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Note moyenne 4.06 /5 (sur 689 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) à : Molln , le 11/04/1920
Mort(e) à : Vienne , le 21/03/1970
Biographie :

Marlen Haushofer, née Marie Helene Frauendorfer, est une écrivaine autrichienne.

À partir de 1930, elle fréquente le pensionnat des Ursulines à Linz et, durant l’année scolaire 1938/1939, elle va, comme ses camarades, au lycée des sœurs de la Sainte croix. Comme il s’agit d’un établissement confessionnel, il est soumis au décret de l’administration nationale-socialiste qui en fait une école publique. C’est dans cet établissement que Marlen Haushofer obtient le 18 mars 1939 sa Maturité (certificat de fin des études secondaires).

Après une courte période de service du travail obligatoire, elle étudie, à partir de 1940, la philologie allemande à Vienne et ensuite (à partir de 1943) à Graz.

Elle épouse, en 1941, Manfred Haushofer. Mère de deux enfants et assistante au cabinet dentaire de son mari, elle mène, parallèlement, une activité littéraire.

À partir de 1946, Marlen Haushofer publie des contes dans des journaux. En 1952, elle obtient un premier succès avec la nouvelle La cinquième année, Das fünfte Jahr. Le roman, Le Mur invisible, publié en 1963, est certainement l’œuvre la plus importante de Marlen Haushofer.

Les mouvements féministes et la recherche sur la littérature féminine ont permis progressivement de faire connaître le rôle particulier de la femme dans la société masculine, thème constant chez Marlen Haushofer et ont favorisé, de ce fait, la diffusion de son œuvre.
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Payot - Marque Page - Marlen Haushofer - Une poignée de vies
Citations et extraits (182) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   03 décembre 2017
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Les choses arrivent tout simplement et, comme des millions d’hommes avant moi, je cherche à leur trouver un sens parce que mon orgueil ne veut pas admettre que le sens d’un événement est tout entier dans cet événement.
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Piatka   02 décembre 2017
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s’avancera jusqu’au mur en reconquérant le sol que l’homme lui avait volé. Quand mes pensées s’embrouillent, c’est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées.
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Piatka   01 décembre 2017
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Quand je me remémore la femme que j’ai été (..)

Je ne voudrais pas la juger trop sévèrement. Il ne lui a jamais été donné de prendre sa vie en main. Encore jeune fille, elle se chargea en toute inconscience d’un lourd fardeau et fonda une famille, après quoi elle ne cessa plus d’être accablée par un nombre écrasant de devoirs et de soucis. Seule une géante aurait pu se libérer et elle était loin d’être une géante, juste une femme surmenée, à l’intelligence moyenne, condamnée à vivre dans un monde hostile aux femmes, un monde qui lui parut toujours étranger et inquiétant. Elle en savait un peu sur pas mal de choses mais sur la plupart elle ne savait rien du tout et, en général, dans son esprit dominait un désordre effrayant. C’était bien assez pour la société dans laquelle elle vivait et qui d’ailleurs était aussi ignorante et accablée qu’elle. Mais je dois dire à sa décharge qu’elle en ressentait toujours un malaise diffus et qu’elle garda la conscience que cela ne pouvait pas être suffisant.

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AudreyT   11 avril 2017
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Aimer et prendre soin d'un être est une tâche très pénible et beaucoup plus difficile que tuer ou détruire. Élever un enfant représente vingt ans de travail, le tuer ne prend que dix secondes.
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blanchenoir   01 octobre 2016
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Les orties continueront à pousser, même si je les arrache cent fois, et elles me survivront. Elles ont tellement plus de temps que moi. Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s'avancera jusqu'au mur en reconquérant le sol que l'homme lui avait volé. Quand mes pensées s'embrouillent, c'est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées. Et la forêt ne veut pas que les hommes reviennent.
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Kittiwake   10 août 2015
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
C'est un sentiment bizarre que celui d'écrire pour des souris. Parfois je dois faire semblant d'écrire pour des hommes, ça me devient alors plus facile .
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Kittiwake   10 août 2015
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
Ce n'est que lorsque la connaissance d'une chose se répand lentement à travers le corps qu'on la sait vraiment. C'est ainsi que je n'ignore pas comme tout un chacun, que je vais mourir, mais mes pieds, mes mains, mes entrailles l'ignorent encore et c'est pourquoi la mort me semble tellement irréelle.
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Piatka   29 novembre 2017
Le Mur invisible de Marlen Haushofer
À ce moment-là, je n’avais pas encore perdu l’espoir ; il résista longtemps. Même quand je dus m’avouer que je n’avais plus aucune aide à attendre, cet espoir insensé resta en moi ; un espoir contraire à toute raison et contraire à ma propre conviction.
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fanfanouche24   16 septembre 2017
Sous un ciel infini de Marlen Haushofer
Et voilà bien le grand chagrin de Meta: elle ne sait quelle attitude adopter vis-à-vis des choses qu'elle aime. Elle est prise d'une envie sauvage de les mordre, de les mâcher et de les avaler mais elle sait qu'elle en éprouvera ensuite de la tristesse. Les choses ne peuvent vraiment pas supporter le grand amour. Que peut-on bien faire sans détruire ? (Actes Sud, 1989)
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Alice_   19 septembre 2014
La cinquième année de Marlen Haushofer
Alors la grand-mère alla chercher des verres et déposa sur la nappe, devant Marili, un petit tas de raisins secs.

L'enfant leva la main et caressa avec précaution le vieux visage tanné. La grand-mère posa la cruche sur la table et regarda Marili. Son regard montait de profondeurs inconnues, couleur d'or sombre; Marili eut peur et ferma les yeux. Elle sentit alors la bouche rêche de la grand-mère contre la paume de sa main. Lorsqu'elle osa rouvrir les yeux, tout avait retrouvé son aspect habituel. La grand-mère montrait un visage familier et tranquille, marqué par un chagrin caché, et rien ne subsistait que le sentiment d'une douce chaleur au creux de la main de Marili. L'enfant ne savait plus si cet événement était gai ou triste et regardait, un peu incertaine, Pluto. Le chien s'était levé et avait posé sa grosse tête sur les genoux de Marili. Ce contact était agréable et rassurant, et la petite fille se souvint alors, avec soulagement, du savoureux monticule de raisins secs posés devant son verre.
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