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Note moyenne 3.93 /5 (sur 272 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1978
Biographie :

Laurine Roux est professeur de lettres modernes et écrivaine.

Elle écrit des nouvelles et de la poésie. Le Prix international de la nouvelle George Sand lui a été remis en 2012.

Elle publie dans des revues, notamment "L'Encrier renversé" et la "Revue Métèque" et tient un blog du nom de "Pattes de mouche et autres saletés".

Lectrice de Jean Giono et de Blaise Cendrars (dont elle fit l'objet de ses études universitaires), voyageuse, elle connaît bien les terres du Grand Est glacial.

"Une immense sensation de calme" (2018), son premier roman, a obtenu le Prix SGDL Révélation 2018. Elle publie un roman post-apocalyptique "Le sanctuaire" en 2020.

Laurine Roux vit dans les Hautes-Alpes.

son blog : http://laurine-roux.blogspot.com/
page Facebook : https://www.facebook.com/laurineroux.officiel/
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Source : http://www.marcvillemain.com/archives/2018/03/15/35971865.html
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Avec Philippe PELLETIER, professeur des Universités Lyon 2, «Effondrement et capitalisme vert: la collapsologie en question» (Nada) Renaud DUTERME, géographe, «Petit manuel pour une géographie de combat» (La découverte) Laurent DE SUTTER, philosophe, «Lettre à Greta Thunberg, pour en finir avec le XXe siècle» (Le Seuil) et Laurine ROUX, «Sanctuaire» (Le Sonneur) animé par Etienne AUGRIS Face à une situation environnementale préoccupante (pollutions, espèces menacées, risques majeurs...), partisans de la collapsologie et institutions politiques non démocratiques (Club de Rome, GIEC...) annoncent l'effondrement de notre société. Mais quels sont les enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques qui sous-tendent ces prises de position?

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Citations et extraits (91) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   06 juillet 2019
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Le bruit du vent mérite plus d’attention que les vaines paroles.
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Cannetille   24 août 2020
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Il y a des gens qui sont bâtis pour exister toujours, leur corps éblouissant érigé pour résister aux assauts du temps, de la maladie et de la mort. Des anatomies de soleil et d’éclat. Igor était de ceux-là. Pavel, en revanche, semblait abriter en son sein chaque jour un peu plus sa propre fin. Et l’on voyait dans sa démarche légèrement accablée le commerce de plus en plus intime qu’il avait noué avec la mort. Ce n’était pas de la résignation mais un signe de familiarité. Une sorte de lente préparation. Comme on dit d’un fruit qu’il est mûr lorsqu’il tombe, la vie de Pavel était la maturation de sa propre disparition.
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Piatka   05 juillet 2019
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Le soleil levait chaque matin son rideau sur une nature différente. La lumière ruisselait dans les branches cristallisées par la glace. Les myriades de teintes allaient du rose au bleu pâle, projetant des flaques colorées sur la surface du lac en banquise. L’hiver révélait des grâces de jeune fille. Le ramage des branches, prisonnières de leur robe de cristal, devenait dentelle, piquetée par endroits de boutons vernis là où les corneilles arrêtaient leur vol. On crissait à chaque pas et c’était délicat, un froissement de tissus précieux.
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cicou45   13 octobre 2018
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
"Plus tard, Olga me dirait qu'on ne peut lutter contre la mort qu'à armes égales. Selon elle, là est la faiblesse des humains : la pitié nous amollit face aux forces du Grand-Sommeil. Elle a peut-être raison."
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Piatka   07 juillet 2019
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Toujours le silence épaissit le temps.
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hcdahlem   08 mai 2018
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Quand les ours en peluche n’étaient pas manchots, il leur manquait une patte. En fouillant, on pouvait trouver des membres de marionnette arrachés, une tête dévissée, des roues sans carrosse. Le placard avait l’allure d’un cimetière de jouets. Grisha y serait en sécurité. Elle s’endormit profondément après s’être aménagé une couche au milieu des vieilles peluches éventrées. Quelqu’un finit par lui tirer la manche pour la réveiller. C’était le petit Youri, pas plus haut que trois pommes.

