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Critiques sur L'homme qui s'envola (27)
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jujuramp
23 mai 2017
Je ne connaissais pas du tout Antoine Bello.

Je remercie d'autant plus Babelio et Gallimard pour l'envoi de cet ouvrage.

Quelle découverte! J'ai dévoré cette aventure!

Un homme qui a tout décide de tout laisser tomber pour pour pouvoir rester libre. Femme, enfants,travail. Il fuit et fait croire à sa mort. Sera t'il rattrapé? Suspense ...

Ils sont trois, l'homme, sa femme et le détective lancé à la poursuite du fuyard, et chaque point de vue est l'occasion de voir une même situation sous un autre angle.

On ne s'ennuie pas une seconde et de belles réflexions sur la liberté et les choix d'une vie nous poussent parfois à poser le livre et à s'interroger sur notre propre existence.

Je vais lire vos autres ouvrages Monsieur Bello!
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SZRAMOWO
16 mai 2017
A l'instar de Marc Dugain devenu écrivain après avoir dirigé une compagnie aérienne, Antoine Bello fait partie de ces écrivains qui passés par la case business puisent dans leur propre expérience pour écrire.
Pari réussi par L'homme qui s'envola. le sujet en est simple. Un manager hors pair à qui la vie sourit et réussit, décide d'aller voir ailleurs.
Il y a du Simenon dans la distanciation que Walker, le héros, met entre lui et sa vie. Comme s'il regardait vivre un étranger.
Dans une interview au monde du 16 juin 2011,Antoine Bello se disait «fasciné» par l'auteur de romans policiers et déclarait : « Je suis frappé par sa précocité, sa manière de brûler les étapes. J'aime la cohabitation entre ses aspirations bourgeoises et la facilité avec laquelle il prend des décisions radicales, comme le fait d'aller vivre à l'étranger. Mais le plus étonnant, chez lui, aux yeux d'un écrivain, c'est sa prolixité. L'acte d'écrire a quelque chose d'anodin pour lui, comme si les mots lui sortaient par tous les pores. Je crois qu'il ferait un très bon personnage de roman. J'ai toujours eu envie d'écrire sur un écrivain, je pourrais attribuer son trop-plein de mots à un de mes héros.»

Antoine Bello nous fait comprendre que Walker n'est pas un manager comme un autre.
« Il était le premier à reconnaître qu'une partie de ses déboires venait de son inaptitude à déléguer. Il préférait s'acquitter de tâches indignes de lui plutôt que de les voir traitées moins bien ou moins vite par ses collaborateurs. A force de faire la travail des autres, il avait accumulé une somme impressionnante de compétences dans les domaines les plus variés.»
Ces phrases pourraient sortir de la bouche d'un cadre soumis au feu roulant des questions d'un consultant mandaté par son employeur pour examiner la structure des tâches «parasites» qu'il effectue et ainsi lui apprendre à mieux travailler en se concentrant sur sa mission.
C'est l'une des forces du roman, sa description réaliste du monde du travail. de la logique morbide de développement des entreprises, de la concurrence qu'elles se livrent, de leur logique absurde et contraire à toute éthique humaine.
Le malaise de Walker est là. « le nombre de sujets requérant son attention suivait la courbe de ses ventes. »
Il prétend continuer à diriger son entreprise en étant partout à la fois et se heurte à une réalité du monde du travail, la spécialisation proportionnelle au volume de l'activité.
De même sa famille, Sarah et leurs trois enfants, Jess Andy et Joey, ses parents âgés...
Et lui dans tout ça ? « Il aurait aimé discuter cinéma, intelligence artificielle ou conquête spatiale, mais c'est à croire que personne ne partageait ses hobbies. »
C'est à mon sens la raison qui le pousse à fuir son monde, à «s'envoler».
«Un indicateur mesurait impitoyablement la progression du mal : son calendrier se remplissait désormais tout seul.» (...) «La nuit, Walker contemplait le plafond en se disant qu'il était booké jusqu'en 2040.»
La première partie du roman décrit le lent processus conduisant à l'enfermement du manager dans sa tour d'ivoire. à mesure que cet enfermement l'isole, son envie de fuir grandit. Grandit aussi son envie de démontrer qu'il n'est pas ce à quoi tout le monde le réduit.
«Walker voulait plus de temps pour lui sans avoir de compte à rendre ; il en faisait une question de principe. (...) Il désirait un espace de liberté, une indépendance que sa vie actuelle ne pouvait plus lui offrir.»
Ce qui est d'abord un rêve...
«Même si Walker n'envisageait pas sérieusement de tout plaquer, y penser lui faisait du bien. C'était un dérivatif, un exutoire dans lequel il se réfugiait chaque fois qu'il sentait l'étau du quotidien se resserrer sur lui.»
...va prendre corps, « Walker profitait de ses trajets en voiture pour dresser la liste de ce dont il aurait besoin.», puis devenir réalité : « Chaque fois qu'il menaçait d'exploser, Walker faisait un pas supplémentaire vers la réalisation de son plan.», lorsque par un concours de circonstance, en l'occurrence le marché de renouvellement de la flotte aérienne de son entreprise, lui fait miroiter les opportunités offertes par le côté obscur des affaires, celui qu'il n'a jamais voulu explorer... « Il avait brûlé ses vaisseaux. Il rêvait jusqu'alors de partir ; il n'avait désormais plus le choix.»

