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Critiques de Maritza Jaillet (46)
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Rattrape-moi
  11 février 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Je préviens, je ne suis pas du tout le public cible du genre romance, fût-elle dystopique, aussi, il y a sans doute des aspects qui m'ont un peu gêné mais qui raviront la plupart des lecteurs addict à ce genre (quoique, l'autrice cherchant à jouer avec les codes!).



Dans les points positifs du livre, je noterai le parti-pris quasi-théâtral de la narration. Des dialogues, beaucoup de huis-clos entre deux personnages, peu de descriptions, juste ce qu'il faut en quasi-didascalies pour poser le décor et le contexte. Ca paraîtra sans doute un peu trop sec et rapide à certains lecteurs, ce qui n'est pas faux, mais ça donne du rythme à une intrigue qui sommes toutes aurait pu s'empâter et devenir ennuyeuse sans le ton allègre que l'autrice lui a donné.



Au final, on ne s'ennuie pas et les touches d'humour disséminées ci et là apportent encore à la sympathie que dégage le livre.



Néanmoins, je dois avouer être plus réservé par la dimension futuriste ou anticipation. Cela apporte-t-il quelque chose au livre qu'un univers contemporain n'aurait pas pu apporter ? C'est la question que je me pose. Le contexte climatique n'est pas très exploité, l'univers n'est pas trop décrit, et surtout la romance se déroulant surtout en huis-clos et en dialogues, les années 2000 auraient aussi bien suffit. La petite touche "rétro", notamment dans le choix d'une aristocratie style "ancien régime" est agréable, mais évidemment elle ne renforce pas trop le caractère SF de l'ensemble.



En conclusion, voilà un roman léger, distrayant mais qui s'adresse clairement plus aux amateurs de romances qu'à ceux de SF. Plaisant à suivre, bien construit, doté de personnages solides puisqu'on ne les quitte pas, il manque cependant un univers sf plus approfondi, plus d'action sans doute (je ne sais pas pourquoi la couv me promettait de l'action trépidante!) et peut-être un peu plus de rugosité (je sais que la romance s'y oppose, mais un poil plus de violence ou de sensualité aurait délissé tout ça).



Bonne continuation à l'autrice.
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Creepy Christmas
  15 janvier 2016
Creepy Christmas de Maritza Jaillet
Fichtre ! Halloween n'a qu'à bien se tenir, le Père Noël débarque dans le glauque ! Muarf !



Voilà un recueil de nouvelles de Noël "horrifique" qui dépote ! (Acheté dans le cadre de l'opération 1mois/1maison/1achat du blog (que je suis sur FB) dePéléane Léana (oui oui, c'est bien elle), Vision Livre). J'avais eu du mal à choisir, mais comme c'était la période, celui-là s'est "détaché", forcément.

Je ne regrette pas, et je lorgne maintenant vers les autres recueils de cette petite maison d'édition bien sympathique, que je ne connaissais pas du tout. Hélas, pas avant quelques temps, car ma PAL exige un peu de discipline... Mais c'est dur, hein !



La nouvelle est un art difficile, je le sais, je m'y suis essayée, je ne suis décidément pas écrivain. Mais lectrice assidue, ça oui, et le format nouvelles, j'adore ! Cela me permet des "entractes" lorsque à côté, je lis un bon gros roman. Pour le coup, les entractes, ici, ont été aussi sanglants que réjouissants.



Le détournement est vraiment réussi, et tous les auteurs de ce recueil sont vraiment déjantés, chacun dans son genre.

Je remarque que ce pauvre Père Noël finit souvent au menu, voilà voilà, à être représenté comme un bon gros pépère, il est devenu trop appétissant ! Mdr !



Je sais que chaque auteur aimerait que je disserte plus longuement sur "sa" nouvelle, mais je suis désolée, vous êtes trop nombreux pour cela dans ce recueil ! Sachez que j'ai trouvé toutes les nouvelles vraiment bonnes, que je vous ai tous trouvés complètement barrés, et que j'ai adoré ça ! Mon coup de coeur sur ce recueil va à Loïc Lendemaine pour sa nouvelle "Santa Vs Ded Moroz", parce que c'est bourré d'humour, j'ai adoré (et celle de Dean Venetza aussi, la plus barge de toutes, il me semble bien...) ! Mais les autres ne déméritent pas, très loin de là, bravo à tous !



A très bientôt dans un autre recueil de nouvelles de ces petites éditions très très trèèèèèèèès tentantes, vils démons tentateurs !



Edit : âmes sensibles s'abstenir ! Si vous n'aimez pas le gore, les entrailles qui traînent, les membres qui se détachent, les odeurs putrides, passez votre chemin !



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Nutty Seas
  12 juillet 2020
Nutty Seas de Maritza Jaillet
Nutty Seas est un recueil de huit nouvelles où vous pouvez retrouver les textes suivants : « le diable du marais » d'Alain Marty, « de chair et d'eau » de Rachel Gali, « La thérapie » de Maritza Jaillet, « Sur les traces de Ruby Winston » de Céline Borov, « le Capitaine Ixe » d'Alicia Alvarez, « Peau de chagrin » d'Amestyale, « Cwan » de Léa Carroué et « L'Abyssale » de F. V Syam.



Une fois de plus, j'ai été conquise par l'originalité dont font preuve les éditions Nutty Sheep. Les légendes marines, les peuples des océans, les créatures aquatiques sont autant de thèmes qui m'inspirent énormément et que j'apprécie retrouver dans mes lectures.



Chaque nouvelle étant rédigée par un auteur différent, chacune possède son propre style, une ambiance particulière. La plupart sont suffisamment longues pour poser un décor qui nous invite au voyage et au rêve. Bien sûr, certaines m'ont davantage plu mais dans l'ensemble, aucune ne m'a déçue.



« le diable du marais » aborde le thème du triangle amoureux associé à une mythologie qui m'était inconnue. Cette nouvelle ne m'a pas laissée indifférente par le côté sordide qu'elle présente. Ce fut une sacrée mise-en-bouche !



« de chair et d'eau » pourrait correspondre à une réécriture du conte de la Petite Sirène, version originale. J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle présentation de l'histoire. Malgré les multiples réécritures de ce conte, Rachel Gali parvient à proposer une version inédite pour moi.



« La thérapie » parle de problèmes de couple entre une sirène et son mari triton. Notre monde est revisité version sous-marine. J'adorerais découvrir un roman ou d'autres épisodes tirés de cet univers. Cette nouvelle est à la fois loufoque et divertissante.



« Sur les traces de Ruby Winston » mériterait également un roman sur cette femme qui part à la recherche de son époux disparu depuis des années. Notre héroïne est courageuse, déterminée. Elle vit une expédition compliquée aux côtés de personnages forts. L'action est au rendez-vous. Céline Borov aborde également le sujet de l'Atlantide. En bref, j'en redemande !



« le Capitaine Ixe » est aussi une réécriture, autour de la mythologie grecque cette fois. Je me doutais petit à petit de la véritable chute du récit mais j'ai tout de même beaucoup aimé la proposition de l'auteure.



« Peau de chagrin » est un de mes coups de coeur de cette anthologie. On explore le folklore des Shetland et plus particulièrement, la légende des Selkies. Cette nouvelle est celle qui m'a fait ressentir le plus d'émotions différentes.



« Cwan » traite de l'Histoire et notamment, des vikings. J'ai complètement adhéré au texte.



« L'Abyssale » est une nouvelle assez triste. Je n'ai malheureusement pas bien compris la fin et ce que devenaient certains personnages. Toutefois, j'ai quand même apprécié cette histoire. Si l'auteure passe par là, je serais ravie d'avoir quelques petites explications.



En bref, cette anthologie m'a permis de découvrir des légendes que je ne connaissais pas. Chaque auteur a su éveiller mon intérêt, stimuler mon imagination. J'ai très envie de me pencher sur leurs bibliographies respectives. J'accorde un point bonus pour les illustrations au début de chaque nouvelle.



