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EAN : 9791091447492
414 pages
Ring (22/09/2016)
3.6/5   364 notes
Résumé :
La guerre civile était inévitable. Vivez l'Apocalypse des trois derniers jours de la France. Dans une France proche et obscure, une descente dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément. La cité s'embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu se propage et la République explose. Forces de l'ordre, terroristes, responsables, citoyens, journalistes, tous sont submergés par le raz-de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
3,6

sur 364 notes

lyoko
  10 novembre 2018
Ring est une maison d'édition que j'aime beaucoup. Déjà parce qu'elle publie des choses atypiques, mais en plus elle ne fait pas dans le politiquement correct. de nos jours les faux semblants sont de plus en plus mis en valeur, et j'aime que les choses soient dites sans détour. Aujourd'hui il ne faut pas "choquer" en appelant les choses, les actes ou encore les êtres humains par des noms a rallonge. Et du coup je trouve qu'on se voile la face bêtement, et bien évidemment on voile en même temps et surtout celle de nos enfants.

Je me suis donc lancée dans la lecture d'un des auteurs publié chez Ring. Obertone est un journaliste qui a écrit de nombreux documentaires et un roman.
Guerilla se passe sous 3 jours et la France va être le théâtre d'une guérilla urbaine sans nom.
Un roman d'anticipation, peut être ? Mais néanmoins poussé à l'extrême sans doute.
Je reconnais volontiers que ce roman est dérangeant et fait franchement froid dans le dos. Je regrette malgré tout le manque de subtilité de l'auteur.
On sent dans l'écriture de Laurent Obertone la patte du journaliste, ce qui diminue pour moi considérablement la qualité du roman. (j'envisage dans un futur plus ou moins proche d'aller voir ses documentaires).
Un roman qui nous plonge dans le chaos et dans une France apocalyptique, sans concession.
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kuroineko
  23 février 2019
Difficile de rendre compte de ma lecture de Guérilla, de Laurent Obertone. J'en suis ressortie mitigée et mal à l'aise. Tout commence avec une intervention policière dans une cité sensible. le ton monte très vite et un des policiers tire et abat un des jeunes mis en cause. C'est l'allumette qui embrase les barils de poudre. En trois jours, la France s'effondre et une anarchie totale se diffuse depuis Paris jusqu'à l'ensemble de l'Hexagone.
Laurent Obertone, connu pour ses essais qui ont suscité des polémiques, comme La France orange mécanique ou Big Brother, inscrit ses précédents avertissements dans une mise en perspective romanesque. le roman est placé dans une France proche, où le politiquement correct et l'angélisme sont élevés au rang de quasi religion parmi les catégories sociales non précaires et blanches. Où le terrorisme djihadiste reste omniprésent. Où délinquance et criminalité ont explosé. Où des millions de migrants sont "accueillis" dans des camps de réfugiés plus ou moins anarchiques et les cités. Autant de barils de poudre renversés par l'auteur pour embraser la France.
Qu'en est-il de la plausibilité de l'intrigue? Bien malin qui pourrait le dire, même si ici les éléments s'enchaînent et s'accumulent uniquement dans un sens pessimiste. 2005 a certes montré qu'à partir d'un fait générateur comportant des similitudes, les revendications pouvaient évoluer en graves émeutes. Et on ne peut nier l'importance des questions de terrorisme, d'insécurité et de crise économique.
Mais derrière la prose romanesque apparaissent en filigrane les thèses propres à l'auteur, ce qui donne un aspect de prophétie pamphlétaire à Guérilla. C'est ce qui m'a mis assez mal à l'aise.
Je reste mitigée quant à certaines ficelles et transitions très épaisses, ainsi que par le style plat et basique du texte. Laurent Obertone recourt à l'ultraviolence, à une exagération portée à l'extrême de points sociétaux actuels et à des personnages clichés et caricaturaux (volontairement, je pense) pour asséner aux lecteurs son apocalypse hexagonal. A lire pour information.
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PierreJouvest
  22 septembre 2016
Un roman resserré et haletant se déroulant sur trois jours...
... ou comment à partir d'un incident avec la police dans un quartier sensible, une réaction en chaîne va se produire et conduire à une véritable guerre civile qui va toucher tous les secteurs de l'économie (plus d'électricité, plus d'eau, plus de nourriture, plus de réseau). Les magasins sont pillés, les forces de l'ordre sont harcelées, débordées. Même les campagnes sont touchées par les pillages, les meurtres.
