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EAN : 9782211072755
166 pages
L'Ecole des loisirs (01/03/2005)
4.1/5   566 notes
Résumé :
C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (124) Voir plus Ajouter une critique
4,1

sur 566 notes

alicejo
  04 avril 2012
Ne vous fiez pas à la couverture de ce livre (très moche selon moi), elle ne reflète en aucun cas la petite merveille qu'est ce roman.
Une histoire d'amitié entre Tal une jeune israélienne, fille de juifs militants pour la paix et Gazaman, un jeune palestinien coincé dans la bande de Gaza qui va se forger au fil d'une correspondance parfois houleuse, parfois emprunte de ressentiments.
Une histoire comme on aimerait que les médias nous en relayent plus souvent ; une histoire qui tend à prouver que malgré l'histoire douloureuse de cette région, une solution de paix et de fraternité est possible et que derrière "les israéliens" et "les palestiniens", il y a des individus avec leur personnalité propre pétris de rêves, d'envies, de projets qui ne sont peut-être pas si différents, qu'on se trouve dans un camp ou dans l'autre.
Un livre qui m'a serré parfois le coeur mais un livre optimiste qui fait énormément de bien !
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ordinary_reader
  12 octobre 2016
🎵Comme un fou va jeter à la mer
Des bouteilles vides et puis espère...🎵
Un roman épistolaire qui narre le conflit israélo-palestinien via la correspondance moderne (mails, messagerie instantanée) entre deux jeunes gens vivant dans des territoires opposés, ayant soif de parler, de raconter leur réalité quotidienne, d'être entendu, compris, espéré, attendu...
Un dialogue juste, sensible et émouvant sur la violence des attentats et l'absurdité de cette guerre.
C'est la peur, l'impuissance, l'intolérance, la vengeance, l'entêtement, le fanatisme, le traumatisme, que l'on touche du doigt à travers le regard percutant et la plume de l'auteure.
Tal et Naïm, deux victimes collatérales, parmi tant d'autres, aspirant la fin d'un conflit inextricable... qui dure depuis près de 70 ans !
Un livre qui fait souvent partie de défis lectures en collège (dès la 4e-3e).
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Ziliz
  26 mai 2011
Tal est une jeune fille de 17 ans qui vit à Jérusalem. Elle se pose beaucoup de questions sur le conflit israélo-palestinien : des attentats surviennent fréquemmment dans son voisinage, ses parents militent en faveur de la paix. Il vient l'idée à Tal de confier à son frère une bouteille à jeter dans la mer de Gaza avec un message destiné à une jeune Palestinienne. C'est finalement un garçon, "Gazaman", qui trouve le message et qui lui répond par mail. Commence alors une relation épistolaire entre Tal et ce jeune homme bourru, cynique, parfois dur...
Un magnifique roman plein de tendresse, de réflexions intéressantes sur ce sujet politique grave et difficile mais aussi sur des questionnements d'adolescents. La grande sensibilité des personnages les rend très attachants. le côté bourru de "Gazaman" ajoute parfois une note d'humour aux échanges... Pas de mièvrerie dans ce livre avant tout destiné aux adolescents mais tout aussi émouvant pour les adultes. Il est par exemple intéressant de savoir qu'en Israël, le service militaire reste obligatoire pour les garçons (3 ans) et pour les filles (2 ans), qu'un jeune homme vivant à Gaza peut être bouleversé en découvrant la liberté dont jouissent les jeunes occidentaux... le roman présente également une mise en garde sur les mirages du net, même si, ici, tout semble idyllique.
A découvrir dès 15 ans !
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kathy
  20 décembre 2012
Qui oserait écrire un message sur un petit papier, le glisser dans une bouteille, le jeter dans la mer et attendre ?... Attendre dans l'espoir que tout serait chamboulé, qu'il y aurait un avant et un après plein de tous les espoirs du monde…
Tel-Aviv, septembre 2003.
Tal Levine, jeune fille israélienne, espère rentrer en contact avec quelqu'un qui vivrait dans ce monde qui lui est interdit, - de l'autre côté du mur dit de séparation, construit par les israéliens - l'aiderait à comprendre cette situation de fou qui n'en finit pas de durer…
A quelques temps de là, à quelques kilomètres de Jérusalem vit un jeune homme qui vit dans la bande de Gaza. Il récupère la bouteille et répond par mail à Tal sous le pseudonyme de Gazaman. Il ne peut pas sortir de la prison à ciel ouvert qu'est Gaza, elle ne peut pas s'y rendre, mais ce n'est pas seulement le mur de 700 km qui enferme les Palestiniens, ses barbelés, ses miradors, ses interminables postes de contrôle qui les séparent : ils ne sont pas du même camp.
Pourtant de mail en mail, c'est une relation a priori impossible qui se construit entre eux comme un pont fragile qui vacille au gré des peurs, des doutes, des interrogations, des interdits. En passant d'un camp à l'autre, on découvre l'univers de chacun imprégné de rêves, de désirs et de projets.
Au final, un beau message d'espoir.
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Crazynath
  27 février 2019
Je ne lis pas assez de romans épistolaires… car on peut vraiment faire de belles découvertes littéraires …voilà la conclusion à laquelle je suis arrivée à l'issue de cette très belle lecture.
J'ai été happée par cette courte, mais o combien intense histoire !!
Nous nous retrouvons dans un des lieux les plus connus mais aussi les plus brulants au monde du point de vue conflit et instabilité géopolitique. A Jérusalem et aussi dans la bande de Gaza
Une jeune fille, presque encore une ado, va, suite à un attentat, jeter une bouteille avec un message et ses coordonnées dans la mer de Gaza. Malgré le conflit qui perdure entre Israel et la Palestine, Tal veut croire que même chez les palestiniens, il existe des gens comme elle qui aspirent à la paix et la tolérance. Et pourquoi pas une jeune fille de son âge qui aurait les mêmes aspirations et valeurs qu'elle ?
Elle va avoir quelques temps après, une réponse, mais la surprise sera de taille, car ce ne sera pas une jeune fille qui lui répondra mais un jeune palestinien.
Entre méfiance, suspicion, découverte de l'autre, ces deux correspondants vont peu à peu apprendre à se connaitre et…
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui permet de mesurer toutes les difficultés à lesquelles sont confronté les habitats de ces deux pays.
La correspondance de ces deux jeunes est aussi un très beau message d'espoir…
A lire et à mettre entre toutes les mains….