Merci à Nutty Sheep pour leur confiance et cette chouette lecture !
Lien : https://alexlovebooks.home.b..
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Rattrape-moi
  03 janvier 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Autrice croisée lors de pérégrinations sous Twitter (@MaritzacocoJ), un brin fofolle (dans le bon sens du terme !), active dans la communauté des jeunes auteurs et/ou auteurs auto-édités, elle a aussi une chaîne YouTube nommée TataNexua.

Bref, je voulais faire un tour dans son monde, et bien m'en a pris !



Il s'agit d'une dystopie qui se passe après 2100 dans des royaumes de France qui rappellent presque le XVIIe. Mais là n'est pas le cœur de l'ouvrage, car c'est avant tout une romance.

Des personnages caricaturaux de prime abord, mais qui dévoilent leurs facettes au fil des pages.

Une aisance à jongler entre le langage familier de l'héroïne, celui soutenu de Nathan et même châtié de Matthieu.

(Un petit côté "Amicalement vôtre,", pour ceux qui ont l'âge d'avoir connu cette série TV).

Oui vous aurez envie d'insulter ou bousculer les personnages (quelle gourde ! quel manipulateur !...).

Un scénario élaboré, non linéaire réservant des surprises.

Des non-dits, des ellipses. Je ne peux pas en dire plus sans divulgâcher.

Un style enjoué et rythmé.

Et bien sûr de l'humour.



Un seul regret. Que ce roman ne soit pas plus long.
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Nutty Seas
  13 octobre 2020
Nutty Seas de Maritza Jaillet
Nutty Sheep frappe fort ! Si l’humidité ambiante aurait pu favoriser un coup d’épée dans l’eau, c’est bel et bien un ouvrage envoûtant qui détourne les codes et vous saisit aux tripes. Ici pas de gnian-gnian, de cul-cul, ni toute allitération synonyme de jet de paillettes rose bonbon. Au sein de ces textes, le sang gicle et les sentiments noirs sont intimement liés aux amours les plus pures pour donner un texte… humain. Même lorsqu’ils mettent en scène de sépulcrales créatures remontées des profondeurs…

L’organe merveilleux n’est pas mis sur un piédestal, mais pompe le sang, l’oxygène, la rancœur et donne la vigueur nécessaire de lutter à celui ou celle qui tombe sous le sortilège de son prochain.



Les textes qui m’ont le plus parlé (voire traumatisé ou ensorcelé) :



Le diable du marais, d’Alain Marty :

Un choix judicieux que de commencer l’ouvrage par ce texte. Une tranche de vie nimbée d’insouciance et de pulsions. Depuis l’âge des premiers amours jusqu’aux dernières, le besoin, l’envie et la douleur reviennent nous hanter comme un ressac acide, jusqu’à émousser nos sens et notre détermination. Jusqu’à disparaître.



De chair et d’eau de Rachel Gali :

Ce qui commence comme un hommage au conte de la petite sirène (d’Andersen, hein ?! Pas de Mickey !) se révèle beaucoup plus poétique, complexe et cruel qu’il n’y paraît.

Cette nouvelle nous propose un clair-obscur entre mythologie, Fantastique et Science-fiction, et nous emporte en compagnie de personnages qui assument leurs désirs, qu’ils soient primaires ou langoureux, sincères ou éphémères. Désirs fugaces, à la manière du bonheur qui nous étreint lorsqu’on poursuit ses rêves, jusqu’à ce que l'on comprenne le prix que l’on doit payer.

Une fois qu’il est trop tard.



Cwan de Léa Carroué :

Un sans-faute : La finesse de relations qui unissent les protagonistes et toute la menace sous-jacente dirigée vers ces guerriers en terre étrangère… jusqu’à la fin qui vous coupe les jambes ! Vous ne pouvez fuir, ni le destin, ni vos propres faiblesses. Ce monde est rude, et ce qui se cache dans les abysses n’a que faire des plans des hommes.

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Creepy Christmas
  30 décembre 2015
Creepy Christmas de Maritza Jaillet
Ah les périodes de fête, la fin d’année, Noël et les lumières clignotantes, les gueuletons excessifs, le gros bonhomme jovial aux joues rosies et à la barbe blanche, les sourires des enfants face aux paquets cadeaux joliment confectionnés, l’hiver et son manteau blanc… Oublié tout ça ! Cette anthologie reprend bien toutes ces bases qui font de Noël ce qu’il est, mais sont bien vite détournées pour sombrer dans l’horreur absolue, les frissons sont garantis pour de pauvres âmes sensibles comme la mienne !



J’ai volontairement choisi de ne pas chroniquer nouvelles par nouvelles car elles méritent toutes d’être lues et apportent chacunes un bon quota d’éléments horrifiques.



Creepy christmas, c’est donc une anthologie regroupant treize nouvelles horrifiques sur le thème de Noël et écrites par treize auteurs au style résolument très différent ! Si dans certaines nouvelles, la date du 25 décembre et l’ambiance hivernale si oppressante puisse t-elle être, sont les seuls éléments se rapprochant de la thématique, dans la majorité des cas, le père noël, les lutins et les cadeaux en prennent pour leur grade et véhiculent une image très éloignée de la vérité et digne d’un roman de Stephen King.



Alors qu’est que vous y trouverez dans cette anthologie ? Un peu de tout, du sang bien évidemment, mais pas que ! Un jeune homme malmené qui décide de prendre les armes sous une influence démoniaque, un festin familial qui vous refroidira, un parc d’attraction sur le thème de Noël qui réveillera vos peurs passées, un être difforme possédé et obsédé par l’hiver, un cauchemar d’enfant devenu réalité ?, des SDF fêtant Noël avant d’avoir une visite étrange, une chasse annuelle, cette année exceptionnel ! qui vous embarrassera, un voleur dans un hameau isolé, un trafiquant de drogue armé et coincé au fond de la Creuse avec des êtres cannibales, un noël familiale qui tourne au carnage et aux expériences horribles, les portes de l’univers savamment gardées par un horloger hors norme où des êtres éclectiques viennent pimenter l’ambiance, une mère et sa fille fêtant noël en toute quiétude et innocence… Il y a aussi des membres découpés, des sourires carnassiers, de la violence, des morts et encore des morts ! Regardez la couverture, elle est très parlante et révèle une bonne part du contenu. Si vous n’aimez pas le sanglant et le glauque, si vous attendez du suspense haletant, de la psychologie malmenée, alors passez votre chemin, ici les histoires sont de vraies histoire d’horreur, celle qui dégouline d’hémoglobine, celle qui vous retourne parfois l’estomac, celle qui tue à tout va, n’attendez pas forcément de happy end, il y en a parfois d’une certaine façon, mais ce n’est pas l’objet de cette anthologie, au contraire. Les fins sont troublantes, parfois pleines de sous-entendus, parfois laissées à votre imagination et limite parfois pleine de philosophie… toujours macabre !



Si on doit jeter un regard critique sur l’ouvrage, on peut dire qu’il est réussit, toutes les nouvelles ne se valent pas, mais il s’agit d’une question de goût ! Elles ont toutefois réussi leur but : être horrible et flippante ! Personnellement, ma préférence va à « Mely Klismas » probablement la plus horrible des histoires même si la fin m’a laissée sur ma faim justement ! Elle est longue, commence un peu bizarrement mais rapidement sombre dans la pire des horreurs, c’est malsain, glauque et écœurant et pourtant très prenant ! Et puis il y a « Menus de Noël pour petites filles mortes », même si cette nouvelle manque un peu de détails pour étoffer le récit, l’ambiance complètement décalée, cynique et pleine d’humour noir régaleront les amateurs d’êtres fantastiques, gothiques mêlant des univers sombres et intemporels. Pour le reste, chaque lecture apporte son lot d’histoire atypique et franchement on se demande mais où vont – ils chercher tout ça ? Les auteurs de ce style ne sera t-il pas un brin psychopathe ?! Tant qu’il couche sur le papier, leur plus vil fantasme, tout va bien !



