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EAN : 9782070355273
592 pages
Éditeur : Gallimard (22/05/2008)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 818 notes)
Résumé :
C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations. C'est l'histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique ; des fausses archives de la Stasi. C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (109) Voir plus Ajouter une critique
Christels
  29 janvier 2021
Les falsificateursLes éclaireursLes producteurs
(ou le pouvoir des fake news à grande échelle)
une trilogie qui éclate !
Antoine Bello nous invite à suivre le parcours d'un jeune islandais, Sliv Dartunghuver, au sein d'une méga-organisation ultra secrète : le Consortium de Falsification du Réel.
Tentaculaire et très puissant, le CFR répand dans le monde entier des informations inventées de toutes pièces par ses agents.
Ces fausses nouvelles modifient l'Histoire, provoquent des évènements majeurs et orientent la marche du monde. Car leurs conséquences, elles, sont bien réelles.
Avec une idée de base très ingénieuse, l'auteur plonge le lecteur dans un mystérieux monde parallèle qui cultive la manipulation.
Comment fonctionne le CFR? D'où vient-il? Qui le dirige? Et surtout, quel est son objectif?
Autant de questions auxquelles Sliv va s'évertuer à apporter des réponses.
Dans cette trilogie, rien de fantastique ni de surnaturel. Nous ne sommes pas dans le domaine de la science-fiction bien que l'auteur en utilise les mécanismes.
Ses falsifications, sans excès ni sensationnalisme, paraissent si plausibles qu'elles font douter de la «réalité» telle qu'on la connaît.
Antoine Bello a assurément le sens de l'intrigue et nous amène à revoir nos certitudes concernant l'utilisation des médias, la déformation de l'information et la faillibilité de notre mémoire.
Le personnage principal est intelligent et sympathique. Il est aussi très humain et partage avec le lecteur son idéalisme, ses hésitations, ses réussites et ses échecs.
Les personnages secondaires sont plus typés, voire même monolithiques pour certains.
Un ouvrage inventif qui procure un véritable plaisir de lecture!
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LiliGalipette
  15 décembre 2019
Sliv Dartunghuver croyait être embauché par un cabinet d'études environnementales. Il a en réalité intégré le CFR, une organisation qui falsifie le réel, le passé et les archives. « Quand tous les éléments d'une organisation comme le CFR travaillent dans la même direction, on peut vraiment changer le monde, plus qu'aucun d'entre vous isolément ne pourrait le faire ou même en rêver. » (p. 104) Quel est le but de cette entité ? Qui décide du Plan qu'elle applique scrupuleusement ? « On peut tout aussi bien imaginer que le CFR est une sorte de bras armé pour les multinationales ou qu'il cherche à prendre le contrôle politique du monde occidental. » (p. 109 & 110) À quoi servent les scénarios que les falsificateurs produisent, dans lesquels l'efficacité est toujours mesurée à l'aune du risque engagé ? « Si tu as pu écrire ce scénario, c'est que tu comprends comment fonctionne le monde. Tu as repéré une injustice et tu as pensé que tu pouvais la corriger. » (p. 111) Et que se passe-t-il quand le risque l'emporte et compromet la sécurité du programme ? « Il suffit de réfléchir cinq minutes pour comprendre qu'une organisation comme le CFR connaît forcément des ratés. Il faut être bigrement niais pour imaginer qu'ils se résolvent tous seuls. » (p. 247) de Reykjavik à Krasnoïarsk en passant par Cordoba, Sliv balance entre enthousiasme et scrupule devant l'ampleur du travail que l'on attend de lui et face au grand mystère qui entoure l'organisation qui l'emploie.
