AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Georges Sédir (Traducteur)
EAN : 9782070426799
128 pages
Éditeur : Gallimard (02/01/2003)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Être invité aux dîners du vendredi chez la comtesse Fritouille est un immense honneur : convives élégants, nourriture végétarienne et délicate, conversation raffinée. Mais certaines réceptions peuvent être surprenantes…
Avec un humour décapant, Gombrowicz nous fait pénétrer dans un monde où la fable grimaçante côtoie le grotesque et la réalité frôle sans cesse l'absurde.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  29 mai 2012
Ne connaissant absolument pas la littérature polonaise, j'ai décider d'y faire mes premiers pas avec ce recueil de trois nouvelles intitulées "Meurtre avec préméditation"; "Le festin chez la comtesse Fritouille" et enfin "Virginité".
a première 'impression que j'ai ressenti suite à la lecture de ce petit ouvrage ? Je dirais "étrange". Pourquoi étrange ? Tout simplement parce que j'avoue que je n'ai pas perçu toute la portée du texte et la morale que l'auteur voulait faire passer.
Autant la première nouvelle m'a enchantée (me rappelant par moments l'écriture de Truman Capote dans sa nouvelle "Cercueils sur mesure"), autant les deux autres m'ont laissée perplexe et méditative, à la limite même de l'écoeurement. C'est donc par choix que je ne vous parlerai ici que des deux nouvelles qui m'ont laissées dans l'incompréhension la plus totale.
La seconde nouvelle qui a donné son nom à ce petit livre nous parle de l'aristocratie. Ces gens-là, que l'on croit, à tord ou à raison, très distingués et n'ayant jamais une parole déplacée, se livrent ici à un étrange festin, un gueuleton où toutes les bonnes manières finissent petit à petit par disparaître tellement ils se ruent sur la nourriture et son enivrés par quelque plaisir malsain.
La troisième nouvelle, elle, fait référence, à une jeune fille vierge, Alice qui attend son fiancé parti à la guerre. Lorsque l'auteur emploie le mot de vierge, il l'utilise à bon escient car cette jeune demoiselle n'a non seulement jamais eu de relations sexuelles mais est aussi extrêmement naïve et ignore tout de la violence et de ce qui se passe dans le monde. Aussi décide-t-elle, un beau jour, à la grande surprise de son promis, qui s'en retrouve même choqué, de découvrir ce que sont réellement la vie et l'amour mais, dans son ignorance ou peut-être est-elle passé d'un extrême à l'autre, en décidant de découvrir les choses las plus sales et répugnantes de ce monde. Il est vrai que l'apprentissage de la vie se fait malheureusement comme cela mais en est-il de même pour l'amour ? Sur ce point, je ne suis pas tout à fait d'accord avec le point de vue de l'auteur.
Une lecture néanmoins plaisante, très bien écrite mais dont je n'ai certainement pas saisi tout le sens et c'est ce qui fait que je n'ai probablement pas apprécié ce recueil de nouvelles à sa juste valeur, ce qui justifie par conséquent ma note relativement mitigée. Cependant, cela ne m'empêchera pas de creuser un peu plus en profondeur du côté de la littérature polonaise !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          151
Aurel82
  20 juin 2017
Personnellement j'ai trouvé ce recueil de 3 nouvelles assez étrange. Je connaissais déjà (et adore) cet auteur. Mais je ne suis vraiment pas entré dans ces histoires. Il faudra sûrement le relire plus tard.
Commenter  J’apprécie          190
oiseaulire
  24 novembre 2018
Voici trois nouvelles de très grande qualité, tant littéraire que symbolique : l'émergence progressive de l'absurde provoque un sentiment d'étrangeté qui se mue peu à peu en gêne, puis en malaise. Elles se lisent comme des contes métaphysiques avec une pluralité d'interprétations possibles. Voici celles que j'ai relevées à première lecture :
-"Meurtre avec préméditation" traite de l'absurdité de la logique menée jusqu'à son extrême limite au mépris du bon sens, de la manipulation des faits et de l'ambiguïté des sentiments ;
-"Virginité" aborde les paradoxes de l'innocence maintenue au détriment de la vérité, de l'amour de la vie et de la sauvegarde personnelle dans un monde où le jeu consiste, pour les loups, à salir la proie la plus pure possible : autrement dit, la vierge fait le prédateur, et tout est organisé pour le plus grand bénéfice du second. Une autre morale pourrait être :"L'homme n'est ni ange ni bête et le malheur est que qui veut trop faire l'ange fait la bête" (Pascal) ;
-"Le festin chez la comtesse Fritouille" traite de l'imperméabilité des classes sociales entre elles, fondée sur l'imposture idéologique, le cynisme et la lapidation symbolique des naïfs ne possédant pas les codes requis : la noblesse, en particulier, oppose, pour les berner, une façade de raffinement et de préciosité aux badauds, mais a conservé les instincts carnassiers de la soldatesque qui la fonda et l'arrogance acquise au fil des siècles.