En bref, une anthologie très réussie qui se lit avec plus de plaisir en cette période habituellement si douce, familiale et réconfortante. Une trouée machiavélique et sanguinolente dans un univers si habituellement édulcorée. Une belle surprise !
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Creepy Christmas
  29 décembre 2015
Creepy Christmas de Maritza Jaillet
Je n'ai pas l'habitude de lire des histoires aussi macabres ! Mais quelle belle idée d'avoir tenté. Ici nous retrouvons treize histoires autour de Noël et nous entrons dans l'esprit morbide de chaque auteur pour en retirer... des choses pas très catholiques...





* Un cadeau démoniaque de Ruwan Aerts

Une excellente entrée en matière. Cette nouvelle m'a d'emblée fait penser à Hate List que j'ai lu cette année. Yohan, ado persécuté, décide de se venger de ses camarades et des professeurs. Mais une étrange voix se met à l'inciter dans ses choix... Cruel et vision plutôt horrible du monde proposé ici...



* Festin de Noël de François Cédelle

L'histoire était si inattendue que j'ai dû la lire deux fois et me rendre compte que j'avais mal compris la première fois. Du coup, la diablerie prend tout son sens. Un père et ses enfants peinent à trouver de quoi manger en ces temps... Jusqu'au festin. C'est bien trouvé, et bien écrit. Je ne pense pas avoir été la seule à l'avoir lu deux fois. Et généralement c'est bon signe.



* Xmas Park de Kate Dau

Cette nouvelle fait son effet, surtout pour les "fans" de clowns. Je n'ai pas eu peur car cela n'a pas de répercussion sur moi, mais je salue les descriptions et l'ambiance très bien amenée. On voit 2 couples évoluer dans un parc d'attractions désaffecté, leur idée pour fêter Noël. Sanglant et bien écrit. Bon petit final.



* Walter aime la neige ! de Patrick Godard

J'ai adoré cette histoire, c'est bien l'une de mes préférées ici. La plume de Patrick est douce et ciselée à la fois. On approche la douceur avec Walter et on sent la gnaque d'Ours. Du début à la fin, j'ai plongé dans ce petit bout de vie de Walter, ce personnage d'une tristesse...



* Renaissance de Maritza Jaillet

Cette nouvelle m'a fait froid dans le dos. C'est personnel car je faisais des rêves de ce style, en tout cas pour ce qui est de l'idée de départ... Le final, c'est autre chose ! Triste et sanglante histoire, la petite Rachel se retrouve face à quelque chose de démentiel. Très réussi.



* La visite de Sylvain Lamur

J'ai beaucoup aimé cette histoire. Elle est très étoffée, montre par quels sentiments passent les hommes, et le tout est écrit d'une façon accessible, fluide.

Quelques Sans Domicile Fixe se rassemblent pour la veillée de Noël et décident de se raconter des histoires... jusqu'à l'arrivée de Bonhomme John. Une des nouvelles les moins gore du recueil, mais c'est sûrement ce qui m'a plu. Tout dans la finesse.



* Le grand cru de Péléane Léana

J'ai dû relire cette nouvelle plusieurs fois car j'ai eu l'impression de ne pas tout comprendre ou de passer à côté de certaines choses, certains indices me permettant de comprendre l'histoire entière. Du coup, cela doit être avec cette nouvelle que j'ai eu le plus de mal à me transposer dans l'histoire. Elle est toutefois très travaillée, et je sais que je ne serai pas la seule à repartir en arrière, en avant à plusieurs reprises. L'auteure a bien réussi son coup ! L'histoire est tordue, très drôle, et bien saignante. Bel exercice ici ! Texte très réussi. Même s'il ne fait pas partie de mes préférés, je tire mon chapeau à Péléane.

Quant à une phrase pour résumer, ici je ne le ferai pas, je préfère ne rien révéler du tout pour que la surprise soit totale. Cela fera plus grand effet.



* Santa vs Ded Moroz : un conte de Noël de Loïc Lendemaine

J'ai beaucoup aimé la dérision de cette histoire, tout comme la fin. Ici on assiste à une lutte sans merci entre le père Noël et le père bienfaiteur russe. Il y a une belle imagination et cela m'a donné envie de connaître l'histoire de Ded Moroz. Merci à Loïc !



* Le banquet de Yule de Frédéric Livyns

Récit très efficace, sans fioriture. Un homme doit ramener les effets qu'il a cambriolés dans un village à un certain Jules, mais sa raison est malmenée par sa cupidité. C'est bien écrit. J'ai beaucoup aimé.



* Mely Klismas d'Emmanuel Delporte

J'ai trouvé ce récit jubilatoire. Et pourtant, le début ne me convainquait pas, surtout à cause du langage employé. Mais je savais très bien que ça se devait d'être comme cela, au vu du personnage principal. Passée outre ce détail, le fait que le texte dure plus de 30 pages est un pur régal car on a le temps de s'imprégner de tout. On assiste au récit dément d'un homme ayant enfreint des règles embringué dans une histoire incroyable où il devra faire son possible pour survivre. Gros gros coup de cœur. Et pourtant, c'est cruel de détails gore. Pas forcément facile à "avaler" quand on n'a pas l'habitude !



* Christmas Pudding de Marielle Ranzini Marquet

Le ton donné par le narrateur m'a un peu dérangée ici. Cela montre un côté détaché et un peu sarcastique, et j'ai eu du mal à apprécier. Hormis ceci, l'histoire est excellente et sanglante à souhait ! J'ai totalement adhéré à l'environnement que j'ai projeté dans le manoir de la série Charmed sans le vouloir. La cave y était parfaite ! Encore un récit cruel, sanglant et jouissif.



* Menu de Noël pour petites filles mortes de Dean Venetza

Encore une nouvelle pleine d'imagination. Notre narrateur, un horloger, gère les portes du Temps. Une petite Zia s'amuse à les passer, pour un jour chercher à punir le père Noël, car c'est un homme mauvais, et veut venger deux petites filles zombies de sa cruauté. J'ai trouvé les idées excellentes. Une autre histoire que j'ai beaucoup aimée.



* La bonne étoile de Béatrice Ruffié Lacas

La dernière nouvelle du recueil ne manque pas de cruauté ! Une maman a cherché un homme bien pour... elle ? sa fille ? autre chose ? L'histoire nous est dévoilée alors qu'elle et sa fille installent et décorent le sapin de Noël. Ici, il n'y a rien de sanglant, c'est un peu à part du recueil tout de même, mais le fond reste le même : la mort, le sang, la manipulation.



En résumé, j'ai passé d'excellentes heures grâce à tous ces petits bouts d'horreur. Certaines nouvelles se sont détachées des autres, mais cela est au goût de chacun. J'ai été ravie de voir la qualité des textes, même si l'on retrouve beaucoup de fautes de français. La maison d'édition n'ayant pas de correcteur attitré, il n'est pas évident pour les auteurs de réussir un sans-faute. Alors l'indulgence et l'abstraction doivent être de rigueur ici. J'ai donc jugé les treize histoires dans leurs fondements, leurs cohérences, leurs chutes, et j'avoue que le tout est un excellent travail. Au-delà de mes espérances. Bravo à tous.


Lien : http://lesevasionsdekreen.bl..
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Creepy Christmas
  29 décembre 2015
Creepy Christmas de Maritza Jaillet
Cette anthologie se compose de 13 nouvelles :

–Un cadeau démoniaque de Ruwan Aerts : Johan, victime de harcèlement scolaire depuis son entrée au collège, bascule et ramène une arme en classe. Après avoir perpétré un massacre au sein de son établissement, il s’enfuit dans son quartier et rencontre Hank, un SDF Père Noël accompagné de son chat noir qui lui propose de réaliser ses rêves.

