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Citations sur L'homme qui s'envola (45)

"Walker aurait detesté ses obsèques. La preuve, il n'est même pas venu."

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La vraie richesse, le seul bien qui ne s'achetait pas, c'était le temps. Il savait où passait chaque seconde de ce précieux combustible et cherchait constamment des façons d'en tirer un meilleur rendement.
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Parce qu'il pilotait un avion et habitait une grande maison, les gens s'imaginaient qu'il avait des goûts de luxe. Erreur. Il se méfiait de la propriété comme de la peste. Combien de fois l'ai-je entendu dire que la possession aliène ? Qu'à force de compter son argent, on en devient l'esclave ?
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Elle était passionnément investie dans le projet le plus noble qui soit : l'éducation de trois petits d'homme. Elle les avait portés ; elle les avait nourris ;à présent, elle les équipait pour la vie. C'était un marathon jalonné de joies et de peines, de grandes victoires et de menues défaites.
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Walker ne comprenait pas cette logique : si chaque génération s’effaçait au profit de la suivante, quand s’épanouissait-on ?
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Walker détestait sa vie.
Son temps lui échappait. Entre Sarah, les enfants, la boîte, il n’avait pas une minute à lui.
Il n’en avait pas toujours été ainsi. Il avait connu durant ses premières années chez Wills l’ivresse du bâtisseur. Il contentait des clients, faisait vivre des fournisseurs, embauchait des jeunes ; bref, il créait la richesse que les banquiers de Wall Street ne savent que brasser. Il avait l’impression d’employer au mieux ses talents. Sous la houlette bienveillante de Raymond, il développait ses compétences, apprenait de ses erreurs, entraînait dans son sillage des lieutenants avides de ses oracles. Quand lui venait une idée, il la mettait aussitôt en pratique et n’attendait jamais longtemps pour en mesurer les résultats.
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Walker inclina en douceur le manche vers la droite. Le turboprop décrivit une large courbe au-dessus du désert pour se caler docilement dans l’axe de la piste. On apercevait au loin les quartiers nord de la ville et, par-delà les faubourgs,
les flancs tapissés de conifères du massif des Sandia. Un troupeau d’antilopes longeait paresseusement la route de l’aéroport, indifférent au maigre trafic.
Walker réduisit manuellement les gaz. Il n’était pas un grand adepte du pilotage automatique. Savoir qu’il pouvait l’enclencher à tout moment le rassurait, mais il n’y recourait qu’en cas de nécessité, pour somnoler quelques instants ou
rejoindre un passager dans la cabine. La radio grésilla.
— DC 142, la piste est à vous.
— Merci, Derek, répondit Walker.
C’était l’avantage des petits aérodromes, on y connaissait tout le monde et tout le monde vous connaissait. Les redevances étaient dérisoires, les formalités réduites au minimum. On garait sa voiture et cinq minutes après, on était dans les airs.
Il poussa le manche pour descendre à cinquante pieds. La piste était dégagée.
(...)
Passer sa licence de pilote avait transformé la vie de Walker. Fini les tournées harassantes avec ses chefs des ventes, les étapes dans des motels aux couvre-lits à fleurs, les petits déjeuners dans des cafétérias empestant le graillon. Il pouvait
désormais rendre visite à quatre ou cinq clients dans la journée et être rentré pour le dîner. L’avion se justifiait aussi sur le plan économique. Il raccourcissait le cycle de vente et flattait les prospects, qui remerciaient Walker « d’avoir fait l’effort de se déplacer », au seul motif qu’il avait dédaigné les compagnies régulières. Pas plus tard que cet après-midi, il avait engrangé un important contrat ; l’acheteur, un cybermarchand de Phoenix, avait justifié sa décision par « la disponibilité exemplaire des équipes de Wills »
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"C'est fou le bruit que fait une forêt la nuit. Les branches balancent sous le vent, les arbres craquent, les écureuils trottinent, les hiboux hululent, les ruisseaux ruissellent."
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Walter n'aurait pas aimé ses obsèques.
La preuve, il n'est pas venu. (p.121)
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L'inconnu l'appelait, c'était une question de vie ou de mort. Il préférait vivre avec le remords d'être parti qu'avec le regret d'être resté. (p.68)
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