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EAN : 9782809420425
168 pages
Éditeur : Panini France (14/09/2011)
4.14/5   21 notes
Résumé :
Un homme est capable des pires folies pour une femme.
Demandez donc à Dash Bad Horse. Il a beau savoir que la fille de son boss, le Chef Red Crow, est aussi dangereuse que magnifique, il lui est impossible de s'en écarter. Nées d'une insupportable tragédie secrète, les addictions de Carol finiront-elles par le détruire lui aussi ? Et puis il y a Red Crow. Il y a des années, sa passion pour la mère de Dash, Gina, aurait pu mettre le feu à Prairie Rose. Mainten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Presence
  01 décembre 2014
Ce tome fait suite à Mères mortes (épisodes 12 à 18). Il contient les épisodes 19 à 24, parus en 2008/2009. Tous les scénarios sont de Jason Aaron.
Épisodes 19 & 20 (illustrations de Davide Furnò, couvertures de Tim Bradstreet) - Dashiell Bad Horse se heurte aux limites de ses interventions professionnelles, et à une proposition inattendue et dangereuse de Lincoln Red Crow. Carol Ellroy se heurte à son quotidien étriqué et dégradant de serveuse dans un troquet, au comportement entreprenant des clients, et à ses souvenirs.
Jason Aaron développe l'histoire de ses personnages. Il s'attache cette fois-ci à la relation entre Dashiell Bad Horse et Carol Ellroy, en revenant sur le passé de Carol. À nouveau, Aaron surprend le lecteur, il façonne petit à petit des individus complexes, au passé forcément traumatisant puisqu'il s'agit d'un roman noir, mais aussi d'une tragédie. Au fil des pages le lecteur peut commencer par sourire devant une telle accumulation de coups du sort, mais la passion des personnages et le savoir faire d'Aaron transforment ces ressorts dramatiques traditionnels en une étude de caractère psychologique qui montre plutôt qu'elle n'explique, qui fait apparaître les émotions, les liens affectifs et les horreurs de la condition humaine, à commencer par l'incommunicabilité. Ce dernier point est mis en images dans une scène d'une intensité incroyable, aussi désespérée qu'humaine.
Si les illustrations de Furnò semblent un peu fades par comparaison avec celles de Guéra, il fait la preuve dans cette scène entre Dashiell et Carol d'une sensibilité et d'une justesse remarquables au travers de sa mise en page. La densité d'informations visuelles dans ses cases est un peu plus faible, mais le découpage et la mise en scène s'avèrent vivants et adaptés au récit. La scène finale achève le lecteur, en s'inscrivant dans le ton tragique du récit. Impossible de rester de marbre devant la décision de Dashiell Bad Horse.
-
Épisodes 21 à 24 (illustrations de RM Guéra, couvertures de Jock) - D'un coté, Lincoln Red Crow doit gérer les affaires courantes : Mister Brass très encombrant et très salissant (il s'agit de l'envoyé des Hmong pour s'assurer des qualités de gestionnaire de Red Crow, du fait qu'ils ont investi de l'argent dans le casino), le souvenir de l'âme d'une défunte, l'impatience grandissante de Shunka (Uday Sartana), et les magouilles de ses hommes de main. de l'autre coté, Dino Poor Bear a enfin réparé sa Camaro ce qui le met dans un pétrin inextricable.
Aaron se tourne cette fois-ci vers Lincoln Red Horse et Dino Poor Bear, en mettant en évidence les différences dans leurs parcours. À nouveau, il ne s'agit pas d'un dispositif un peu artificiel pour donner un air intelligent au récit. Comme pour Dashiell et Carol, l'histoire de ces 2 personnages s'entremêle. Ces 2 individus sont à leur manière le produit de leur environnement qui magnifie leurs traits de caractère. le lecteur en découvre plus sur le passé de Lincoln Red Crow, ses liens avec Gina Bad Horse et Reginald Standing Rock. Il peut également observer comment Red Horse se perçoit lui-même et par quoi ses actions sont motivées. À nouveau Aaron fait en sorte que ce personnage dépasse les simples clichés pour devenir un être humain complexe avec plusieurs facettes. À nouveau il respecte les codes du roman noir, tout en décrivant des modes de fonctionnement très humains. le parallèle avec la situation de Dino n'a rien de simpliste. Il ne s'agit pas d'une dichotomie basique entre un chemin de vie opposé à un autre. Outre l'époque de leur jeunesse qui n'est pas la même, et donc les opportunités qui sont pas les mêmes, Aaron met en lumière qu'ils sont rongés par un mal être de même nature (d'où le titre "gravel in your guts"), tout en évoluant dans 2 mondes totalement différents du fait de leur position sociale. le lecteur est amené à ressentir de l'empathie pour l'un comme pour l'autre, bien que ni l'un ni l'autre ne puisse prétendre au titre de modèle, et encore moins de héros. Il ne s'agit pas simplement d'une fascination malsaine ou morbide devant leur malheur, il y a également un enjeu affectif pour leur devenir, et une forme sentiments partagés lorsqu'ils se cognent à des obstacles, au plafond de verre, à leur condition sociale et humaine.
