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Note moyenne 3.95 /5 (sur 93 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Nicolas Druart est infirmier depuis 2012.

Il a commencé l'écriture en 2015 à la suite d'un arrêt longue maladie pour des problèmes de dos.

"Nuit blanche" (2018, Nouveaux Auteurs), son premier roman, est récompensé par le Prix du suspense psychologique 2018.

En 2019, il publie un nouveau thriller, "Jeu de dames".

Né en région parisienne, il habite à Toulouse.

page Facebook : https://www.facebook.com/NicolasDruart.auteur/

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À l'occasion de l'événement Babelio, nos trois auteurs (Nicolas Druart, Frank Leduc et Christophe Vasse) répondent à nos questions. Un beau moment d'échange et de partage.


Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nelly76   09 août 2018
Nuit blanche de Nicolas Druart
Vendredi 14 avril 2017,20h05.

-Cher confrère, merci de m'avoir adressé votre patiente,Mme Andrieu,cinquante -sept ans ,aide -ménagère à Luzech, pour le bilan mensuel de sa cardiomyopathie.L'ėchographie réalisée le jeudi 13 avril 2017 ne met pas en évidence de dilatation des ventricules ni de .... Ah!super!
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nelly76   12 août 2018
Nuit blanche de Nicolas Druart
-Julie,faut que t'arrêtes avec Olivier.On ne sait plus comment te le dire.Tu nous inquiètes ,Je sais que c'est cruel....mais il faut que tu l'acceptes.Je suis désolée. Olivier est mort .Ça va faire quatre mois qu'il s'est suicidé.
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SerialThrillers   21 janvier 2020
Jeu de dames de Nicolas Druart
Sa main vengeresse répandra le sang sur les âmes en peine.

Ou l'urine.

Le baba-yaga déboutonne son jean. Il écarte les jambes, se met en position et, tout en pointant le glock contre l' "insecte" qui se prosterne à ses pieds, il pisse sur le sans-abri pétrifié.
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SerialThrillers   21 janvier 2020
Jeu de dames de Nicolas Druart
La vengeance n'est pas un plat qui se mange froid. C'est un plat que l'on peut surgeler, congeler à souhait, mais, lorsqu'on le consomme, il brûle les papilles, comme un feu ardent qui vous consume de l'intérieur.
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nelly76   12 août 2018
Nuit blanche de Nicolas Druart
Chloé n'a jamais hurlé sur personne-excepté sur ses chats quand ils font leurs griffes sur le canapé-et elle perd aussitôt ses moyens quand elle est spectatrice d'un conflit entre les autres filles du service .Elle ne sait jamais où se mettre,quoi dire ,qui soutenir,alors elle baisse la tête et attend que la querelle passe.Elle n'ose pas donner son point de vue,convaincue qu'il n'interessera personne,qu'il est dérisoire et qu'il sera tourné en ridicule par un collègue malveillant.
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mimo26   15 octobre 2019
Jeu de dames de Nicolas Druart
Météo France a annoncé de la neige sur Toulouse, mais aucun flocon n’est encore tombé sur la ville rose. Une ville rose qui, après des mois de terreur, est passée au rouge. Rouge comme les joues de la joggeuse. Rouge comme son smartphone qui la géolocalise, qui calcule la distance qu’elle a parcourue et, approximativement, enregistre ses paramètres vitaux. Rouge comme les écouteurs de son iPod intemporel qui lui balance la voix mélancolique d’Ed Sheeran dans les oreilles.



Rouge comme les feux arrière de l’utilitaire qui est sorti du périphérique et qui rétrograde avant l’arrivée au carrefour.



Le moteur du bolide rugit. La joggeuse tourne la tête en direction du raffut.



Une seconde d’inattention. Seulement.



Et alors que le chanteur roux entonne le refrain de Shape of You dans ses tympans, la jeune femme grimace, interrompt sa course et attrape sa cheville gauche en sautillant.



L’articulation a tourné. C’est ce qu’elle imagine.



Au niveau du carrefour, le feu passe au rouge. L’utilitaire ralentit. La joggeuse surgit de l’orée du bosquet. Elle boitille, ostensiblement. Les muscles de son visage sont contractés. La douleur semble fulgurante. Elle avance à cloche-pied, franchit la barrière rouge et blanc saupoudrée de gel, qui interdit l’accès du sentier aux véhicules à moteur. Elle regagne le bitume.



