêché avant de la connaître. […] Cette fille est mauvaise, et l'enfer ne sera pas assez brûlant pour elle.
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