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Note moyenne 3.79 /5 (sur 115 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Lô , 1957
Biographie :

Sylvie Lainé est une auteur française, professeur en sciences de l'information à l'Université Jean Moulin de Lyon. Elle dirige également l'équipe ERSICOM (Equipe de Recherche sur les Systèmes d'Information et de Communication des Organisations et des Médias) et est associée du laboratoire RECODOC.

Elle commence à écrire en 1985 et publie quelques nouvelles remarquées dont "Le Chemin de la Rencontre", qui lui vaut le Prix Rosny aîné en 1986. Elle cesse ensuite d'écrire, emportée par sa carrière universitaire et ce n'est qu'en 2000 qu'elle publie deux nouveaux ouvrages : "Définissez : priorités" et "La Mirotte". "Un signe de Setty" (publié dans la revue Galaxies) se voit ensuite récompensé par un deuxième prix Rosny aîné en 2003. Elle en obtient un troisième en 2006 pour sa nouvelle "Les yeux d'Elsa" (publiée dans la revue Galaxies, n°37), texte également récompensé par le Prix du Lundi 2006 et le Grand Prix de l'Imaginaire 2007.

Elle a publié 4 recueils aux Editions ActuSF : Le miroir aux éperluettes, Espaces insécables, Marouflages, et en 2014 L’Opéra de Shaya, qui a obtenu le Prix Bob Morane et le Grand Prix de l’Imaginaire 2015, ainsi que tout récemment un quatrième Prix Rosny-aîné. La science-fiction est entre ses mains un merveilleux outil d’exploration de l’âme humaine.​
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Source : www.imaginales.com
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L'invention de nouvelles solidarités


Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation

(l’homme a trouvé le moyen « idéal » pour « inciter » des dauphins génétiquement modifiés à travailler pour lui...)

« Quand on est en manque de main d’oeuvre, on va en chercher quelques-uns, on emmène les volontaires, ceux qui ont besoin de soins, les malades et les blessés. On les remet sur pied, on les alimente en opiacés pendant une petite semaine, et après on est tranquille : ils ne peuvent plus s’en passer. Pour avoir leur dose régulière, ils feraient n’importe quoi, y compris vous construire une ville sous globe par cinquante mètres de profondeur... »

(Les Yeux d’Elsa, page 399)

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Tu es seul, comme moi. Et tu te débats, à ta manière, si différente de la mienne. C'est peut-être pour cela que je me sens proche de toi, plus proche que je ne l'ai jamais été de quiconque, dauphin ou humain. Tu m'as touchée comme personne ne l'avait jamais fait. Oui, tu m'as touchée, avec ton esprit et avec ton corps. Et puis tu es un peu perdu, même si tu ne le sais pas, et un peu décalé, comme moi. (Les Yeux d'Elsa)

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Je suis plutôt content d'avoir Cynthia comme partenaire, aussi. Cynthia la naïve, la pulpeuse et blonde astrophysicienne, Cynthia qui croît que le monde est un gros gâteau qu'on a fait lever rien que pour nous, que l'univers est une grande horlogerie dont les mécaniques bien ajustées chantent une suave musique - et que si nous entendons des grincements, c'est parce que nous ne savons pas écouter.

("Grenade au bord du ciel")

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Le monde n’existe pas pour notre satisfaction personnelle. Le monde est ce qu’il est, il s’en fiche de nous, c’est à nous d’y trouver notre place, et souvent ça frotte ou ça cogne, et ça fait mal.

Interview de Sylvie Lainé

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Nous avons discuté, tant bien que mal, avec au moins dix autochtones. Mêlant notre maigre vocabulaire – mais le leur est-il beaucoup plus riche ? – avec des signes, des dessins, des grimaces. Mimiques qui d'ailleurs ne doivent pas signifier grand-chose pour eux, leur visage est si différent du nôtre.

("Grenade au bord du ciel")

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J'avais déjà deux bras, moi. Mais on fait pousser les membres où on veut, puisque de toute manière on les transplante après. Ils m'ont proposé de faire pousser sa main au-dessus de mon nombril. Ça devait surtout me permettre de m'habiller normalement... Et c'est là qu'on met les bébés, donc ce n'est pas si idiot que ça en a l'air. Au-dessus du nombril, ça ne gêne pas pour fermer les pantalons.

("Mélomania")

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Sylvie Lainé

Chaque histoire qu’on écrit et qu’on partage est un nouvel espace, un peu de vie parallèle qu’on crée et qu’on offre aux autres, et il n’y a rien de meilleur.

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Où peut-on trouver un restau sympa, avec des fruits frais et de la vraie purée de légumes ? Là où il y a des astroports et des migrants, il y a toujours des endroits où l'on peut se vautrer dans des fauteuils en compagnie d'inconnus, en savourant les petits plats locaux. Même les bouseux aiment ce genre d'endroits.

("L'Opéra de Shaya")

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J'entends encore cette voix qui chuchote dans une langue que je devine à peine, les syllabes deviennent une histoire qui de jour en jour se fait plus claire dans ma tête.

(Grenade au bord du ciel)

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Lone a ressuscité, dans une explosion de bonheur ineffable. Ses particules ont été libérées, elles se sont emplies de potentialités pendant le bref instant d’ivresse folle de l’envol entre ciel et terre, puis elles se sont recomposées harmonieusement en retombant, chacune établissant toutes les connexions possibles et optimales avec ses voisines. Lone est redevenu un, entier, vivant jusqu’au dernier grain.

Lone se sent suffisant, maintenant. La faim dévorante qui l’a étreint à son réveil est calmée. S’alimenter n’est plus une nécessité de survie, les partages vont pouvoir redevenir ce qu’ils doivent être : un plaisir de gourmet curieux, des offrandes, une découverte. L’occasion d’échanger quelques grains avec l’univers, de goûter ses voisins, de leur faire des cadeaux. De lisser son périmètre, de tracer courtoisement sa frontière.

Le peuple des sables est sage et modéré. Il n’est pas gourmand ni avide. Il ne cherche que l’équilibre, et un peu de communication.

Bien sûr, Lone n’est plus le Sable qu’il était, quand il était entier – celui qu’il a été pendant des milliers d’années. Il n’est qu’une partie de son ancien moi, et un individu autonome dorénavant. Il n’a plus la même intelligence, mais sa mémoire granulaire porte quelques traces de l’expérience acquise dans le passé. Il rassemble les bribes de souvenirs qui flottent. Au Sud, il y avait Sombre, le calme voisin noir, avec qui l’échange était toujours serein, selon le souffle du vent. Ils ont passé des siècles d’amitié tranquille à palper et redessiner à l’infini la presque immuable frontière entre leurs organismes. Ciel, le voisin de l’Est, était plus discret, assez peu actif, mais plaisant compagnon aussi, et ses grains étaient toujours savoureux et riches d’enseignements.

Un amour de sable

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