Ce qui est dommage avec cette nouvelle, c’est qu’elle est tellement courte que le personnage de Johan n’est pas assez détaillé, du coup, on apprend qu’il est martyrisé par les autres depuis 4 ans, mais on a surtout droit à des faits, ce n’est pas suffisant pour s’attacher à lui ni même avoir une quelconque sympathie pour sa situation et finalement, à la fin, j’ai surtout fini par me dire que c’était juste un idiot, il passe un marché de dupe après quelques faibles hésitations… Mais il est difficile d’en dire plus sans spoiler. Bref, la fin était un peu courue mais c’est amené progressivement et c’est agréable de se laisser mener jusqu’à cette conclusion inéluctable.



–Festin de Noël de François Cédelle : on découvre un homme qui se régale d’un festin de Noël. On apprend au fil de ses pensées qu’il est père de famille, qu’il a du mal à joindre les deux bouts et que ses deux enfants et lui ont souvent faim. Mais pour Noël, ils ont progressivement amassé de petites douceurs pour préparer un Noël digne de ce nom. Il ne manque que la viande, d’un genre particulier, mais ils posent des pièges pour capturer leur proie et peuvent, le 25, se régaler…

Une nouvelle très courte. Je redoutais une description du festin un peu lourde qui aurait pu donner la nausée mais pas du tout. On se demande ou les souvenirs du père vont nous mener, on redoute rapidement de découvrir le type de viande qu’ils mangent : j’ai été surprise en le lisant… Par contre, la dernière phrase m’a laissée perplexe genre « hein ? quoi ? pourquoi ? » Je n’aime pas trop ce genre de fin ouverte.



–Xmas Park de Kate Dau : un groupe de 4 copains s’organisent une virée « Urbex » pour le réveillon de Noël et se rendent dans un parc d’attraction abandonné. Ils se séparent en deux couples : l’un explore le train fantôme dont l’entrée représente la bouche d’un clown portant un bonnet de père Noël et le second va s’amuser sur la grande roue… Mais leur soirée ne va pas se passer comme ils l’espèrent.

Une histoire sympathique, rondement menée. Des références notamment à Ça de Stephen King que j’ai beaucoup appréciées – qui ayant vu ce film ne ressent pas une légère angoisse en voyant un clown… alors entrer dans sa gueule pour visiter un train fantôme… Gloups, non merci.



–Walter aime la neige ! de Patrick Godard : Walter Ferville vit reclus dans sa grande demeure en raison de son apparence. Il adore l’hiver, le froid et surtout la neige avec qui il partage un bout de son histoire. Mais il n’est pas le seul à aimer cette saison, c’est aussi le cas du terrible Ours.

J’ai adoré cette nouvelle et je pense que le style d’écriture de l’auteur y est pour beaucoup : très imagé le plus souvent, ça rend le texte très beau, du coup ça minimise un peu l’horreur du récit mais tant pis, la forme était aussi importante que le fond sur ce coup-là.



–Renaissance de Maritza Jaillet : une fillette raconte le cauchemar dans lequel ses parents sont tués, faisant doucement pour ne réveiller personne de peur de se faire gronder, jusqu’à ce qu’elle se découvre meurtrière en rêve. Une fois son récit terminé, il est l’heure de descendre ouvrir les cadeaux de Noël.

Bon, pour celui-ci, je ne savais pas trop quoi en penser, je me suis demandée jusqu’à la fin si cette nouvelle avait bien sa place dans cette anthologie spéciale Noël… Mais ça, on ne le sait que lorsque la petite Rachel nous place son récit au 25 décembre.



–La visite de Sylvain Lamur : 5 SDF se réunissent lors du réveillon de Noël afin de partager un repas : un muet, un infirme, un barbu, un arabe et un vieux . Chacun partage un de ses souvenirs de Noël. L’un d’eux raconte alors la légende de Bonhomme John qui écoute tous les souhaits et choisit le soir de Noël d’en réaliser… mais il faut toujours se méfier de ce que l’on souhaite.

Je n’étais pas certaine d’aimer le début, mais la suite m’a vraiment plu : dès que Bonhomme John leur offre à chacun une petite boîte accompagnée d’un mot qui résume leurs vœux… J’ai trouvé ça intéressant.



–Le grand cru de Péléane Léana : L’histoire se divise en 5 chapitres ainsi qu’un prologue et un épilogue. Un chapitre sur deux est narré par un dévoreur de Père Noël et le suivant est raconté du côté des apprentis Père Noël qui craignent d’être choisis.

Une nouvelle très courte avec quelques fautes de frappe -d’autant plus visibles que c’est court. Mais ça ne m’a pas bloquée outre mesure, je l’ai trouvée légère et amusante ce qui contraste avec le thème un peu tragique. Ce texte m’a fait sourire et j’ai justement aimé qu’il soit moins grave que les autres.



–Santa vs Ded Moroz : Un conte de Noël de Loïc Lendemaine : Le titre en dit long. Quand le père Noël affronte Ded Moroz, son avatar laïcisé lors du communisme en URSS.

C’était assez drôle, cette nouvelle m’a fait sourire, même si elle m’a assez fait penser au comics Lobo contre le Père Noël, c’en était pas mal proche mais tout aussi fun.



–Le banquet de Yule de Fréderic Livyns : Cette fois, nous avons droit au folklore scandinave avec le Julénisse. Kriss, cambrioleur de métier, est engagé par un homme, Jules, afin de voler les habitants d’une bourgade scandinave. La nuit du solstice d’hiver, Les villageois se regroupent dans une église et y festoyent jusqu’au petit jour, laissant leurs maisons ouvertes pour que le lutin Julénisse puisse prendre sa part de nourriture. Seulement, Kriss a les yeux plus gros que le ventre…

Une nouvelle sympathique qui change un peu du traditionnel Père Noël. Une fin prévisible mais cohérente avec l’histoire.



–Mely Klismas d’Emmanuel Pixton : Steve, dealer des cités, a perdu de la marchandise en voulant doubler son patron. Ce dernier lui laisse donc une semaine pour lui ramener l’argent ou la coke. En se rendant chez ses revendeurs, Steve se retrouve coincé dans une tempête de neige qui provoque des embouteillages. Ne voulant pas perdre de temps, il prend un raccourci mais il a un accident. Lorsqu’il se réveille, il est attaché dans une cave, et les habitants sont bien décidés à en faire leur repas de Noël mais le jeune homme est prêt à se battre pour sa survie.

Une nouvelle plus longue que les autres mais du coup, le personnage principal est travaillé au fil des pages et si je n’étais pas certaine de l’apprécier au début en raison de son penchant pour l’argent facile, j’ai fini par m’y attacher dans les dernières pages en apprenant son passé, ses motivations et surtout ses projets…



–Christmas Pudding de Marielle Ranzini Marquet : Une petite famille loue un chalet pour les fêtes de Noël, seulement les lieux sont hantés par des zombies-fantômes qui ne leur veulent que du mal.

Si on exclut le côté zombies qui n’en sont pas vraiment et qui se rapprochent davantage des fantômes aux mauvaises intentions, ça passe relativement bien. On découvre le passé de ces horribles apparitions, il ne manque qu’une raison aux actes du docteur pour que l’histoire soit complète. Ça s’est laissé lire.



–Menu de Noël pour petites filles mortes de Dean Venetza : Le narrateur s’évertue à défaire les fils entremêlés du temps et des univers lorsque rapplique une fillette effrontée et sans gêne, Zia, accompagnée de ses copines zombies. Elle cherche la porte menant au Père Noël parce qu’il n’a jamais offert de cadeaux à ses amies mortes et elle aimerait lui en toucher deux mots. Le narrateur lui indique la porte mais Santa n’est pas du tout ce que la croyance populaire en a fait. Ça barde !

Comment dire ! C’est un grand n’importe quoi ! J’ai adoré cette nouvelle, c’est un bordel pas possible mais elle est super drôle, super glauque. J’ai aimé l’ambiance autant que les différentes confrontations qui en parsèment le récit. Un grande réussite pour cette histoire !