Ces 4 épisodes sont aussi l'occasion de profiter des illustrations incomparables de R.M. Guéra. Sous ses pinceaux, Lincoln Red Crow est un individu toujours aussi massif, imposant et terrifiant. Mister Brass est toujours aussi abject et angoissant par sa simple présence. Guéra sait montrer juste ce qu'il faut pour donner une réalité insoutenable aux agissements sadique et dépravés de Mister Brass (et son horrible petit sourire satisfait et écoeurant), sans tomber dans le voyeurisme, un équilibre parfait et exceptionnel. Sa mise en page rigoureuse fait monter la tension pendant les confrontations psychologiques qu'il s'agisse de l'interpellation pour excès de vitesse de Dino, ou de sa rencontre avec son premier client, et cela en l'absence de toute violence physique. le lecteur peut ressentir les fluctuations de niveau d'ascendance que les uns prennent sur les autres, par leur jeu d'acteur. Guéra utilise le langage corporel, l'apparence, les expressions du visage pour montrer les tensions, les appréhensions, l'assurance des personnages. Et lorsque la violence physique éclate, l'action est décrite avec évidence, un maximum de force et de douleur, en un minimum de cases.
Ce quatrième tome confirme la forme et le fond du récit. Il s'agit d'un thriller haletant où chaque individu est susceptible de commettre les pires bêtises, comme de ne pas en réchapper. Il s'agit d'un roman noir où l'espoir est la denrée la plus rare. Il s'agit de véritables êtres humains souffrants, prisonniers à la fois de leur environnement social désespéré, mais aussi de leur condition humaine. Il s'agit d'une immersion graphique d'une grande qualité dans un milieu social condamné, parmi des individus qui refusent de capituler. le destin continue d'avancer dans La vallée de la solitude (épisodes 25 à 30).
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Commenter  J’apprécie          10
Franz
  27 avril 2016
« Qui a le temps de se soucier des morts ? »
La longue introduction dessinée par Davide Furno allume en clair-obscur les passés conjugués de Carol, la fille de Lincoln Red Crow et de Dash Bad Horse, fils de Gina et d'un père devenu une épave. le trait anguleux et expressif, les couleurs éteintes exacerbent une descente aux enfers programmée depuis toujours avec au menu le cocktail explosif de sexe et de drogues, de solitude et de déprime. Dash et Carol pourraient se trouver mais ils ne se touchent que pour mieux se repousser.
L'épisode suivant réalisé par R. M. Guéra entre dans le vif des sujets en se recentrant sur Dino Poor Bear que Red Crow avait gratifié d'une grosse somme d'argent lui permettant de fuir la réserve de Prairie Rose afin de concrétiser un rêve. le geste altruiste de Red Crow n'a pas suffi à tirer Dino de l'engrenage mortel de la délinquance. Rattrapé par deux agents corrompus de la police tribale, Dino est obligé à convoyer de la drogue pour le compte des ripoux. Si les petits manèges s'avèrent lucratifs au début, bien vite la roue dentée de la mort s'active sous le scalpel d'un tortionnaire zélé, Mister Brass, agissant pour le compte de l'investisseur du casino désireux de mettre un peu d'ordre dans une réserve indienne livrée au chaos.
Le 4e volume fait littéralement décoller la série. Red Crow est encore un homme dangereux au corps à corps mais les combats les plus redoutables sont ceux qu'il se livre à lui-même, tenaillé par un passé qui pulse par à-coup dans le contrepoint désenchanté de flashbacks brefs et intenses.
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MahaDee
  12 novembre 2016
L'agent spécial Dashiell Bad Horse est infiltré dans la police tribale sioux oglala de Prairie Rose. Il travaille pour Lincoln Red Crow, chef de la réserve, de la police et… de la mafia locale. Depuis l'ouverture de son casino, Red Crow fait de gros efforts pour ne pas faire de vagues, mais il lui faut encore garder son calme face à celui qui le harcèle sans cesse.
