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Note moyenne 3.41 /5 (sur 35 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1956
Biographie :

Patrick Weil, né en 1956, est un historien et politologue français.

Ancien élève de l'ESSEC, docteur en sciences politiques, directeur de recherche au CNRS, au Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l'Université de Paris I, il a travaillé sur l'histoire de l'immigration en France. Il a notamment reçu en 1992 le prix de recherche de l'Assemblée nationale pour son ouvrage La France et ses étrangers.

Il a exercé la fonction de chef de cabinet du secrétariat d'État aux immigrés en 1981 et 1982[1], fait partie de la commission Stasi, du Haut Conseil à l'intégration, ainsi que des instances de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration dont il a démissionné le 18 mai 2007, avec sept autres universitaires, pour protester contre l'instauration par Nicolas Sarkozy du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale[2]. Il avait auparavant, lors de l'élection présidentielle, signé un appel à soutenir la candidate du PS, Ségolène Royal[3],[4].

Il appuie notamment l'interdiction du port du voile dans les écoles en France[5], tout en regrettant que cette interdiction ait été la seule proposition retenue du rapport Stasi.

Il défend par ailleurs la modification du système des grandes écoles par l'instauration d'un système de recrutement des étudiants utilisé au Texas : l'instauration d'une admission de droit dans ces grandes écoles pour les 10% des lycéens les mieux placés dans les résultats du baccalauréat[6].

Il est également a l'initiative de Bibliothèques Sans Frontières et en est le Président depuis sa création en décembre 2006. Cette ONG française, à but non lucratif, est également présente en Belgique, au Mexique, aux États-Unis et au Portugal. Elle vise à faciliter l'accès au savoir dans les pays en voie de développement par l’appui au développement des fonds des bibliothèques, des écoles et des universités, la formation de documentalistes, l’informatisation de centres documentaires et la structuration de réseaux de bibliothèques.
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Weil
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Le 9 décembre 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État est promulguée. Comme chaque année, le 9 décembre est l'occasion d'une commémoration officielle de la loi, un anniversaire particulièrement sensible cet automne à la suite de l'assassinat de Samuel Paty. L'historien spécialiste des migrations et de la citoyenneté Patrick Weil revient à la lettre du texte de 1905, pour en comprendre le plus simplement possible les principes, fondés sur le droit, et toutes leurs applications : garantir la liberté et l'égalité, grâce à la fraternité. Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5DKToXYTKAQ6khzewww2g/?sub_confirmation=1 Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
Jeanmarc30   24 octobre 2019
La France et ses étrangers. L'aventure d'une politique de l'immigration, 1938-1991 de Patrick Weil
Grave péril pour la nation ou, au contraire, chance pour la France ? L'immigration continue d'agiter l'Hexagone, du haut en bas de sa hiérarchie sociale, de la gauche à la droite de son échiquier politique. Il y a quinze ans de cela, chacun avait son avis, fondé bien sûr, sur une matière dont on répétait - à tort - qu'elle ne relève pas de la connaissance mais de l'opinion. Comment départager alors des positions contraires, souvent violemment défendues ?

Une seule certitude réunissait les adversaires : la France a une immigration, mais pas de politique pour la gérer. Des textes épars, des pratiques gouvernementales de circonstance, des administrations incompétentes. Rien qui puisse ressembler à une stratégie cohérente et continue.
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Heval   28 février 2012
L'esclavage, la colonisation, et après... de Patrick Weil
Seront désaliénés Nègres et Blancs qui auront refusé de se laisser enfermer dans la Tour substantialisée du Passé. [...] Je suis un homme et c'est tout le passé du monde que j'ai à reprendre. Je ne suis pas seulement responsable de la révolte de Saint-Domingue. [...] En aucune façon, je ne dois tirer du passé des peuples de couleur ma vocation originelle. En aucune façon je ne dois m'attacher à faire revivre une civilisation nègre injustement méconnue. Je ne me fais l'homme d'aucun passé. Je ne veux pas chanter le passé aux dépens de mon présent et de mon avenir. [...] N'ai-je donc pas sur cette terre autre chose à faire qu'à venger les Noirs du XVII ème siècle? [...] Je n'ai pas le droit, moi homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez le Blanc d'une culpabilité envers le passé de ma race. Je n'ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l'ancien maître. Je n'ai ni le droit ni le devoir d'exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. [...] Vais-je demander à l'homme blanc d'aujourd'hui d'être responsable des négriers du XVII ème siècle? [...] Je ne suis pas esclave de l'Esclavage qui déshumanisa mes pères. - Frantz Fanon, 1952.
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Apoapo   28 janvier 2017
Le sens de la République: essai de Patrick Weil
« Ce qui fait l'identité de la France, ce ne sont pas ses paysages qui peuvent être très différents entre eux […], c'est la construction, par des générations de Français, d'une histoire sociale et politique commune qui donne des références particulières et a façonné notre identité. Et ce qui fait que certains Français se sentent en "insécurité" en voyant emménager près de chez eux des compatriotes de couleur, c'est que leur référent historique ne les a jamais inclus. La France, dans sa tête, ce n'est pas la Guadeloupe et cela a été encore moins l'Algérie, le Mali ou le Vietnam. Or, cela l'a été et nous devons nous le représenter ainsi.

