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Note moyenne 3.56 /5 (sur 116 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Clermont-Ferrand
Biographie :

Marie-Laure Hubert Nasser est née en 1963 à Clermont-Ferrand. Après une année d’hypokhâgne, elle suit la formation Celsa Sorbonne Université (Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées). Son désir d’écrire est mis de côté car elle doit travailler. Passionnée par la communication publique, la recherche de sens, le lien avec les autres, la volonté d’être utile, elle mène sa carrière dans les collectivités territoriales et s’investit dans la presse locale. Très engagée pour la défense des droits des femmes, elle se révèle dans un rôle de « passeur » recueillant les témoignages des femmes engagées et organisant des évènements au féminin.

L’écriture est sa passion, un chemin révélé en 2013 par "La Carapace de la tortue", son premier roman qui a connu un large succès en édition folio (Prix Saint Estèphe du Château Pomys 2015, Prix du roman régional du Lions Club International 2015) ; suivi de "Spleen Machine" en 2015 (Prix Lire en Tursan 2015), de "Semblant sortir du noir" en 2017 et de "On rêve, on vit, on aime" en 2021.

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Source : Editions Passiflore
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Présentation du titre de Marie-Laure HUBERT NASSER "On rêve, on vit, on aime" (Editions Passiflore) par Jean-Antoine Loiseau.


Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleil   17 janvier 2014
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
- Il faut que tu m'aides, je n'y arriverai jamais sans toi.

- Mais que je t'aide à quoi ?

- A passer cet entretien.

Ils cherchent quelqu'un pour la boutique d'en face. Au CAPC.



(...)

- Ouais, bon, c'est du passé. Mais dans le cas présent, ben, comment veux-tu que je t'aide, ma belle ? J'y pige rien, moi. Encore, si c'était pour bosser chez H & M, je connais toutes les vendeuses, mais là ... J'en connais pas une de vendeuse. Et d'ailleurs, ils vendent quoi, dans ta cathédrale ?

- Des ouvrages pour approfondir ses connaissances après une visite, des catalogues d'expositions, des livres d'artistes pour faire des cadeaux originaux, tu vois ?



(...) Tout l'immeuble était au courant de cet espoir de rendez-vous. Cette information majeure avait donné lieu à une séance de formation intensive (...) pour approfondir ses connaissances. Toutes les femmes au foyer étaient présentes. Elles préparaient même l'entretien avec leurs maris avant cette séance de "coaching" comme l'avait appelée Claudie, se moquant de cette nouvelle émission télévisée de conseils en tout genre qui venait de voir le jour sur sa grille des programmes.
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pyrouette   02 août 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
J’ai toujours cru que je ne finirais pas la journée. À moins que ce soit elle qui ne se termine jamais. Le temps est un élément auquel je pense souvent. Comme un ennemi qui me poursuit.
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geisha79   30 novembre 2016
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Elle est si lisse et si pure à l'intérieur que les maux et les reproches ne peuvent s'accrocher sur ses parois. Râpeuse et repoussante à l'extérieur, elle est douce et tendre comme une pierre à savon, dedans. Rien ne reste du passage des malheurs précédents. Cette grotte est apparue lors du dernier cyclone et depuis, tout le village est en paix.
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pyrouette   19 juillet 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Elle aimait l'imperfection et les détails qui trahissaient la vérité.
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pyrouette   18 juillet 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Elle n'aimait pas croiser les gens. Ce n'était jamais simple avec les autres.
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pyrouette   28 juillet 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Elle se contentait de puiser le beau chez des êtres qu'elle choisissait. Elle avait rempli son immeuble pour être à l'abri de l'ennui.
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pyrouette   03 août 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Et puis, avec le temps, je me suis mise à vivre en bonne entente avec tous ces morceaux de moi.
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pyrouette   31 juillet 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Elle se laissait bercer par la chaîne Arte, dans le noir, sur un écran miniature. Elle s’était endormie sur le canapé. Elle avait entendu des pas. Des portes qui claquaient. Elle croyait avoir rêvé. C’était souvent étrange les bruits des vieux immeubles qui grinçaient les soirs de pleine lune.
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pyrouette   24 juillet 2021
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Leur quotidien devenu léger et simple, elles s'adaptaient sans exigence. L'esprit toujours un peu ailleurs.
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editionspassiflore   12 janvier 2014
La carapace de la tortue de Marie-Laure Hubert Nasser
Extrait : Le journal de Clotilde

