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4.22/5 (sur 562 notes)

Nationalité : Roumanie
Né(e) à : Brăila , le 10/08/1884
Mort(e) à : Bucarest , le 18/04/1935
Biographie :

Panaït Istrati est un écrivain roumain de langue française.

Il fait ses débuts à vingt ans comme rédacteur à Roumanie ouvrière puis se lance dans une vie de voyage et d’errance sur les rives méditerranéennes et à travers l’Europe.

Il découvre l’œuvre de Romain Rolland en 1919, et se lie rapidement d’une intense amitié épistolaire avec l’écrivain qui ne cesse de l’encourager à écrire.

En 1923, il publie "Kyra-Kyralina" dans la revue Europe (fondée la même année par Romain Rolland) et écrit la plus grande partie de son œuvre, notamment "Les Récits d’Adrien Zograffi" (1924-1935), pendant les dix années qui suivirent.

En 1927, Panaït Istrati découvre l’URSS avec l’écrivain grec Níkos Kazantzákis et publie dès son retour en France "Vers l’autre flamme" (1929) qui dénonce les abus du pouvoir soviétique.

En 1930, il retourne en Roumanie où il écrit de nombreux articles pour la presse ainsi que des traductions de ses propres textes dans sa langue d’origine.

Il meurt de la tuberculose dans un sanatorium de Bucarest.
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Source : /www.imec-archives.com
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Citations et extraits (337) Voir plus Ajouter une citation
J'ai envie de croire qu'à la minute où je suis venu au monde, mon premier geste a été d'embrasser la terre. Là-bas, dans le hameau de Baldovinesti, sur l'embouchure du Sereth, la terre a
sûrement dû se fourrer en moi avec la violence de l'amour. Toute la terre ! Toutes ses beautés !
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La terre est belle ?...Mais non, c'est un mensonge !... Toute la beauté vient de notre cœur, tant que ce cœur est plein de joie. Le jour où cette joie s'envole, la terre n'est plus qu'un cimetière.
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N'empêche, ma mère en bavait. Et comme j'étais, ce soir-là, en proie à de tristes pressentiments, je me disais que si nous perdions notre vache, la seule façon de remonter ma mère, c'était de lui faire la joie de m'engager aux docks, y rester quatre ans, en sortir "mécanicien" et toucher à un avenir de quatre-vingt-dix francs par mois, date à laquelle une épouse et sa prodigieuse fécondité vous attendent au tournant pour vous couvrir de baisers, de dettes et de merde. (p. 9)
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Mais qu'en savions-nous, les enfants ? Hormis l'ingrate existence de tous ceux qui naissent dans une chaumière ; hormis ces privations constantes qui liment, qui modifient l'être humain et qui ne révoltent plus personne, à force d'habitude, que savions-nous de l'universel gémissement qui s'échappait des millions de poitrines paysannes, d'un bout à l'autre de la Roumanie ? (p. 70)
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Lorsqu'on voit un homme estropié d'une jambe, ou d'un bras, personne ne lui jette l'opprobe, chacun a de la pitié ; mais tout le monde recule, personne n'éprouve de pitié devant un estropié de l'âme !... Et pourtant c'est le pillier même de la vie qui lui manque. Il me manquait.
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Je n'ai point aimé l'école, pour laquelle mes aptitudes ont toujours été médiocres, sauf en une seule matière, -La lecture-, qui m'a régulièrement valu la note la plus élévée. M. Moïssesco, à la bonté duquel je suis redevable d'avoir terminé les quatre classes primaires, s'acharnait à voir en moi un élève au tempérament prometteur et me faisait lire devant tous les inspecteurs scolaires.
Là encore, bel enseignement à tirer pour ceux qui se consacrent à l'instruction publique, à cette mégère qui ne comprend rien à l'âme de l'enfant, qui le fait marcher au son du tambour battant et à coups de fouet. (p. 10)
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Ce n'est pas vrai du tout, que l'être humain soit une créature qui comprenne la vie. Son intelligence ne lui sert pas à grand-chose ; par le fait qu'il parle, il n'en est pas moins bête. Mais là où sa bêtise dépasse même l'inconscience des animaux, c'est quand il s'agit de deviner et de sentir la détresse de son semblable.
Il nous arrive, parfois, de voir dans la rue un homme à la face blême et au regard perdu, ou bien une femme en pleurs. Si nous étions des êtres supérieurs, nous devrions arrêter cet homme ou cette femme, et leur offrir promptement notre assistance. C'est là toute la supériorité que j'attribuerais à l'être humain sur la bête. Il n'en est rien !
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Mais un jour que je me trouvais chez "Monsieur l'Administrateur", celui-ci daigna me questionner sur ce que j'allais "devenir", et aussitôt ma mère vint lui raconter, du fond de ses entrailles, combien nous étions misérables- ce qui me fit de la peine, car on ne doit pas être à ce point sincère avec les égoïstes. (p.8)
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Je dédie ce livre:
Au peuple de Roumanie,
A ses onze mille assassinés par le
Gouvernement roumain
Aux trois villages: Stanilesti, Baïlesti
Hodivoaïa, rasés à coup de canon
Crimes perpétrés en mars 1907
et restés impunis.



Panaït Istrati, mars 1928
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La valeur d’une œuvre réside dans le bonheur qu’elle crée, non dans le prix dont on l’affuble.
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