La première partie du roman décrit la réalité exclusivement vue par Walker. Une fois qu'il a quitté cette réalité, Antoine Bello donne la parole à son épouse Sarah, ses enfants ou son assistante Libby.
Dans la deuxième partie, construction, vocabulaire, style d'écriture, tout change. le roman donne désormais alternativement la parole à Sarah et à Walker. Antoine Bello nous montre que Walker est Walker et Sarah est Sarah. Il le fait avec humour, par exemple lorsque Sarah se réfugie dans les détails du quotidien pour cacher son chagrin :
« Mes pneus crissent au démarrage, j'ignorais que c'était possible avec une Prius.»
Le lecteur comprend l'impossibilité de couple peut-être trop heureux, peut-être trop égoïste, peut-être en dehors des réalités, en entendant Sarah dire « qu'il n'y avait pas d'heure pour parler du quotidien avec lui. le matin, c'était trop tôt, le soir c'était trop tard, et entre les deux, il travaillait.»

Dans L'homme qui s'envola, Antoine Bello revisite le thème de Faust. Là où Faust rêve de puissance, Walker rêve d'évasion avec ce que cela comporte de regret et de remords lorsqu'il constate que le retour arrière n'est pas une option.
Chez Walker, comme chez le jeune Faust ou le peintre de la peau de chagrin, on retrouve la même détermination à sacrifier l'essentiel pour faire du rêve une réalité.
«Il préférait vivre avec le remord d'être parti plutôt qu'avec le regret d'être resté.»
Mais une fois passé de l'autre côté du miroir impossible de regarder en arrière et encore moins d'y revenir. « Il inspira un bon coup et s'élança dans l'inconnu.»

Ce roman palpitant, qui se lit d'une seule traite, aux rebondissements multiples, aux surprises nombreuses, nous entraîne vers ce voyage dans l'inconnu, avec tous ses impondérables.

Antoine Bello pose de façon originale et contemporaine, puisant les exemples dans la réalité économique, la question essentielle et existentielle du pourquoi et pour qui vivons-nous ? Question à réponse forcément multiple. A vous de lire L'homme qui s'envola. Vous ne le regretterez pas...

Fin mai, Babelio et les éditions Gallimard organisent une rencontre avec Antoine Bello, je les en remercie sincèrement ainsi que pour l'envoi du roman L'homme qui s'envola.
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motspourmots
22 mai 2017
Je m'aperçois qu'Antoine Bello est entré dans la famille des auteurs dont je me précipite sur la dernière livraison sans même me soucier du sujet abordé. de toute façon, on ne s'ennuie jamais avec lui. On joue, on réfléchit, on se régale et on se sent même plus intelligent à la fin. Et encore, je n'ai pas tout lu. Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet a été mon premier contact avec l'auteur, j'ai adoré son parti-pris et sa façon de mener l'intrigue (quand je pense qu'on a encensé "Avant d'aller dormir"... un navet en comparaison !). Il y a eu ensuite Roman américain, irrésistible portrait de l'Amérique capitaliste et réflexion sur les moyens offerts par la littérature pour en rendre compte. Et bien sûr le jouissif Ada, brillante réflexion sur l'intelligence et la façon dont nous l'exerçons.

