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ISBN : 2253155721
Éditeur : Le Livre de Poche (07/09/2003)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 82 notes)
Résumé :
Ce livre raconte la vie de Marie-Antoinette, tour à tour aimée et haïe des Français, passant de la cour de Vienne aux fastes de Versailles, dont elle fuit le rituel pesant pour se réfugier dans son cher Trianon, prisonnière au Louvre puis enfermée au Temple, jugée à la Conciergerie, montant enfin à l'échafaud à 43 ans avec un courage, une dignité à laquelle ses pires ennemis rendent hommage.

Conjuguant anecdotes et analyses, Simone Bertière nous donne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
scarlett12
  21 mai 2018

Ce livre historique est découpé en 3 parties : 1) La dauphine, 2) La Reine, 3) La prisonnière.
Marie-Antoinette, 15ème enfant de l'impératrice d'Autriche, Marie-Thérèse, est envoyée en France pour y épouser le dauphin, Louis Auguste, petit-fils du vieillissant Louis XV. Elle a 14 ans et demi et lui quinze. Ignorant tous les deux tout des relations sexuelles, elle , à peine nubile, lui, timide et complexé, ils mettront sept ans avant de consommer leur mariage.
Ce sont encore des enfants, lui, mal aimé et de coeur pur, elle, manipulée par sa mère, Marie-Thérèse et par les "pions" qu'elle a mis en place chargés d'espionner et de lui transmettre les moindres faits et gestes de sa fille. Ces "espions" se nomment le comte de Mercy-Argenteau et l'abbé de Vermond qui est également le professeur de Marie-Antoinette.
Sous l'emprise de sa mère, Marie-Antoinette reçoit ses instructions et remontrances par courrier et se doit de lui faire un rapport de sa vie à la cour de France. Ce que Marie-Thérèse veut, c'est qu'elle manipule son mari pour s'approprier le pouvoir en coulisses dès que Louis XV sera mort.
Bien qu'aimant beaucoup sa mère, Marie-Antoinette se plie de plus en plus difficilement à ses ordres, d'autant plus que ceux-ci sont souvent contradictoires et qu'elle en a assez de se faire traiter comme une gamine.
L'étiquette de Versailles lui coûte énormément car elle a été habituée à une vie beaucoup plus libre à la cour d'Autriche. Elle ne peut rien faire sans être observée y compris manger, s'habiller ... Dès avant le décès le Louis XV en 1774, Marie-Antoinette, coincée entre l'indifférence de son mari, l'étiquette de la cour, les remontrances perpétuelles de sa mère, les regards dont elle est sans cesse l'objet, commence à se rebeller d'autant plus qu'elle est de nature fière, orgueilleuse, et insoumise comme le dit si bien le qualificatif de son nom dans ce livre, découvre peu à peu les plaisirs des toilettes, des bals, de l'opéra. Après la mort de Louis XV, elle s'affranchira de ce qui lui pèse et n'en fera qu'à sa tête, dépensant sans compter pour ses toilette, le jeu, le Trianon qu'elle fait restaurer à grands frais, tout cela sous le regard complaisant de son mari devenu Louis XVI qui préfère qu'elle s'amuse mais ne se mêle pas de politique, au grand désespoir de Marie-Thérèse.
Louis XVI est un homme très pieu, pas stupide mais très peu doué pour la politique intérieure, quant à Marie-Antoinette, elle n'y entend rien et ne désire désormais plus que deux choses : s'amuser et être maîtresse de son sort : elle ne fait que ce qu'elle veut et refuse ce qui ne lui plaît guère quitte à froisser la noblesse qui a de tout temps envahi la cour de France, surtout depuis Louis XIV.
Elle vivra une idylle passionnée avec Axel de Fersen, la consommeront-ils ? Personne ne le sait mais ils étaient en tout cas fort épris l'un de l'autre.
Lorsqu'elle deviendra enfin mère, après 8 ans de mariage, elle sera très aimante et dévouée à ses enfants. Malheureusement, deux décéderont en bas âge ce qui représentera une grande douleur pour le couple royal.