Je choisis de décrire un personnage pour chacun des 10 volumes :
Volume 04 – L'Agent Baylis Nitz
L'impitoyable supérieur hiérarchique de Dash Bad Horse n'a jamais eu de cesse depuis 15 ans de vouloir se venger de Red Crow et de Gina Bad Horse depuis leur implication dans le meurtre de deux de ses collègues. II a intimé l'ordre à Dash de mettre tout en oeuvre pour que son ennemi juré Red Crow puisse être épinglé pour meurtre. Si la victime s'avère être Dash lui-même, Nitz n'en perdra pas le sommeil pour autant.
Commenter  J’apprécie          40
Yvan_T
  21 novembre 2020
Ce quatrième tome qui reprend les épisodes #19 à #24 propose deux arcs (« The Boudoir Stomp » et « The Gravel in your Guts ») absolument exquis !
Si le tome précédent, beaucoup plus linéaire, faisait bien progresser l'intrigue, celui-ci renoue avec les nombreux flash-backs et ne fait pas avancer l'intrigue principale d'un iota. Et comme le souligne si bien Ed Brubaker dans l'intro, c'est l'ambiance et le développement psychologique des personnages qui priment dans un bon polar. Et de ce point de vue là, autant vous dire que vous allez être gâté par ce nouveau tome qui est un véritable modèle du genre.
Le quotidien n'a rien de réjouissant
Il y a tout d'abord Lincoln Red Crow qui doit en découdre avec Mister Brass, l'homme de main de Johnny Tongue, tout en essayant de faire le deuil de Gina. Il y a également Dashiell Bad Horse qui succombe sous le poids des emmerdes et finit par rejoindre Carol dans une descente aux enfers faite de violence, de sexe et de drogue. Et si quelques personnages secondaires, tels que Dino, semblent encore rêver d'un avenir meilleur, leurs espoirs sont très vite de courte durée. Les différents personnages incarnent le malaise de tout un peuple et portent les stigmates de cet environnement régi par le crime et la misère. Un environnement où la justice n'est que trop rarement au rendez-vous. Tandis que Jason Aaron restitue avec beaucoup de réalisme et de dureté les conditions de vie déplorables qui règnent au sein de cette réserve indienne rongée par la misère, l'alcoolisme, la criminalité et le chômage, le lecteur poursuit cette immersion particulièrement sombre en territoire Lakotas.
Le trait nerveux et dynamique de R.M. Guéra (« le lièvre de mars » chez Glénat) parachève d'ailleurs l'ambiance sombre de ce polar et fait ressortir toute la tension et le désespoir qui règne au sein de cette enclave indienne du Dakota du sud. Les dessins de Davide Furnò sur les deux premiers épisodes s'avèrent également en parfait adéquation avec le ton pessimiste du scénario.
Les souvenirs du passé ne font qu'enfoncer le clou
Au fil des chapitres, Jason Aaron remue les souvenirs de ses héros à coups d'allers-retours qui n'ont rien à envier à la noirceur du quotidien. Ces flash-backs qui permettent d'en apprendre plus sur les secrets enfouis et sur les vieux démons des différents protagonistes, contribuent à donner énormément de profondeur aux personnages et à renforcer l'empathie du lecteur. Chaque nouvelle page, qu'elle revienne en arrière ou dévoile la suite de l'histoire, ne fait donc qu'assombrir cet univers débordant de désespoir.
Et le futur s'annonce encore plus sombre
Couche par couche, l'auteur met à nu le découragement et la résignation de tout un peuple, chaque page nous éloignant un peu plus du Happy End.
LE meilleur comics du moment !
Retrouvez d'ailleurs ce comics dans mon Top du mois et dans MON TOP 2011 !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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critiques presse (1)
Sceneario   03 octobre 2011
La première partie est mise en images par Davide Furno qui a un style différent de Guéra mais qui sait placer une ambiance. Nous retrouvons Guéra d'ailleurs dans la deuxième partie où son style frappe fort. Il sait nous placer dans l'atmosphère oppressante de ce polar.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
YaneckYaneck   30 juillet 2014
Concernant ma fille... Ils lui sont tous passés dessus. Si tu veux la baiser, libre à toi. Mais si tu adoptes une autre de ses mauvaises manies, tu deviens un handicap pour moi. Et ça... Je ne le tolèrerai pas.
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