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ISBN : 2809417954
Éditeur : Panini France (13/04/2011)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Losers et Preacher s’achèvent. Vive Scalped ! Cette nouvelle série Vertigo, qui cartonne aux Etats-Unis, va attirer l’attention des amateurs du label. Jason Aaron (Wolverine) et R.M. Guéra y explorent le quotidien des Indiens parqués dans les réserves d’Amérique. Dans ce troisième tome, l’agent du FBI Dashiell Bad Horse doit enquêter sur le meurtre de deux femmes, tuées le soir de l’ouv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Presence
  01 décembre 2014
Ce tome comprend les épisodes 12 à 18 de la série, parus en 2008. Il fait suite à Casino boogie (épisodes 6 à 11). Il faut impérativement avoir commencé la série par le premier tome. Tous les scénarios sont de Jason Aaron.
Épisode 12 (illustrations de John Paul Leon) - Dashiell Bad Horse passe une nuit pénible, seul chez lui. Il réfléchit à sa situation d'agent double, aux risques inhérents, à sa condition. Aaron s'attarde sur ce personnage pour donner quelques éléments d'informations supplémentaires sur son parcours, pour définir son état d'esprit. C'est également l'occasion pour lui d'approfondir la condition d'amérindien. le discours de Lincoln Red Crow sur la réserve permettait au lecteur de bien comprendre qu'Aaron n'avait pas choisi le lieu de son intrigue au hasard. Avec cet épisode, le scénariste montre que ces personnages ne se contentent pas d'avoir la peau cuivrée ; ils ont grandi dans un milieu indien, ils sont imprégnés de cette culture, ils sont indiens appartenant à différentes tribus. Aaron inscrit la réserve et ses habitants dans l'histoire de ce peuple, ses croyances et ses coutumes. Il s'agit d'un parti pris risqué qui peut vite tourner à la caricature réductrice ou à la simplification exotique prédigérée pour tourisme de masse. Ici Aaron montre que son honnêteté de créateur l'amène à aborder cet aspect de ses personnages. Il n'est qu'à moitié convaincant pour les croyances et la mythologie (difficile de décrire avec respect et conviction des individus animistes), il reprend toute sa force et sa pertinence lorsqu'il y associe l'histoire de ces nations. Les illustrations de John Paul Leon sont sombres à souhait, avec une bonne densité d'informations visuelles. Il sait décrire avec justesse les petits gestes quotidiens tels que l'ouverture d'une bouteille de bière sur un coin de table, ou le rasage du crâne de Dashiell. Elles sont juste un cran en dessous de celles de R.M. Guéra.
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Épisodes 13 à 17 "Mères mortes" (illustrations de R.M. Guéra) - le cadavre de femme scalpée (dernière image du tome 1) a été retrouvé dans le désert. Lincoln Red Crow se rend sur place pour rendre hommage à cette personne qu'il a bien connue. Pendant ce temps, Dashiell Bad Horse mène une descente dans un laboratoire clandestin de méthamphétamine. Il y trouve un autre cadavre de femme, ainsi que ses 5 enfants (dont Shelton l'aîné) encore en vie. Il obtient le nom de son meurtrier d'un des truands : Diesel Engine. Il s'occupe un peu de Shelton dans les jours qui suivent. Et il rencontre à nouveau son contact au FBI qui lui apprend qu'il y a un deuxième agent infiltré dans la réserve.
Après une nuit d'inauguration mouvementée et complexe au casino, Aaron revient à sa première intrigue : le destin de Dashiell Bad Horse, et sa mission d'agent double. Mais déjà la série n'est plus l'histoire d'une seule personne. Dashiell s'est incarné en tant qu'individu pour le lecteur et ces épisodes développent encore sa personnalité, ses valeurs, ses convictions, sa souffrance. Lincoln Red Crow occupe une place tout aussi importante et il incarne pleinement la génération précédente, ce qu'elle a construit et comment elle l'a construit. Aaron propose toujours un polar (intrigue policière + problématiques sociétales) brutal, méchant et viril se développant sur une intrigue machiavélique. le lecteur découvre au fur et à mesure les ramifications des actions des uns et des autres, leurs liens, le poids de leur culture et de leur éducation. Aaron réussit un roman de genre dans ce qu'il a de plus révélateur de notre société, de la nature humaine. Même la composante la plus risquée (les traditions culturelles des nations indiennes) commence à faire sens lorsque Dashiell évoque la légende d'Iktomi à Shelton.