Au fil du temps, les finances de l'Etat se tariront, non seulement par les dépenses somptuaires de la reine mais également par l'aide financière qu'ils apportent à la révolution de l'Amérique.
Au début, Marie-Antoinette fut très bien accueillie par le peuple français qui l'aimait beaucoup mais au fil de ses dépenses et caprices, ils en viendront à la haïr et ne l'appelleront plus que "l'Autrichienne".
Le 5 mai , Louis XVI,devant le désastre financier dont il ne peut sortir, convoquera les Etats généraux. le 17 juin 1789, l'Assemblée nationale prêtera le Serment du Jeu de Paume afin de donner une constitution écrite à la France. le vent tourne et cela commence à sentir mauvais pour la monarchie.
En octobre 1789, le roi et sa famille sont transférés aux Tuileries, en résidence surveillée où ils jouissent encore d'une relative liberté mais le 20 juin 1791, Axel de Fersen qui s'est occupé de préparer leur fuite vers le Luxembourg les aide à s'échapper. Ils seront arrêtés à Varennes, ramenés à Paris sous les insultes et les quolibets et rejoindront désormais le Temple où ils seront confinés jusqu'à l'exécution du roi le 21 janvier 1793. Cette période dramatique pour la famille royale fera mûrir Marie-Antoinette qui se rapprochera très fort de son mari, se rendant compte à quel point elle y tient même si elle n'en n'est pas amoureuse.
Dans la nuit du 1er au 2 août, la reine sera transférée à la Conciergerie en attente de son jugement : ses conditions de détention seront épouvantables, surveillée nuit et jour jusque dans sa minuscule cellule même lorsqu'elle doit s'habiller et faire sa toilette. Bien que détruite psychologiquement, elle gardera pourtant toujours intacte sa fierté.
Après un simulacre de procès, elle sera guillotinée le 16 octobre 1793, son fils étant resté confiné au Temple où il mourra en 1795, à l'âge de 10 ans,
suite aux mauvais traitements qu'il devra subir.
Marie-Antoinette est restée digne jusqu'à son dernier souffle malgré toutes les avanies qu'elle a dû subir depuis des années. Très droite dans la charrette qui l'amènera à l'échafaud, ces derniers mots seront pour son bourreau sur le pied duquel elle avait malencontreusement marché : "Je vous demande pardon,Monsieur"...
Ce qu'on reprochera le plus à Marie-Antoinette, ce ne sont pas ses dépenses excessives mais surtout d'être finalement une femme moderne qui ne se comportait pas comme on l'attendait d'une reine de France qui devait être soumise et pondeuse d'enfants à tour de bras. Elle a rejeté le modèle, violemment, insolemment. Elle voulait être libre et a refusé les contraintes et les servitudes. Elle a voulu exister par elle-même mais l'époque n'était pas prête pour ces changements. La reine a payé cher ses velléités d'indépendance ...
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Woland
  30 décembre 2007
Ce pavé de plus de 900 pages, qui termine, avec une majestueuse beauté, la série consacrée par Simone Bertière aux reines de France et au rôle qu'elles tinrent dans la vie politique de notre pays, est un authentique chef-d'oeuvre.
Bien des livres ont été consacrés au destin tragique de Marie-Antoinette de Lorraine-Habsbourg, archiduchesse d'Autriche, devenue à 15 ans reine de France et de Navarre. Mais dans celui-ci, Simone Bertière confirme qu'elle est l'égale de celui qui - pour moi en tous cas - demeure la référence en matière de biographies historiques modernes : Alain Decaux.
Bertière nous présente ici un double-portrait, celui de Louis XVI et celui de Marie-Antoinette, tous deux débarrassés des idées reçues et si souvent répandues par les livres d'Histoire - comme par les historiens. On y apprend par exemple que, contrairement à une légende tenace qui excusait il est vrai Louis XVI d'avoir mis si longtemps à consommer son mariage (fait crucial pour toute succession monarchique), le jeune roi n'a jjamais souffert d'un phimosis ou de toute autre malformation qui lui aurait rendu insupportable l'acte sexuel. En fait, ces sept années d'espoir et d'attente toujours remis au lendemain sont dûs à l'ignorance pure et simple qui venait bloquer une pudeur celle-là légitime.