À l’angle du carrefour, une salle de sport déserte. Les vélos et les tapis roulants s’alignent tels des spectres derrière les grandes fenêtres, comme s’ils récupéraient après une journée entière à supporter le poids des assoiffées de fitness et autres adeptes du culte du corps parfait. L’endroit est sinistre. Silencieux. Sur la gauche, la bretelle – sortie 16 –, le feu tricolore, les passages piétons qui précèdent le pont du périphérique.



L’utilitaire s’immobilise. Au point mort.



La jeune femme hésite. Puise dans son courage. Elle doit demander de l’aide. Toujours en boitant, elle extrait les écouteurs de ses oreilles et se dirige vers le véhicule à l’arrêt. Vitres teintées à l’arrière. Forme humanoïde à l’avant, derrière le volant, encapuchonnée dans un sweat noir.



Les lumières des réverbères projettent un halo exsangue, étouffé par l’épaisseur de la nuit. Aucun son, pas même une bourrasque ni le bruit d’une accélération sur l’autoroute qui passe en hauteur sur le pont.



La joggeuse avale sa salive avec difficulté. Des pétales de gel dansent autour d’elle et se déposent sur ses vêtements. La peur se distille dans son organisme comme un poison. Sueurs froides. Bouche sèche. Membres glacés. Depuis qu’elle ne court plus, le froid la paralyse. Un point de côté pulse dans son flanc droit. Elle se masse toujours la cheville, haletante. Tous les muscles de son faciès sont contractés en une expression de souffrance intense.



Derrière la vitre, la forme tourne la tête dans sa direction. Son visage est plongé dans l’ombre. Méconnaissable. Angoissant. La joggeuse titube encore vers le passage piéton. À cloche-pied. La camionnette est à quelques mètres. Le feu passe au vert, celui des piétons est au rouge, mais l’utilitaire, lui, ne bouge pas.



La vitre du côté passager descend dans un bruit électrique.



Au loin, un scooter pétarade ; des véhicules tombent les rapports à l’approche du carrefour.



La vitre est grande ouverte. La jeune femme découvre les traits du conducteur.



Le temps s’arrête. Un troisième œil la dévisage.
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SerialThrillers   21 janvier 2020
Jeu de dames de Nicolas Druart
Les êtres humains sont tous les mêmes, en fin de compte. Effritez leur quotidien, assaisonnez avec une goutte d'anarchie et leur instinct bestial reprendra le dessus sur des siècles de conditionnement instauré par les doctrines de la civilisation. Ils sont tous pitoyables. Pathétiques. Prévisibles. Des animaux.
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mimo26   15 octobre 2019
Jeu de dames de Nicolas Druart
L’index s’enroule autour de la détente comme un serpent et appuie d’un coup sec.



Le Glock 17 crache son venin Parabellum 9 mm au visage frigorifié de la joggeuse. La douille s’éjecte contre le plafond de l’utilitaire, ricoche, retombe sur le siège passager. Un trou éclot sur le front de la jeune femme ; la balle se fraye un chemin jusqu’au fond de la boîte crânienne, broyant, déchiquetant, pulvérisant tout sur son passage en une bouillie d’os, de sang et de matière cérébrale.



La joggeuse s’écroule sur le trottoir verglacé. Raide morte.



Le carrefour, qui semblait figé dans le temps et dans l’espace, s’anime brusquement.



Un enfant hurle. Un scooter pile sous le pont du périphérique. Un SUV écrase la pédale d’accélérateur. Un véhicule apparaît sur la bretelle d’autoroute à vive allure.



La vitre se referme dans le même bruit électrique. Le froid s’est immiscé dans l’habitacle, le chauffage tourne à fond, désembuant le large parebrise de l’utilitaire. L’odeur de poudre se conjugue à celle du désodorisant jonquille qui vacille sur sa cordelette, enroulée autour du rétroviseur intérieur. Le son de la radio est baissé au minimum, seul un murmure s’échappe des baffles de la camionnette. Le Glock rejoint sa cachette dans la poche centrale du sweat ample.



Levier de vitesse. Embrayage. Accélération.



L’utilitaire mugit, dérape sur la fine couche de gel sur quelques mètres et traverse le carrefour. Il croise le SUV, le scooter, et distance le véhicule qui approchait dans le rétroviseur.