Challenge Pyramide III
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Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
louquittlouquitt   16 mai 2022
Il n'y a plus de singulier, moi, toi, il, elle, il y a juste un pluriel : les Palestiniens. Les pauvres Palestiniens. Ou les méchants Palestiniens, c'est selon. Mais le pluriel est toujours là. Pour ceux qui nous aiment sans nous connaître, ceux qui nous détestent sans nous connaître, nous ne sommes jamais un + un + un, mais quatre millions. On porte notre peuple sur le peuple sur le dos, c'est lourd, lourd, lourd, ça écrase, ça donne envie de fermer les yeux.
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PusziPuszi   11 mai 2014
p. 7 "Elle a fait comme d'habitude quatre choses à la fois : elle a allumé la télé, la radio, Internet, et s'est jetée sur son téléphone portable. C'est ce que j'appelle une réaction hautement technologique."

p. 15 3ils ne s'aperçoivent même plus que leurs guerres blessent chaque fois plus violemment , celle qu'ils prétendent aimer, et qu'ils détruisent, d'une certaine façon."

p. 23 "Si tu penses comme moi que nous devons apprendre à nous connaître, pour mille bonnes raisons, à commencer par nos vies que nous voulons construire dans la paix parce que nous sommes jeunes. Alors réponds-moi."

p. 29 "Bon je ne vais pas te raconter ma vie. C'est ce que tu veux mais moi, je ne le veux pas. Je ne suis pas un singe qu'on observe pour déterminer ses ressemblances avec l'homme. Pour ça, tu as ta prof de biologie."

p. 31 "Si des gens comme toi et moi essaient de se connaître, l'avenir aura des chances d'avoir d'autres couleurs que le rouge du sang et le noir de la haine."

p. 38 "Quand on a un contact pas trop agressif avec des Israéliens, ici, on est vite pris pour un collabo. Et le soupçon équivaut à une condamnation à mort."