Sept années pendant lesquelles Marie-Antoinette va se distraire en courant de plaisir en plaisir et en se forgeant en toute inconscience l'image qui montera avec elle sur l'échafaud : celle de la reine incapable, seulement préoccupée de ses plaisirs et insoucieuse des dépenses qu'elles occasionnent.
Bertière adopte le plus souvent le présent de l'indicatif, ce qui a le mérite de plonger son lecteur au coeur même de l'action. Ainsi, les fameuses journées des 9 et 10 août 1792, qui devaient voir la prise des Tuileries et la réclusion de la famille royalle au Temple, nous sont-elles restituées de telle sorte que nous nous tenons au côté des assiégés comme des assiégeurs. On voit l'émeute, on l'entend, on flaire le sang et le meurtre ... On admire la fermeté de Louis XVI tout en blâmant son absurde désir de ne faire couler aucune goutte de sang, désir qui, justement, va en amener un bain, d'ailleurs téléguidé par les Montagnards. Et bien sûr, si cela ne s'était déjà fait auparavant, on bascule du côté de Marie-Antoinette.
A l'issue de ce livre qu'il ne faut surtout pas manquer, on est navré de constater que, alors que la France avait tant besoin d'un monarque "fort", dans le style Louis XIV, elle a dû faire avec un Louis XVI sans doute beaucoup plus fin et beaucoup plus habile (en politique extérieure notamment) qu'on a voulu le dire, mais hélas ! dépourvu de toute lucidité politique intérieure et si imprégné de l'aspect spirituel de sa charge qu'il ne voulut jamais faire tirer sur les insurgés. Auprès de lui, sa femme n'avait, quant à elle, aucune formation politique et, quand elle se vit forcer de s'y lancer vraiment, en 1789, il était trop tard.
Simone Bertière a le mérite de remettre à leur place tous les responsables qui concoururent à la liquidation de la monarchie absolue en France, depuis Louis XV qui ne parvint pas à imposer les réformes fiscales nécessaires jusqu'à ces apprentis-sorciers que furent les Girondins en passant par le refus de traiter Marie-Antoinette en adulte valable qui fut le tort aussi bien de sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, que de ses frères, Joseph et Léopold, de son mari et des ministres de celui-ci.
Un grand livre, une somme historique, un drame extraordinairement bien mené, des personnages uniques : quand vous les quittez, il vous prend le désir de courir à Versailles et d'y retrouver, presque pieusement, leurs traces à tous. ;o)
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umezzu
  28 novembre 2014
Marie-Antoinette, fille de Marie-Thérése, impératrice d'Autriche, n'est à son arrivée en France qu'un des pions avancés par sa mère sur l'échiquier européen à travers sa nombreuse progéniture. Élevée comme peut l'être une princesse dans une cour d'Autriche où la musique et la danse prévalent pour les jeunes filles, elle n'est pas formée à la politique et ne va cesser de rendre compte des événements du royaume de France à mère.
Dauphine puis reine de France, elle a cherché à prolonger les plaisirs de sa jeunesse, notamment en s'inventant son monde à elle avec le petit Trianon à Versailles.
Son mode de vie et l'hostilité d'une partie de la cour conduisent à son dénigrement dans des pamphlets qui se multiplient avec le temps dans Paris. A la veille de la Révolution française, Marie-Antoinette n'est que « l'Autrichienne » pour le peuple français qui ne la connaît pas. C'est cette image caricaturale de la France des princes et des nobles qui est restée.
Pourtant, cette femme a vraiment tenté de s'adapter à la vie de cour très réglée qu'imposait le protocole à Versailles, elle n'a sans doute pas eu d'amants, alors qu'on lui en prêtait beaucoup, et a pris plaisir à construire sa vie familiale, un plaisir partagé avec Louis XVI.
