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Fayard

La maison d`édition Fayard a été fondée en 1857 par Joseph-François Arthème Fayard. La maison introduisit en France l`édition populaire d`auteurs vivants, en publiant les œuvres d`Alphonse Daudet en fascicules à 5 centimes pièce. Les collections sont diverses et regroupent biographies, essais, études de civilisations, et même dictionnaires.

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Dernières critiques
raton-liseur
  22 juin 2021
Nous, les survivants de Tash Aw
Un titre énigmatique, que la lecture du livre n’éclaircit pas directement. Qui sont ces survivants ? Ceux, je crois, qui ne vivent pas, qui ne font que survivre. Parce qu’il y a l’indigence, ou l’émigration clandestine, ou le travail physique au-delà du soutenable, et souvent un mélange de tout cela. Le narrateur, qui se raconte à une chercheuse en sciences sociales, a commis un meurtre et a purgé une peine de prison, ce n’est pas divulgâcher que de dire cela car on l’apprend dès les premières pages du livre. Et tout le roman raconte la vie de cet homme, à travers ses propres mots, jusqu’à en arriver à cet événement.

J’ai demandé ce livre sur netgalley, et les éditions Fayard ont été assez aimables pour me permettre de le lire. Ce n’est qu’en le mettant sur ma liseuse que j’y ai vu la phrase d’Edouard Louis faisant la promotion de ce livre, « L’un des plus beaux et plus puissants romans que j’ai ly depuis des années ». N’ayant pas un très bon souvenir de ma seule lecture d’un livre d’Edouard Louis, j’ai eu un peu peur, mais je ne me suis pas démontée et me suis lancée dans cette lecture. Grand bien m’en a pris car ce livre a vraiment quelque chose.

L’écriture est simple, presque sèche, le propos demeure toujours très factuel. Mais c’est dans toute cette sécheresse et cette apparente objectivité des faits que se dit tout cet indicible de pauvreté extrême, de manque de perspective dans la vie, de la médiocrité d’une vie passée à courir après le simple minimum. Le personnage principal n’est pas particulièrement agréable, ce n’est pas mon empathie pour lui qui m’ont fait aimer ce livre, mais bien cette capacité à décrire ces situations tellement difficiles à envisager pour nous dans le confort de nos maisons, protégés derrière les pages d’un livre.

C’est un livre à lire quand on a le cœur bien accroché, non qu’il y ait des descriptions difficiles dans ce livre, ou des événements scabreux. On croise bien sûr un peu de drogue, la question des gangs est effleurée, mais c’est plus la banalité de l’extrême dénuement qui m’a parue difficile à encaisser. Ce livre ne m’a pas laissée indifférente. Il ne cherche ni à être moralisateur ni à proposer quelque leçon ou solution que ce soit, mais il fait réfléchir. La Malaisie n’est pas un pays dont on entend parler tous les jours, pourtant c’est un pays qui exporte beaucoup de ses denrées, notamment la production de ses plantations de palmiers, que l’on traverse dans ce livre. Cela fait réfléchir sur nos actes d’achat, sur comment nous sommes liés à ces situations, qu’on le veuille ou non, combien on est impuissant mais combien il est hypocrite de ne rien faire.

Un livre qui mérite de trouver une large audience. Son auteur m’était inconnu et pourtant je m’aperçois qu’il a déjà un certain lectorat en France et ailleurs. J’espère que ce livre confirmera ce succès, car c’est une expérience de lecture que je ne peux pas qualifier de plaisante, c’est toujours difficile de se sentir remise en question, comme ça, l’air de rien, mais c’est une expérience de lecture enrichissante et déstabilisante, ce qui est pour moi le signe d’un bon livre.
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dorinecamusaug
  22 juin 2021
Le tourbillon de la vie de Aurélie Valognes
Les larmes ont coulées…🥲 celui qui m’a le plus ému, obligée de penser à mes grands-parents et à nos moments ensemble 🥰 très touchant, je vous le recommande vivement ! Comme TOUS les livres de cette autrice qui est l’une de mes autrices préférées, un bijou !
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nicokykkoduq
  22 juin 2021
L'Exécution de Robert Badinter
Mon fils, m'interrogeant au sujet de ce livre, m'a demandé : " Tu ne tuerais pas quelqu'un qui m'aurait fait du mal ? ". Je lui ai confirmé avec des mots simples que je condamnerais sûrement cette individu à mort au nom d'une haine vengeresse, mais que, dans notre système civilisé et démocratique, je n'avais heureusement pas ce pouvoir. La vengeance, sentiment humainement naturel, n'est pas justice. Une société qui exécute ses criminels n'est-elle pas responsable de la même violence que celle qu'elle condamne ? Le risque d'exécuter un innocent n'est-il pas rédhibitoire ?



Mon fils était partiellement convaincu. Je le laisse avec son libre arbitre afin de se forger sa propre opinion.



En tout cas, cet échange l'a amené à s'interroger sur la peine de mort, tout comme l'objet de ce récit de Robert Badinter. Un manifeste sur son combat contre la peine de mort et une réflexion sur son métier d'avocat. Sa publication, en 1973, date antérieure à l'abolition de la peine de mort en France, donne une valeur engagée et politique indéniable à ce roman judiciaire. À lire.

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