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3.95/5 (sur 447 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Boulogne, Vendée , le 25/03/1949
Biographie :

Philippe de Villiers, de son nom complet Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, est un homme politique et écrivain.

Son père, Jacques de Villiers (1913-2000), colonel lorrain, a servi sous les ordres du Maréchal de Lattre. Fait prisonnier par les nazis en 1940, il tentera plusieurs fois de s’évader. C’est pour rejoindre de Lattre que la famille Villiers s’est installée en Vendée après la Libération.

Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public à l’université de Nantes en 1971, puis le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Élève de l’ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre-Mendès-France), après un stage à la préfecture de la Corrèze, il intègre le corps préfectoral à la sortie de l’école et est nommé directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime.

En 1978, il est à l’origine du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom.

Il démissionne de la sous-préfecture à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, et occupe la fonction de secrétaire d'État à la Culture de 1986 à 1987, dans le gouvernement Chirac II.

Il est ensuite député (1987-2004), président du conseil général de la Vendée (1988-2010) et député européen (1994-2014).

Fondateur et président du Mouvement pour la France (MPF), parti politique souverainiste, il se présente aux élections présidentielles de 1995 et de 2007.

Son parcours est jalonné de multiples créations culturelles, économiques ou sportives. Son engagement est fondé sur l’amour de la France et la défense de son identité.

Durant sa carrière politique et dans ses ouvrages, il met en avant les racines chrétiennes de la France et critique la montée en puissance de l'islam.

Marié en 1973 à Dominique de Buor de Villeneuve, Philippe de Villiers est père de sept enfants.

Twitter : https://twitter.com/phdevilliers?lang=fr

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Source : www.wikio.fr
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« L'Histoire vous attend au Puy du Fou », voici la promesse faite par le parc à ses 2 millions de visiteurs annuels. L'Histoire, vraiment ? Quatre historiens et historiennes, Mathilde Larrère, Pauline Ducret, Florian Besson et Guillaume Lancereau ont enquêté. Découvrez « le Puy du Faux » (https://arenes.fr/livre/le-puy-du-faux/), une enquête minutieuse qui révèle, derrière les effets spéciaux et les décors somptueux, la bataille culturelle menée par le parc et son fondateur, Philippe de Villiers, pour réécrire l'Histoire de France. Abonnez-vous à notre chaîne Les Arènes du Savoir https://www.youtube.com/c/lesarenesdusavoir/?sub_confirmation=1 Suivez-nous sur les réseaux Facebook https://www.facebook.com/editionslesarenes Instagram https://www.instagram.com/les_arenes Twitter https://twitter.com/les_arenes

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Citations et extraits (301) Voir plus Ajouter une citation
Mes chers enfants, ne cherchez jamais à être aimés de la foule. Si vous l'êtes, c'est par instants, par accident ou par faiblesse. Le royaume est chargé d'incommodité, c'est un fardeau. Son exercice porte au sacrifice et à l'immolation des quiétudes. Soyez comme le rameur de la corporation des nautes, qui traverse le courant de la Seine : gagnez toujours la rive en lui tournant le dos.

Si parfois vous avez des doutes, confiez-les à votre mère : son humilité l'a élevée à la grâce qui lui accorde des lumières précieuses. Ayez l'esprit libre, l'esprit d'aumône. Gardez intactes en vous, en ses accomplissements, les grandeurs intimes de la romanité que vous avez reçues et que j’ai voulu honorer.

N’oubliez jamais la mission que Geneviève m'a rappelée
sur son lit d'agonie : votre famille - notre famille mérovingienne -, aura à porter, de siècle en siècle, avec l'onction, la moitié du manteau de Martin. Cette mission christique de la chlamyde royale vous imposera privations, souffrances, et peut-être même opprobre dans la suite des temps. Ce que vous aurez à incarner et à transmettre, et qui est tout contenu - ou plutôt tramé -, dans les plis du manteau, ce n'est pas un pouvoir, fût-il juste et admirable, c'est la Civilisation.

En ce troisième jour des ides de novembre de l'an 511, en la fête de Saint-Martin

Clovis, rex Francorum.
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— Le pouvoir, c’est un lieu. Rien ne marque davantage la grandeur et l'esprit des princes que les bâtiments ; et toute la postérité les mesure à l'aune de ces superbes édifices qu'ils ont élevés pendant leur vie.

— Vous pensez à mon ancêtre Saint Louis avec les cathédrales ?

