AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.41 /5 (sur 127 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Antibes , le 9/06/1928
Mort(e) à : Grenoble , le 6/05/2005
Biographie :

Pierre Sansot (né le 9 juin 1928 à Antibes et mort le 6 mai 2005 à Grenoble) est un philosophe, sociologue et écrivain français.

Pierre Sansot a enseigné la philosophie et l'anthropologie à l'université Pierre Mendès-France de Grenoble, puis à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Sa thèse de doctorat donna lieu à la publication de son premier livre : Poétique de la ville.

Son œuvre, d'un abord facile et en décalage par rapport à la tradition universitaire, a la particularité de s'attacher au repérage des petites choses du quotidien qui donnent du sens à la vie des gens ordinaires. Dans Les gens de peu, il décrit les moments de sociabilité que les couches populaires mettent en oeuvre pour enrichir un quotidien trivial et aliéné. D'autres ouvrages prolongent la même démarche en recherchant le jouissif à travers des thèmes aussi variés que la beauté du paysage et la pratique de la conversation, du rugby, de la promenade, de la lenteur, etc.
+ Voir plus
Source : Wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Video et interviews (5) Voir plusAjouter une vidéo

[Pierre Sansot]
Entretien avec Pierre SANSOT à propos de son livre "Cahiers d'enfrance" (aux éditions Champ vallon), carnet intime de l'enfance et de la France. Il se donne le statut de narrateur-observateur.Il explique d'où vient sa curiosité et sa passion à récupérer des informations partout, dans les corbeilles à papier par exemple. Il parle aussi de son enfance et adolescence au niveau scolaire.

Citations et extraits (125) Voir plus Ajouter une citation
kathy   28 février 2012
Du bon usage de la lenteur de Pierre Sansot
Ce qui est nouveau, c'est que l'agir (qui dépasse les frontières du travail) apparaît aujourd'hui comme une valeur supérieure, comme si, faute d'agir, un individu s'exténuait et disparaissait. De ce fait, les rêveurs, ceux qui contemplent ou qui prient, qui aiment silencieusement ou qui se contentent du plaisir d'exister, dérangent et sont stigmatisés.
Commenter  J’apprécie          220
fanfanouche24   13 novembre 2017
Les pierres songent à nous de Pierre Sansot
Qu'il me soit permis de revenir à ma propre expérience qui fut celle de beaucoup d'autres. J'étais un provincial. Je ne savais pas comment m'y prendre pour apprivoiser une ville aussi redoutable et enchevêtrée que Paris. Je visitai quelques musées et monuments réputés. Je m'aperçus que les parisiens les longeaient, qu'ils en usaient comme des repères familiers mais qu'ils ne s'y attardaient pas. J'entrepris de longues dérives et je fus parfois guidé par le génie des lieux. Mais l'inspiration vint souvent à me manquer. Je dressai donc une carte sentimentale de quelques quartiers avec lesquels je me sentais en connivence. (p. 17)
Commenter  J’apprécie          210
fanfanouche24   04 janvier 2014
Jardins publics de Pierre Sansot
Mais ce même banc public, dans le registre de la chanson et du cinéma populaires, évoque les plaisirs simples des gens qui s'aiment et qui jamais n'éprouveront envie ou haine. Si la rengaine de Georges Brassens a connu un tel succès, c'est parce qu'elle s'inscrivait naturellement dans notre imaginaire collectif. "bancs publics, bancs publics": l'expression rejaillit d'elle-même, joyeuse. C'est encore un Paris où des amis, des amants se donnent des rendez-vous, non point dans un café mais sur un banc ou près d'une bouche de métro. En signe d'une existence aux moyens modestes, mais aussi parce que la rue leur est accueillante et qu'il suffit de si peu pour être heureux. (p.24)
Commenter  J’apprécie          191
mandarine43   08 août 2011
Du bon usage de la lenteur de Pierre Sansot
[ Incipit ]



Avant-propos.



Les êtres lents n'avaient pas bonne réputation. On les disait empotés, on les prétendait maladroits, même s'ils exécutaient des gestes difficiles. On les croyait lourdauds, même quand ils avançaient avec une certaine grâce. On les soupçonnait de ne pas mettre beaucoup de coeur à l'ouvrage. On leur préférait les dégourdis - ceux qui, d'une main leste, savent desservir une table, entendre à mi-voix les ordres et s'empresser à les réaliser et qui, enfin, triomphent dans le calcul mental. Leur vivacité éclatait dans leurs mouvements, leurs répliques, et même dans l'acuité de leur regard, la netteté de leurs traits : de vif-argent. « Ne vous faites pas de souci pour eux, ils se tireront toujours d'affaire.» J'ai choisi mon camp, celui de la lenteur. J'éprouvais trop d'affection pour les méandres du Lot, un petit paresseux, et pour cette lumière qui en septembre s'attarde sur les derniers fruits de l'été et décline insensiblement.
Commenter  J’apprécie          180
kathy   28 février 2012
Du bon usage de la lenteur de Pierre Sansot
Autour de moi, on parle d'interaction, d'interactivité, d'Internet. (...) Je voudrais faire remarquer que nous nous éloignons de l'écoute. Avec ces nouvelles technologies nous avons affaire à des individus qui échangent des informations, plus rarement des émotions. Ce n'est pas par hasard que la notion d'agir revient souvent dans ces expressions - on en oublie la richesse du pâtir, du laisser-être, du laisser-advenir. Nos amis se félicitent de pouvoir se brancher sur un Japonais, un étudiant de l'Ohio, et d'être à leur tour sollicités de tous les points, de tous les réseaux du globe. Quelle peut être la qualité d'un échange qui débute sous ces fâcheux auspices et aussi brutalement?