Vous êtes convaincu que l'assassinat de Kennedy dissimule un grand secret ? Ou que personne n'a vraiment marché sur la Lune ? Et si vous aviez raison ? Et si les théories du complot étaient avérées ? En lisant le roman d'Antoine Bello, on se dit qu'être paranoïaque a du bon. « Je défie quiconque est passé par le CFR de pouvoir lire un journal sans chercher aussitôt les symptômes de la falsification. » (p. 274 & 275) Avec le premier tome de sa trilogie, l'auteur met en place un ambitieux polar historico-géopolitique. J'ai un peu tiqué sur le parfois pauvre ou lourd, mais le roman se lit avec avidité. Et la fin des plus frustrantes donne furieusement envie d'attaquer la suite des aventures de Sliv Dartunghuver pour comprendre enfin la finalité du CFR. « Noyez vos lecteurs dans les détails qui leur feront oublier que vous leur cachez l'essentiel. » (p. 196)
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aaahhh
  24 avril 2012
En sortant de l'université avec son diplôme de géographie en poche, Sliv Darthunguver espérait trouver un emploi intéressant, mais la réalité sera au dessus de tous ses espoirs. En effet, son nouvel employeur, ce mystérieux Consortium de Falsification du Réel, lui propose une mission pas banale : réécrire l'histoire et refaire le monde!
Dans ce roman génial, Antoine Bello mêle la fiction et la réalité et nous invite à réfléchir à notre monde et aux forces et enjeux sous-jacents aux informations dont nous, grand public, sommes détenteurs. En effet, si on peut saluer l'imagination fertile de l'auteur, on ne peut s'empêcher de penser que son histoire se rapproche par moments de la réalité de notre monde où les médias subissent une telle influence qu'on peut parfois se demander si l'histoire qu'on nous conte tous les jours aux informations n'est pas passée entre les mains d'un talentueux falsificateur…
C'est une invite à la réflexion donc, mais c'est surtout un roman très agréable à lire et extrêmement prenant que nous offre Antoine Bello ! Les caractères des personnages sont très bien brossés et ceux-ci sont, pour la plus part, très attachants, en particulier notre héros, Sliv Darthunguver, dont nous suivons les découvertes et les aventures comme si nous les vivions nous-mêmes.
L'intrigue quant à elle est captivante ! Comme Sliv, le lecteur n'a de cesse que de chercher quelle pourrait être la finalité du CFR. La fin du roman est décevante, du coup, puisqu'il n'y en a pas… Reste à se jeter sur la suite, « Les éclaireurs » et espérer que nos interrogations seront alors satisfaites…
Je garde un très bon souvenir de lecture des Falsificateurs et j'ai particulièrement apprécié la plume et l'esprit d'Antoine Bello. Comme à son habitude, il joue ici un peu sur le lien entre le fond et la forme et dresse des ponts entre lui et le lecteur. On peut même, je pense, voir le thème du roman comme un clin d'oeil de romancier, car qui crée et recrée l'histoire à sa guise, si ce n'est l'écrivain…
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Hildebald
  09 juin 2009
Voilà le petit roman reçu grâce au Masse Critique de Babelio.
C'est bien sûr le résumé qui m'a attiré : des falsificateurs d'Histoire. Je dirais que malheureusement je ne connaissais pas l'auteur. Et voilà qu'il apparait dans tous les journaux de la maison. Je le connais maintenant beaucoup mieux et je vais suivre ses oeuvres de plus près.
Mais Les Falsificateurs dans tout ça?
Notre héros islandais vient de finir ses études universitaires. Il cherche désormais un travail agréable et si possible intéressant. Il repère une petite annonce pour un cabinet d'études environnementales et se fait embaucher. Mais cette entreprise cache autre chose de bien plus important : le CFR, le Consortium de Falsification du Réel.
Notre ami se prend vite au jeu et découvre lentement les secrets de cette entité. Il va y évoluer et apprendre de nombreuses choses surprenantes.
Très agréable surprise.
Je pensais trouver un quelconque livre de science-fiction et j'ai découvert un roman très riche et bien réel.
La structure du livre est agréable : on suit l'évolution rapide et logique du héros tout en découvrant au fur et à mesure l'univers du CFR.
J'ai été happée dès le début de l'histoire par curiosité mais aussi parce que le style m'a accroché.
Et bien que certains passages apparaissent plus lents que d'autres, ils sont nécessaires afin que le lecteur se repose et prenne le temps de découvrir le CFR. Ces moments de calme apportent aussi la tempête et embarquent le lecteur à bord. J'ai eu des piques de stress en coeur avec notre héros. J'ai voyagé, j'ai râlé et j'ai été blessée avec lui.