— Oui, Sire. Mais aussi à François Ier dont le souvenir reste attaché à Chambord. Chaque roi a laissé sa signature de pierre. Même Louis XI a laissé sa cage de fer. Ce que la postérité retient, ce ne sont pas des actes, des ordonnances, ou même des bienfaits. C'est ce que laisse la plume ou la pierre.

— Vous avez raison, Colbert. Un grand règne est un règne bâtisseur.

— Le Roi en son Conseil, le Roi en son Palais...

Le règne bâtisseur commence.
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Toutes ces dames finiront par consumer leurs attraits en exhaussements de prière. « Tout est grâce, même le pêché », comme m'a soufflé Bossuet en forme d'appel rédempteur. Marie-Élisabeth de Ludres, belle et infortunée concurrente d'Athénaïs de Mortemart, se retirera comme elle au couvent, comme Louise de La Vallière. La jeune duchesse de Fontanges quittera la Cour pour le monastère de Port-Royal.

Cette retraite, venant après les autres, inspirera une piquante rabutinade : « Si ce temps dure, écrira Bussy à Madame de Sévigné, le chemin le plus sûr aux belles filles pour leur salut, ce sera de passer par les mains du Monarque. Je crois que, comme il dit aux malades quand il les touche « Le Roi te touche, Dieu te guérit », il murmure aux demoiselles qu'il approche : « Le Roi t'embrasse, le Roi des rois te sauve. »
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Je me souviens que, dans nos réunions publiques, deux ans après Maastricht, Jimmy (Goldsmith) et moi avions cette formule qui faisait rire les salles : « Quand toutes les barrières sanitaires seront tombées et qu'il y aura une grippe à New Delhi, elle arrivera dans le Berry. » C'était un rire d'incrédulité : « Ils exagèrent... » En fait, Jimmy avait tout vu, tout dit, tout écrit dans son livre Le Piège, publié en 1993, non seulement sur le plan sanitaire, mais aussi sur le plan de l'économie et de la sécurité. Je racontais tous les soirs, devant nos assemblées de curieux, la même histoire métaphorique sur la « jurisprudence du Titanic » : « Le Titanic a coulé à cause d'une seule lame de glace qui a percé la coque. Parce que la carène du navire n'avait prévu qu'un caisson seulement. Lorsque nous avons créé le Vendée-Globe, nous avons imposé sept compartiments étanches dans la coque de chaque bateau. Si l'un des sept se remplit d'eau, il en reste six... Les compartiments étanches empêchent le bateau de couler. Eh bien, chers amis, la jurisprudence du Titanic, c'est que les nations sont les compartiments étanches de la mondialisation. »
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La vie va se rétrécir. On nous recommandera de rester le plus longtemps possible à la maison. Par sécurité - pour rester en bonne santé - et pour éviter de respirer par les yeux les gouttelettes sournoises qui se promènent au feu rouge, sauf à porter, en complément du masque, le loup de Zorro. Le danger, chez soi, sera la déprime. Alors, on se sentira finalement soulagé d'avoir sous la main, auprès de soi, à portée de chagrin, une présence, une console de consolation.

L'épadhisation de la vie nous donnera accès à un tiers accompagnant, un auxiliaire de vie digitale. Les gens de chez Google ont un cœur numérique gros comme la planète. Ils ont prévu jusqu'à l’éventail de nos ultimes passe-temps. On aura le choix entre caresser le siamois qui miaule et promener la souris qui clique.
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Alors qu'il était tout jeune, Brigitte a appris à Emmanuel l'art déclamatoire. On le sait par les anciennes chroniques. On l'imagine sous les tréteaux, à relever la tête, depuis son petit tabouret, avec une lampe de poche tamisée, dans la trappe du souffleur, au théâtre d'Amiens. Elle le regardait de bas en haut, elle le portait ; parfois, elle lui glissait le mot manquant. Les planches de la scène, sous le pas virevoltant du jeune acteur, craquaient, le public aussi.
(…)
A cette époque où tout semblait facile, personne, dans son entourage, n'aurait pu concevoir que ce comédien d'herbe tendre se trouvât un jour, sur d'autres planches avec, cette fois-ci, des craquements sinistres, obligé d'improviser les commandements de Créon, et de prononcer, devant un public en détresse, les paroles de la raison d’État pour claustrer la ville de Thèbes : Antigone interdite de visite au cimetière, Polynice qui meurt seul devant ses poissons rouges, Aucassin et Nicolette courant après un passeport vaccinal et le plaisantin du Cuvier, enfermé dans sa pièce, qui cuve seul, devenu hydroalcoolique, accusé de « farces complotistes » par les hautes consciences de la radio d’état...

