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ISBN : 2234080878
Éditeur : Stock (21/09/2016)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Paru en feuilleton simultanément dans deux quotidiens polonais durant l'été 1939, ce roman fut interrompu par la guerre. Les trois derniers chapitres, qu'on avait crus définitivement perdus, ont été retrouvés en 1986 et confèrent au roman un étonnant dénouement. " Dans Les envoûtés, le génie de Gombrowicz bouleverse les données traditionnelles du roman noir. Il explore ici sa propre légende et révèle son originalité : dédoublement, amour-haine, répulsion, possession... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Fx1
  30 septembre 2016
Bienvenue pour une nouvelle chronique !
Ayant beaucoup d'admiration pour Yann Moix , le fâit qu'il apprécie grandement Gombrowicz est demeuré en mémoire .
Consultant les ouvrages proposés dans le cadre de Masse Critique , la présence de cet opus de l'auteur polonais suscita immédiatement l'intérêt .
Tout d'abord un mot pour remercier les éditions Stock pour le design étudie , raffiné de leurs publications .
Un tel travail ne peut qu'encourager le lecteur .
Cet ouvrage fut ouvert à minuit et achevé à 5 h.
Pourquoi un tel interet direz vous chers lecteurs ?
Par de multiples aspects cet ouvrage est le roman total .
Le début suscita un peu d'appréhension , une crainte vague de voir ressurgir les clichés de la litterature fantastique dont les adulescents sont férus .
Cette crainte fut vite chassée .
Gombrowicz propose ici un texte d'une profondeur , d'une richesse thématique , d'une intelligence telles que nous pauvres lecteurs sommes étourdis devant tant de brio...
Sa galerie de personnages est parfaitement croquée , chacun d'entre eux s'avérant vivants , possédant une psychologie travaillée , une profondeur qui en fait les atouts de cette fresque tragique .
Le lecteur est pris au piège en premier lieu par l'ambiance , point ici de monstres , de demons ou de psychopathes , mais des etres humains torturés par la vie , perdus dans les dedales de leur inconscient ....
Cet opus presente de multiples thématiques qui s'enrichissent chacunes , telles les pièces d'un puzzle tenues par un fil invisible .
Gombrowicz fâit preuve d'une acuité , d'une lucidité un peu effrayante sur Ie plan de l'étude psychologique , Il fâit decouvrir au lecteur un " tableau " où les etres de papier tentent de trouver leur chemins dans les méandres de l'esprit...
C'est étourdissant de maîtrise , d'intelligence , Gombrowicz fâit preuve d'une science romanesque rare chers lecteurs ...
Point ici de suspense , cela n'est que poudre aux yeux , alors que Gombrowicz de par l'ambiance qu'il insuffle à son texte , de par la profondeur de ces mots , de par l'intelligence générale de son propos éleve ce roman au niveau d'une étude psychologique de premier ordre ....
C'est fort , c'est prenant , c'est stupéfiant de maîtrise , d'intelligence ....
Cet opus est un chef d'oeuvre chers lecteurs , Il fâut le decouvrir de toute urgence , on peut dire sans risque de se tromper que vous serez passionnés ....
Un immense merci aux éditions Stock et à Babelio.
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Commenter  J’apprécie          131
colimasson
  04 novembre 2016
Il paraît que Gombro avait « un peu honte » de ce bouquin, sans doute parce qu'il avait « accepté de l'écrire parce que les honoraires étaient élevés ». C'est son frangin qui rapporte l'anecdote donc ça doit sans doute être vrai. On adhère direct à cette semi-honte quand on se met à lire. Ça n'a rien à voir avec « La pornographie » par exemple. Ça reste un peu licencieux quand même, mais ça se termine toujours en larmoiements et autres parties de suffocation émotionnelle. On aimerait foutre des grandes claques dans la gueule de ces pleurnicheurs sans mérite si ça pouvait accélérer le mouvement de la lecture, mais ça marche pas. Alors fuck, on referme ça et on repart sur le Seigneur des Anneaux ou sur une petite bédé tout aussi con mais qui fait plaisir.

Parfois, il vaudrait mieux ne pas se prendre la tête et ne rien faire plutôt que de faire ce genre de récit. Ça pourrait compromettre une réputation par ailleurs excellente. Sans rancune.
