AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Denoël

Les Éditions Denoël ont été fondées en 1930 par l'éditeur belge Robert Denoël et son ami américain Bernard Steel. La maison d'édition connaît son premier succès avec la publication en 1932 de Voyage au bout de la nuit de Céline. Elle publie aujourd'hui une centaine de titres par an,dans les domaines de la fiction française et étrangère, des documents d'enquête et de témoignage, des essais, et de la bande dessinée.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Denoël



Dernières parutions chez Denoël


Dernières critiques
BenedicteM
  17 juillet 2018
Boréal de Sonja Delzongle
Premier livre que je lis de cet auteur.

Les critiques étaient bonnes et l'action se situe au Groenland = pas de raison de passer à coté!

Réussite du livre: on ressent la promiscuité dans la station, le froid polaire mais aussi la nuit toujours présente.

Certes, l'histoire est intéressante mais je n'ai pas été tenue en haleine.

Roman engagé pour la cause climatique, agréable à lire, mais cela ne me laissera pas un souvenir fou.
Commenter  J’apprécie          00
yogo
  17 juillet 2018
Dans la toile du temps de Adrian Tchaikovsky
Dans la toile du temps du britannique Adrian Tchaikovski est un roman qui fait beaucoup parler de lui. Mis en avant par le directeur de la collection Lunes d'Encre, il a reçu un accueil plus que favorable par la blogosphère, les retours sont dithyrambiques et il est même dans la Short list du Prix Planète SF à côté d'After Atlas d'Emma Newman, de La cinquième saison de Nora K. Jemisin et de L'enfant de poussière de Patrick K. Dewdney.



Dans la toile du temps est un roman ambitieux, intelligent qui s'étale dans le temps, le temps de l'évolution. La terre est mourante, une scientifique ambitieuse a pour projet grâce à la bio-ingénierie et ses nanovirus de faire évoluer des singes au rang d'Homme, le tout sur une planète ayant des caractéristiques proches de la Terre. Les singes et le nanovirus doivent être largués en même temps sur cette autre "Terre". Malheureusement, l'expérience tourne court, les singes sont vaporisés lors de la rentrée dans l'atmosphère, seul le virus atteindra sa cible... et ce sont de minuscules araignées qui vont se retrouver "infectées".



Nous suivons tout le long du roman deux histoires parallèles, d'un côté les araignées, leur mutation, les lents effets du virus humain sur les arachnides et de l'autre, les derniers Hommes qui ont quitté la Terre à bord d'une immense arche à la recherche d'une planète hôte. Les deux intelligences finissant par se croiser...



Roman monumental aux idées foisonnantes, un mixe entre Stephen Baxter et David Brin, un roman de Hard Science hyper documenté.

Les chapitres consacrés à l'évolution des araignées m'ont fait penser à Evolution de Stephen Baxter aussi bien dans la forme avec cette manière de personnaliser les araignées (un parfait copier-coller d'Evolution), que dans le fond avec des longueurs et des redondances. J'ai eu l'impression que chaque grande étape de l'évolution était régie par le même schéma. Pas de grandes surprises au final juste une série de répétitions.

Les chapitres dédiés à l'humanité n'ont rien à envier à Alastair Reynolds ou Greg Egan, une vision à très long terme, des moyens technologiques pour passer les millénaires sans "trop vieillir", une touche cyberpunk... Adrian Tchaikovski arrive avec un seul roman à englober tout ce qui peut se faire en SF. A noter que les personnages sont dans l’ensemble plutôt caricaturaux et assez fades. Est-ce une volonté de l'auteur de montrer ce côté obscur de l'humanité en comparaison de la clairvoyance des araignées ?



Au final, je qualifierais ce roman d'excellent, d'intelligent, d'ambitieux, il marquera sans conteste les esprits mais pour ma part je l'ai quand même trouvé en partie lent et ennuyeux mais l'évolution ne s'est pas faite en un jour.



Roman absolument magistral pour Lorhkan, un très grand roman pour Apophis, magnifique pour notre Lutin, novateur pour Xapur et un coup de cœur pour Lune.... Si avec tout ça vous n'êtes pas tenté c'est que vous vous êtes arrêté au gout d'inachevé du Chien critique !
Lien : https://les-lectures-du-maki..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Poljack
  17 juillet 2018
La solitude est un cercueil de verre de Ray Bradbury
Mon avis :

Pour moi, et sans doute pour un certain nombre d’autres lecteurs, Ray Bradbury est un auteur de science-fiction… À une époque où j’en lisais beaucoup, je m’étais régalé de ses nouvelles, ses Chroniques martiennes, et enflammé pour Fahrenheit 451. Je dois l’avouer, j’ai été assez surpris de trouver le nom de cet auteur dans les rayons « Polars » de la médiathèque départementale…

C’est donc mû par une curiosité tout à fait littéraire que j’ai ouvert les pages de ce roman dont la dédicace est : « À la mémoire de Raymond Chandler, Dashiel Hammett, James M. Cain et Ross MacDonald. » Avec un tel hommage, je m’attendais à trouver un polar assez classique, peut-être une histoire de privé reprenant les stéréotypes du genre…

Si Bradbury joue avec les thèmes les plus conventionnels du roman noir, impossible de douter de la paternité de ce livre : c’est bien la même encre que celle des Chroniques qui baigne d’une lueur poético-fantastique cette histoire « d’assassinés par mort naturelle… » En faisant de son enquêteur un jeune romancier désargenté, l’auteur offre à son œuvre toute la démesure d’un esprit imaginatif, capable de transformer le moindre souffle de vent en présence fantomatique, le plus petit fait du hasard en mystérieuse coïncidence. Et surtout, en faisant de ce dernier le narrateur, il libère toute la fantaisie qu’on retrouve dans ses autres textes et se permet une liberté d’écriture qui donne un ton très différent de ce que l’on connaît dans ce genre de bouquin.

Mais au-delà de l’ambiance tout à fait particulière, presque gothique, de ce polar, c’est l’excellence de la plume qu’il faut saluer. Et quand on pense que lorsque Ray Bradbury a commencé à écrire, les romans de genre (SF, policier…) étaient considérés comme de la sous-littérature, et qu’aujourd’hui encore, aussi bien chez les lecteurs que chez les auteurs, certains confondent élitisme et exigence, il devient urgent de lire celui-ci, de relire les auteurs mis en exergue dans la dédicace pour se rappeler qu’il n’y a pas de petite littérature, et que des grands auteurs se cachent derrière ce que d’autres pensent être de petites œuvres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00