Du fond de sa capuche noire, la silhouette tourne la tête de façon effrénée et saccadée, étudiant chacun de ses rétroviseurs. Ses doigts tambourinent contre le volant alors qu’il enclenche la seconde – le moteur rugit à nouveau –, et s’engage sur la bretelle pour regagner le périphérique.



La camionnette file vers le sud de Toulouse sur l’A61. Direction Saint-Orens. Montpellier. Puis Barcelone. Elle roule en surrégime, ignorant les limitations de vitesse. Quatre-vingt-dix, cent dix, cent trente kilomètres-heure.



Elle s’évapore dans le réseau autoroutier.
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mimo26   15 octobre 2019
Jeu de dames de Nicolas Druart
Ludovic n’a pas spécialement hâte de rentrer chez lui.



Il sait ce qui l’attend, et la perspective d’une nouvelle altercation ne l’encourage pas vraiment à regagner sa maison. Il visualise déjà la scène : sa femme, prostrée sur le canapé d’angle, un plaid sur les jambes, devant une série américaine à la con, un verre de Tariquet dans la main et l’esprit embrouillé par les saloperies chimiques qu’elle gobe du matin au soir. Sous l’emprise d’un cocktail alcool-anxiolytique, voilà comment il imagine sa charmante épouse, patientant dans leur pavillon de Balma, à la périphérie de Toulouse.



Non, pas de quoi être pressé de retourner chez lui. Vraiment pas.



Les jumelles doivent être au lit, normalement, depuis longtemps – si l’autre y a pensé –, et Ludovic n’aura même pas le plaisir de les border ni de leur fredonner la berceuse du soir. Il devra juste endurer les accusations et le sermon de sa femme désinhibée qui, grâce aux psychotropes, osera dire tout haut ce qu’elle a sur le cœur, comme chaque fois qu’il rentre aussi tard.



Les mêmes sujets reviendront sur le tapis, inévitablement : pourquoi rentres-tu à cette heure-ci ? Ton boulot accapare tout ton temps ! Occupe-toi un peu de tes filles, c’est toi qui les as voulues ! Qu’est-ce qui s’est passé, Ludo ? Que nous est-il arrivé ?



Mais Ludo le sait très bien, lui, ce qu’il s’est passé. Il vit avec une bonne femme incapable de faire quoi que ce soit avec ses dix doigts, de respecter quelques règles simples et qui, par-dessus le marché, ne cesse de lui faire la morale alors qu’il se démène corps et âme pour offrir un certain confort de vie à sa famille. Tout ce qu’il demande, c’est qu’on lui lâche un peu la bride. Mais ça, l’autre n’arrive pas à le comprendre !
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mimo26   15 octobre 2019
Jeu de dames de Nicolas Druart
Le parebrise est gelé. Ludovic démarre le moteur, enclenche le désembuage et sort gratter la couche de givre en soufflant sur ses doigts pour les réchauffer.



La télécommande émet un bip, la porte du portail s’ouvre en silence. Ludovic actionne la marche arrière quand les trois notes d’un message carillonnent dans les baffles de la Volkswagen. Un SMS.



Machinalement, conditionné par l’air du temps de cette génération connectée, il baisse les yeux vers le smartphone fixé sur son support, comme tous ces gens qui préfèrent mourir au volant plutôt que de rater une notification Facebook.



Numéro masqué.



Une ride scinde le front de Ludovic en deux. Il ignorait que l’on pouvait envoyer des SMS masqués. D’un mouvement du pouce, il ouvre la messagerie. Son pied gauche dérape, l’embrayage se relâche, les graviers crissent sous les pneus du SUV. Il cale.



Le cœur de Ludovic s’emballe. Brusquement il a chaud, froid, puis à nouveau chaud. Il a l’impression de manquer d’air, d’étouffer. L’habitacle s’étiole, les portières se rapprochent, les lumières du tableau de bord deviennent d’une violence éblouissante.



Ludovic est en apnée. Sa vision se trouble.



Il ouvre la portière le plus vite possible, tend le cou vers la fraîcheur matinale. Inspire à pleins poumons. De l’air pur ! Vivifiant. Revigorant. Il tente de se contrôler. Porte la main à sa poitrine en essayant de calmer sa respiration.



Il saisit son téléphone, relit le SMS.



Je sais ce que vous avez vu.
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