Commenter  J’apprécie          194
oiseaulire
  14 décembre 2018
Etonnant roman gothique que l'on ne croirait pas écrit par Witold Gombrowicz : le style en est un peu naïf (exigence du roman feuilleton, rôle de la traduction ?), les évènements surnaturels s'accumulent jusqu'à la limite du ridicule, la psychologie des personnages est taillée à coups de serpe.
Pourtant plus on avance dans le texte, et plus l'ensemble devient cohérent et plus une certaine puissance s'en dégage.
Quelques incohérences flottent bien ici où là, mais est-ce vraiment important dans ce type de roman ?
Bien qu'atypiques, "Les envoûtés" révèlent l'univers de l'auteur : le décor est celui de son enfance ; les objets les plus prosaïques recouvrent une réalité poétique, spirituelle et charnelle, comme souvent chez lui ; certes "Cosmos" a une portée à la fois plus large et plus profonde, mais est plus difficile d'accès, comme l'est souvent la vraie littérature.
"Les Envoûtés" sont moins exigeants, mais de lecture aisée et distrayante.
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maltese
  30 septembre 2010
Très beau roman qui s'attache de façon réussie à la psychologie des personnages, toujours très fouillée, et multiplie les réflexions sur les sentiments humains: la jalousie, l'amour filial, l'attirance sexuelle...
Un véritable réseau de liens est tissé entre les protagonistes et chacun semble avoir un double dans cette histoire aux accents gothiques très bienvenus. Walczak et Maya se ressemblent de manière troublante qui crée une gêne et comme un dégoût. Ennemis et complices tout à la fois, leur haine réciproque semble finalement se porter sur eux-mêmes. Maya se fait par exemple cette réflexion: "Voilà donc ce qu'il est, ce que je suis, ce que c'est... c'est donc cela ?"
Le prince est dépeint comme un être émouvant sous l'emprise de la douleur. Et chaque personnage est parfaitement campé.
Gombrowicz se livre également à une critique acerbe de la classe aristocratique.
La portée surnaturelle restera de toute façon comme une chappe plus puissante qu'une quelconque explication rationnelle.
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Tempsdelecture
  10 novembre 2017
Marian Wilczak est clairement le personnage principal autour duquel se greffent tous les éléments du récit. Qui est-il? Un jeune homme, qui a fui un père violent et qu'il détestait. et qui dès ses dix ans a commencer à s'épanouir sur un court de tennis aussi bien en tant que ramasseur de balle que joueur dans un second temps. Un entraîneur, conscient de ses dispositions, le prit sous son aile pour le former. Mais lassé de sa condition, il profita d'une offre pour devenir le moniteur de la jeune Maya Okholowska, dix-huit ans,  connue pour ses talents dans ce sport. Marian est un être influençable, incapable de se projeter, qui ne sait pas vraiment que faire de sa vie et qui, justement, se laisse porter par les aléas de cette existence sans qu'il n'ait de véritable emprise sur elle. Maya, quant à elle, est une jeune fille dont la beauté envoûte tous les hommes qu'elle rencontre et qui n'aspire qu'à profiter de sa jeunesse pour être heureuse. En revanche, elle ne sait pas encore quelle est la voie qui pourra la mener à ce bonheur. Plus la narration avance, plus elle se rend compte que ce ne sera en tout cas pas avec son fiancé, Henri Kholawitski, qui pourtant pourrait lui assurer une vie facile. En tout cas, ces deux jeunes gens sont emplis d'une énergie vitale, d'autant plus décuplée lorsqu'ils sont ensemble, qu'ils n'arrivent pas à canaliser et qui pourrait les perdre.