Lorsqu'en 1789 les événements se bousculent, elle prend le parti de la réaction. Elle apparaît alors comme ayant manqué de sens politique. La tentative de fuite de la famille royale en juin 1791 est organisée par l'ami de la reine Axel de Fersen, toujours présent dans la tourmente. Ce n'est que dans les derniers moments, quand la révolution s'emballe, alors que la famille royale est emprisonné et le roi est décapité, que Marie Antoinette semble tout d'un coup mûrir et habiter sa fonction. Ses propos à son procès, lorsqu'on l'accuse d'avoir dévoyé son fils Louis XVII, montrent bien le caractère d'une femme que l'histoire a sans doute sous estimé.
Le livre de Simone Bertière est encore une fois remarquablement écrit, plein de détails, et éclaire la personnalité contrastée de cette reine.
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Bibliozoe
  12 mars 2016
S'émouvoir et pleurer aux mots de Bertière, d'une justesse incomparable.
Marie-Antoinette est-elle responsable de la Révolution de 1789?
Marie-Antoinette a-t-elle ruinée la France?
Marie-Antoinette a-t-elle livré la France aux diktats de l'Autriche?
Marie-Antoinette a-t-elle fait et défait les ministres à sa guise?
Des questions qui ont traversées les siècles, erronées par les polémiques semées depuis la date célèbre du 16 octobre 1793. Vive la liberté! ont-ils crié devant le bras de Samson levé. Une liberté que tous voulaient. Tous. Elle en fait partie. Pourquoi le monde s'émeut-il de Marie-Antoinette? Pour sa modernité.
Elle a violemment rejeté le modèle traditionnel de la reine épouse du roi. Elle a voulu et osé vouloir exister par elle-même et pour elle. Trianon, la noblesse de cour ne le lui pardonnera jamais. La servitude de l'épouse refusée, la bourgeoisie et le peuple ne le lui pardonneront jamais. Elle en paiera le prix fort. A la docilité traditionnelle, elle reste insoumise, à la discrétion qu'on demande à une mère, elle est flamboyante. Marie-Antoinette a éclipsé la figure traditionnelle royale.
J'ai découvert le destin tragique de cette femme à neuf ans. Sa figure fait partie des trois autres figures féminines qui m'hypnotise depuis mon jeune âge : Elizabeth d'Autriche et Alexandra Feodorovna. Toutes ont défié les traditions qu'on leur a imposées au titre de leur sang, toutes en ont payées le prix du sang. de ces trois femmes émanent un goût de modernité, éclatant et encombrant.
Bertière fait un travail incroyable. D'une rigueur scientifique excellente, d'une justesse et d'une objectivité surprenante! Cet ouvrage est celui d'une grande dame. Je comprends les soupirs d'extase quand certains de mes amis prononçaient le nom de cette historienne!
Au Temple, Marie-Antoinette écrit "nous avons fait un beau rêve..." et ces points de suspension, ces points nous lui devons de les laisser s'envoler vers Trianon où pour toujours elle en demeurera la reine des reines. La Rose qui jamais ne se meure.
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DrunkennessBooks
  17 juin 2014
Avec Les Reines de France au temps des Bourbons, Simone Bertière nous offre un véritable voyage dans le temps à l'époque des Rois et Reines de France, et plus précisément de la dynastie des Bourbons. le dernier tome de cette série est consacré à Marie-Antoinette, reine emblématique de toute une époque qui a suscité énormément de controverses. En effet, la dernière Reine de France, surnommée l'Autrichienne par ses détracteurs, a dû faire couler autant d'encre que Cléopâtre ou l'Impératrice Sissi.
La biographie écrite par Simone Bertière est vraiment très bien détaillée. Elle est riche en anecdotes comme les tomes précédents de cette série. Au fil des pages, on découvre une femme à la personnalité bien plus complexe que ce que l'Histoire a pu retenir. J'ai rencontré au travers de ce livre une personnalité charismatique et attachante mais mal conseillée par son entourage et jetée trop tôt en pâture à une cour française trop rigide et superficielle.
Si Marie-Antoinette est le personnage central de ce livre, l'auteure s'intéresse également à une multitude d'autres individus ayant eu une influence directe ou indirecte sur la vie de la dernière Reine des Bourbons : Louis XVI, la comtesse du Barry ou encore la duchesse de Polignac.
Comme cela était déjà le cas dans les tomes précédents, Simone Bertière montre une attention toute particulière aux personnages féminins : épouse, fille, soeur, maitresse…. le livre insiste sur la manière dont chacune va exercer une influence particulière sur la royauté française.
L'écriture de l'auteure est vraiment fluide et malgré sa longueur, j'ai dévoré ce livre en quelques jours seulement. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire des faits et des évènements qui ne se retrouvent pas forcément dans les manuels scolaires.
Cependant, je ne conseille ce livre qu'aux passionnés d'histoire ou aux lecteurs vraiment intéressés par la vie de Marie-Antoinette à cause de sa longueur et de sa technicité. de nombreux personnages sont évoqués et parfois il n'est vraiment pas facile de s'y retrouver même lorsque l'on connait bien l'époque.
Un autre bémol concerne les références, je trouve que celles-ci, vu l'épaisseur de l'ouvrage, ne sont pas vraiment nombreuses. J'aurai aimé qu'il y'ait davantage de note de bas de page pour étayer les propos de l'auteure.
En évoquant la vie de la plus emblématique des Reines de France, Simone Bertière nous offre une véritable chronique de la royauté française où la Petite Histoire fourmillant d'anecdotes côtoie la Grande Histoire racontée dans les manuels scolaires.

Lien : http://drunkennessbooks.blog..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Audrey56Audrey56   17 avril 2015
Les soirs d'été, lorsque les portes se ferment sur les derniers touristes, on se plaît à croire que l'ombre du Roi-Soleil reprend possession des lieux où il officiait jadis en grand apparat, tandis que le fantôme léger de Marie-Antoinette en robe blanche arpente de sa démarche aérienne les prairies baignées de lune au bord du petit lac, entre le moulin et le Temple de l'Amour. Figures toujours renaissantes, traits d'union entre le passé et le présent, qui vivent d'une vie plus durable que la vraie, parce que confiée à la mémoire des hommes.
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scarlett12scarlett12   21 mai 2018
Le roi n'a qu'un homme, c'est sa femme. (Mirabeau)
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BibliozoeBibliozoe   12 mars 2016
Elle voulait mener la vie d'une femme comme les autres, tout en conservant ses prérogatives de reine. Mais à jouer les femmes privées, à jeter par-dessus bord tout l'apparat qui entourait sa personne sacrée, elle a perdu ce qui la différenciait du commun des mortels. Marie-Antoinette trouvait son piédestal inconfortable et avait voulu en descendre à ses heures et à son gré. Elle vient d'en être brutalement {par le Parlement} arrachée, à titre définitif. Peut-il y avoir encore lèse majesté, quand il n'y a plus de majesté?
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Rollink1626Rollink1626   21 juillet 2014
Louis XV feignit de l'appliquer à Richelieu,le vieux complice de ses amours,chez qui l'âge n'avait pas éteint la concupiscence:
"Il me semble que M. de Beauvais a jeté pas mal de pierres dans votre jardin.---
C'est vrai, rétorqua l'autre,et avec tant de vigueur que beaucoup ont rejailli dans le parc de Versailles."
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Videos de Simone Bertière (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simone Bertière
Simone Bertière vous plonge dans la mythologie et retrace le voyage d?un de ses plus grands héros avec le livre « le roman d?Ulysse » (Fallois). L?écrivaine remet au gout du jour cette histoire mythique et fait volontairement le choix de délaisser la précision historique pour réinventer la légende du héros de la guerre de Troie.
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