AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.08 /5 (sur 47 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1968
Biographie :

Laurent Mucchielli est un sociologue français.

Après une formation en droit, en histoire et en sociologie, Laurent Mucchielli est devenu chercheur au CNRS en 1997. Après des premiers travaux sur l’histoire des sciences sociales en France, puis sur les homicides et sur la délinquance juvénile (notamment les viols collectifs), ses recherches se sont portées sur l’analyse de l'évolution de la délinquance, de la violence et des politiques de sécurité de façon plus générale, ainsi que sur l'analyse critique de l’exploitation qui en est faite par les médias et les discours politiques.

À la suite des émeutes de novembre 2005, il a également ouvert un chantier de recherches sur les problèmes spécifiques aux quartiers populaires, avec une petite équipe de jeunes chercheurs de terrain. Laurent Mucchielli enseigne la sociologie de la délinquance à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il intervient aussi dans des écoles de formation professionnelle telles que l'École nationale de la magistrature et les Instituts Régionaux du Travail Social.

Il a dirigé, de 2004 à 2009, le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) ; ce laboratoire du CNRS fait partie du Groupe européen de recherche sur les normativités (GERN).

Le CNRS lui a décerné en 2006 sa Médaille de Bronze.
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de Laurent Mucchielli   (36)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Comment la vidéosurveillance a conquis les territoires et les esprits? La vidéosurveillance a connu un succès fulgurant en France à partir de l?élection présidentielle de 2007, sous l?impulsion de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Cette technologie a été présentée comme une contribution majeure à la fois à la prévention et à la répression de la délinquance et du terrorisme. Mais cette promesse sécuritaire, activement entretenue par les industriels de la sécurité, relève-t-elle du mythe ou de la réalité ? À quoi sert vraiment la vidéosurveillance ? Après avoir enquêté dans trois villes françaises emblématiques, Laurent Mucchielli dresse un constat sans appel : la vidéosurveillance n?est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme. Dissiper les écrans de fumée, percer à jour le « bluff technologique » des industries de sécurité, le gaspillage de l?argent public et la démagogie politique : tels sont les résultats de cet essai sans concession et profondément citoyen. Laurent Mucchielli est directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de Sociologie) et enseigne la sociologie de la délinquance à l?université d?Aix-Marseille. Il est l?un des meilleurs spécialistes des questions de sécurité et de prévention en France. Pour en savoir plus : https://goo.gl/jcY1FL

+ Lire la suite
Podcasts (2) Voir tous


Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Laurent Mucchielli
TerrainsVagues   17 juillet 2021
Laurent Mucchielli
Absence d’enquête de terrain, «people-isation», perte de neutralité au profit d’un genre de militantisme, enquêtes à charge, dépendance totale envers la communication des agences gouvernementales et des industries, le journalisme tel que défini il y a 50 ans dans la Déclaration de Munich est en train de disparaître sous nos yeux, éclipsé par un «fact-checking» général aussi superficiel que biaisé.
Commenter  J’apprécie          201
Laurent Mucchielli
TerrainsVagues   05 mai 2021
Laurent Mucchielli
Les bonnes questions sont : pourquoi le débat contradictoire est-il à ce point interdit en France ? Pourquoi les chercheurs indépendants et désintéressés qui s'interrogent sur la communication des pouvoirs publics, et proposent des contre-analyses, sont-ils traités par les journalistes comme des ennemis plutôt que des alliés ? Comment se fait-il que ces journalistes se soient à ce point et aussi massivement mués en défenseurs (« les nouveaux chiens de garde » titrait déjà Serge Halimi en 2005) de la communication gouvernementale ? Pourquoi tout propos produisant volontairement ou involontairement une dédramatisation de la crise sanitaire est-il jugé par principe insupportable et irrecevable ?