L'auteur a même réussi à tromper son monde tel que l'organisation le fait durant tout le roman.
En parlant de l'auteur, j'ai admiré sa culture, ou tout du moins les recherches qu'il a du appliquer pour rédiger ce roman, un vrai petit falsificateur en herbe! Et j'ai désormais hate de lire le deuxième tome.
Mais ce livre apporte aussi de nombreuses réflexions au niveau de la réalité historique. Est-ce que tout est réel? Y-a-t-il des informations fausses que nous prennons pour vraies? Est-il acceptable de laisser faire des falsifications pour le bien être du monde? J'ai adoré la manière dont ils construisent une falsification, j'ai trouvé ça exitant, mais pourrais-je le tolérer si j'étais au courant?
Enfin, j'ai tendance à me dire que ces falsifications du réel existent biens mais surement pour d'autres raisons que celles du CFR ;)
Une belle découverte donc, autant pour le livre que pour l'auteur.
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PetiteBalabolka
  01 août 2016
L'avantage d'avoir une pile à lire un peu conséquente, c'est de pouvoir y dénicher quelques pépites dormantes. J'ai donc retrouvé avec plaisir Les falsificateurs et me suis rappelée tout ce que j'attendais de cette lecture. Je n'ai pas été déçue par ce livre que j'ai trouvé intelligent, inventif et réflexif avec une galerie de personnages correctement présentés et un héros très attachant. Sliv Dartunghuver (c'est lui), jeune diplômé en géographie se présente sur le marché du travail dans son Islande natale. Nous sommes alors au début des années 90 et les opportunités intéressantes ne sont pas légion. Aussi, Sliv n'hésite-t-il pas longtemps lorsqu'un cabinet d'études environnementales s'intéresse à sa candidature et lui propose d'effectuer sa première mission au Groenland. La perspicacité de Sliv est vite repérée par son chef, Gunnar Eriksson, qui lui révèle la véritable activité du cabinet. Il s'agit d'une des nombreuses antennes d'une organisation internationale occulte, le CFR, Consortium de Falsification du Réel. Bien sûr, Sliv tente de connaître les finalités d'une telle organisation mais son interlocuteur lui explique que lui-même n'en sait rien et lui présente un cas concret de falsification du réel, une fausse histoire de migration depuis la Grèce jusqu'au Nebraska. Oubliant les questions embarrassantes, Sliv est d'emblée séduit par la prouesse intellectuelle que constitue ce dossier. Inventer une histoire et la rendre crédible au monde entier en falsifiant les sources va devenir pour lui une addiction, d'autant plus que son talent est très vite reconnu par ses pairs qui lui accordent le Trophée du premier dossier, prix que n'avait pas réussi à obtenir Léna Thorsen, une jeune membre du CFR qui l'a précédé à l'antenne de Reykjavik et qui a la réputation d'être la plus brillante des jeunes recrues. Tout flatte donc l'ego, l'intellect et la curiosité du jeune Sliv qui s'accommode des doutes qu'il nourrit vis-à-vis du CFR en se rappelant que son premier dossier a servi la cause d'un peuple opprimé, les Bochimans, repoussés dans le désert du Kalahari.
En suivant les dossiers du CFR, ceux de Sliv ou de ses collègues, Antoine Bello nous propose la lecture de différents scénarios dans des domaines allant de la géopolitique à la littérature jusqu'aux découvertes majeures de l'Humanité, le tout de manière érudite ou en tout cas très bien documenté. Pour qui aime lire des romans et donc des histoires, c'est déjà en soi fort jubilatoire mais l'auteur ne se contente pas de cela, il montre comment ces scénarios pourraient passer de la fiction au réel (ou en tout cas, être perçus comme tel) pour infléchir, rien de moins que la marche du monde.
En érodant le statut infaillible de la source et notamment de l'écrit, Antoine Bello éveille notre curiosité tout autant que notre vigilance sur l'écriture de l'Histoire. Rappelons-nous que Thucydide en son temps nous y invitait déjà : "Telle est la négligence que l'on apporte en général à rechercher la vérité, à laquelle on préfère les idées toutes faites."