On a changé de théâtre, de répertoire. On a pris soin de masquer le public pour qu'il ne siffle plus. Et on l'a assigné au numérique pour qu'il n'y ait plus d'attroupement. La pièce finit mal. Emmanuel Macron est comme Giscard, dont on a dit qu'il ne savait pas que « l'histoire était tragique ».
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Je marque à Louis les bornes de la souveraineté. Les rois de France ne tiennent leur puissance que de Dieu et de leur épée, l’épée de justice et de chevalerie, la miséricorde divine. Nisi potestas a Deo. Nul pouvoir qui ne vienne de Dieu.

— Il y a donc, mon fils, au-dessus de nous, un Pouvoir qui informe notre pouvoir, qui l'infuse et le déborde, qui le circonscrit à sa dette morale comme un créancier se rappelle à l'attention de son débiteur. Face à notre pouvoir, et très au-dessus de lui, il y a beaucoup plus qu'un parlement, plus que des états provinciaux, il y a un contre-pouvoir qui porte un nom dans nos âmes inquiètes, à l'orée de chaque délibération royale : c'est le scrupule. Car nous serons jugés par celui qui juge les juges et les rois : qu'as-tu fait de ton frère ? Qu'as-tu fait de ton royaume ? Qu'as-tu fait de MON royaume ? Notre royauté est une lieutenance et elle n'est que cela. Nous sommes en service commandé. En tenue de service, au sens biblique. Le scrupule est un rendez-vous quotidien avec la mort du prince. Un roi qui perdrait le scrupule briserait son lien avec les lois fondamentales du royaume, notre constitution coutumière. La monarchia absoluta signifie la monarchie sans sujétion mais non sans limites supérieures : l'État passe avant le Roi.

Le souverain n'est qu'un usufruitier.
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Très tôt, bien avant le Sacre, j’ai entendu le message de mes aïeux : on n'exige pas d'un roi qu'il dise des choses mémorables mais qu'il les fasse.

Je souhaite qu'on retienne de moi, un jour, en forme de compliment posthume :
— Jamais personne ne vendit mieux ses paroles. Il rendit tout précieux par le choix et la majesté, à quoi la rareté et la brièveté de ses paroles ajoutaient beaucoup.
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Le peuple demande la vérité, il ne l'aura pas. On va lui mentir par action et par omission avec un incroyable aplomb. Le mensonge n'aura qu'un temps. En politique, comme l'a dit Saintignon, la vérité ne triomphe jamais, mais ses ennemis finissent toujours par mourir.
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Chirac en désamour de notre héritage:

"Il n'a pas d'opinion sur les choses, il est un homme de l'immédiat. Il ne croit pas trop à l'Histoire. Je me souviens d'un grand dîner avec Mitterrand et d'autres dirigeants européens à l'Elysée. Chacun y allait de sa date favorite en Europe, au nom de son pays. C'est Margaret Thatcher qui commença:

- Pour moi, la date importante, c'est 1215, la Grande Carte.

- Pour moi, enchaîne Kohl, c'est 1648, le traité de Westphalie, la nouvelle Europe.

- Pour moi, poursuit Mitterrand, sur le Temps long, c'est 496, le baptême de la France.

Chirac n'a encore rien dit. Il prend un air stratosphérique et inspiré. Il est à ses libations, les yeux dans la bière. Mitterrand se tourne vers lui:

- Et vous, monsieur Chirac, votre date européenne ?

- Pour moi, c'est 1664...Kronenbourg.

Alors il lève sa pinte avec fierté. C'est une manière de dire:"Je m'en fous"

Quand on le connaît bien, on devine ses dilections et aversions. Il n'aime pas l'histoire de l'Occident. Il déteste Rome, l'imperium, la grandeur. Il dit que "ça put la mort!" Son fort intime le porte vers l'Orient. Il délaisse l'Occident par étapes. La fuite vers l'Orient commence par la Russie - il parle russe-, ensuite la Grande Steppe, puis la Chine, enfin le Japon, où il ira cinquante-trois fois durant sa vie publique.

Il préfère le bouddhisme au catholicisme, le yin et le yang.

L'Histoire de France ne lui dit pas grand-chose. Il n'entre pas dans les cathédrales. Il préfère aux Arts florissants les arts premiers. dans son bureau trône un rhinocéros rescapé de l'inondation de Lisbonne. Les murs sont tapissés de masques africains. Il n'aime dans l'Histoire, que celle d'avant et elle d 'après.p.36
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