Les voyous de banlieue s'en donnent à coeur joie et les terroristes islamistes vont s'inviter à la fête avec des attentats de masse.
Face à ce désastre, la population désemparée tente de survivre et de s'organiser. Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue.
Guérilla n'est pas le premier ouvrage évoquant la possibilité d'une guerre civile ethno-religieuse en France. Il y avait déjà eu :
- le contemplatif « Les événements » de Jean Rolin se situant après le cessez-le-feu avec ses casques bleus.
- « Soumission » de l'immense Houellebecq qui évoquait un conflit civil entre identitaires (Lempereur) et islamistes avant de bifurquer vers la soumission à Mohammed Be Abbes et à sa Fraternité musulmane.
- « Demain les barbares », proche de Guérilla dans la thématique à la fois de guerre civile et de glissement post-apocalyptique. Un roman sombre et violent qui décrivait en 2028 une France confrontée à un effondrement de ses structures étatiques et à une guerre civile entre identitaires (Rempart) et émirs salafiste. Un roman très sombre et violent.
Guérilla se situe dans la France actuelle ou presque. La succession d'événements commence un peu comme ce qui s'était passé en 2005 à la suite de la mort de deux jeunes électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois. Les émeutes urbaines avaient été très violentes et l'état d'urgence a été déclaré en novembre 2005, puis prolongé en raison d'une quasi-guerre civile qui avait sidéré les Français et les étrangers.
Dans Guérilla, les émeutes urbaines ne s'arrêtent pas mais s'amplifient et dégénèrent en une véritable guerre civile ethno-religieuse. Les terroristes islamistes s'en mêlent, profitant du chaos pour commettre des attaques de grande ampleur.
L'ensemble est décrit avec beaucoup de réalisme et fait vraiment froid dans le dos. Tout cela est haletant et visionnaire.
J'imagine déjà le coeur des pleureuses médiatiques accuser Obertone de faire le jeu du FN. Tout ce que décrit l'auteur est à mon avis complètement réaliste et se passe déjà à petite échelle (quoique le Bataclan...), la seule différence c'est l'ampleur des événements qui atteignent dans le roman un point de non-retour qui va conduire à l'effondrement du pays.
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Maks
  31 octobre 2016
Guerilla es un livre choquant, réaliste, violent et sans concessions d'aucune forme.
Laurent Obertone n'épargne le lecteur sous aucun prétexte et nous plonge au centre du chaos, il nous y plonge comme si c'était maintenant, dans nos propres vies, sans mâcher ses mots et surtout de manière hyper réaliste et plausible.
Nous suivons plusieurs personnages différents, une blogueuse, un couple de retraités, un facho, une jeune fille engagée dans des causes justes, une femme enceinte, un déséquilibré, un gardien de zoo, un jeune homme d'origine juive, des jeunes de cité, un terroriste jihadistes, un flic, des militaires etc.. Ils ont tous plus ou moins d'influence et d'importance dans le récit qui se compose de chapitres courts donnant la part belle à chacun.
Ces courts chapitres nous servent un rythme effréné. Guérilla est une histoire à la tension constante mais qui vous fera tout de même beaucoup réfléchir.
Lors de ce récit le lecteur s'interroge sur son rapport à la société, à la France, à son positionnement politique, sa manière de voir les autres, nous sommes dans une réalité qui aurait ou pourrait mal tourner avec les véritables problèmes actuels propres à notre pays tel que l'accueil des migrants, les zones de non droits, le racisme, l'aveuglement des populations sur la situation du pays et l'effet de troupeau que le peuple subit aveuglement à la recherche d'un matérialisme toujours plus prononcé avec une aversion à se bander les yeux sur les problèmes qui rongent le pays.
Tou cela est abordé lors de l'embrasement de la France, de Paris et des campagnes, dans des lieux que vous reconnaîtrez dans les détails (pour exemple le centre commercial de la Place d'Italie ou encore l'avenue des Gobelins, le jardin des plantes etc..)
C'est un livre d'autant plus réaliste ou plausible quand on sait que l'auteur a passé deux ans auprès des services de renseignements et d'écoute et de spécialistes de la terreur et des catastrophes afin de rendre un roman s'appuyant sur des faits.