C’est idiot. Je me demande par où commencer. Je me suis toujours promis qu’un jour je saurais à qui écrire. Que je trouverais l’envie de me confier. Voilà bientôt trente ans que je lis, dévorant la vie des autres, sans avoir jamais couché un mot sur le papier. J’ai du mal à tenir un stylo. C’est pour cela que je me suis offert un plumier. Avec une encre violette. Comme lorsque j’étais petite. Pour faire de belles lignes. Ce cahier a une carapace en cuir. Je l’ai voulu juste pour moi. C’est mon premier cadeau avec mon argent. Il me ressemble. Je l’ai trouvé dur et tendre à la fois. Comme moi. Rugueux et sans forme à l’extérieur. Un bloc. Un roc. Des feuillets doux et collés à l’intérieur. On souffle doucement sur les pages et elles s’entrouvrent. Comme des portes cachées. Moi, Clotilde, vingt-sept ans, dont vingt-six pétrifiée dans une roche, j’ai pour la première fois de mon existence envie de vivre. C’est sans doute parce que je peux enfin me demander ce que je ferai demain. Cela ne m’était jamais arrivé. J’ai toujours cru que je ne finirais pas la journée. À moins que ce soit elle qui ne se termine jamais. Le temps est un élément auquel je pense souvent. Comme un ennemi qui me poursuit. Comme si un sablier infini coulait en moi. Pour m’alourdir. Rendre mes membres gourds. Mes mouvements douloureux. Mon présent pesant.

Je suis venue sur terre laide. Pas de ces laideurs qui deviennent des atouts, car l’on acquiert grâce à elles une forte personnalité. Pas de ces grosseurs que l’on désigne girondes ou généreuses, créant le désir irrépressible d’y apposer les mains. Pas de ces disgrâces si frappantes que l’on peut les détourner. Réparer. Cacher. Opérer. Non, un corps et un visage inscrits dans une masse de chair alors même que le travail de façonnage n’a pas été achevé. Je ne sais pas d’ailleurs s’il reste une partie de mon être épargnée par cette infortune. Je me suis regardée dans un miroir pour la dernière fois à l’âge de six ans. J’observais cette autre avec curiosité. Sans vraiment d’appréhension ou de colère. Je pensais que j’étais comme le reste du monde. Et puis j’avais une jolie robe ce jour-là, avec des volants roses que je faisais virevolter autour de mes jambes. J’étais plutôt heureuse malgré tous ces accidents quotidiens qui venaient se coller à ma peau. Je me sentais leste bien que plongée dans un bloc de béton. Je n’ai pas de cou. Mes épaules sont tellement épaisses que l’on ne peut vraiment pas deviner si j’ai un corps de femme. Ma taille est large. Mes membres sans forme. Mes pieds, je ne les vois plus depuis des années. Mes mains ressemblent à des battoirs. Mon visage ? Je ne sais pas vraiment. Il est flou pour moi depuis si longtemps. À l’école, dans les couloirs, on m’appelait la grosse. La dodue. Le bidon. Le boudin. Le laideron. La couenne. Le lardon. Le quintal. Le tonneau. La tonne. Quand on est grosse, on vous croit bête aussi. Comme une double punition du ciel. Comme les deux bosses du chameau. Alors, j’avais droit aussi à la perchée, la pommée, la pauvre débile, la tordue, la neuneu, la naze. Là, c’était l’association physique et morale de ce qui leur semblait ma réalité. Il y avait aussi la bâtarde, insulte suprême vomie pour clore le chapelet d’injures dont j’étais recouverte. Je n’avais qu’une envie, disparaître. Me fondre dans l’espace. Rentrer sous terre. J’ai enfoncé un chapeau en feutre noir sur ma tête pour que l’on ne voie plus que le menton, à étage d’ailleurs, je crois bien. C’est comme ça quand on est gros.

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