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Note moyenne 4.13 /5 (sur 430 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Brăila , le 10/08/1884
Mort(e) à : Bucarest , le 18/04/1935
Biographie :

Panaït Istrati est un écrivain roumain de langue française.

Il fait ses débuts à vingt ans comme rédacteur à Roumanie ouvrière puis se lance dans une vie de voyage et d’errance sur les rives méditerranéennes et à travers l’Europe.

Il découvre l’œuvre de Romain Rolland en 1919, et se lie rapidement d’une intense amitié épistolaire avec l’écrivain qui ne cesse de l’encourager à écrire.

En 1923, il publie "Kyra-Kyralina" dans la revue Europe (fondée la même année par Romain Rolland) et écrit la plus grande partie de son œuvre, notamment "Les Récits d’Adrien Zograffi" (1924-1935), pendant les dix années qui suivirent.

En 1927, Panaït Istrati découvre l’URSS avec l’écrivain grec Níkos Kazantzákis et publie dès son retour en France "Vers l’autre flamme" (1929) qui dénonce les abus du pouvoir soviétique.

En 1930, il retourne en Roumanie où il écrit de nombreux articles pour la presse ainsi que des traductions de ses propres textes dans sa langue d’origine.

Il meurt de la tuberculose dans un sanatorium de Bucarest.
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Source : /www.imec-archives.com
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Golo publie chez Actes Sud BD "Istrati ! tome 1, le Vagabond". Une biographie vivante de l'écrivain d'origine roumaine Panait Istrati. le livre est dans la sélection officielle du Festival international de la BD d'Angoulême. Il explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour dessiner son personnage. Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/culture/bd-l-energie-balkanique-d-istrati-de-golo Plus de Leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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Citations et extraits (307) Voir plus Ajouter une citation
gouelan   12 juin 2017
Kyra Kyralina de Panaït Istrati
La terre est belle ?...Mais non, c'est un mensonge !... Toute la beauté vient de notre cœur, tant que ce cœur est plein de joie. Le jour où cette joie s'envole, la terre n'est plus qu'un cimetière.
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fanfanouche24   06 septembre 2014
Dans les docks de Braïla de Panaït Istrati
N'empêche, ma mère en bavait. Et comme j'étais, ce soir-là, en proie à de tristes pressentiments, je me disais que si nous perdions notre vache, la seule façon de remonter ma mère, c'était de lui faire la joie de m'engager aux docks, y rester quatre ans, en sortir "mécanicien" et toucher à un avenir de quatre-vingt-dix francs par mois, date à laquelle une épouse et sa prodigieuse fécondité vous attendent au tournant pour vous couvrir de baisers, de dettes et de merde. (p. 9)
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Ambages   09 août 2016
Kyra Kyralina de Panaït Istrati
Lorsqu'on voit un homme estropié d'une jambe, ou d'un bras, personne ne lui jette l'opprobe, chacun a de la pitié ; mais tout le monde recule, personne n'éprouve de pitié devant un estropié de l'âme !... Et pourtant c'est le pillier même de la vie qui lui manque. Il me manquait.
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ClaireG   01 janvier 2016
Les Chardons du Baragan de Panaït Istrati
Mais qu'en savions-nous, les enfants ? Hormis l'ingrate existence de tous ceux qui naissent dans une chaumière ; hormis ces privations constantes qui liment, qui modifient l'être humain et qui ne révoltent plus personne, à force d'habitude, que savions-nous de l'universel gémissement qui s'échappait des millions de poitrines paysannes, d'un bout à l'autre de la Roumanie ? (p. 70)
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fanfanouche24   16 octobre 2016
Mes départs de Panaït Istrati
Je n'ai point aimé l'école, pour laquelle mes aptitudes ont toujours été médiocres, sauf en une seule matière, -La lecture-, qui m'a régulièrement valu la note la plus élévée. M. Moïssesco, à la bonté duquel je suis redevable d'avoir terminé les quatre classes primaires, s'acharnait à voir en moi un élève au tempérament prometteur et me faisait lire devant tous les inspecteurs scolaires.

Là encore, bel enseignement à tirer pour ceux qui se consacrent à l'instruction publique, à cette mégère qui ne comprend rien à l'âme de l'enfant, qui le fait marcher au son du tambour battant et à coups de fouet. (p. 10)
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fanfanouche24   26 août 2014
Dans les docks de Braïla de Panaït Istrati
Mais un jour que je me trouvais chez "Monsieur l'Administrateur", celui-ci daigna me questionner sur ce que j'allais "devenir", et aussitôt ma mère vint lui raconter, du fond de ses entrailles, combien nous étions misérables- ce qui me fit de la peine, car on ne doit pas être à ce point sincère avec les égoïstes. (p.8)
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aslakhanov   18 août 2013
Kyra Kyralina de Panaït Istrati
Ce n'est pas vrai du tout, que l'être humain soit une créature qui comprenne la vie. Son intelligence ne lui sert pas à grand-chose ; par le fait qu'il parle, il n'en est pas moins bête. Mais là où sa bêtise dépasse même l'inconscience des animaux, c'est quand il s'agit de deviner et de sentir la détresse de son semblable.

Il nous arrive, parfois, de voir dans la rue un homme à la face blême et au regard perdu, ou bien une femme en pleurs. Si nous étions des êtres supérieurs, nous devrions arrêter cet homme ou cette femme, et leur offrir promptement notre assistance. C'est là toute la supériorité que j'attribuerais à l'être humain sur la bête. Il n'en est rien !
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miriam   03 février 2011
Les Chardons du Baragan de Panaït Istrati
Je dédie ce livre:

Au peuple de Roumanie,

A ses onze mille assassinés par le

Gouvernement roumain

Aux trois villages: Stanilesti, Baïlesti

Hodivoaïa, rasés à coup de canon

Crimes perpétrés en mars 1907

et restés impunis.







Panaït Istrati, mars 1928
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fanfanouche24   07 septembre 2014
Dans les docks de Braïla de Panaït Istrati
Le paysan fait le blé et l'apporte à la ville, qui le dévore sans lui laisser dans les mains de quoi s'acheter une chemise. Or la ville, c'est l'ouvrier. C'est donc lui qui doit être le responsable, la conscience qui régularise la vie de tout le pays. (p.40)
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blandine5674   11 mars 2018
Nerrantsoula de Panaït Istrati
La valeur d’une œuvre réside dans le bonheur qu’elle crée, non dans le prix dont on l’affuble.
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