J'aime qu'un visiteur, même s'il m'est proche, demeure sur le seuil, qu'il frappe à ma porte, que j'aie à deviner le sens de sa visite, parfois en vertu de la seule amitié. (....)
Commenter  J’apprécie          181
fanfanouche24   06 janvier 2014
Jardins publics de Pierre Sansot
Chapitre sur le " gardien des jardins publics"



- Le gardien- nous préférons ce terme à celui de jardinier, car il veille sur les animaux, les enfants, les humains, les objets tout autant que sur les espèces végétales-, nous paraît, en dernière instance, l'instituteur et le protecteur, le chevalier, l'amant, le serviteur et le maître du jardin public. (p.151)



-Je lui délègue le rôle de poète, au sens le plus noble de ce terme. Celui d'un témoin qui demeure, à travers les heures, les saisons, parfois les générations, susceptible d'une affection désintéressée pour un lieu public...- (p.150)
Commenter  J’apprécie          170
kathy   28 février 2012
Du bon usage de la lenteur de Pierre Sansot
Ecouter ne constitue pas le pôle passif de l'échange, comme si chacun d'entre nous prenait à tour de rôle l'initiative. Il me faut beaucoup de vigilance et d'intériorité créatrice pour susciter cet ESPACE D'ACCUEIL dans lequel les propos de l'autre pourront prendre place.

Recevoir, se montrer capable de recevoir, nécessite autant d'initiative et de générosité que donner, à tel point que les égoïstes, les infirmes de l'échange, ne sauront jamais écouter. Il ne suffit pas qu'ils ouvrent toutes grandes leurs oreilles ou qu'ils cherchent à comprendre ce qui leur est dit. Il leur faudrait d'un geste superbe instaurer un vide stellaire dans lequel les mots de l'autre voltigent, papillonnent avant de se loger à leur aise. De même nous nous effaçons devant les choses pour qu'elles emplissent notre regard; A la suite de quoi se produit une sorte d'expérience merveilleuse. Une pensée autre que la mienne prend sens en moi. Je ne la traque pas, je ne cours pas après elle, je ne l'interprète pas. (...) Ainsi, en me démettant je m'enrichis, en oubliant de prendre l'intitiative et d'aller au plus pressé, en acceptant les intempéries, les temps morts et les silences, je m'augmente d'une autre expérience.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
fanfanouche24   12 novembre 2017
Les pierres songent à nous de Pierre Sansot
Le Jardin public apparaît comme une pause au sens musical du terme : non point seulement un moment de repos au cours d'une déambulation fatigante mais comme un silence dans une partition. (...)

Le jardin constitue une échancrure dans un ciel et une terre dérobés. Quand vous estompez la présence (...) de l'un de ces jardins majeurs, c'est tout un pan de la cité qui s'assombrit et perd de son sens (p. 35)
Commenter  J’apprécie          170
moravia   08 septembre 2013
Chemins aux vents de Pierre Sansot
Je ne sais jamais trop où un chemin me mènera et s'il me mènera quelque part. En revanche, je suis assuré de ce à quoi il me soustraira : à un assoupissement qui n'est pas une forme de sagesse, à la résignation, au repli sur soi - et la solitude qui parfois l'accompagne n'a rien d'amer : elle me restitue à ce qu'il y a de grave et de doux en moi et demeure mon compagnon : le chemin.
Commenter  J’apprécie          170
fanfanouche24   13 novembre 2017
Les pierres songent à nous de Pierre Sansot
Un domicile n'est pas, ne devrait pas être coupé d'une ville ou du moins d'un dehors peuplé d'autres existences. Les enfants, en revenant de classe, rapportent quelque chose de l'école, de la rue. La ménagère, tout en faisant ses courses, arpente son quartier, retrouve ses repères habituels et dit, en quelque sorte, sa messe quotidienne. (p. 13)
Commenter  J’apprécie          141

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Voyage d'hiver... Schubert et compagnie

Entrons dans la musique : En quelle année Franz Schubert a-t-il composé le Voyage d'hiver?

1797
1827
1857
1887

7 questions
10 lecteurs ont répondu
Thèmes : musique romantique , essai , romanCréer un quiz sur cet auteur

.. ..