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
veronique55veronique55   09 juillet 2018
Critères qui déterminent que l'on croit ou pas à une histoire
Extrait page 166 et 167 des falsificateurs d. Antoine Bello
« Cela dépend de qui raconte l.histoire
C.est en effet le premier critère. Vous accorderez inconsciemment plus de crédit à une histoire si vous avez confiance en la personne ou dans l.institution qui vous la raconte, à une condition cependant: que sa neutralité et son impartialité ne puissent être sujet à caution. Si, par exemple, un constructeur automobile communique sur le fait que des études scientifiques prouvent que les véhicules diesel n.emmènent pas davantage de particules polluantes que les véhicules à essence, vous penserez que ce constructeur tente de justifier ses propres choix de motorisations. En revanche, si un laboratoire de recherche australien ne bénéficiant d.aucun financement en provenance de l.industrie automobile parvient aux mêmes conclusions, vous serez nettement plus enclin à l.accepter. D.où l.importance évidemment de pouvoir s.appuyer sur ce que nous appelons des sources de référence.
Autres critères si l.histoire confirme une opinion que.on a déjà, qui finit bien, que l.on aime.
Cela dit, attention tout le monde n.a pas les mêmes goûts.Certains aimeront une histoire parce qu.elle les fait rire, d'autres parce qu'elle les fait pleurer. Certains aimeront une histoire qui les fait réfléchir, d.autres au contraire parce qu'elle leur fait oublier leurs soucis. Par conséquent, la façon dont vous racontez une histoire doit impérativement dépendre du public à qui vous la destinez. Si , comme c.est le plus souvent le cas, vous vous adresserez à plusieurs publics distincts, raconter-leur la même histoire, mais de façon différente. Et, surtout, raccrochez vous aussi souvent que possible à des canevas narratifs universels: le challenger qui défie les champions et l.emporte à la surprise générale, l'homme sans passé qui revient venger les siens, la jeune femme qui romps avec un milliardaire pour épouser l.ami d'enfance qui l'aimait en secret.
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dorothydorothy   26 juin 2009
Elle m'avoua ne pas suivre l'actualité de très près. Qu'une personne aussi intelligente et éduquée comme Mathilde pût se montrer aussi indifférente aux affaires de la Cité me plongea dans une certaine perplexité. On nous enseignait au CFR que l'esprit critique est pareil à un muscle, qui s'atrophie quand on le laisse au repos.
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patrick75patrick75   19 novembre 2013
Chemineau avait promis son texte dans trois semaines, mais il n'est plus là pour l'écrire. A l'heure qu'il est, son éditeur doit déjà se préoccuper du manuscrit. Il va vouloir sortir le livre très rapidement, avant que le corps ne refroidisse.
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sevm57sevm57   24 juin 2017
Les deux hommes se disaient amis, mais leurs styles n'auraient pu être plus différents. Gunnar avait ameublé son bureau confortablement, voire luxueusement, en choisissant avec soin éclairages et matières, là où Diaz, uniquement préoccupé de fonctionnalité, semblait s'être évertué à faire passer le sien pour un commissariat de police est-allemand.
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gaetaneplatzergaetaneplatzer   07 mars 2021
Trente ans, pensai-je en fermant les yeux. A un âge ou Picasso avait déjà peint Les Demoiselles d'Avignon et Mozart produit l'essentiel de son oeuvre, je craignais encore d'être en train de consacrer ma vie à une idée qui n'en valait pas la peine. Aurait-il pu en être autrement ? En y réfléchissant bien, je n'avais pris qu'un risque en rejoignant le CFR, mais il était considérable : j'avais remis mon destin entre les mains d'autres hommes en supposant que la valeur de chacun d'eux reflétait celle de l'organisation à laquelle ils appartenaient. Avec le recul, ce raisonnement m'apparaissait extraordinairement fragile. Malheureusement, je n'en avais pas de meilleur. Parfois monter un escalier est la seule façon de savoir où il mène.
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