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3.7/5 (sur 33 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Ishinomaki, Japon , le 20/02/1883
Mort(e) à : Atami, Shizuoka, Japon , le 21/10/1971
Biographie :

Écrivain japonais. Il se convertit au catholicisme en 1908. Ses nouvelles, par ex; A Kinosaki, et son unique roman Errances dans la nuit font de lui un maître du Watakushi shōsetsu (fiction basée sur la vie quotidienne de l'auteur) . Il comptait parmi ses amis le fameux réalisateur Yasujirō Ozu.

Source : wikipedia
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Bibliographie de Shiga Naoya   (6)Voir plus

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« […] Akutagawa Ryunosuke (1892-1927) tenait cette nouvelle pour l'une des oeuvres les plus fortes de Shiga Naoya (1883-1971). […] Tout en usant de mots familiers réussir à donner une pareille sensation de transparence, voilà ce qui dans tout texte, à quelque genre qu'il appartienne, importe au plus haut point. […] Une telle forme d'écriture dédaigne la fleur pour obtenir le fruit : par la simplicité même, elle accède à l'essentiel comme aucun mode d'expression de la vie quotidienne ne le pourrait. […] » (Junichiro Tanizaki [1886-1965]) « […] Sa légèreté n'est qu'apparente. Elle recèle une puissance insoupçonnée. Ainsi de ces variations de Chopin, subtiles, presque imperceptibles, qui résonnent en nous, se propagent jusqu'au fond de nos entrailles comme la douleur d'une dent. […] » (Hideo Kobayashi [1902-1983]) « […] l'originalité de Shiga Naoya tient au fait que jamais dans aucune de ses nouvelles il ne se laisse aller à l'analyse psychologique de son personnage principal. Il le présente seulement comme un homme qui lutte pour essayer d'établir des relations humaines rationnelles dans le monde qui l'entoure. le personnage apparaît si profondément hanté par cette quête que Shiga Naoya ne s'attarde pas à une étude de son caractère. […] » (Sei Ito [1905-1969]) « […] En janvier 1913 paraît un premier recueil de nouvelles, dédié à sa grand-mère. le 5 août de cette même année, Shiga Naoya est renversé par un train de la ligne Yamanote. Il est grièvement blessé et doit se faire hospitaliser. Il écrit en septembre la nouvelle Han no hanzaï (Le crime de Han) puis, en octobre, part en convalescence à Kinosaki. […] L'une de ses plus belles nouvelles, Wakaï (Réconciliation) […] est publiée en 1917, peu de temps après Kinosaki nite (Le séjour à Kinosaki). […] » 17:55 - Générique Référence bibliographique : Naoya Shiga, le séjour à Kinosaki suivi de le crime de Han, traduit par Pascal Hervieu et Alain Gouvret, Éditions Arfuyen, 1986 Image d'illustration : Autoportrait de Shiga Naoya daté de septembre 1912. Bande sonore originale : P C III - O UT O UT by P C III is licensed under an Attribution License. Site : https://freemusicarchive.org/music/P_C_III/O_UT_1733/O_UT #NaoyaShiga #LeSéjourÀKinosaki #LittératureJaponaise

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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
L’homme qui ne possède qu’une puissance limitée ne peut s’empêcher de montrer son pouvoir. Alors en vérité on peut dire qu’il n’en possède aucun.