Quoi qu'il en soit, pour notre part, que cela plaise ou non, nous continuons à penser que, comme le disait très justement il y a quelques semaines notre collègue Didier Fassin dans le Journal du CNRS : « le Covid-19 n’est exceptionnel ni par son infectiosité ni par sa létalité. (...) Le caractère unique de la situation actuelle ne tient donc pas tant à la maladie elle-même qu’à la réponse qui lui a été apportée ». Ce qui, évidemment, en dérange plus d'un. A la décharge des journalistes, terminons ce préambule en disant que le conformisme de pensée, la soumission à cette sorte de pensée unique officielle que nous appelons la doxa du Covid, est très répandu dans la haute administration, y compris dans la fonction publique hospitalière et y compris dans des établissements publics comme l'INSERM, l'INSEE ou encore l'INED. Nombre de collègues nous disent en privé qu'ils comprennent et soutiennent notre démarche, mais ont peur de le dire en public car ils redoutent – à juste titre – d'en subir immédiatement des conséquences désagréables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          165
Laurent Mucchielli
TerrainsVagues   05 août 2021
Laurent Mucchielli
Certains de mes collègues le redoutaient, je ne voulais pas y croire. Mediapart qui me censure ! C'est un choc. Sachant que je tente depuis des mois d'avoir une vraie discussion avec ses journalistes, qui ne m'ont jamais répondu. Notre travail sera republié ailleurs. Mais quelle tristesse de voir que même Mediapart considère qu'il n'y a qu'une seule façon de penser autorisée, et qu'à la place du débat, on trouve la censure. Pour un journal qui prône la liberté et l'indépendance, cela me semble grave. Et cela fera aussi date. Car nous allons évidemment continuer à publier notre travail critique, n'en déplaise au pouvoir politique, à sa cour et tous les influenceurs type "nofakemed" et cie qui m'attaquent sans relâche et qui ont donc réussi à faire pression sur Mediapart. Quand viendra - plus tard - le temps de la vérité, que les masques seront tombés, je fais (hélas) le pari que la rédaction de Mediapart regrettera d'avoir préféré cette censure hautaine au dialogue que je lui propose depuis le mois de mars 2020.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          145
Sodapop_Curtis   12 mai 2016
Le scandale des "tournantes". Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique de Laurent Mucchielli
Revenons une dernière fois sur les ressorts profonds du ou des types de viols collectifs qui semblent dominer en quantité, du moins dans les grandes agglomérations, à savoir ceux qui mettent en scène des groupes de jeunes hommes habitant les quartiers populaires. Cette forme de violence sexuelle exercée par de jeunes hommes envers de jeunes femmes ne doit rien à la "culture d'origine" de ces personnes, encore moins à une religion dont ils sont au contraire très éloignés. Le contresens constamment opéré dans le débat public, par des commentateurs de l'islam qui ignorent à peu près tout de la réalité des pratiques religieuses, est ici total. En effet, les chercheurs et les professionnels de terrain constatent depuis plusieurs années que la conversion à un islam réellement pratiqué, loin d'être un facteur de violence, est au contraire un moyen efficace pour sortir des pratiques délinquantes : d'une part, cette conversion suppose l'adoption d'un mode de vie structuré et structurant, d'autre part, elle offre un cadre identitaire et revalorisant s'agissant de jeunes hommes qui cachaient derrière leurs attitudes provocatrices et supérieures des fragilités narcissiques importantes liées à leurs multiples échecs depuis l'enfance.

L'idée d'une culture maghrébine et d'une religion musulmane qui prédisposeraient à la violence envers les femmes constitue donc un grossier préjugé ethnocentrique (consistant comme toujours à considérer l'autre comme un barbare) et un argument de lutte politique malhonnête (consistant à prétendre que les hommes d'origine maghrébine ou africaine violentent particulièrement leurs femmes, pensant ainsi promouvoir l'émancipation de ces dernières). Loin de ces idées reçues, nous avons vu que la pratique des viols collectifs dans les quartiers pauvres des grandes agglomérations doit se comprendre à travers l'analyse des groupes de pairs ou des bandes de jeunes et de leurs systèmes de normes propres : c'est parce que le virilisme compensant la marginalisation sociale des jeunes hommes ainsi que les mécanismes de formation des bandes jouent beaucoup plus dans ces quartiers que les viols collectifs y sont plus nombreux. La preuve en est que, à des époques et dans des populations différentes, des mécanismes similaires ont produit des comportements similaires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
marcGR   14 février 2022
La doxa du Covid, tome 1 : Peur, santé, corruption et démocratie de Laurent Mucchielli
Traitement de type

J'ai constaté une impressionante quantité de commentaires anonymes et reçu également une vingtaine de messages éléctroniques de collègues (CNRS et universités) présentant D.Raoult tantôt comme un charlatan, tantôt comme une personne non crédible du fait de tel ou tel aspect de sa personalité. Chez certains journalistes, certains intellectuels et certains médecins, c'est une véritable haine que suscite la personne de Raoult. Or ceci est doublement condanable. Premièrement, juger de la crédibilité d'un chercheur en fonction de sa personalité apparente est une attitude particulièrement sotte, surtout quand certains des traits de personnalité en question sont d'une triste banalité. (...) En réalité, que la personnalité de D. Raoult soit ou non sympathique aux uns et aux autres n'avait aucune espèce d'interêt et ce genre de discussion relève du café du commerce.