C'est avec un énorme plaisir que le lecteur retrouve les illustrations de R.M. Guéra. L'intérim assuré par John Paul Leon, puis par Davide Furnò permet de mieux apprécier le talent de cet illustrateur. Dès la première scène (3 pages sans texte où Lincoln Red Crow se recueille devant le cadavre scalpé en plein désert), le lecteur plonge dans cette partie monde auprès de ces individus à la présence irrésistible. Dès que Red Crow apparaît il s'en dégage un incroyable magnétisme. Guéra en fait un individu imposant aux traits fermés marqués par l'âge, au langage corporel décidé, à l'allure presque régalienne. L'attitude des personnes qui l'entourent témoigne également de son aura, de son ascendant. Les apparitions de Baylis Earl Nitz permettent également de mesurer toute l'intensité de son implication dans les affaires de la réserve Prairie Rose. Là où Guéra fait encore plus fort, c'est qu'il est capable de dessiner Shelton (très jeune adolescent) de manière crédible. Rendre plausible des enfants dans un récit très noir est un tour de force que peu de créateurs peuvent se vanter de réussir. Or dans ce cas précis, Shelton est bien un enfant déjà autonome et se comportant comme un enfant de son âge, sans mièvrerie, sans que le lecteur ait l'impression de voir évoluer un adulte de petite taille. L'apparence de Mister Brass (un nouveau venu annoncé dans le tome précédent) est également inoubliable, ainsi que ses actes de torture. Guéra continue d'être à l'aise dans la représentation des différents environnements, logements ou milieu naturel.
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Épisode 18 (illustrations de Davide Furnò) - Lincoln Red Crow a confié l'enquête sur la femme scalpée à l'officier Franklin Falls Down. Cet épisode permet d'en apprendre plus sur ce personnage et ses motivations, pourquoi il continue d'être intègre et de bosser dans ce lieu sans foi ni loi. Malgré les épreuves vécues par Falls Down (à commencer par son nom indien peu flatteur, et qui n'a rien à voir avec un animal fringant), ce personnage apporte une touche positive dans cette histoire où tout le monde voit la violence sur autrui comme une bonne solution à ses problèmes et un défouloir efficace. Aaron en profite pour intégrer un autre élément folklorique : la hutte à sudation (sweat lodge) qui trouve sa place tout naturellement. Les illustrations de Furnò sont tout aussi noires que celle de Guéra, en plus griffée. le décalage graphique est plus important qu'avec John Paul Leon, mais l'ambiance de la série est respectée.
La mise en couleurs de ces épisodes est assurée par Giulia Brusco. Elle utilise des teintes qui évoquent celles de la terre rouge du désert, de la lumière implacable, des matériaux de construction bon marché. Brusco sait à la fois rester en retrait des images, faciliter leur lecture et renforcer chaque ambiance.
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Ce tome emmène le lecteur toujours plus près des personnages, plus près de leur essence, dans le cadre d'un polar toujours aussi violent, brutal, sadique et désespéré. Aaaron et Guéra réalisent l'équivalent d'un roman, en termes de densité des personnages, de complexité de l'intrigue, de substance des comportements psychologiques. Ils ne se limitent pas à tirer les bénéfices de la réserve indienne pour ce qui est de la population déshéritée, ils s'aventurent sur le territoire de l'héritage culturel des amérindiens, petit à petit, et ils s'en sortent plutôt bien. La tension continue d'augmenter dans La rage aux tripes (épisodes 19 à 24).
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Franz
  26 avril 2016
L'amour flou et la mort convulsive
Les cauchemars récurrents et morbides réveillent brutalement Dashiell Bad Horse et le laissent seul avec ses souvenirs et ses hantises notamment celle d'être un agent infiltré du FBI découvert par le chef tribal et mafieux Red Crow qu'il doit faire tomber coûte que coûte. Après ce one-shot d'introduction dessiné par John Paul Leon, le récit démarre sous les pinceaux du dessinateur attitré R. M. Guéra. Lincoln Red Crow prévenu par la police tribale s'est assis auprès de la femme scalpée et assassinée qui n'est autre que celle qu'il a aimée, Gina Bad Horse. Dash se désintéresse du sort tragique de sa mère. Il intervient avec pertes et tracas dans un laboratoire clandestin pour y découvrir le cadavre d'une femme. Engine Diesel, l'autre agent infiltré du FBI serait responsable des abus sexuels et du meurtre conclusif. Dashiell est contraint de réfréner sa soif de justice d'autant qu'il semble s'investir auprès des jeunes orphelins laissés sur le pavé. Pour son malheur, il va initier l'aîné au maniement des armes.