Pour finir je dirais que j'ai apprécié ma lecture malgré le fait que j'ai eu cette impression d'être mal à l'aise du début à la fin, d'avoir ouvert les yeux sur certaines choses.
Ce qui est certain, que l'ont apprécie ou pas, on ressort de cette lecture touché dans nos tripes.
Lire la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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NathalieBC
  01 novembre 2016
Malgré tout le souffre qui entoure l'auteur (mais bon, de nos jours, pour être qualifié de facho il suffit de manger de la viande...) j'ai lu Guerilla durant les vacances. Au point de vue littéraire c'est plutôt mauvais: j'ai relevé deux fautes de syntaxe et une citation erronée. le rythme rappelle Guillaume Musso. Bref, tout pour plaire. Sur le fond, la quatrième de couverture le dit très bien: ça raconte la chute de notre république en seulement trois jours suite à une bavure policière. Bon d'accord, on joue à se faire peur. c'est très exagéré et bourré de clichés. ET POURTANT. Ce qui m'a laissé comme un goût amer c'est la peinture de cette société tellement éduquée, tellement formatée, tellement habituée à vivre en paix qu'elle est incapable de se défendre quand on l'attaque et qu'elle refuse de voir ce qui est sous nos yeux, là, maintenant. Malgré tous ses défaut, le roman d'Obertone donne à réfléchir.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   24 septembre 2022
L’état c’est quoi ? Trois cent mille fonctionnaires à peine, éparpillé dans les casernes et des commissariats, de par le pays. Cette force est dissuasive en un point précis, surement pas quand les adversaires sont des millions, et qu’ils se soulèvent le même jour, dans des centaines de ville.
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collectifpolarcollectifpolar   24 septembre 2022
Ils hésitaient. Ils avaient vu cet avion de ligne en flammes, passer au ras des tours, dans un monstrueux vacarme. C'était peut-être un signe. Ils étaient les obscurs, les damnés, les misérables... . Et ils se voyaient soudain à portée d'Histoire. Il était là, devant eux, parmi eux, lui, l'intouchable, le Président de la République. Sans gardes, sans policiers, sans micros, sans caméras... Seul, et homme, comme eux tous. Ca les impressionnait, malgré tout. On se gênait un peu. Le mythe, le symbole... On hésite toujours à détruire. Le ventre veut du sang, le cerveau en demande le prix. Mais une foule n'est qu'un ventre, et n'hésite jamais longtemps.
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collectifpolarcollectifpolar   24 septembre 2022
Alors l’homme avait regardé Vincent Gite d’un oeil nouveau. Ses vêtements tactiques, son allure, ce regard de pierre et cette arme de guerre… Il aurait voulu fuir, mais il était pétrifié. Gite avait pointé sur lui le fusil d’assaut, et parlé d’un ton froid.
« L’évolution a favorisé deux types d’hommes, le saviez-vous ? Ceux qui fuient, et ceux qui tuent. Pas ceux qui hésitent. »
L’autre n’eut rien le temps de penser : l’arme s’était levée et la balle lui avait traversé la tête.
Le corps tomba. Un instant, Gite le regarda. Le sang fuyait à grosses bulles le front percé.
Tout ça était vain.
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collectifpolarcollectifpolar   24 septembre 2022
Eux... La gardienne de leur bloc, qui avait cru entendre des pétards, qui ne les supportait plus, avait déverrouillé sa porte en râlant. Habituée au chahut, consumée par le réel, elle était, comme toutes les concierges, dépressive, et membre d'une association de défense des animaux. Quand elle poussa la porte du hall et qu'elle vit le sang et les cadavres, il ne se passa rien.
Quand elle vit les morceaux de chien, elle hurla à désarmer les murs.
Dans son cagibi grillagé, elle s'enferma, prévint la police, après quoi appela BFM TV, puis la SPA.
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collectifpolarcollectifpolar   24 septembre 2022
Un journaliste, comme noyé dans les événements, évoqua d'un ton monocorde le décret d'un deuil national, le renforcement de l'état d'urgence, les raffineries bloquées, les réquisitions gouvernementales perturbées par des manifestants, les centrales nucléaires mises en sûreté, le sabotage des lignes à haute tension, et les millions de foyers privés d'électricité qui en résultaient. Il précisa que d'après les sondages, les Français « redoutaient des conséquences plus graves », comme la possible « perturbation de la coupe du monde de football
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