Deuxièmement, je tairai par charité le nom des collègues qui ont accusé Raoult de "charlatanisme" tellement la chose est indécente. En 2 clics sur son ordinateur, chacun peut lire le CV de Raoult et comprendre qu'il a affaire à l'un des microbiologistes, virologues et infectiologues les plus connus en France mais aussi à l'échelle internationale. Que cela plaise ou non, ceci est un fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Laurent Mucchielli
Gribouille_idf   28 septembre 2018
Laurent Mucchielli
Les émeutes de novembre 2005 témoignent ainsi de la situation de désespérance d'une partie de la jeunesse confrontée à une double crise d'insertion dans la société et la vie adulte.
Commenter  J’apprécie          50
Sodapop_Curtis   12 mai 2016
Le scandale des "tournantes". Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique de Laurent Mucchielli
La première défaillance (la socialisation familiale) est la moins facile à repérer et à analyse car elle est moins visible. Le problème principal n'est sans doute pas l'absence physique d'un parent (en l'occurrence le père), la famille en situation monoparentale. C'est là une explication courante que toutes les recherches relativisent fortement. L'essentiel ne tient pas à la forme de la famille mais au contenu réel des relations familiales, à l'existence ou non d'un conflit entre les parents (déterminant "l'ambiance générale" de la famille), à la capacité des parents à représenter des supports d'identification pour leurs enfants. Cela tient aussi à leur "capital social", entendu ici comme leurs capacités de mobilisation dans le voisinage et vis-à-vis des institutions locales. Or les situations de précarité (économique, relationnelle, sociale au sens large) des parents, qui accroissent les conflits internes des familles, sont concentrées évidemment dans les quartiers pauvres ou résident massivement les familles d'origine maghrébine et africaine.

La seconde défaillance (celle de la socialisation scolaire) est beaucoup plus aisément repérable car elle est sanctionnée par des mécanismes d'exclusion institutionnalisés. Or, nous l'avons vu, l'échec et la marginalisation scolaires sont le principal point commun des biographies des auteurs de viols collectifs. Le problème est connu de longue date. La question qui se pose dès lors est également bien connue de tous les éducateurs et plus largement des professionnels qui travaillent auprès de ce public. Comment un adolescent en situation d'échec ou de marginalisation scolaire, a fortiori s'il ne trouve pas en famille les ressources économiques et psychologiques nécessaires pour faire face à cet échec ou à cette marginalisation, peut-il s'affirmer sur le plan personnel et social, et se projeter dans l'avenir en tant qu'adulte, c'est-)-dire ayant un véritable travail (conférant statut et revenu), habitant son propre logement et fondant à son tour une famille ? La réponse est souvent : c'est impossible. Le résultat est une terrible anxiété, de très profonds sentiments de dévalorisation, de colère et d'injustice. Pour survivre psychologiquement, cette situation nécessite une réponse.

Le monde de la bande en constitue une. L'adolescent peut y trouver une place, y exister, s'y affirmer, y être valorisé, à tel point qu'il peut avoir le sentiment de dominer les autres et de prendre en quelque sorte une revanche sociale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Gribouille_idf   28 septembre 2018
Quand les banlieues brûlent... : Retour sur les émeutes de novembre 2005 de Laurent Mucchielli
Les émeutes de novembre 2005 témoignent ainsi de la situation de désespérance d'une partie de la jeunesse confrontée à une double crise d'insertion dans la société et la vie adulte.
Commenter  J’apprécie          40
Gribouille_idf   14 février 2018
Le scandale des "tournantes". Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique de Laurent Mucchielli
La référence constante à l'origine maghrébine ou noire africaine accentue encore ce clivage: c'est l'éducation dans ces sociétés qui est aussi en procès. Et parfois même, c'est la religion musulmane.
Commenter  J’apprécie          30
de   31 mai 2018
Vous êtes filmés ! de Laurent Mucchielli
consiste à surveiller la voie publique ordinaire (la rue), non pas pour y gérer à distance un risque particulier, mais pour lutter de manière générale contre un risque protéiforme et difficilement prévisible appelé « la délinquance », parfois « le terrorisme » ou même « l’insécurité ». C’est à l’évaluation scientifique de cette promesse de sécurité globale des citoyens que ce livre est consacré
Commenter  J’apprécie          20

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

1984 - Orwell

Comment s'appelle le personnage principal du roman ?

Wilson
Winston
William
Whitney

10 questions
1937 lecteurs ont répondu
Thème : 1984 de George OrwellCréer un quiz sur cet auteur