La bonne étoile de Béatrice Ruffié Lacas : Une mère célibataire regarde sa fille ouvrir ses cadeaux. La fillette lui signale qu’elle n’a pas été sage, c’est la raison pour laquelle elle n’a rien sous le sapin. En effet, la maman a été très vilaine et repense à ses six derniers mois.

Une nouvelle courte et surprenante, surtout par rapport aux autres. Rien n’est dit, tout est sous-entendu et ça rendrait presque cette histoire finale heureuse… presque.



Bref, une anthologie que j’ai adoré découvrir. J’ai passé un excellent moment. C’était rapide, le plus souvent glauque : ça m’a fait du bien dans cette période de fête et de joie intense… ça replace les choses. Une bonne surprise.
Lien : http://psylook.kimengumi.fr/..
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Nutty Seas
  20 août 2020
Nutty Seas de Maritza Jaillet
Ce petit recueil de huit nouvelles porte sur le thème de l'amour et des légendes marines. On s'attend à ce que ça bouillonne, le résumé de l'éditeur emploie même le mot "débauche". Clairement c'est dans la nouvelle La Thérapie qu'on s'en approche le plus, mais même là ça reste uniquement suggéré, personne ne devrait être choqué à la lecture de cette anthologie.



Détaillons les nouvelles :

- Le diable du marais : en quelques pages l'auteur nous raconte toute une vie, celle d'un jeune garçon, pris dans un triangle amoureux lors de ses premiers émois, avec une fin tragique mais à la fois fantastique. On arrive à s'attacher malgré la brièveté du texte, c'est bien écrit et pas mal du tout.

- De chair et d'eau : Remplaçons la magie par la science dans la Petite Sirène. C'est forcément un peu plus douloureux, mais l'idée est bonne.

- La Thérapie : C'est la nouvelle un peu drôle du recueil, avec un couple de sirène/triton qui consulte un psy pour sauver leur couple. Il leur suggère de pimenter leur vie sexuelle. L'occasion de plonger dans un univers barré où les créatures des abysses ont leur ville à l'image de la nôtre (j'ai une image qui me vient ça pourrait ressembler à Bob l'Éponge, mais non rien ne va dans ce sens).

- Sur les traces du Ruby Winston : quelques années après la disparition de son jeune époux en mer lors d'une expédition à la recherche de l'Atlantide, une femme prend la mer pour essayer de comprendre ce qui lui est arrivé. C'est un élément déclencheur classique (je pense à Mistress Branican de Jules Verne, inspiré de l'histoire vraie de la femme de l'explorateur John Franklin). C'est agréable à lire et bien construit.

- Le Capitaine Ixe : Cette nouvelle est particulière car elle se place dans l'espace, mais les analogies habituelles s'appliquent, et la navigation et l'exploration spatiales sont assimilables à leurs homologues marines. L'autrice transpose en SF un classique de la mythologie, c'est assez étrange à lire et ce n'est pas ma nouvelle préférée.

- Peau de chagrin : On découvre la légende des Selkies (sortes de sirènes du folklore des îles d'Écosse (Shetland/Féroë)) : lorsque la selkie prend forme humaine elle quitte une peau de phoque magique. Si un homme lui prend cette peau la selkie lui appartient jusqu'à ce qu'elle la retrouve. J'ai bien aimé cette nouvelle.

- Cwan : Bienvenue chez les Vikings. Lors d'un raid vers l'Armorique, le personnage principal a rencontré une sirène. Bien évidemment il en est tombé amoureux et lorsque son jarl l'envoie sur place en reconnaissance, accompagné de la prêtresse du clan, il n'espère secrètement qu'une chose : la revoir. C'est un peu cheesy mais l'histoire est intéressante et bien ficelée.

- L'Abyssale : Complots et intrigues à la Cour, sur une île où le pouvoir royal est menacé par celui de la grande prêtresse. Amour interdit entre le prince et la fille de la prêtresse. C'est peut-être dû à sa position en fin de recueil, mais c'est la nouvelle qui m'a laissé le meilleur souvenir.



Bilan : tout est plutôt bien, le thème est homogène, et même si on retrouve des éléments communs il n'y a pas de véritable redondance.

Globalement j'ai bien aimé ce que nous proposent ces auteurs, et il serait intéressant de voir ce que ça peut donner sur un format plus long.
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Rattrape-moi
  24 février 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
J'ai beaucoup apprécié le style d'écriture qui m'a un peu fait penser à un bon vieux Nothomb, mais avec la patte de l'autrice qui m'a emporté dans un univers tout à fait original. La petite morale du début concernant les dégâts provoqués par le réchauffement climatique déclencheront, je l'espère, une prise de conscience pour certains lecteurs.



Je me suis facilement laissé prendre par l'histoire. Appréciant Morgane au début, pour au final en venir à la détester. Haïr Mathieu et finalement remarquer que cet homme doté d'un sarcasme inépuisable est extrêmement attentif aux actions des autres. Il est mon personnage favori.



C'est un ouvrage qui vous fait traverser des émotions diverses, vous passez de la sympathie à la haine, de la joie à l'énervement. S'il vous arrive de vouloir mettre des baffes aux personnages qui vous énervent, dans ce livre VOUS SEREZ LE PLUS HEUREUX DES LECTEURS !



C'est une très belle découverte que je vous recommande !
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Rattrape-moi
  03 février 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Je ne suis pas forcément le public cible (je suis très difficile en romance), mais je me suis laissée tenter par ce roman. L'histoire est bien construite, les personnages creusés, bien développés. La société dans laquelle évoluent les personnages explique beaucoup de choses, dont le caractère et le comportement de Morgane (oui, j'avoue, j'ai un peu de mal avec elle, mais c'est justifié). Mathieu est mon petit chouchou dans cette histoire :).

Je suis une allergique des triangles amoureux, je déteste ça. Cependant, ici, il a été écrite de façon plutôt intelligente. J'ai aimé le cheminement psychologique de Morgane là-dessus.

Sinon, je pense que certains points du roman auraient mérité d'être un chouia plus développés, notamment le dernier retournement de situation qui concerne Mathieu et Morgane (je ne spoile pas). Là, je trouve qu'il aurait été bien de le montrer, pas juste le raconter. Il y a d'autres passages (pas beaucoup, mais quelques uns) qui souffrent du même problème.

Quoi qu'il en soit, je découvrirai avec plaisir d'autres romans de cette autrice.
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La Magie du Destin Tome 1 l'Elue: Saison 1 ..
  08 octobre 2020
La Magie du Destin Tome 1 l'Elue: Saison 1 : Maria de Maritza Jaillet
Nous nous retrouvons face au primo-roman de Maritza Jaillet, chose qu'elle précise d'emblée, de même le fait qu'il est adressé à un public averti. Et ce n'est pas pour rien ! Les thèmes durs qui y sont abordés le sont de manière cru, mais c'est un parti pris, ce n'est pas "gratuit", puisque cette violence est là pour véhiculer un message tout en portant le récit.

Nous suivons Maria (ainsi que sa mère au début), dans un lieu et dans trois royaumes reculés dans une période historique correspondant aux Temps Modernes, plus précisément à la Renaissance (donc NON, ce n'est pas le Moyen Âge !). Le patriarcat, la chasse aux sorcières, y sont considérablement plus prégnants, car ces trois royaumes n'obéissent qu'à leurs propres lois. Quoi qu'il en soit, mieux vaut ne pas naître femme... Leur sort n'est guère enviable !

L'on pourrait se dire "Ouf ! Aujourd'hui, ce n'est plus pareil". Détrompez-vous, parce que ce roman est un écho de notre époque : le patriarcat existe toujours, les infamies réservées aux femmes aussi, bien que sous d'autres formes. Est-il utile de rappeler que le "viol conjugal" n'existait pas jusqu'à la loi de 1992, par exemple, et encore maintenant, il n'est guère pris au sérieux. Je divague.