Des allusions à l'anti-sémitisme de la société polonaise du début du 20 ème siècle affleurent ici et là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
frandj
  05 octobre 2019
Witold Gombrowicz, c'est un nom d'auteur que j'avais entendu, mais je ne pouvais rien dire de son oeuvre. Je sais maintenant que, polonais, il a longtemps vécu en exil et est décédé en France. Il avait acquis une stature de grand écrivain.
Ce court recueil de trois nouvelles ("Meurtre avec préméditation", "Le festin chez la comtesse Fritouille" et "Virginité".) ne fait probablement pas partie de ses chefs d'oeuvre. Mais je pense qu'il me donne un aperçu sur l'esprit de Gombrowicz: grinçant, logique jusqu'à l'absurde, dérangeant, parfois grotesque… Je me suis senti mal à l'aise en permanence. C'est évidemment ce que voulait l'auteur, qui est donc très doué. Littérairement ces textes sont des (petits) tours de force… mais ils ne sont pas ma tasse de thé.
Commenter  J’apprécie          40
Pirouette0001
  09 août 2014
Incursion en littérature polonaise.
On m'avait dit le plus grand bien de cet auteur. le titre était sympathique. Pourtant je n'ai guère goûté à la dérision de ces trois nouvelles, tirées d'un plus gros ouvrage, que je n'aurai heureusement jamais à lire. Tout m'est apparu grotesque, mais sans saveur, plutôt plat et éveillant parfois une certaine aversion, voire une aversion certaine.
Visiblement pas ma tasse de thé.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   29 mai 2012
"Comme l'esprit humain est riche et divers ! Les uns construisent leur morale sur la probité, d'autres sur la bonté du coeur ; pour Paul l'alpha et l'oméga, le fondement et le sommet de tout était la virginité."
Commenter  J’apprécie          110
JdoJdo   19 mars 2012
Croyez-moi, mes bons amis, l’aspect physique de l’acte, les marques sur le corps, le désordre dans la pièce, les prétendus indices de toute espèce, ce sont des détails tout à fait secondaires, c’est à proprement parler un simple complément du meurtre véritable, une formalité médico-légale, une politesse du criminel à l’égard de la justice et rien de plus.
Le meurtre proprement dit s’accomplit toujours dans les âmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
cicou45cicou45   28 mai 2012
"Ah, ce n'est pas bien de s'enfuir, ma chère demoiselle, la vérité vous rattrape toujours !"