A l'occasion de leur premier match, qui se révélera tourner en un véritable affrontement, le lecteur, spectateur au même plan que les hôtes de la pension qui y assistent, se rend vite compte qu'un sentiment particulier et intense est en train de naître entre eux deux. L'un comme l'autre se sentent complètement chamboulés par la présence de l'autre, une animosité, une colère, du mépris s'installent donnant une autre dimension à ce match, véritable lutte entre deux personnalités. L'un au contact de l'autre, l'atmosphère devient électrique, sans explication, ce simple entraînement tourne à la confrontation violente et silencieuse. En outre, et ce dont ils ne se rendent pas comptent, c'est leur ressemblance physique qui a surpris tous les pensionnaires jusqu'à la mère de Maya et son fiancé Henri Kholawitski. L'ascendant qu'exerce Maya sur le jeune homme est forte, elle le traite souvent mal, elle apparaît froide, hautaine, haineuse quelquefois, et pourtant lui n'a de cesse de se raccrocher à elle. La seule chose qui les sépare, c'est leur condition sociale car même si Mme Okholowska s'en ait trouvé réduite à transformer son manoir en pension, les origines nobles de la famille sont incontestables. Origines qui influent fortement sur les manières de Maya, empreintes de ces dernières traces d'aristocratie. En fin de compte, ce récit c'est aussi le cheminement des sentiments de ces deux personnalités, ainsi que leur maturation psychologique, jusqu'à l'acceptation progressive de ces sentiments.
Lien : https://tempsdelectureblog.w..
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critiques presse (2)
Telerama   19 octobre 2016
Un roman pastiche réédité et un antijournal inédit remettent le singulier écrivain polonais sur le devant de la scène. Sans en lever le mystère.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeFigaro   16 septembre 2016
Passionnant et sulfureux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   09 novembre 2016
Elle avait peur du château –peur de son fiancé- mais peur surtout d’elle-même, des menaces qu’elle sentait tapies au fond de sa nature trop hardie, trop impatiente, trop avide de bonheur. Les sinistres murailles perdues dans leur antique passé semblaient dénoncer la légèreté de qui partait en quête d’un bonheur éphémère.
Commenter  J’apprécie          70
TempsdelectureTempsdelecture   10 novembre 2017
Le prince exténué consentit enfin à absorber une double dose de bromure et Kholawitski prit le chemin du « musée », comme il appelait ironiquement les salles meublées.
S’étant assuré que Grégoire était en bas, dans sa chambre, il ouvrit la lourde porte de la Vieille Cuisine et demeura un certain temps sur le seuil à contempler la serviette qui, à la lumière de la torche, frémissait et vibrait d’un mouvement à la fois monotone et convulsif. Puis il promena le faisceau de lumière à travers la pièce. Il ne pouvait se défaire d’une insidieuse sensation de répulsion qui se mua soudain en effroi lorsqu’il prit conscience d’être là, planté à écouter on ne sait quoi.
« La folie me guette », se dit-il.
Il traversa les quelques salles qui séparaient la Vieille Cuisine de la chambre que Grégoire avait préparée pour le professeur. Il y trouva un lit fait pour la nuit, une petite table, une toilette, une lampe, une cruche d’eau.
Kholawitski prit la lampe et retourna dans la Vieille Cuisine. Il la posa sur la table et resta un moment aux aguets.
Puis il s’éloigna de nouveau et réapparut avec la literie.
Il dut se faire violence pour ôter du lit de fer la vieille couverture moisie et recouvrir le matelas du drap qu’il avait apporté, tant il semblait imprudent de déplacer quoi que ce fût dans cette pièce, même du bout des doigts.
Il finit cependant de préparer le lit, transporta ce qui restait et mit la lampe en veilleuse.
De nouveau il tomba en arrêt devant le linge trembleur, puis quitta la pièce sur la pointe des pieds. Il referma délicatement la porte.
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colimassoncolimasson   07 novembre 2016
Vous avez été coulés dans le même moule, tout le monde l’a remarqué. Il a ton rire, ton regard, tes gestes, c’en est proprement scandaleux !
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   04 avril 2012
"Elle redoutait de le toucher une seconde fois. Mais elle sentit la chaleur de son corps tout proche et crut même deviner un violent battement de coeur. Son propre coeur battait si fort qu'il lui semblait que l'armoire allait voler en éclats. Et elle recommença de s'interroger fébrilement sur l'identité de l'inconnu. L'obscurité était totale."
Commenter  J’apprécie          10
Erzuli_CapoteErzuli_Capote   04 avril 2012
"Mais il avait quand même, à observer le prince, son éternel effroi, sa ruse apeurée et la terreur embusquée dans ses yeux, le sentiment que quelque drame terrible pesait sur le passé du vieil original, que loin de provenir exclusivement d'une dégénérescence de l'organisme, sa folie devait avoir quelque cause particulière."
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