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Note moyenne 3.63 /5 (sur 1153 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Saint-Pétersbourg , le 08/08/1901
Mort(e) à : Philadelphie , le 26/09/1993
Biographie :

Nina Nikolaïevna Berberova (Нина Николаевна Берберова) est une écrivaine et poétesse russe.

Nina est née rue "Bolchaïa Morskaïa", comme Nabokov deux ans avant elle, d'un père arménien et d'une mère russe. Dès son enfance, Nina écrit des poèmes. Sa dernière année au lycée est marquée par des événements majeurs: la Révolution russe, la paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne.

Elle passe sa jeunesse à Saint-Pétersbourg, puis à Rostov-sur-le-Don où elle étudié à l'Université (1919-1920).

En 1921, elle rencontre le poète Vladislav Khodassevitch (1886-1939) et s'installe avec lui d'abord à Berlin en 1922, puis à Prague en 1923 et ensuite à Paris en 1924. Ils se séparent en 1932.

L'écriture (et d'abord la poésie) fut une vocation, et aussi un gagne-pain, en complément du métier de journaliste dans les quotidiens russes de Paris, d'où sont issues les "Chroniques de Billancourt" (1929-1940).

La vie des émigrés russes de Paris est le thème de son premier roman, "Les Derniers et les Premiers" (1930). "L'Accompagnatrice" (1935) donnera lieu au film du même nom de Claude Miller, en 1992.

En 1936, elle épouse le peintre russe Nikolaï Makeiev (1889-1975). Ils divorcent en 1947.

Ses sympathies et ses antipathies inspirent les biographies de Tchaïkovski (1936), Borodine (1938) ou du poète Alexandre Blok (1947).

En 1950, elle émigre aux États-Unis. En 1954, elle épouse George Kochevitsky, un pianiste et enseignant russe. Elle commence sa carrière académique à l'Université Yale en 1958, où elle enseigne la littérature russe. En 1959, elle acquiert la nationalité américaine.

En parallèle de son enseignement, elle continue d'écrire, principalement des nouvelles, des critiques littéraires et de la poésie.

En 1963, elle quitte Yale pour l'Université de Princeton, où elle enseigne la littérature russe jusqu'à sa retraite en 1971. En 1983, Berberova et Kochevitsky divorcent.

En 1991, elle part s'installer à Philadelphie, où elle s’éteint deux ans plus tard.

En France, elle a connu un grand succès à la fin de sa vie, et une bonne partie de ses œuvres seront publiées à titre posthume.
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Source : universalis.fr
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Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Nina BERBEROVA – Documentaire ultime (France 3, 1992) Un documentaire en deux parties, intitulées "Le passeport rouge" et "Allègement du destin", réalisé par Dominique Rabourdin. Présence : Jean-José Marchand et Marie-Armelle Deguy.
Citations et extraits (236) Voir plus Ajouter une citation
krzysvanco   24 septembre 2019
L'Accompagnatrice de Nina Berberova
Lui : Etes-vous perspicace ?

Moi : Je pense que oui.

— Il y a une chose que je voudrais vous dire, mais je ne peux pas. Il faut que vous deviniez.

— Bon.

Mon cœur battait.

— Maintenant, répondez : oui ou non ?

— Oui.
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PiertyM   06 novembre 2014
C'est moi qui souligne de Nina Berberova
La vie passe, emportant les petits événements comme les grands. Des noms et des époques illustres, il ne reste que cendres.

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Piatka   19 juillet 2013
Le roseau révolté de Nina Berberova
Depuis ma prime jeunesse, je pensais que chacun, en ce monde, a son no mans land, où il est son propre maître. Il y a l'existence apparente, et puis l'autre, inconnue de tous, qui nous appartient sans réserve. Cela ne veut pas dire que l'une est morale et l'autre pas, ou l'une permise, l'autre interdite. Simplement chaque homme, de temps à autre, échappe à tout contrôle, vit dans la liberté et le mystère, seul ou avec quelqu'un, une heure par jour, ou un soir par semaine, ou un jour par mois. [...]

De telles heures ajoutent quelque chose à son existence visible. À moins qu'elles n'aient leur signification propre. Elles peuvent être joie, nécessité ou habitude, en tout cas elles servent à garder une ligne générale. Qui n'a pas usé de ce droit, ou en a été privé par les circonstances, découvrira un jour avec surprise qu'il ne s'est jamais rencontré avec lui-même.
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litolff   05 novembre 2010
L'Accompagnatrice de Nina Berberova
Il y a des gens comme ça. Ils ont en eux une espèce de magnificence. Près d'eux, on a peur un peu. Il est rare qu'on puisse les modifier, les rendre infirmes. Un être heureux, il vit comme au-dessus de tous les autres (et les écrase un peu, bien entendu). Et cela, on n'a même pas à le lui pardonner, parce qu'il l'a comme on a la santé, ou la beauté.
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paroles   03 juillet 2018
Le Mal noir de Nina Berberova
Depuis des années tout m’est indifférent. Les gens n’aiment pas cela, ils cessent de vous remarquer. Les miroirs ne vous reflètent plus, l’écho ne vous répond pas. Je voudrais bien guérir ! Mais je ne puis venir à bout du mal noir, je ne puis ressusciter.
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Alixone   26 septembre 2015
L'Accompagnatrice de Nina Berberova
C'est aujourd'hui le premier anniversaire de la mort de Maman. Plusieurs fois, à voix haute, j'ai prononcé ce mot: mes lèvres en avaient perdu l'habitude. C'était bizarre et agréable. C'est passé ensuite. Certaines personnes appellent "maman" leur belle-mère, d'autres désignent ainsi la mère de leur mari; un jour, j'ai entendu un monsieur d'un certain âge appeler "petite maman" sa femme, qui était d'une dizaine d'années plus jeune que lui. Je n'ai eu qu'une seule maman et je n'en aurai jamais d'autre. Elle s'appelait Catherina Vassilievna Antonovskaya. Elle avait trente-sept ans quand je suis née, et je fus son premier et unique enfant.
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krzysvanco   13 février 2020
L'affaire Kravtchenko de Nina Berberova
J’ai toujours cru que je défendais une cause juste.

Il était de mon devoir de dire au monde la vérité telle qu’elle était. Cela était indispensable non seulement vis-à-vis de ma patrie et des peuples russes mais aussi vis-à-vis des peuples du monde entier afin qu’ils puissent comprendre à temps la gravité du danger qui les menace.
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Piatka   31 juillet 2013
Le roseau révolté de Nina Berberova
La maladie a ceci de bon qu'on trouve le temps de lire un bon livre.
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krzysvanco   24 septembre 2019
L'Accompagnatrice de Nina Berberova
Ce n’était pas qu’il fût attaché à la musique - il était plutôt le véhicule d’une espèce de sons désordonnés qui, à travers lui, s’arrachaient au néant pour devenir réalité.
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krzysvanco   14 octobre 2019
L'Accompagnatrice de Nina Berberova
Le train se précipitait. Je sentais que c’était la vie qui s’élançait vers moi, et que je me précipitais en elle, en et inconnu velouté.
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