AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Grasset

Les Éditions Grasset & Fasquelle sont une maison d`édition française, fondée en 1907 par Bernard Grasset. En 1913, la publication de l`ouvrage Du côté de chez Swan, de Proust, lance la maison, et ne cesse de s`associer à de grands auteurs français. Grasset édite aujourd`hui de la littérature à la fois française et étrangère, des essais, des romans et des ouvrages de sciences humaines, avec environ 140 livres publiés par an.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Grasset



Dernières parutions chez Grasset


Dernières critiques
chadik
  20 octobre 2018
Le Diable au corps de Raymond Radiguet
Un classique que je souhaitais lire depuis longtemps et que j'ai trouvé au hasard d'une boutique d’occasions.

Il est difficile de juger cette oeuvre de nos jours, j'imagine parfaitement le scandale qui a pu exister à sa sortie, de nos jours il n'en est rien.

Dans ce roman d'apprentissage nous suivons un jeune héros qui va découvrir la vie et l'amour durant les années de guerre. C'est assez inhabituel de lire un texte où la première guerre mondiale est comparée à des vacances, j'ai aimé cette approche surprenante.

Le récit est très crédible et semble avoir été écrit par un adolescent, ses réactions et la distance qu'il met dans le récit sembles véridiques.

C'est malheureusement cela qui rend aussi le personnage particulièrement agaçant.

Un classique facile à lire et surprenant dont suppure encore un léger parfum de scandale.
Commenter  J’apprécie          00
belcantoeu
  20 octobre 2018
Génitrix de François Mauriac
Excellent résumé éditeur.



Peu d’action dans ce huis clos à deux, Félicité, mère possessive, et Fernand, fils soumis qui se marie à cinquante ans, si l’on excepte l’épouse qui meurt rapidement d’une fausse couche, et une domestique qui sent «la savonnette et les habits de ceux qui travaillent pour les autres».

«La tendresse jalouse de la mère avait rendu le fils impuissant à nourrir en lui ce feu inconnu. Pour ne pas le perdre, elle l’aurait voulu infirme». Dès 15 ans, sa mère lui apprend qu’il y a deux catégories de femmes: «celles qui veulent vous mettre le grappin et celles qui donnent des maladies». Avant son mariage, Fernand «allait voir une habitude». Après, la mère ne songeait plus à lui que «comme à son bien qu’une autre a ravi, et qu’il faut reconquérir». Mais après la mort de son épouse, Fernand se révolte au nom de ce qu’il n’a pas connu.

Peu d’action donc dans ce livre qui décline à tous les cas les troènes, les palombes, le vent, la pluie, la lune et la lande du Sud-Ouest. Quelques extraits :

Lui : «Pour mieux me tenir, tu n’as pas voulu que je me marie. Tu... tu as organisé ma solitude».

Elle : «Toi marié ? Mon pauvre drôle ! Je voudrais t’y voir».



Une fois que l’épouse de Fernand est morte : «Pourquoi se monter la tête? Fernand n’allait-il pas lui appartenir sans partage»?



Toutes les femmes, tant du côté Péloueyre que du côté Cazenave étaient de celles qui soufflent à l’époux «Faites vite».



«Moins nous sommes sensibles à la perte d’un parent, et plus il importe d’outrer les marques extérieures de notre deuil».

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
LeaTouchBook
  20 octobre 2018
La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez
*Chronique de Scarlett sur Léa Touch Book*



Juin 49 , Helmut Gregor débarque en Argentine sous l’étiquette d’un mécanicien passionné de biologie et originaire du Sud Tyrol qui s’avère ne pas parler italien , qui s’avère être un ancien nazi qui a fui l’Allemagne .Cet homme arrive dans une Argentine en pleine expansion avec deux leaders charismatiques Evita et Juan Perón. Ce même Juan Perón qui accueille à bras ouverts des cargaisons d’anciens nazis, fascistes ou collabos parce que leur profession de médecin ou d’ingénieur va aider selon lui l’Argentine à s’enrichir et par la même permettre aux Perón de créer le changement et le partage des richesses tant promis.

Dans cette Argentine , dans ce Buenos Aires de l’après –guerre on suit donc Helmut Gregor né Joseph Mengele fraichement débarqué qui se définit comme « l’ingénieur de la race » et est très convaincu de sa supériorité intellectuelle et ethnique .C’est un homme autocentré sur ses intérêts, sa petite personne, son confort , sa sécurité et qui se révèlera au fil de la lecture être un petit homme traqué et froussard après avoir décidé froidement sans aucun état d’âme la mort et la torture de milliers de personnes.

Dans son sillage, Olivier Guez , l’auteur de ce roman très documenté nous fait côtoyer les personnages que rencontre Mengele durant son séjour qui se transformera en déroute. Il y aura Rudel l’aviateur spécialiste des réseaux d’évasion de ses compatriotes allemands , il est très proche du pouvoir « péroniste » si conciliant avec les riches nazis. Fritsch, jeune directeur d’un éditorial complaisant pour l’Allemagne d’Hitler et Sassen , journaliste hollandais pro-nazi . Tous ces hommes sont persuadés dans un premier temps du renouveau de la grande Allemagne et ils méprisent un peu ces argentins trop sentimentalistes. Ils forment le réseau Dürer.

Les pérégrinations de Mengele nous feront croiser le chemin de Ricardo alias Adolphe Eichmann qui s’affiche assez ouvertement à Buenos Aires dans les premières années d’après-guerre , il vivra aussi plusieurs années avec les Stammer dans une relation complexe faite d’intérêts financiers, d’attraction malsaine et de haine pour les uns et de nécessité pour le médecin dans l’obligation de se cacher.

Il y a aussi la famille de Mengele , Irène sa femme qui refuse de le suivre en argentine, la famille restée en Allemagne qui continue à faire fructifier l’entreprise familiale sans aucun problème.

L’auteur nous parle aussi des « traqueurs » ceux qui ont subi les atrocités de mengele comme Schnabel ou bien le Mossad qui inlassablement traquera le médecin de l’horreur jusqu’à ce que d’autres priorités géopolitiques freine cette chasse à l’homme et puis l’Allemagne de l’ouest afin d’ exorciser le passé et se reconstruire ainsi que Simon Wiesenthal et tant d’autres.

Olivier Guez nous livre un roman fascinant sur l’Argentine de cette époque, sur l’évolution des mentalités dans la traque des anciens nazis et nous décrit un bourreau devenu gibier qui fuira au Paraguay puis au Brésil .Les stratégies politiques , les enjeux de certains pays serviront mengele qui continuera à se cacher en fin de vie dans une ferme brésilienne dans une médiocrité assez éloignée des récits fantasmés de certains.

Olivier Guez nous permet de faire revivre une page d’histoire pas si ancienne qu’il est tout à fait souhaitable de relire, il nous permet un devoir de mémoire nécessaire au-delà du roman et comme il l’écrit si bien : « toutes les deux ou trois générations, lorsque la mémoire s’étiole et que les derniers témoins des massacres précédents disparaissent, la raison s’éclipse et des hommes reviennent propager le mal. »
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40