Maria ne suit pas les règles et se rebelle, tout comme elle refuse l'héritage magique dont elle est dotée (je ne spoile rien, c'est dans le résumé). La manière dont le récit est construit est plutôt bien mené. L'autrice sait où elle va (donc il faut plusieurs lectures, parfois des retours en arrière !). Je suis très intriguée par la manière dont se finit ce roman et brûle de curiosité de connaître la suite. Les personnages sont attachants, certains m'interpellent plus que d'autres. J'ai un gros problème avec Eric et j'avoue que j'aurai du mal à excuser ses actes (je n'en dis pas plus).

Concernant le style de l'autrice, il est jeune et révèle son potentiel (je rappelle que c'est un primo-roman, donc il faut en tenir compte !).
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Nutty Seas
  15 juillet 2020
Nutty Seas de Maritza Jaillet
C’est toujours avec beaucoup de plaisir que je lis une anthologie des éditions Nutty Sheep. C’est l’occasion pour moi de découvrir de nouveaux auteurs, de nouveaux styles et de nouvelles plumes. Ce recueil comporte huit nouvelles, ayant pour thème commun les légendes de la mer. Les huit auteurs vont revoir à leur façon des histoires que l'ont connait bien avec des sirènes, le kraken ou l'Atlantide. Des légendes que j'ai déjà lues dans d'autres romans et qui sont revisitées ici d’une façon originale.



Je ne vais pas trop revenir sur chaque histoire, car comme c’est un format de nouvelle, il faut veiller à ne pas trop en dévoiler. Je vais tout de même toutes les citer et les résumer en quelques mots.

Ça démarre très fort avec la première, Le diable du marais de Alain Marty, l'histoire

deux enfants qui jouent ensemble, un garçon et Juliette, dans les marais. Arrivés à l'adolescence, la cousine Pauline s'ajoute au duo. Une jalousie va s'installer entre les deux filles. Un triangle amoureux avec ce que cela peut comporter de jalousie et de mauvaises intentions. Je ne connaissais pas la créature de la fin, une nouvelle qui s’est lue facilement, racontée à la première personne du singulier ce qui permet de s'attacher encore plus aux personnages.



De chair et d'eau de Rachel Gali, nous entraîne dans une réécriture du conte très connu de La petite Sirène, puisqu’elle raconte l’histoire d'une sirène qui veut voir la lumière et le soleil et se fait attraper par un marin qui tombe amoureux d'elle. La suite change du conte, l'auteure a su faire preuve d’originalité, j'ai beaucoup aimé cette version.



Dans La thérapie de Maritza Jaillet, un couple composé d'une sirène et d'un triton vont voir un psychologue pour couple car ça ne va plus entre eux. Une belle transposition du monde humain au monde de l'eau, une histoire sympa et divertissante.



Sur les traces du Ruby Winston de Cecile Borov est la nouvelle la plus longue du recueil, elle est divisée en chapitres et raconte l’histoire de Mary et Terence, ils sont mariés et vivent heureux. Jusqu'à ce que Terence parte en expédition sur la mer. Il ne reviendra jamais. 5 ans plus tard, Mary décide de partir à sa recherche. Elle monte sur un bateau, et le voyage ne va pas être de tout repos. J'ai beaucoup aimé cette nouvelle où vont se mélanger plusieurs légendes, celle du kraken mais aussi celle de l'Atlantide. La fin est belle, pas comme on pourrait s'imaginer à la base. Une belle histoire.



Le capitaine Ixe de Alicia Alvarez, on est sur une planète autre que la Terre. Le capitaine Ixe ne cesse de se regarder dans des miroirs, de se parler à lui-même et de se trouver beau...une rencontre inattendue va révéler sa vraie nature.

Métaphore intéressante que je ne révélerai pas, mais qui est plutôt bien trouvée. Une revisite d'un conte dont je tairais le nom pour ne pas donner d'indice et vous laisser la surprise. Je connais déjà Alicia Alvarez pour avoir lu un roman publié également chez Nutty Sheep, j'ai une nouvelle fois pu apprécier son style.

Dans Peau de chagrin de Amestyale, on revisite la légende des Selkies. Un homme est amoureux d'une selkie, une créature vivant dans l'océan et pouvant se transformer en femme sur terre. Il lui vole sa peau de phoque, l'empêchant ainsi de retourner à la mer et la cloitrant sur terre. J'ai beaucoup aimé cette histoire, elle est envoûtante, comme la créature qui en est l’héroïne. La fin m'a surprise, je ne m’attendais pas à cela, un très bon moment.

Avec Cwan de Léa Carroué, je me suis retrouvée au temps des Vikings, un peuple que j’aime beaucoup suivre et qui est très à la mode dans les séries télévisées ou dans les livres. Ici, un viking a vu une sirène et en est tombé amoureux. Il part avec une guerrière pour la retrouver. L’histoire des Vikings et de leur invasion des côtes bretonnes vont se mêler au surnaturel avec des sirènes et un peuple vivant sous la mer. Je ne pensais pas en commençant cette nouvelle qu’elle allait m’amener jusque là. Une belle histoire où beaucoup de légendes se marient et se mélangent parfaitement.

La dernière, L'Abyssale de F.V. Syam, raconte l’histoire de Rozenn, fille d'une prêtresse et amoureuse du prince. Leur amour est interdit, et pour retrouver son prince, Rozenn est prête à tous les sacrifices. On retrouve le Kraken ici aussi. Je ne connaissais pas les Kelpies une belle manière de les connaitre. La fin m'a laissée circonspecte.



Comme vous pouvez le voir, toutes ces nouvelles sont très intéressantes à lire. Elles m'ont toutes beaucoup plu. Je ne peux pas dire que je n'en ai pas aimé une ou préféré, elles ont toutes leur charme, je me suis régalée avec chacune. J'ai ainsi appris des légendes que je ne connaissais pas encore, et j'ai beaucoup aimé. Et comme à chaque fois que je lis ce format, je me dis que ces nouvelles pourraient servir de base à des romans plus approfondis, il y a en tout cas matière à développer pour fournir une histoire plus complète et étayée en décors supplémentaires. Mais je les trouve toutes très complètes, il ne manque rien. Elles sont toutes très bien travaillées, que ce soit dans les décors ou les personnages.



À la fin du livre, c’est un réel plaisir de retrouver les biographies de chaque auteur, cela permet de mieux faire leur connaissance, d'avoir des renseignements sur ce qu'ils ont déjà écrit, cela permet de noter des romans à lire prochainement. J'ai remarqué que la plupart était de jeunes auteurs, avec une moyenne d’âge ne dépassant pas la trentaine pour certains d’entre eux. C’est plutôt encourageant pour nos futures lectures.

À noter également que chaque début de nouvelle est illustrée par un dessin représentatif de l'histoire, ça apporte un petit plus.



J'ai passé un très bon moment avec ce recueil, il n'est pas très long, un peu plus de cent pages sur ma liseuse, les histoires s’enchaînent sans que je m'en sois rendue compte, l’intérêt est à chaque fois renouvelée, le format de la nouvelle donne beaucoup de rythme à la lecture, on n'a pas le temps de s'ennuyer.

Je ne peux que vous recommander ce livre si vous avez envie de partir en voyage dans les mers avec des créatures toutes plus originales les unes que les autres.

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Rattrape-moi
  23 juin 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Rattrape-moi raconte l’histoire de Morgane, une jeune fille plus si jeune que ça pour l’époque qui n’est pas mariée. Son père, couvert de dettes, décide de marier sa fille à un Marquis. Parce qu’il faut dire ce qu’il est, il cherche à marier chacun de ses enfants. Bref, c’est comme ça que Morgane se retrouve seule, dans une chambre, attachée et découvre le Marquis, celui avec qui elle est mariée alors qu’elle l’ignore.



