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Payot et Rivages

La société Payot & Rivages est une maison d`édition française, née du rapprochement en 1992 des éditions Payot, principalement connues pour la collection « Petite Bibliothèque Payot » spécialisée en sciences humaines, et de la société française Rivages, qui publie principalement de la littérature étrangères, des thrillers et des policiers.

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Collections de Payot et Rivages



Dernières parutions chez Payot et Rivages


Dernières critiques
JuanLuchoAug
  05 juin 2020
Les cormorans de Édouard Jousselin
Une grande aventure de décadence et de rédemption dans une région où le brouillard et le guano ont triomphé des hommes.

L'auteur a un goût du détail et du grotesque qui pimente ce roman où on ne s'ennuie jamais.
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PascalMalosse
  05 juin 2020
Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle
S'il est certain que Marc-Aurèle n'appliquait pas tous ces préceptes, ce texte stoïcien est une remarquable plongée dans la pensée antique, très accessibles pour nous, agréable à lire. Comment suis-je venu à cette lecture? étonnament grâce à un long entretien avec le chancelier de la République fédérale, Helmut Schmidt, un homme d'Etat, que même ses plus farouches adversaires respectaient. Les pensées pour moi-même était son livre de chevet. Il y retournait sans cesse, surtout en période de crise...
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Benjamin_F
  05 juin 2020
Les abattus de Noëlle Renaude
De 1960 à 1984, Les Abattus de Noëlle Renaude chronique la vie d’un homme, de ses jeunes années au début de sa vie d’adulte, dans une ville de province française. Issu d’une famille malheureuse où les conflits débouchent au mieux sur la fuite, au pire sur la mort, le personnage principal, taiseux, encaisse les événements sans broncher, sans se plaindre, sans s’apitoyer sur son sort. Il n’évolue pas. C’est le monde autour de lui qui change : la France et la ville qui mutent pour entrer dans la modernité ; les mœurs qui offrent de nouveaux champs de liberté ; les crimes qui s’immiscent de plus en plus de réel, au point de voir la vie du héros entrer en collision avec des faits divers, des braquages et des disparitions.



Le personnage principal n’a pas d’emprise sur son milieu. Issu d’une classe modeste, il ne peut rien faire pour changer drastiquement son existence. Il peut seulement espérer tracer son chemin, sans faire de vague. Quand les crimes se produisant dans son entourage cannibalisent sa destinée, il reste d’abord un spectateur, un témoin que l’on interroge. Quand il essaye de prendre en main la situation, de passer au premier plan, sa décision se retourne toujours contre lui. Comme s’il ne servait à rien de se débattre, comme si le système était plus puissant que soi.



Les meurtres semblent découler du hasard, les disparitions, avoir des explications rationnelles. La majorité du temps, on ne sait pas si tout va s’imbriquer ou dévoiler le non-sens de l’existence, la prédominance du hasard et des accidents de parcours. Pourtant, à aucun moment, il ne s’agit pour Noëlle Renaud de jouer avec le lecteur ou la lectrice, de s’amuser à les perdre, à les mener en bateau pour mieux les prendre à revers. Non par ce jeu entre le hasard et le prémédité, l’autrice créée avant tout un questionnement sur la nécessité ou non de se battre contre la fatalité inhérente à sa classe sociale. Cet usage de la fausse piste se retrouve au niveau même de l’écriture. On ne sait pas où nous emmène le roman, dans quel genre il s’inscrit : est-ce une chronique sociale, une comédie humaine ou un pur polar avec des enquêtes, des crimes et des coupables ?



L’écriture, froide, factuelle, pleine de détails et d’informations, confère au roman une force sociale dans la description de la vie des couches populaires. Mépris de la part des mieux lotis, jalousie face à ceux qui s’en sortent mieux que soi, difficultés à échapper à la misère, Les Abattus illustre parfaitement comment certains restent aux bornes des évolutions économiques et de la modernité. Malgré cet aspect sérieux, quasi documentaire, Noëlle Renaude insère un soupçon de cynisme dans certaines phrases, un léger décalage, à la manière de Jean Echenoz, qui sert de regard sur les situations et génère des moments proches de la drôlerie – Renaude se permet même de s’adresser directement au lecteur dans la seconde partie.



Premier roman de Noëlle Renaude, autrice de pièces de théâtre, Les Abattus est une réussite totale, qui offre une structure originale, un style affirmé et un scénario truffé de détails, dont les dernières pages confirment toute l’intelligence.
Lien : https://www.playlistsociety...
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