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4.08/5 (sur 1192 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1971
Biographie :

Muriel Zürcher est une écrivaine.

Elle a exercé le métier de psychomotricienne avant de reprendre des études pour devenir DRH dans des centres hospitaliers.

Depuis quelques années, elle s'est lancée dans l'écriture. Elle écrit des albums, romans, des documentaires et des livres d'activités à la fois pour la presse jeunesse et l'édition.
Elle a plusieurs dizaines d'ouvrages publiés à son actifs.
Elle habite à Aix-les-Bains.

son site : https://murielzurcher.com/


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Prévenir du harcèlement scolaire en classe est essentiel et indispensable. Mais comment faire ? Christian Millette, intervenant bien-être et harcèlement scolaire, revient sur son expérience et propose différentes idées pour lutter contre le harcèlement. Il s'appuie sur le roman Des bleus au cartable de Muriel Zürcher, publié chez Didier Jeunesse.


Citations et extraits (229) Voir plus Ajouter une citation
Sam glissa la bombe de peinture dans la besace sanglée contre sa hanche et inspira à pleins poumons. Les effluves de diluant s’étaient évaporés dans l’air frais de la nuit. Le graff était terminé. Agrippé à dix mètres de hauteur sur la façade de l’immeuble parisien qu’il avait choisi en guise de toile, le jeune homme était incapable de juger visuellement du résultat, mais les signes qu’il ressentait ne le trompaient pas. La respiration qui s’accélère, cette fébrilité qui télégraphe en morse dans sa poitrine, le mélange d’envie de rire et de pleurer, autant de sensations qui accompagnaient l’excitation d’un graff réussi. Il leva les yeux en l’air, suivant mentalement le chemin à parcourir avant d’atteindre le toit : longer la corniche, grimper le long de la gouttière, franchir le chéneau en surplomb.
Sam devait se calmer avant de reprendre l’ascension. Sans baudrier ni corde, Sa concentration et sa dextérité constituait ses seules alliées pour éviter la chute. Plus haut, le ciel était grisâtre, de cette couleur de nuit salie par le halo lumineux de la ville. Seules les étoiles les plus brillantes s’y détachaient tandis que les autres, plus lointaines, plus anciennes, mortes déjà peut-être, étaient éclipsées par l’armée de néons et de leds nichés dans les lampadaires. Les doigts de Sam se glissèrent dans une jointure entre deux pierres de taille. En moins de deux minutes, le garçon avait escaladé le dernier étage du bâtiment, là où s’alignaient les fenêtres des chambres de bonnes qui hébergeaient désormais des étudiants. Nul ne remarqua le grimpeur clandestin qui prit pied sur le toit de zinc. Le garçon à la peau noire s’était vêtu d’un jogging anthracite pour ne pas se faire repérer. La démarche fluide, il avança jusqu’à la lucarne d’un couloir qui desservait les clapiers de 9m² - wc sur le palier. Elle n’était pas verrouillée. Il dévala les sept étages par l’escalier de service, traversa une cour pavée et sortit par une imposante porte cochère. Pauvres habitants qui pensaient se tenir à l’abri du danger en barricadant l’entrée de leur immeuble !
Sam s’éloigna d’une centaine de mètres sur le trottoir.
Le moment était venu de regarder.
Les deux tigres lui sautèrent au visage.
Lorsqu’un dessin prend vie au premier regard jeté, alors l’artiste a réussi son pari : concentrer en quelques traits assez d’énergie et d’émotion pour en faire un miroir tendu aux vivants. Depuis leur grand pan de mur, le couple de tigres, muscles ramassés, semblait prêt à sauter au-dessus de la rue pour se mettre en chasse sur les toits de Paris.
Sam chuchota avec un sourire :
— Il est pour toi, Gabrielle.
Sa montre indiquait quatre heures. Il se mit en route. Le temps de regagner son clapier, il lui resterait six heures de sommeil avant de pousser la porte du commissariat.
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[Lilibelle] - J'en sais rien. Je suis anémique.
[Sam] - Quoi ?
[Lilibelle] - Eh ! T'y connais vraiment rien en mots compliqués, toi ! Anémique, ça veut dire que j'ai oublié mon nom et tout le reste.
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On peut pas avoir de futur si on n'a pas eu de passé.

p. 155
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Le grimpeur choisit d'aborder l'animal de pierre
par un angle arrondi situé au point de rencontre de deux murs, au croisement des branches. Il caressa la paroi de sa main, à l'affût des caractéristiques de la pierre, des aspérités du mur, de son adhérence aussi.

Ce geste, chargé de respect, lui permettait de faire connaissance. Tel un arbre dont la sève fait palpiter le tronc, les édifices anciens laissaient résonner les âmes de ceux qui les avaient bâtis.
Sam se présentait humblement devant eux.
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« -Bon sang de bois, Ysée, tu attends que les fées te tricotent des racines au bout des pieds ? » p. 5
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Moi j'ai peur de mourir avant d'avoir fini de vivre.
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Parvenu au fond de la caverne, il attrapa un livre, posé au sommet d'une pile. [...] Il l'ouvrit au hasard et étouffa d'un cri : les phrases qui s’enchaînaient ne correspondaient à aucune des règles ! Les lettres et les mots s'articulaient de la même manière mais offraient un sens différent. Il déchiffra à voix haute : "La bulle de savon se brisa en une myriade de poussières glacées." Colard jeta le livre, interloqué. [...] Il hésita, puis reprit l'ouvrage entre ses mains, et l'ouvrit une fois encore au hasard. Le dégoût qu'il éprouva à la vue de cette nouvelle page le suffoqua. Il jeta le lire violemment à terre, et déglutit pour s’empêcher de vomir. Mais l'image terrible continuait à hanter ses pupilles. L'ouvrage contenait un dessin, le pire des dessins interdits : un portrait!
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L’homme se précipite vers sa femme. À peine entrée dans leur abri, elle s’est immobilisée, pliée par la douleur. Il passe un bras autour de ses épaules et pose une main sur son ventre rond et durci. Il l’aide à s’installer sur leur paillasse de fougères.
– Est-ce que c’est le moment ?
Elle hoche la tête.
– Je vais chercher de l’aide ! répond-il, fébrile. Je serai de
retour très vite.
La femme regarde le ciel au travers des antiques panneaux
solaires disjoints. Dire que le toit de la vieille maison a résisté à plus de quatre cents ans !
Une contraction lui coupe le souffle. Le corps recroquevillé autour de sa douleur, elle comprend que son homme est parti en vain. Quand il reviendra avec l’accoucheuse, ce sera déjà fini.
Nul ne réagit à ses cris. Dans l’abri désert, elle écoute ses propres hurlements, comme autant d’encouragements à pous- ser.
Et le bébé arrive. Il pleure, il respire.
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J’ai toujours eu peur, peur de rater, peur d’arriver en retard, peur de ne pas être sage, peur de me salir, peur de laisser les microbes me grignoter tout vif, peur que quelque chose de terrible arrive si tout n’est pas parfait.
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Qui es-Tu, Elka, Pour juger de ce qui est lâche ou non ? Qui es-tu toi qui n'as même pas le courage de vivre selon ton coeur et non selon les traditions de ton peuple ?"
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