J’ai trouvé cette histoire très captivante. On a tout de suite envie de connaître la fin de l’histoire, savoir si Morgane va finir par retrouver sa famille, comment elle apprendra son mariage ? Comment va se passer cette nouvelle cohabitation ? Si je devais critiquer ce livre, je trouve qu’il va un peu trop vite et que certains passages méritaient d’être approfondis davantage.



En dehors de ça, je suis conquise. J’ai aimé voir la relation entre le Marquis et Morgane, même si cette dernière jouait un peu sur deux tableaux. Avec le Marquis, il y a une certaine relation complice et de confiance qui se crée au fur et à mesure. J’aime bien ce déroulement et ce développement. Mathieu lui laisse une certaine indépendance, il lui permet de faire presque tout ce qu’elle veut et heureusement. Ce personnage m’a d’ailleurs vraiment surprise et dans le bon sens, il est mesuré et particulièrement bien présenté. Morgane est une forte tête, elle ne se laisse pas soumettre. J’ai trouvé ce personnage très attachant, un brin naïve, loyale et un peu exaspérante. Mais ça fait partie de son charme.



J’ai trouvé l’histoire originale, bien construite et bien racontée. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et j’avoue avoir été surprise. Le dénouement est imprévisible, les personnages sont vraiment chouettes et ce n’est pas une romance clichée avec des scènes clichées et des réactions clichées. Cela sort vraiment du lot. Après comme je l’ai déjà dit, j’aurais voulu que ça dure plus longtemps, que certains aspects soient plus développés, mais cela reste une très jolie lecture.



En conclusion, on ne s’ennuie jamais, les personnages sont attachants et possèdent une bonne répartie. Il y a plusieurs fois où j’ai souri en lisant les répliques des uns et des autres. Vous commencez à me connaître, j’aime les personnages qui ont du répondant. Il y a aussi un petit côté “complot” et “enquête” qui n’est pas déplaisant. C’est donc une lecture facile, accessible et très agréable à découvrir.
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Rattrape-moi
  11 février 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Une romance courte qui se lit toute seule !



Même si j'aurais aimé un poil plus de développement sur l'univers qui était très intrigant et sur les personnages afin d'encore mieux les connaître, l'histoire est cohérente et se lit facilement. J'ai passé un agréable moment et n'ai pas vu le temps passé.

Il s'agit d'un roman idéal pour se changer les idées :)
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Rattrape-moi
  31 janvier 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Rattrape-moi est une dystopie romantique crée par l’exubérante autrice Maritza Jaillet. Elle met en scène les pérégrinations d’une jeune femme à la recherche de son père dans une France post réchauffement climatique. Dans ce futur, même si la France existe toujours, plusieurs provinces ont pu obtenir leur indépendance et certaines sont devenues des monarchies. Pour une fois, ce roman ne fait pas l’objet d’un service de presse, mais est un achat personnel, pour le plaisir.



Les personnages.

Morgane di Vitris : c’est l’héroïne de l’histoire. Elle vit à Orcgrime, capitale du royaume du Cid, un État minuscule centré sur l’ancienne ville de Salon-de-Provence. Elle fait partie du peuple.

Matthieu Fouquet : marquis de Parisis et héritier potentiel du trône du Cid. Il va accompagner Morgane dans ses déplacements.

Nathan da Costa : autre noble qui semble avoir des sentiments, réciproques, pour Morgane.

Charles Maurice di Vitris : le père de Morgane.



Le monde.

Cent cinquante ans après notre époque, le réchauffement climatique a entraîné une montée des eaux qui a isolé certaines portions du territoire de la France du reste de la métropole. Certaines en ont profité pour obtenir leur indépendance. L’une d’elles, centrée sur Salon-de-Provence, est devenue une monarchie nommée le royaume du Cid. Celle-ci, bien que souveraine, a gardé des liens très forts avec la France puisque les protagonistes passent d’un pays à l’autre sans problème particulier.

En dehors de ce morcellement du territoire, la crise semble s’être déroulée sans trop de casse (un peu quand même), la technologie a progressé et la civilisation ne s’est pas effondrée. De plus, l’homme paraît en avoir tiré les leçons puisque des préoccupations telles que le recyclage ont été intégrées au mode de vie de la population.

Le royaume du Cid, où se situe la majorité de l’action, est une monarchie minuscule de moins d’une centaine de kilomètres carrés. Au moment du récit, la couronne est en proie à une crise dynastique : le roi actuel n’a aucun héritier. Il semblerait même que les femmes nobles souffrent d’infertilité, ce qui favorise le mariage des nobles avec des roturières.



L’histoire.

Après le mariage de sa jeune sœur, Morgane se réveille attachée à un lit et seule. Elle va être délivrée par un inconnu qui se révèle être Mathieu Fouquet. Cet homme, l’héritier du trône du Cid va mettre sa fortune et son temps au service de Morgane pour l’aider à retrouver sa famille. À deux, ils vont se lancer dans un jeu de piste à travers le royaume du Cid et la France sur les traces de Charles Maurice, père de Morgane. En chemin, ils vont rencontrer Nathan da Costa, autre membre de la famille régnante.



Mon avis.

« Rattrape-moi » est une romance écrite par une autrice qui n’est pas une spécialiste du genre. Et pour un premier essai, elle s’en sort bien très bien. On retrouve le sempiternel triangle amoureux avec une jeune femme pauvre qui navigue entre deux mâles riches et beaux.

Naturellement, l’autrice ne pouvait pas se contenter d’écrire une simple romance. Elle a inséré quelques mystères dans l’histoire : la disparition de la famille de Morgane, les motivations de son bel inconnu pour l’aider. Au fur et à mesure que l’action progresse, on découvre les réponses à chacune de ces questions. Et la fin, quand tous les événements s’éclaircissent enfin, s’avère surprenante. Tous les éléments d’un puzzle qui ont été disséminés au fil de la narration s’assemblent pour donner une toile cohérente.



L’histoire tourne donc autour de trois personnages principaux. Morgane, l’héroïne, est une jeune femme roturière qui se trouve brutalement propulsée dans un monde qui n’est pas le sien, en contact avec la noblesse du pays. Mathieu Fouquet est l’héritier au trône du Cid. C’est un individu cynique, qui ne mâche pas ses mots et dira toujours ce qu’il pense à Morgane, même quand il devrait se taire. Et pourtant, il ne la laissera jamais tomber, se mettant à son service pour retrouver sa famille. Nathan, noble aussi, est tout l’inverse, gentil, attentionné, mais pas systématiquement présent. Les interactions entre ces personnages constituent la trame de l’histoire. Et la mayonnaise prend. Ils ont chacun leur identité propre avec leur vocabulaire, leur façon de se comporter. Les deux partenaires masculins principaux se complètent à merveille, chacun constituant l’exact opposé l’un de l’autre. Mathieu se montre cynique et peu communicatif alors que Nathan apparaît plus adorable, gentil et romantique. Tiens, ce duo me fait penser à quelque chose. https://youtu.be/TReVaAxoEYg

La société décrite, si elle peut sembler au premier abord, idéale et agréable – la technologie et la prise en compte de l’écologie ont permis d’éviter le pire – se révèle finalement terrible. On se trouve bien dans une dystopie. Un certain nombre de choses qui provoqueraient des réactions violentes de nos jours sont considérées comme normales dans ce monde. Ainsi, il est normal pour un père de vendre ses filles pour éponger ses dettes, ou pour un noble d’abuser d’une roturière. Le cynisme qui sous-tend cette société est très bien rendu par l’autrice, et ce dès les premières pages. Si tout au début on aimerait y vivre, très vite on comprend qu’en fait, la société a régressé de plusieurs siècles en arrière : une mentalité de l’époque de Louis XV avec une technologie futuriste. L’autrice nous rend compte de cet état de fait sans partir dans de longues descriptions, juste quelques phrases éparpillées dans le texte, une réflexion de Morgane ou une petite réplique de sa sœur.

L’autrice n’a pas articulé son roman de façon linéaire. Il est constitué d’une trame temporelle principale avec occasionnellement des flash-back qui nous permettent d’appréhender ce qui vient de se passer. Ce schéma permet de donner les informations nécessaires à la compréhension de l’histoire en nous epargnant les explications barbantes.