Commenter  J’apprécie          120
cvd64cvd64   04 janvier 2018
Il y avait par exemple un certain prince qui, à la demande de la comtesse assurait un rôle d'intellectuel et de philosophe, et il le faisait de façon si princière, il exprimait des idées si belles et si nobles que si Platon l'avait entendu, il serait resté, honteux, derrière sa chaise, serviette à la ain, pour lui changer les assiettes
Commenter  J’apprécie          10
Bruno_CmBruno_Cm   07 juin 2017
Je désire convaincre les gens que l'abstinence n'est pas un régime pénible, mais un festin pour l'esprit.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Witold Gombrowicz (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Witold Gombrowicz
http://le-semaphore.blogspot.fr/2014/.... Émission "Une vie une oeuvre" consacrée à l'écrivain polonais Witold Gombrowicz. Diffusion sur France Culture le 20 septembre 2007. Par Christine Lecerf. Réalisation Christine Robert. "Personne ne saurait même deviner l'infini de ma désertion." Witold Gombrowicz. Witold Gombrowicz est né le 4 août 1904 dans le domaine de Maloszyce, propriété de son père. Tiraillé entre la haute aristocratie et le milieu des petits hobereaux déclassés, Gombrowicz choisira l'entre-deux, la lutte du haut avec le bas, de la forme avec l'anti-forme. Diplômé de droit, il abandonne assez vite toute idée de carrière juridique pour se consacrer exclusivement à l'écriture. En août 1939, il s'embarque pour l'Argentine avec un ami journaliste pour un voyage d'inauguration de la nouvelle ligne trans-atlantique qui relie le port de Gdynia à Buenos Aires. Quatre jours après son arrivée, Hitler envahit la Pologne. S'ensuit un exil de plus de vingt ans dans le « pays des vaches », à distance de l'histoire, de l'Europe et de la littérature. De retour en Europe en 1963, il s'établit d'abord à Berlin, puis en France. Il finit sa vie à Vence, où il meurt, en 1969, sans jamais être revenu en Pologne. « Gombrowicz revient » titrait le 20 juillet dernier un quotidien polonais. On le croyait pourtant bel et bien disparu : après des années d'exil et d'interdiction, l'homme qui avait voulu « sortir le polonais de la Pologne pour en faire un homme tout court » n'était-il pas entré au panthéon des grands écrivains nationaux ? Et bien non, voilà Gombrowicz qui revient, plus jeune que jamais, semant une joyeuse pagaille à la cour. Car la bataille fait rage depuis qu'au printemps dernier, le Ministre de l'éducation nationale, Mr. Roman Giertych, a décidé de rayer l'anti-patriotique Gombrowicz de la liste des auteurs obligatoires pour les lycéens polonais. Depuis, le Ministre a perdu son portefeuille mais les programmes scolaires sont déjà publiés. Seuls des extraits du roman "Ferdydurke" ont été réintroduits in extremis. Comme l'a déclaré un vice chef de parti, il s'agit bien là d'une grave crise gouvernementale : « la première au monde qui serait due à un différend littéraire ». Mais pourquoi interdire Gombrowicz ? De quoi avoir peur ? Contre quoi chercher à se protéger ? « Je ne suis rien, je peux tout me permettre », semble à nouveau prévenir le grand humoriste et sublime provocateur, dont l'oeuvre demeure plus que jamais un véritable « baromètre de la liberté d'expression » (Rita Gombrowicz) Car l'affaire n'est pas aussi nationale qu'elle le paraît : « A la place du mot Pologne, mettez Argentine, Canada, Roumanie, et vous verrez mes souffrances s'élargir jusqu'à une bonne partie du globe », avait confié Gombrowicz au cours de ses entretiens avec Dominique de Roux. Et si nous étions tous des Polonais ? Une occasion pour France Culture de revenir sur le destin marginal et l'oeuvre énigmatique d'un homme qui aura toujours lutté avec les seuls moyens de la littérature contre tout ce qui déforme le visage changeant de l'homme et lui impose une forme finie : une « gueule » comme il l'écrira dans "Ferdydurke". Plus particulièrement centrée sur le versant romanesque de son oeuvre, ainsi que sur les milliers de pages à la fois frivoles et profondes du "Journal", cette émission tentera également de restituer l'inépuisable drôlerie philosophique de l'écriture gombrowiczienne dont le tout premier but était « d'opposer un laisser-aller campagnard aux tensions de nos centres intellectuels ». Witold Gombrowicz a essentiellement écrit des romans "Ferdydurke" (1937), "Les Envoûtés" (1939), "Trans-Atlantique" (1953), "La Pornographie" (1960), "Cosmos" (1965) et des pièces de théâtre "Yvonne, Princesse de Bourgogne" (1935), "Le Mariage" (1953) et "Opérette" (1966) ainsi que quelques nouvelles. Il a publié un "Journal (1953-69)" sous forme de feuilleton dans Kultura, revue de l'émigration polonaise éditée en France. Il a résumé l'essentiel de sa pensée dans un Cours de philosophie en six heures et quart publié après sa mort (1969).
Invités :
Rita Gombrowicz Kristian Lupa Pierre Pachet, écrivain et essayiste Michel Polac Jean-Pierre Salgas Malgorzata Smorag-Goldberg Krystof Mrowcewicz
Thèmes : Arts & Spectacles| Littérature Etrangère| Pologne| Witold Gombrowicz
Source : France Culture
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Littérature polonaiseVoir plus
>Littératures indo-européennes>Balto-slaves : Bulgare, macédonienne, serbo-croate>Littérature polonaise (69)
autres livres classés : littérature polonaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
16366 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre