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Points

Maison d`édition française, les éditions Points appartiennent à La Martinière Groupe. Elles ont d`abord été une collection des éditions du Seuil, avant de devenir une filiale autonome en 2006. Elles publient diverses éditions au format de poche.

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Dernières critiques
christinebeausson
  05 août 2020
Commis d'office de Hannelore Cayre
Bienvenue dans un drôle d'univers ... Fresnes vous connaissez ?

Banlieue proche de Paris, proche de la ville des lumières et des Lumières ... la ville du plus grand élevage de rats français ... ils courent sur les filets de fer ... ils traînent dans les toilettes à l'affût de la première paire de fesses qui se montre ... Fresnes, la ville où il n'y a jamais eu d'eau chaude dans les douches ... on y est parce qu'on l'a bien voulu ... une combine comme une autre !

Ce livre est une bonne occasion de découvrir une mafia (! Ou ?) judiciaire, les petits arrangements, les petites combines ... enfin on dit petit ou petite juste parce que cela semble plus sympathique ... c'est plutôt du lourd ... ça traîne de l'argent, beaucoup d'argent, et aussi beaucoup de pouvoir trop de pouvoir celui de la drogue, du trafic, du proxénétisme, que des choses pas très sympathiques ...

Le style est efficace, dynamique plutôt humoristique avec toujours beaucoup de bonne idée, pas de place pour la réflexion, pour l'hésitation toujours de l'action, après chaque phrase on ne sait pas si on va rire (rire jaune ou noir ) ... ou si on va trembler de peur ou d'effroi ...

L'intrigue nous permet de voir les à cotés d'une profession plutôt méconnue, loin bien loin des procès à sensation et des grandes plaidoiries médiatiques... nous sommes dans les sous sols de la justice avec du gore et du pitoyable... l'argent, le sexe restent les nerfs de la guerre !
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Sharon
  05 août 2020
Le croque-mort est bon vivant de Tim Cockey
Hitchock est un croque-mort, un croque-mort qui a de l’humour, et qui se retrouve avec quelques soucis personnels en plus qu’un travail particulièrement prenant : son ex, qui l’a quitté il y a six ans pour se remettre avec son fiancé de l’époque, est de retour. Oui, elle a bien épousé son fiancé, ils ont eu deux enfants, et là, elle l’a quitté définitivement, le nez qu’il lui a cassé a été l’élément déterminant pour qu’elle plie armes et bagages. Oh, bien sûr, il se trouvera quelqu’un pour lui dire qu’il faut qu’elle parle avec Mike, son mari, qu’elle mette les choses à plat. Non, ce n’est pas Hitchock, pour lui, la décision prise par Libby est la bonne, point. Seulement, ils sont un autre souci : Sophie, la si douce nounou de ses enfants, a disparu. Elle charge donc Hitch de la retrouver. Ce sera rapide : son corps est retrouvé par la police, qui conclut à un suicide, ce que ni Libby, ni la famille de Sophie ne croit possible. Hitch continue donc son enquête à peine commencée, tout en exerçant son métier, forcément, qui n’est pas sans intéresser un de ses tout jeunes voisins – les vocations, cela existe.

Il continue, et il dérange – un peu, beaucoup, au point qu’il y aura un autre mort et là, il sera difficile de parler de suicide, même si la police – encore elle – penche plutôt vers le banal accident avec option délit de fuite. Hitch reçoit l’aide de Julia, son ex-femme hautement extravagante, qui assume parfaitement son extravagance (et tant pis pour ceux que cela dérange), il tente aussi d’aider un proche à mettre de l’ordre dans sa vie sentimentale, afin aussi de sauver les assiettes et autres poêles qui peuvent encore être sauvées (et non passées par la fenêtre).

