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Denoël

Les Éditions Denoël ont été fondées en 1930 par l`éditeur belge Robert Denoël et son ami américain Bernard Steel. La maison d`édition connaît son premier succès avec la publication en 1932 de Voyage au bout de la nuit de Céline. Elle publie aujourd`hui une centaine de titres par an,dans les domaines de la fiction française et étrangère, des documents d`enquête et de témoignage, des essais, et de la bande dessinée.

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Dernières critiques
jullius
  06 juin 2020
L'or - La merveilleuse histoire du général Johann August Suter de Blaise Cendrars
Beau roman de mésaventure humaine.

L’Or n’a de merveilleux que son sous-titre. Cendrars le reconnaissait : il s’était très peu renseigné sur son sujet, avait fait très peu de recherches, car il souhaitait écrire une histoire et non l’Histoire. Et pourtant, la fiction semble ressembler à la réalité…

Aussi, je ressors troublé de cette lecture aux qualités littéraires indéniables. Car comment me réjouir, d’un récit d’aventure aux si terribles conséquences non seulement pour son anti-héros, mais pour nous tous ? De l’histoire de cet accomplissement farouche d’une volonté de réussir qui ne s’embarrasse d’aucun sentiment, ni filial, ni amical et dont le seul horizon est la fortune matérielle. De ce qui, deviendra, un modèle, ou presque de manière d’envisager le sens de sa vie : l’ambition et le succès à tout prix. Comment même se réconforter de ce que cette volonté finisse par s’affaisser quand la réalité la rattrape et semble « se venger » puisque c’est sous le poids d’une folie qui s’est généralisée, devenue collective, quoique joliment baptisée « ruée vers l’or » ? Comment croire, d’ailleurs, que Suter, de « surhomme » (au sens de Nietzsche), redevient simplement un homme comme les autres quand, jusqu’à son dernier souffle, sa seule obsession reste de se voir dédommagé pour… quoi ? Avoir tirer des profits à millions de l’exploitation de pauvres bougres sur des terres qu’il s’était appropriées d’autorité ? Avoir fait travailler ces gens à lui faire son nom et sa fortune ? Avoir eu pour seul travail, lui, de faire pression sur les autorités pour que les lois du pays lui soient favorables ? Avoir oublié ses méfaits de jeunesse quand il s’insurge, homme le plus riche du monde, de voir venir de tous les coins ses semblables chercher la même fortune ?...

Finalement, L’Or, c’est Rousseau qui en donnait le mieux la leçon, près de 200 ans avant qu’il fut écrit, en quelques citations que l’on peut tirer de son Discours sur les fondements et l’origine de l’inégalité : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne » ; « Tout cet ordre social prétendu qui couvre en fait les plus cruels désordres. Comment voulez-vous que l’on admire une société où le profit est en raison inverse du travail ? » Car « Le riche tient sa loi dans sa bourse ».





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jjjjjjjj
  05 juin 2020
Le Cycle de Fondation, tome 3 : Seconde Fondation de Isaac Asimov
Le roman se divise en deux parties :

- la première est une sorte de conclusion au tome II et une introduction à la Seconde Fondation. À certains moments, c'était ennuyant, mais j'ai tout de même continué, car c'est stupide d'abandonner le Cycle au début du tome III, après avoir lu les tomes I et II. Mais si c'était un autre livre (un tome I) je l'aurais, pour ainsi dire, abandonné à une cinquantaine de pages.

- La deuxième partie est en quelque sorte, la vraie histoire, la Seconde Fondation. J'ai adoré ! Je n'arrivais pas posé le livre. Je devais continuer la lecture. Je devais connaître la fin, la conclusion. Et ce fut une excellente fin.



En lisant ces trois tomes de Fondation, on comprend pourquoi le cycle a reçu le prix de la "meilleure série de SF de tous les temps".
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torpedo
  05 juin 2020
Metroland de Julian Barnes
Ce premier roman de Julian Barnes nous narre des faits probablement largement autobiographiques mais sa portée est universelle. Sa ‘marque de fabrique’ : trois grandes parties et des thématiques qui seront reprises dans ses oeuvres ultérieures.



Nous allons suivre ici Christopher, un adolescent originaire du quartier de Metroland (banlieue de Londres), pendant une quinzaine d’années.

Généralement accompagné de son meilleur ami Toni durant son temps libre, Christopher explore le monde qui l’entoure, jauge les gens, et fait différentes expériences en parcourant les quartiers de la ville et en particulier la National Gallery. Que vous réserve la vie, quels choix pouvons-nous faire, qu’est ce qu’être un petit bourgeois ? Son grand problème : savoir ce qu’est l’amour alors qu’il n’en connait que ce que les écrivains classiques en disent. Les choses changent lorsqu’il se retrouve seul pendant quelques mois à Paris durant l’année 1968. Les événements politiques sont complètement occultés. Julian Barnes s’attache ici à nous montrer la vie de dilettante en terre étrangère d’un Anglais qui découvre enfin l’amour physique. Mais où mènent le mariage et la fidélité ? Le roman se clôt sur l’adulte qu’il est devenu et les choix qu’il a faits, bien loin de ceux de son ami Toni.



Julian Barnes, le plus Français des Anglais, sait évoquer les rencontres, les choix de vie que nous pensons avoir, en les teintant d’humour et de drôlerie.

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