Maritza Jaillet nous a livré une romance intelligemment construite avec des personnages intéressants (même si on souhaiterait distribuer quelques baffes de temps en temps) dans un monde dystopique post-réchauffement climatique.



Ce roman court m’a beaucoup plus. Une fois commencé, il n’est pas facile de s’arrêter. Si vous voulez voir ce que donne l’incursion d’une autrice de fantasy dans le domaine de la romance, je vous invite à y aller voir. Vous ne le regretterez pas.
Lien : https://wp.me/p9L3xe-8x
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Noël au Royaume du Cid
  14 janvier 2021
Noël au Royaume du Cid de Maritza Jaillet
Bon ! Bon ! Bon ! Ça fait des lustres que je n’ai pas lu de nouvelles et Oh mon Dieu, il m’a fallu UN MOIS pour lire celle-ci… UN MOIS POUR LIRE TRENTE-SEPT PAGES !!!!! Je m’en remets pas. D’accord, les nouvelles et moi, nous ne sommes pas potes. Mais quand même…



Maritza me l’a vendu comme un spin-off de son livre « Rattrape-moi ». C’est – évidemment – un livre que je n’ai pas lu et à mon sens, j’aurais peut-être dû, car j’ai eu l’impression qu’il me manquait des choses pour comprendre l’histoire et mieux l’apprécier.



Je ne sais pas si j’ai aimé ou non, je sais même pas si je suis mitigée. Ce qui est sûr, c’est que la fin de la nouvelle m’a d’abord laissé sans voix, puis elle m’a énervée, dans le sens où avec une fin pareille : on en attend forcément beaucoup beaucoup plus !



Donc voilà. Je ne sais pas !



En attendant, je vous la conseille quand même, histoire de vraiment savoir si je ne suis réellement pas faite pour les nouvelles ou pas… O:)
Lien : https://bookscritics.net/202..
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Rattrape-moi
  28 décembre 2020
Rattrape-moi de Maritza Jaillet
Elle fait partie de ces chroniques tellement en retard qu’on oublierait presque que je m’étais engagée à la faire. Pourtant, cette lecture, je ne l’ai pas oubliée, et il faut dire que je me suis même surprise à relire plusieurs fois le roman de Maritza Jaillet. Qu’on se le dise de suite ; j’aime les romances, donc j’étais de base la cible de cette romance. Et quand l’autrice m’a prévenu de son côté atypique, autant dire que j’ai direct voulu lire.



Parlons couverture !



J’ai beaucoup aimé la composition de la couverture, qui donne un effet de mouvement (le train et les deux protagonistes qui courent) et on sent que ça ne va pas être une romance plan-plan avec de longs plans d’introspection et qu’on va bouger. Du moins, c’est comme ça que je l’ai ressenti. Est-ce que ma sensation s’est plantée ? Pas du tout !



Et le résumé, alors ?



Très attachée à sa famille, surtout à son père, depuis que sa mère les a abandonnés, Morgane est une jeune femme active sans histoire, jusqu’au lendemain du mariage de sa petite sœur.

Non seulement elle se réveille auprès d’un inconnu qui semble tout savoir d’elle, mais en plus, ses proches ont disparu.

Prise de panique, Morgane n’aura de cesse de les rechercher, avec une complication de taille : l’inconnu du matin.



Mon avis



« En 2050, comme les climatologues l’avaient prédit, le réchauffement climatique provoqua une montée des eaux qui affecta le paysage du monde entier modifiant la répartition des populations. »



L’histoire se déroule dans un royaume imaginaire et dans un futur que la France pourrait connaître (après tout, on est dans un futur post-apo/dystopique, donc tout est possible).



Morgane, c’est un peu cette femme qu’on pourrait toutes être : pas mariée (et ce n’est pas une honte pour autant). Mais son père, criblé de dettes, se dit que ça serait super bien de marier sa fille à un Marquis, ça permettrait un peu de renflouer les comptes. Et son avis à elle ? Pas vraiment, puisqu’elle se réveille dans la chambre du Marquis, attachée et seule avec lui.



Et comment commencer plus mal une romance que ça ? Le pari est audacieux, Maritza ne s’en est jamais cachée ; elle voulait faire une romance qui sortait des sentiers battus et j’ai été emporté dans cette valse effrénée ! Je n’ai, personnellement, pas trouvé de temps morts dans cette histoire. Morgane est attachante, loyale, parfois agaçante, parfois naïve, mais terriblement réaliste, là où notre cher Marquis mérite des baffes, mais laisse à notre héroïne l’opportunité de garder son indépendance.



Étrangement, j’ai eu beaucoup moins d’affinité avec Nathan, qui, sans être un défaut, n’est clairement pas le personnage que je m’attendais à voir dans cette histoire (trop « lisse, trop gentil, trop adorable, trop “romance classique”). Il en fallait bien un, mais, par chance, l’autrice a su articuler les interactions entre ses personnages pour éviter de glisser vers les clichés trop habituels des romances (clichés que j’adore pourtant, je le rappelle, mais ce n’était pas le contrat passé ici).



Alors on s’interroge, bien sûr. On se demande si Morgane va retrouver sa famille, comment elle va réagir en apprenant qu’elle est mariée et surtout, on attend la fin, presque avec impatience, pour connaître le dénouement de cette aventure.



On est donc face à une romance imprévisible, loin des mièvres clichés habituels et rien que pour ça, j’ai été carrément séduite. Séduite, parce que la romance, en fait, ne vous saute pas aux yeux à dégouliner de miel.



Est-ce que je le conseille ?



Carrément, c’est un coup de cœur. Déjà parce que c’est une romance sur fond de SF et que l’autrice a allié deux genres que j’aime particulièrement. En suite, parce que le pari lancé a été, à mon avis, carrément tenu. Je ne pourrais que conseiller cette histoire pour celles et ceux qui ne seraient pas habitué. e. s à la romance et qui voudraient peut-être s’y introduire un peu, sans pour autant tomber directement dans la mièvrerie chocolatée. Je recommande vivement !


Lien : https://www.tatyanaramazzott..
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Noël au Royaume du Cid
  24 novembre 2020
Noël au Royaume du Cid de Maritza Jaillet
A. Points positifs



La fluidité de lecture

Des personnages intéressants

La cohérence du récit

L’aspect dystopique qui change des romances habituelles.





B. Points négatifs



Beaucoup trop court pour une nouvelle à mon goût. Disons que par rapport à « Rattrape-moi », je trouve l’histoire brève. Cependant comme il s’agit à la base d’une réponse à un appel à texte fermé (donc à destination des auteurs déjà présents dans la maison d’édition), ceci explique la brièveté de la nouvelle. En effet, les concurrents étaient limités à environ 10 000 mots.







MON AVIS



J’ai aimé lire cette préquelle qui pose les bases de « Rattrape-moi ». Aussi les multiples illustrations ajoutent de la valeur à l’ouvrage.







Note globale : 4,58/5



Rapport qualité/prix : le prix est de 1,50€ (format numérique). La qualité de l’œuvre (en plus de la carte) fait que ce livre (au prix bien trop bas je trouve) présente un excellent rapport qualité/prix. Il serait dommage de s’en priver.



Vous pouvez retrouver la totalité de ma chronique sur mon site www.coraliefouriau.fr
Lien : http://www.coraliefouriau.fr..
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Nutty Seas
  13 juillet 2020
Nutty Seas de Maritza Jaillet
Cette anthologie fut une excellente lecture ! les textes courts ont éveillé gravement mon intérêt. J'ai bien aimé le coté fantastique et les différentes descriptions. J'ai aimé découvrir de nouveaux auteurs ainsi que ceux que j'avais déjà lu, ce fut vraiment une belle et chouette lecture. Et les illustrations m'ont vraiment fait voyager ! Je recommande cette anthologie !
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