p. 39 "Je m'énerve vite quand je pense trop, mais je ne veux pas arrêter de penser. Ma tête, c'est le seul endroit où pas un soldat de Tsahal, pas un type du Hamas, ni mon père, ni ma mère ne peuvent entrer. Ma tête, c'est chez moi, mon seul chez-moi, trop petit pour tout ce que j'ai à y mettre et c'est pour ça que je me suis mis à écrire, il y a plusieurs années déjà, j'ai pas attendu la petite Tal gâtée de Jérusalem pour m'y mettre. J'écris puis je brûle, je déchire, je mouille le papier et je le jette aux toilettes, j'ai trop peur que quelqu'un tombe dessus. Mais au moins, ça me fait du bien, ça m'allège un peu."

p. 69 "Je veux continuer à croire que, si lui et moi parvenons à nous "parler" vraiment, ce sera la preuve que nous ne sommes pas deux peuples condamnés à perpétuité à la haine, sans remise de peine possible."

p. 83 "Nous sommes en Orient. Ou dans le monde arabe. Ou en Méditerranée. dans les trois cas, ça veut dire que les gens te prennent pour un malade si tu n'aimes pas être 24h sur 24 avec ta famille, avec tes mais, avec les autres à la mosquée. Ensemble. Toujours ensemble. Moi, je pense que je deviendrais fou si je n'étais jamais seul."

p. 99 "J'ai décidé de ne plus retourner au cybercafé. C'est trop dangereux. En ce moment surtout, la haine est plus brûlante que jamais. Si on découvre que je corresponds avec une Israélienne sans l'insulter, sans la menacer, en la considérant presque comme une amie, je risque ma peau, et ma famille aussi peut-être. Il faut que je trouve une autre solution."

p. 123 "On ne peut pas empêcher les conflits, on n peut pas distribuer de l'argent à tout le monde. Mais quand on écoute les gens, quand on peut les aider à trouver les déchirures qu'ils ont en eux, on arrive à raccommoder un peu les blessures, à faire en sorte que ces personnes se sentent plus fortes, même dans une situation très difficile."

p. 151 "N'importe quel être humain normalement constitué a besoin de savoir qu'il n'est pas cerné par des ennemis prêts à le dévorer."

p. 153 "Les rêves, c'est ce qui nous fait avancer."
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CrunchesCrunches   20 août 2012
J'ai aimé te lire et t'écrire,Tal. Tu comprends peut-être aujourd'hui que, parfois, ça n'a pas été facile pour moi de le faire, et pas pour des raisons politiques.
Tu es une fille bien. Généreuse. Et fragile.
Bien sûr, on pourrait continuer à s'écrire, la Toile le permet, mais je veux effacer, pour un temps, ces dernières années de ma mémoire, et tu en fais partie. Je veux être neuf là-bas, au Canada. Ne pas être rattaché à cette terre qui tremble jour et nuit, cette terre qui t'empêche de dormir, d'être égoïste. Un jour, vous, nous, nous nous apercevrons qu'il n'y a pas de gagnant possible dans la violence, que c'est une guerre de perdants. Un gâchis.
Mais je ne t'oublierais pas complètement, Tal.
Un jour, tu m'as dit qu'il fallait tout répéter avec moi. C'était vrai.
Alors, toi et moi, on va répéter le miracle de la bouteille. Je l'emporte avec moi. Et je te donne rendez-vous dans trois ans, le 13 septembre 2007, à midi, à Rome, devant la fontaine de Trévise. Paolo m'a longuement parlé de cet endroit, et ce sera en souvenir du film avec Audrey Hepburn que tu es allée voir à la cinémathèque. J'aurai la bouteille sous le bras. C'est très romantique, n'est-ce pas ? Mais l'idée me plaît, je suis même impatient de pouvoir être romantique.
Dans trois ans, c'est une promesse.
D'ici là, bonne route à toi,
Naïm
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petitsoleilpetitsoleil   24 mars 2013
Ma grand-mère m'a souvent parlé de Jaffa, de la maison qu'habitait sa famille. "C'était un vrai palais, disait-elle. Le vent frais faisait danser les voilages. La mer était aussi belle qu'ici, mais elle me semblait plus calme, plus grande, plus libre. A Gaza, mon fils, même la mer ressemble pour moi à une prison."

Il y a quelques années, j'ai travaillé en Israël. (Un jour, peut-être, je te raconterai.) Je suis allé à Jaffa. J'ai cherché la maison. Je l'ai trouvée.