Un Va-au-Diable. Toujours avec son filet de morve qui lui pendait au nez. Ni la présence de Grisha dans le placard, pas plus que son ventre rond ne retinrent son attention. Il voulait seulement attraper la carriole en bois sur laquelle Grisha avait posé son bras. Elle lui caressa la tête et lui tendit l’objet. Avant de le lui remettre, elle posa son index sur sa bouche. Aucun adulte ne devait savoir qu’elle était là. Ce serait leur secret.

C’est ainsi que Grisha passa les derniers mois de sa grossesse enfermée dans l’armoire à jeux de l’orphelinat. La nouvelle circula vite parmi les enfants qui s’organisèrent pour lui apporter régulièrement à boire et à manger. Tromper l’attention des surveillants devint un véritable défi. Les plus grands profitaient des jours où les assiettes étaient bien remplies pour glisser de la nourriture dans leurs poches. Un bout de pain, un morceau de viande. Les portions n’étaient pas copieuses mais suffisaient. Ils chargeaient ensuite les petits de faire semblant d’aller chercher un jouet pour apporter le tout à Grisha. Le placard devint son nid, les orphelins sa famille. Jamais les gouvernantes ne soupçonnèrent quoi que ce soit. La nuit, elle sortait se dégourdir les jambes.

Un matin du neuvième mois, Grisha ressentit de violentes douleurs. Un liquide transparent s’écoula entre ses jambes. Elle tenta autant que possible de ne pas crier mais les contractions étaient si fortes qu’elle ne put se retenir. Un hurlement parvint aux oreilles des gouvernantes. Elles accoururent, suivies par les enfants. Grisha était allongée dans le placard, les jambes écartées, le lit de peluches barbouillé de sang. Quand les gouvernantes la reconnurent, une violente dispute éclata. Qu’allait-on faire? L’aider à accoucher ? Ne rien dire à la famille? Non, c’était trop risqué. On devait la chasser au plus vite! Un cri coupa court aux débats, lacérant l’air et les tympans. Grisha sentit sa chair se déchirer, un poids tomber de son ventre. Le bébé était né. Elle le prit dans ses bras, à moitié consciente. Voyant cela, les petits, Miraculés et Va-au-Diable, se mirent à applaudir mais Grisha ne les entendit pas. Un son strident, venu de loin, couvrit leurs acclamations. Elle avait beau se boucher les oreilles, le sifflement s’amplifiait. On courut aux fenêtres. Des oiseaux de feu traversaient le ciel. On n’avait jamais vu de bombardiers dans la région. Les gouvernantes oublièrent Grisha, les orphelins et tout le reste. Il fallait rentrer chez soi au plus vite, sauver les siens. (p. 106-107)

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blandine5674   24 novembre 2020
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Je ne suis pas sûre qu’il ait eu conscience de tous ces racontars. Le bruit du vent mérite plus d’attention que les vaines paroles.
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Piatka   04 juillet 2019
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Il se tient au bas de la falaise et regarde là où les hommes ne peuvent aller. Je le vois se plaquer à la paroi. Sa main est grise comme le caillou, son esprit dur comme le calcaire. J’ai l’impression qu’il va être avalé par la montagne, appelé par ses rondeurs de femme. Lui la comprend avec ses doigts. Bientôt ils évoluent ensemble, amants sauvages que la nature réunit clandestinement.
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SeriallectriceSV   08 avril 2021
Le Sanctuaire de Laurine Roux
[...] un éclair zèbre le ciel. Blanc et fin, queue de comète ou d'hermine, c'est fugace et beau, fantôme de pinceau.
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AudreyT   02 juin 2018
Une immense sensation de calme de Laurine Roux
Le bruit du vent mérite plus d’attention que les vaines paroles.
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