AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.21 /5 (sur 90 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 08/05/1985
Biographie :

Victor Pouchet a fait ses études à l’École Normale Supérieure de Lyon.

Il enseigne la littérature en classes préparatoires et écrit des critiques pour Le Magazine littéraire.

Il a participé à la création de plusieurs festivals littéraires, comme « Paris en toutes lettres », « L’Intime festival » à Namur et « La Mer est loin » à Fontenay-le-Comte, et assure, depuis 2013, les fonctions de conseiller artistique à la Maison de la Poésie à Paris.

« Pourquoi les oiseaux meurent » (2017) est son premier roman.

Il fait partie des 10 premiers romans de la rentrée littéraire 2017 sélectionnés pour le prix Stanislas.

Twitter : https://twitter.com/victor_pouchet

Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

A l'occasion de la rentrée littéraire, France Culture s'associe à l'Obs pour vous présenter le choix des deux rédactions : une sélection de 10 nouveaux romans qui marqueront sûrement cette rentrée 2020. Nous commençons par la sélection de l'Obs, avec le nouveau roman d'Emmanuel Carrère, Yoga, aux éditions P.O.L, La Tannerie de Celia Levi chez Tristram, Comédies françaises d'Eric Reinhardt aux éditions Gallimard, mais aussi de la littérature anglo-saxonne avec Les Lionnes de l'américaine Lucy Ellmann au Seuil, ainsi qu'Histoire de la Nuit de Laurent Mauvignier chez Minuit. Côté France Culture, cinq grandes plumes également : Histoire du Fils de Marie-Hélène Lafon aux éditions Buchet-Chastel, Sous le Ciel des Hommes de Diane Meur chez Sabine Wespieser, Chavirer de Lola Lafon aux éditions Actes Sud, Autoportrait en Chevreuil de Victor Pouchet aux éditions Finitude et enfin Nickel Boys de l'américain Colson Whitehead Prix Pulitzer 2020. Retrouvez la sélection des deux rédactions en présence de Sandrine Treiner, directrice de France Culture, Arnaud Laporte, producteur de l'émission Affaires culturelles du lundi au vendredi de 19h à 20h sur France Culture, Mathias Enard écrivain, producteur du nouveau magazine littéraire la Salle des machines tous les dimanches à 17h sur France Culture, Jérôme Garcin, rédacteur-en-chef Culture à l'Obs, ainsi qu'Elisabeth Philippe journaliste littéraire. Ils seront rejoints en seconde partie d'émission par Pascal Thuot, directeur général de la librairie Mille pages à Vincennes. Les matins de France Culture de Guillaume Erner - émission du 27 août 2020 A retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/dix-livres-pour-la-rentree-litteraire-2020-la-selection-de-france-culture-et-lobs Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/UCd5D... Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture

+ Lire la suite
Podcasts (1)


Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
lecassin   17 janvier 2018
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet
Il déployait autant de grandiloquence à se reprocher ces années qu'il en avait sans doute mis à les vivre.
Commenter  J’apprécie          200
Nadael   14 septembre 2020
Autoportrait en chevreuil de Victor Pouchet
« J’ai respiré profondément, j’espérais qu’elle remarquerait comme j’étais capable de remonter à la surface pour reprendre de l’air entre deux plongées en eaux profondes. J’ai tourné mon visage vers elle et j’ai embrassé son épaule. Se sauver des « trucs de l’enfance » en les écrivant pour les mettre dans une caravane imaginaire : je trouvais l’histoire un peu simple. Mais peut-être qu’il faut parfois accepter les simples fables. J’ai dit à Avril que je ne savais pas faire ça, que tout était en désordre. Elle m’a demandé d’éteindre la lampe de chevet et s’est serrée contre moi, emboîtant son dos contre mon ventre et repliant ses jambes sur mes jambes repliées. Puis elle a pris mon bras droit dans sa main et l’a posé contre sa poitrine. Elle aimait s’endormir comme ça : tout n’était pas en désordre. »
Commenter  J’apprécie          00
lecassin   22 janvier 2018
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet
Je me suis redressé et j’ai regardé au-delà du champ de corneilles crevées. J’ai vu une aigrette blanche, haut perchée sur ses longues pattes, maladroite, mais belle, qui arpentait la plage à la frontière de la mer. De loin, on aurait dit qu’elle comptait les oiseaux morts, ou qu’elle les veillait, ou peut-être qu’elle se préparait, debout et ridicule, à affronter les ennemis de ses prochains duels.
Commenter  J’apprécie          140
dancingbrave   11 juillet 2019
Le Tsarevitch aux pieds rapides de Victor Pouchet
Oh ce n’était pas comme s’il allait dix fois plus vite, ni même deux fois plus vite, non non, il allait « un peu plus vite que la normale ». « Il court derrière lui-même et plus vite que lui-même », disait-on. On le surnomma alors « le tsarévitch-aux-pieds-rapides ». Alexeï Sergueïevitch, l’alchimiste impérial, tout en haut de la Grande Tour du Grand Palais de Verre, tressant toujours de la même main sa trop longue barbe grise aux boucles insensées, avait aussi son avis, qu’il avait envoyé au tsar dans une longue lettre alambiquée qui s’achevait ainsi : on dirait qu’il avance projeté par un espoir qui ne connait ni pause ni introspection, ses ombres même brillent de promesses. Le tsar avait répété la phrase pensivement : « ses ombres même brillent de promesses »….
Commenter  J’apprécie          111
Jeannepe   17 août 2018
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet
Jusqu’à présent, assez peu d’oiseaux étaient visibles sur le fleuve et aux alentours. Quelques mouettes parfois, des poules d’eau près des rives. En même temps, je ne savais pas quelles étaient les habitudes des diverses espèces, leurs saisons de prédilection ni leurs zones de nidification. Je faisais face à mes propres limites : mes notions d’ornithologie étaient minces, et mon instinct pouvait aussi me tromper. J’étais un peu comme un lecteur capable de ne décrypter qu’une infime partie des caractères, et encore bien maladroitement, obligé d’inventer des explications, d’intuiter des réponses, sans trop savoir les limites entre le fantasque et le fantastique. J’espérais que les vapeurs de la Seine feraient de moi une Pythie clairvoyante, un prophète crédible pour interpréter les augures et distinguer les présages des cieux.
Commenter  J’apprécie          60
Ileauxtresors   25 juin 2019
Le Tsarevitch aux pieds rapides de Victor Pouchet
Vania, Tsarévitch-aux-pieds-rapides, au fond de son cœur, était triste, et seul, et maladroit. Dès qu'il essayait d'exprimer sa pensée, celle-ci avait déjà disparu. Il ne pouvait jamais s'arrêter d'avancer et n'arrivait pas à avoir de vraie conversation avec les autres. Il avait l'impression de marcher sur un tapis roulant infini tandis que les autres piétinaient enfoncés dans une profonde marmite de glu. Ivan aurait voulu être scotché comme tout le monde dans cette profonde marmite de glu.
Commenter  J’apprécie          50
Floyd2408   21 octobre 2017
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet
J’espérais faire de ma fuite une expédition et je commençais à prendre plaisir à ce tourniquet, voilà ce qui avait changé. La plupart du temps, j’ai cette impression persistante que le réel me résiste : les objets, ma volonté, les êtres humains, tous se liguent contre moi pour m’empêcher. Dans ces cas-là, seuls l’anecdotique, le faux pas, l’insensé minuscule me sauvent. Il suffit d’une faute de frappe du réel pour me sentir comme vengé : mon regard peut à nouveau se poser avec amour sur ce monde, non parce qu’il deviendrait tout d’un coup aimable, mais parce qu’il confirme qu’il est absurde.
Commenter  J’apprécie          41
vertescollines   10 juin 2019
Le Tsarevitch aux pieds rapides de Victor Pouchet
A force de travaux gigantesques, ils réussirent à formuler une équation parfaite, qu'ils appelèrent "l'Equation de l'Ordre et du Désordre du Temps et du Monde." Ils ne furent pas trop de deux pour aboutir à ce calcul, car cette équation parfaite donnait la réponse à toutes les questions du temps, permettait de résoudre tous les sentiments de décalage, les impressions d'être en retard, la peur d'être en avance, la sensation que le monde avance trop vite, les autres qui piétinent autour de soi, soi qui piétine à l'intérieur de soi, la certitude que l'histoire se répète et que ses épisodes n'ne sont que des bégaiements tragiques et grotesques, la bizarrerie des nuits si courtes qu'elles semblent ne jamais avoir eu lieu, l'épuisement des journées qui durent des années, la tristesse des rendez-vous manqués, les courses désynchronisées, les semaines à attendre, les aujourd'hui déjà périmées, la précipitation décevante, les secondes que l'on ne voit pas passer, les semaines à venir qu'on regrette comme si elles avaient eu lieu, les coïncidences stupéfiantes, le passé qui ressemble au futur, le futur qui n'arrive jamais, les tout de suite qui sont trop tard, les demains qui sont des surlendemains, les nanosecondes qui bouleversent des siècles….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ileauxtresors   25 juin 2019
Le Tsarevitch aux pieds rapides de Victor Pouchet
On considéra que c'était un prodige car le petit Ivan était né tout juste exactement pile-poil parfaitement au beau milieu de l'année : à la douzième heure du 1er juillet, au mitan du 182e jour d'une année qui en compta 365, au fin fond de la Russie comme partout ailleurs. Et puis la merveille était double : tout le monde pensait en effet qu'Ivana jamais ne pourrait avoir d'enfant et le tsar lui-même pleurait en voyant année après année les cheveux d'Ivana blanchir et son ventre ne grossir pas. Bien qu'elle fût âgée d'exactement 59 ans et 4 mois, l'heureux événement s'était pourtant confirmé : la tsarine était enceinte d'un prince. Lorsque naquit Ivan, les astrologues impériaux et les mathématiciens officiels firent le calcul : Ivana avait mis au monde le petit Vania à l'âge de 22 222 jours (c'est-à-dire exactement 60 ans). "C'est si tardif !" dirent les uns. "C'est un miracle miraculeux !" s'enthousiasmèrent les autres. "Comme les choses sont bien faites et arrivent à temps pour les tsars, les tsarines et les tsarévitchs !" se réjouissait-on.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
ChezLo   17 mars 2018
Pourquoi les oiseaux meurent de Victor Pouchet
« À l’âge de onze ans, j’avais ramassé un petit pigeon blessé dans le jardin de ma grand-mère. Il avait une aile cassée, et à la fin des vacances, on ne savait pas s’il s’en sortirait. Ma grand-mère en prenait soin en mon absence. Elle m’envoyait de ses nouvelles par lettre. Je suis retombé longtemps après sur une de ses cartes postales, qui disait seulement : bravo pour les 11 ans de mon petit-fils. Tous mes souhaits les meilleurs et tous mes vœux. Je t’embrasse très fort. PS : Le pigeon va très bien. La phrase : « Le pigeon va très bien » m’avait accompagné longtemps, comme un message codé, et j’imagine sans m’en souvenir précisément la joie enfantine que j’avais pu ressentir en la lisant la première fois le jour de mon anniversaire. Ce post-scriptum retrouvé, trace écrite de la douceur de ma grand-mère, m’émouvait encore. Même si autour de moi les oiseaux tombaient par centaines, même si la logique aviaire débloquait pas mal, je pouvais me rassurer en me répétant cette phrase, pure et simple comme une leçon de langue étrangère niveau grand débutant : « Le pigeon va très bien. Le pigeon va très bien. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Découvrez ses critiques pour le Magazine Littéraire voir son profil
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Premier au dernier ...

"Le ... jour du reste de ma vie" de Virginie Grimaldi

dernier
premier

16 questions
25 lecteurs ont répondu
Thèmes : chanson française , littérature française , littérature , humourCréer un quiz sur cet auteur

.. ..