Elle était beaucoup plus petite que je l'avais imaginée. Moins somptueuse aussi. Ce n'était pas un palais, c'était une simple maison en pierre avec un balcon en fer forgé vert. Je l'ai prise en photo, en faisant attention à ce que l'on ne me voie pas. On m'aurait peut-être accusé d'espionnage ...

Lorsque j'ai donné les photos à ma grand-mère, ses yeux se sont remplis de larmes. Elle m'a serré contre elle en chuchotant : "Toi, Naïm, tu n'es pas un garçon comme les autres. Qu'Allah te protège jusqu'à la fin de tes jours, qu'Il te donne la force d'être ce que tu es."
Elle est morte peu de temps après. On l'a enterrée avec la photo de sa maison.

Voilà, Tal, tu peux être rassurée maintenant. Je ne suis pas mort. Je ne suis pas blessé. Je suis juste très fatigué.
Salut,
Naïm
(en arabe : "le paradis" ...)
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c.brijsc.brijs   21 mars 2012
Le jour où je travaillerai dans un hôpital uniquement pour des patients qui auront le cancer, une maladie du coeur, des jambes cassées, ça voudra dire que tout va bien, qu'on a un pays normal. Ca fait trois ans qu'on soigne les blessés par balles, par éclats de missile. Quand j'ai choisi de devenir infirmier, je pensais soulager les souffrances inévitables, celles qui proviennent du dérèglement mystérieux des corps, pas du dérèglement des hommes. Qui va arrêter ça? Et quand?
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Vidéo de Valérie Zenatti
Avec Valérie Zenatti et ses invités. Entretien animé par Olivia Gesbert au Mucem le 18 juillet 2021.
Écrivaine, traductrice, scénariste, Valérie Zenatti possède à l'évidence toutes les qualités pour se prêter à l'exercice du grand entretien façon Oh les beaux jours !. Alors que reparaît son premier roman, En retard pour la guerre, elle reviendra sur son parcours riche et éclectique qui a démarré avec l'écriture d'ouvrages pour la jeunesse, notamment Une bouteille dans la mer de Gaza (L'École des loisirs, 2005) pour lequel elle a remporté une vingtaine de prix, qui a été traduit dans une quinzaine de langues et adapté au cinéma par ses soins et par le réalisateur Thierry Binisti.
L'oeuvre de Valérie Zenatti est marquée par l'enfance, ses possibles et ses peurs, par la guerre, la dimension géopolitique des conflits, mais aussi par la place qu'occupent l'individu et son histoire intime dans la sphère collective. C'est ainsi que dans Jacob, Jacob (L'Olivier, 2014 ; prix du Livre Inter) elle a exploré la mémoire algérienne de sa famille à travers le portrait de Jacob, jeune juif de Constantine enrôlé en 1944 pour libérer la France de l'occupation nazie. Valérie Zenatti est aussi une grande traductrice de l'hébreu, particulièrement de l'oeuvre d'un des plus importants écrivains de notre temps, l'écrivain israélien Aharon Appelfeld (disparu en janvier 2018). Elle a relaté leur relation littéraire et amicale extrêmement forte dans un récit intimiste, Mensonges (L'Olivier, 2011), mais aussi dans un essai brillant, Dans le faisceau des vivants (L'Olivier, 2019).
Depuis peu, Valérie Zenatti a élargi sa palette avec l'écriture de séries. Au Mucem, elle évoquera tout cela mais aussi son goût des autres, sa passion pour la musique et pour les langues. À ses côtés, la comédienne Agathe Bonitzer, qui interprétait le personnage principal d'Une Bouteille à la mer, et l'écrivaine Nathalie Kuperman dont elle dit qu'elle est la personne au monde avec laquelle elle a « le plus de bonheur à ne pas être d'accord…». Accords et dissonances : oh le beau programme ! _____ À lire Valérie Zenatti, En retard pour la guerre, L'Olivier, 2021 ; Dans le faisceau des vivants, L'Olivier, 2019 (prix France Télévisions). _____ À voir Thierry Binisti, Une bouteille à la mer, Diaphana, 2019. _____ En coréalisation avec le Mucem. _____ Replay et podcasts ohlesbeauxjours.fr
+ Lire la suite
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Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti

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