Ce qu’il trouve ? Ce n’est pas joli-joli. Il est des personnes qui sont prêtes à tout pour obtenir ce qu’elles veulent, sans penser aux dommages qu’ils peuvent causer. J’ai aimé aussi que l’on énonce des vérités simples mais trop souvent oubliées : le responsable d’un meurtre, c’est le meurtrier, pas la personne qui avait conseillé ceci ou cela à la victime, pas l’employeur qui n’a rien vu (parce qu’on ne lui a rien dit non plus), pas le copain qui a donné un coup de main et s’est planté, non : le coupable, c’est celui qui a décidé de supprimer une vie parce qu’il estimait que cette personne le gênait.

Même si, comme le dit son ami Pete Munger, Hitch est habitué à « voir des morts », Hitch voit surtout, dans son métier, des morts qui étaient aimés par leur proche, des morts qui laissent un vide, des morts pour lesquels famille et amis organisent une cérémonie personnalisée, au plus près des goûts du ou de la défunte(e), pas des morts qui ont été littéralement abandonnés et à qui il faut rendre justice.

Et comme le dit Hicht : La vie continue. J’avais des gens à enterrer.
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Arimbo
  04 août 2020
Alcools de Guillaume Apollinaire
Au lycée, il y a bien longtemps, un de mes camarades me fit connaître la poésie d'Apollinaire, qu'il qualifiait de pleine de fantaisie et de rêverie. Et il me prêta un recueil de poèmes en livre de Poche, je ne me souviens plus si c'était Alcools ou un ensemble de poèmes choisis. Un autre me parla des Poèmes à Lou, dont il avait beaucoup apprécié le lyrisme d'amour fou et la sensualité.

C'est un ainsi que commença mon voyage, qui se poursuit toujours, dans le vaisseau Appoll(o)inaire.

C'est un poète qui me touche par ses côtés extrêmes: fougue, voire exaltation, mélancolie, désespoir, mais aussi par sa merveilleuse capacité à associer de façon surprenante et quasi cinétique quelquefois, des images féeriques et oniriques, un poète de l'imaginaire revendiqué.

Et donc pas étonnant qu'il soit considéré comme le créateur du surréalisme, mot qui apparaît pour la première fois en sous-titre des "Mamelles de Tiresias", qualifié de drame surréaliste. Une partie de ses poèmes utilise en effet ce vecteur qu'est la divagation dans le rêve, l'inconscient, les associations d'idées.

Dans Alcools, pour simplifier, car c'est un peu plus complexe que cela, on peut dire qu'il y a des poèmes longs: Zone, Cortège, Le Voyageur, L'Emigrant de Landor Road, Vendémiaire, qui sont les plus originaux, où la versification est fort libre, aussi bien la métrique que la rime, et formés souvent d'associations très libres et surprenantes d'images qui évoquent le cubisme....et le cinéma, deux tendances fortes de l'époque.

Il y a aussi de très beaux poèmes constitués de plusieurs parties, souvent les poèmes les plus mélancoliques, je trouve, dont les magnifiques Chanson du Mal Aimé, Le Brasier, Les Fiançailles (mes préférés), et qui sont aussi des divagations poétiques de structure très libre.

Et puis, entre les deux, des poèmes souvent plus courts, parfois même très, très courts: un seul vers pour Chantre, et de facture plus classique, tels le cycle des Rhénanes, et À la Santé, poème relatant l'emprisonnement abusif du poète pour recel d'œuvre d'art. Ils sont souvent plein de fantaisie, de rêverie, tel ce Clair de Lune magique ou Nuit Rhénane, l'Adieu, Marizibill, La Dame, la Tzigane, Annie etc...

Les poèmes du début Zone et de la fin Vendémiaire se répondent en quelque sorte, tout deux ayant pour thème central Paris et d'autres villes, divagation triste dans Zone, exaltation lyrique et "soif" universelle dans Vendémiaire.

Cette diversité ne fait pourtant de ce recueil un objet hétéroclite. Ce qui le traverse, je trouve, de bout en bout, c'est la quête folle de l'amour impossible et celle de l'identité.
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