Ce dont parfois nous souffrons, ce n'est donc pas d'insécurité culturelle, mais d'insécurité historique.

Cette insécurité d'ordre historique est d'abord liée à une difficulté à nous approprier toute notre histoire, à la regarder en face, pour que certains de nos compatriotes ne nous paraissent plus étrangers mais qu'avec eux nous fassions "histoire commune". » (p. 160)
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Apoapo   28 janvier 2017
Le sens de la République: essai de Patrick Weil
« Après les attentats de janvier, les actions du gouvernement ont très vite perdu tout sens. Comment pouvait-on invoquer sans cesse la laïcité et mettre à l'ordre du jour l'ouverture des magasins le dimanche, sans donner une priorité absolue à l'ouverture des bibliothèques, le lieu de l'esprit de la République et de la laïcité ? Au lieu de concevoir la laïcité comme un régime d'ordre, de contrôle et de punition, il faut la penser d'abord dans sa fonction libératrice, proposer qu'il y ait partout, dans toutes les villes, ouverts presque 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, des refuges républicains, des lieux physiques où se retrouver pour apprendre, pour pratiquer la libre communication de l'information et des idées, pour construire sa liberté de conscience. » (p. 145)
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Acerola13   31 décembre 2020
Le sens de la République: essai de Patrick Weil
Si les entreprises ne voulaient pas trop des Algériens dans les années 1960, c'est qu'elles les pensaient contestataires, révoltés, influencés par les idées françaises des Lumières, et elles avaient raison. Les Algériens étaient formés aux concepts universels, qui étaient aussi ceux de la République française, et les entreprises craignaient plus que tout la contestation et la syndicalisation. À l'époque, la question de la religion n'était pas un problème, les entreprises préféraient les croyants et les pratiquants aux syndicalistes et aux contestataires de l'ordre établi.
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Acerola13   31 décembre 2020
Le sens de la République: essai de Patrick Weil
L'immigration est juste un fait historique. Nous sommes le plus vieux pays d'immigration d'Europe. Parmi les immigrés qui sont venus en France, il y a beaucoup de gens courageux, qui ont traversé les frontières, travaillé dur, vécu des vies difficiles, et nous ont souvent apporté leur savoir-faire et leur talent mais il y avait et il y a aussi des idiots, des voleur et des fainéants. Les immigrés ne sont pas des saints, ce sont des gens comme les autres.
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Heval   27 février 2012
L'esclavage, la colonisation, et après... de Patrick Weil
L'abolition de l'esclavage et la décolonisation marquent certes une rupture et une fin, matérialisées par des décrets, des traités et des déclarations d'indépendance. Mais on ne saurait cependant en conclure à la fin des inégalités et des hiérarchies que ces deux phénomènes historiques ont mises en oeuvre.
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Heval   07 mars 2012
L'esclavage, la colonisation, et après... de Patrick Weil
L'essor de l'esclavage de plantation, favorisé par la soif de consommation de tous ceux qui avaient des rentes, des salaires ou des payes à dépenser, eut pour effet de durcir et de consolider l'opposition idéologique entre les "Noirs" et les "Blancs", sachant que cette dernière reposait, tout en allant beaucoup plus loin, sur des oppositions antérieures - chrétien/païen, civilisé/sauvage, fils de Ham/fils de Japeth - auxquelles elle ajoutait des stéréotypes provenant de l'imagerie de la classe et du genre. Le motif principal de l'idéologie raciste du possesseur d'esclaves n'était pas l'aversion, mais la domination, pour reprendre la distinction établie par Joel Kovel dans l'importante étude qu'il a consacrée à la psychologie raciale.
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DLN   13 juillet 2015
Le sens de la République: essai de Patrick Weil
Car c'est une belle histoire, qui devrait être connue de tous les français : la France a été le premier pays au monde à déclarer et à pénaliser dans son droit un crime contre l'humanité, en l'occurrence l'esclavage.
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Heval   28 février 2012
L'esclavage, la colonisation, et après... de Patrick Weil
Le passé est devenu un enjeu politique fondamental, tant les politiques publiques classiques d'égalité des droits et des chances, voire de discrimination positive, ne paraissent pas avoir pu dépasser ce qui peut être défini comme un traumatisme historique, transmis à travers les générations. Depuis quelques années, les "politiques du passé" occupent donc, à l'échelle internationale comme au niveau étatique, une place prééminente, et ce sous deux formes: la reconnaissance et la réparation.
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