Le Maître par Nakajima Atsushi (1909-1942)
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Quand il émergea pour la dernière fois de son poste d’observation, Chi Ch’ang constata que la discipline sévère à laquelle il s’était soumis portait ses fruits. Rien ne pouvait lui faire cligner les yeux, ni coup sur la paupière, ni étincelle jaillie des braises, ni nuage de poussière tourbillonant subitement devant lui. Il avait exercé ses muscles oculaires à une inertie tellement parfaite que ses yeux restaient ouverts même quand il dormait. Une fois, comme il était assis et regardait dans le vide, une petite araignée tissa sa toile entre ses cils. Il estima être désormais en état de se présenter devant son maître.
(Le Maître de Nakajima Atsushi )
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Un matin, j’aperçus sur le toit une guêpe morte. Elle gisait là, les pattes ramassées sous elle, les antennes pendantes. Les autres n’y prêtaient aucune attention. Sans cesse, elles entraient et sortaient du nid, passant et repassant près de son cadavre, parfaitement indifférentes. Dans leurs allées et venues, dans leur tourbillonnement, ces insectes manifestaient avec puissance la vie qui les habitait. Elle, inerte, recroquevillée sur elle-même, à cet endroit où, matin, midi ou soir, se portait mon regard, donnait tout aussi intensément le sentiment de la mort.
Elle demeura ainsi trois jours. Je la contemplais et éprouvais une sensation de paix.
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Peu après le bombardement d'Hiroshima, je me trouvais chez un de mes amis, dans les faubourgs de Fukuyama, et je regardais un iris qui avait fleuri hors de saison. Il poussait seul de son espèce dans ce coin-là, et ses pétales étaient pourpres.
Ceci se passait à la mi-août, quelques jours après la proclamation du rescrit impérial annonçant la capitulation. La plupart des iris se pressaient en touffes serrées d'un côté de l'étang et dressaient leurs longs pistils vert lumière déjà tout dénudés. Mais cette plante retardataire était à l'écart des autres ; de ses feuilles pointues comme des glaives qui jaillissaient de l'eau émergeait une tige délicate et au bout de cette tige s'épanouissaient les pétales pourpres contrefaits. Lorsque je l'aperçus pour la première fois par la fenêtre de la maison de mon ami, je pris cet iris pour un bout de papier de soie qui flottait sur l'étang.
(Début de la nouvelle L'iris fou de Ibuse Masuji)
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La nuit qui s'aventure sur les lames grinçantes du couloir menant à la toilette entend invariablement une voix qui s'élève de l'ombre : " Qui est là ?" Ce n'est pas le ton anxieux de celui qui redoute la solitude nocturne ou l'exclamation d'une personne brusquement tirée de son sommeil. Non, c'est la voix posée très nette, de quelqu'un qui n'a pas fermé l’œil de la nuit. C'est la voix de la vieille Umé, et on ne peut pas s'empêcher de ressentir un choc désagréable.

(Début de la nouvelle Odieuse vieillesse de Niwa Fumio)
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Il y eut soudain un mouvement de foule et des quantités de gens coururent se cacher sous les charrettes. Je levai la tête, le ciel était plein de projectiles gris étincelants qui volaient dans toutes les directions.
Pendant quelques secondes, je fus saisi de panique, moi aussi, puis je me rendis compte que c'étaient seulement des bouts de papier enflammés soulevés par le vent.
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Pour avoir, pendant de longues années, été exténué par ses relations avec les gens, Kensaku jouissait pleinement de sa nouvelle existence. Il montait souvent se promener jusqu'à un temple perdu au milieu des bois, à trois ou quatre cents mètres dans la montagne : le "temple d'Amida". Quoique classé parmi les édifices spécialement protégés, le bois de sa galerie exérieure, complètement pourri, tombait en ruine ; et pourtant cela même engendrait en Kensaku une impression d'intimité.
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Il y avait autrefois dans la ville de Hantan, capitale de l’ancien État chinois de Chao, un homme appelé Chi Ch’ang qui voulait conquérir la première place parmi les meilleurs archers du monde.

Après bien des recherches, il finit par découvrir que le maître le plus réputé en cet art était un certain Wei Fei. Si grande était son habileté qu’on le disait capable de lancer à cent pas tout un carquois de flèches dans une seule feuille de saule choisie comme cible.

Chi Ch’ang se rendit donc dans la province lointaine où demeurait Wei Fei afin de devenir son élève.
(Début du conte Le Maître de Nakajima Atsushi)
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"Odieuse vieillesse" de Niwa Fumio

Les autres voyageurs avaient entendu la conversation et examinaient les deux vieilles avec une curiosité évidente. On devinait à les voir qu'ils pensaient regarder non pas des êtres humains mais quelque étrange spécimen de plante ou d'animal désséché par le temps.
Ils ne paraissaient pas songer qu'ils étaient voués au même destin que ces deux femmes, et qu'à moins d'avoir leur vie abrégée par la maladie ou un accident, eux aussi seraient condamnés à devenir un fardeau accablant traîné à regret par leur famille exaspérée. Un léger effort d'imagination leur aurait permi de considérer ces octogénaires non comme les représentantes d'une race grotesque, mais comme un avertissement du sort qui les attendait : eux aussi seraient vieux, inutiles, privés de toute joie de vivre, uniquement voués à mourrir...
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Il n'en saisit pas moins avec douceur ses seins bien ronds et lourds et en éprouva un indicible plaisir - comme s'il caressait un trésor sans prix. Par de légères secousses, il en soupesait dans le creux de ses mains les masses délicieuses. Il n'aurait su trouver les mots capables d'exprimer une pareille sensation.
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