La série prend son temps pour creuser les personnages à coup de flashbacks éclairants. Si les dessins de Leon en prologue et de Furno en épilogue ne convainquent pas, le récit principal réalisé par Guéra est dynamique et percutant. Les cadrages variés et les images raccords fluidifient une narration heurtée à travers laquelle éclate à tout instant une violence convulsive mais le dessinateur apporte davantage de force à travers des regards pensifs et des postures accablées loin des éructations grimaçantes et d'une bestialité explosive.
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MahaDee
  12 novembre 2016
Depuis son retour dans la réserve indienne des sioux oglalas ou il avait passé sa jeunesse, l'agent spécial Dashiell Bad Horse est en infiltration dans la police tribale de Red Crow, chef de la réserve, de la police et... de la mafia locale. Dashiell Bad Horse se retrouve mêlé à deux meurtres atroces : celui d'une junky et celui de sa propre mère Gina.
Je décris un personnage pour chacun des 10 volumes de la série :
Volume 03 – Gina Bad Horse
Gina Bad Horse est la mère de Dashiell Bad Horse. Gina est brouillée avec son fils. Elle est aussi l'ex-amante et camarade de Red Crow. Gina est restée fidèle å ses convictions et à ses racines  et pour ça elle s'est fait beaucoup d'ennemis à l'intérieur comme à l'extérieur de la réserve. Impliquée dans les coups de feu qui ont tué deux agents du FBI lors de sa période activiste, elle a récemment désespérément tenté de renouer avec son fils, avant d'être elle-même assassinée.
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thomas141
  09 avril 2012
Scalped est certainement l'un des meilleurs comics de ces dernières années.
L'agent Bad Horse est employé par le FBI pour infiltrer l'organisation de sa tribu natale et faire inculper le chef mafieux Red Crow. Sa mère se fait assassiner en fin du tome 2. Qui l'a tué? Est-ce Red Crow, son ancien amant?
Dans cette réserve indienne, l'ambiance crade, l'horreur à visage humain, la pauvreté, la drogue, l'alcool, la prostitution, tous les vices y sont entrés jusqu'au récent casino. Des vices, oui; donc forcément des humains, des personnages en souffrance dont l'humanité ressort plus que jamais.
Oppressant, grandiose, toujours juste, Aaron nous montre dans cette série son génie, sa maîtrise de l'intrigue, accompagné aux crayons de Guéra dont les planches n'ont pas besoin de mots pour faire circuler l'émotion et l'intensité, dans chaque plan.
Des intrigues s'entrecroisent mêlant police tribale, police classique, FBI, dealers, mafieux, assassins, petites frappes et simples citoyens. Malgré la complexité, on comprend tout, le fait et le ressenti.
Il n'y a même pas lieu d'épiloguer sur cette série tant les qualificatifs manquent lorsque l'ouvrage est refermé. Il ne nous reste plus que notre bouche bée et ces images et dialogues qui résonnent dans nos têtes.
Lisez-le, voilà en substance ce qu'il faut retenir de cette courte critique.
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Yaneck
  06 juin 2014
EXTRAIT "Le titre du recueil n'est pas trompeur, Aaron passe ces épisodes à s'interroger sur le rapport à la mère. Par l'entremise de son héros, évidemment, sur un plan "mise à distance pour ne pas aller fouiller ce qui fait mal", mais aussi grâce au gamin qui perd sa mère prostituée. Et là, à contrario, on est dans l'implication totale, le sentiment de vengeance. Deux postures radicalement opposées qui entrent en résonance, et dont le scénariste joue pour déstabiliser son personnage principal. Quitte à lui faire faire un bon paquet d'erreurs, d'ailleurs, qui devraient lui coûter cher par la suite. "
Lien : http://chroniquesdelinvisibl..
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critiques presse (2)
BDGest   10 août 2011
Servi par des dialogues au cordeau, Scalped est sans doute, avec Criminal, le meilleur polar US à atteindre nos côtes depuis bien longtemps. Violent, brutal, brillant et sans concessions. 5/5
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   01 juillet 2011
Scalped : Mères mortes ne vous décevra pas. Il poursuit cette série policière d'un très haut niveau qui se pose comme l'équivalent des grands récits du genre. Ce tome 3 vous donne envie de poursuivre l'enquête et la mission de Bad Horse malgré sa noirceur et sa violence.
Lire la critique sur le site : Sceneario
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