L'homme qui s'envola tient toutes ses promesses. Un peu moins ludique que Ada ou moins caustique que Roman américain, il offre néanmoins une belle densité dans le propos alors même que le rythme effréné de l'intrigue en fait un véritable page turner. A partir d'un thème plutôt connu - l'envie de disparaître et de changer de vie - Antoine Bello nous offre une variation tout en questionnement sur le bonheur. Car John Walker, l'homme qui décide de disparaître a toutes les apparences du bonheur. Dans son fief d'Albuquerque (Nouveau Mexique), chef d'entreprise en pleine réussite, figure de l'économie locale et générale, il forme depuis vingt ans avec sa femme Sarah un couple envié et admiré, parent de trois beaux enfants. Il a tout, Walker. Tout sauf ce qui lui est le plus précieux : le temps. Lorsqu'il met en scène sa disparation, la compagnie d'assurances dépêche un enquêteur afin de s'assurer de la réalité du décès d'un homme qui va leur coûter 30 millions de dollars (on les comprend). Shepherd est le meilleur dans son domaine et très vite, il devine que Walker est toujours vivant...

Dans le jeu du chat et de la souris qui nous est alors proposé s'affrontent deux cerveaux que l'on imagine très bien face à face devant un échiquier, au summum de leur art. Calcul, anticipation, feinte, observation... Shepherd est peut-être le meilleur dans son domaine, il a enfin rencontré un adversaire à sa taille, pour le plus grand bonheur du lecteur qui a la chance d'explorer le fonctionnement de chacun de leurs cerveaux. Et si la majeure partie de leurs réflexions concernent tactique et stratégie pour déjouer les plans de l'autre, ils n'oublient pas d'explorer des ressorts plus intimes. D'ailleurs, la partition se joue à trois voix, celle de Sarah se joignant à celles des deux hommes. Trois voix par lesquelles s'expriment les doutes, les conceptions du bonheur, les frustrations et les envies. Où l'on s'aperçoit des différences de conception au sein même d'un couple qui offre toutes les apparences de l'entente parfaite... Où l'on s'aperçoit aussi que la notion de réussite est éminemment subjective.

Le personnage de Walker, toujours en mouvement, pressé, râlant contre ceux qui le retardent est fascinant. Il avance, décide, tranche et avance encore. Il se présente comme un faiseur, quitte à faire lui-même ce que les autres tardent trop à entreprendre, toujours dans un état d'esprit positif... Il avance, vite, mais vers où exactement ?

Voilà. Sachez qu'en disant cela, je ne vous ai rien dévoilé de ce qui se joue au cours de cette course poursuite haletante, ni de ce que chaque protagoniste va apprendre sur lui-même ou les autres. Quant à savoir qui va gagner.... vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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NATB
29 mai 2017
Je remercie babelio et les Editions Gallimard pour l'envoi de ce livre.
L'auteur est franco-américain et vit aux Etats-Unis.
J'avoue avoir mis un peu de temps pour me laisser emporter par l'histoire : un homme d'affaire qui a tout ce qu'il désire et qui décide de disparaître.
Le roman devient palpitant quand un redoutable détective privé se met à traquer le "disparu" : qui sera le plus rusé des deux ?
Le personnage principal est un homme pressé et rationnel qui aime ou a besoin de tout maîtriser, tout contrôler.Il utilise ses capacités au maximum , il est toujours dans l'action : c'est terrifiant.
J'ai beaucoup aimé l'écriture très maîtrisée d'Antoine Bello, c'est un bonheur de le lire. Je suis par contre un peu déçue par la fin un peu convenue, une happy end à l'américaine !
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Verdure35
15 mai 2017

Les romans d'Antoine Bello sont admirablement structurés et l'écriture efficace.
Efficace est aussi ce roman dévoré plutôt que tranquillement lu , et le désosser serait vraiment dommage tant le suspense mérite d'être découvert page après page.
Un minimum tout de même : Walker est un homme jeune , il a repris les rênes de l'entreprise déjà florissante de son beau père, et va la mener toujours plus haut. Il aime profondément son épouse et ses trois enfants, mais c'est un homme pressé qui veut toujours plus, non pas d'argent ou de luxe , non, mais de temps. Il court après le temps et soudain cela devient vertigineux, il lui faut disparaître pour éviter l'avenir tout dessiné qui l'attend.
Pour cela il lui faut organiser sa disparition et intelligemment, ce qu'il fait.
Mais...un nommé Sheperd, vaguement mandaté par une compagnie d'assurances, se met à sa recherche, malgré la mort de Walker actée.
Et là s'ouvre une chasse à l'homme autant physique qu'intellectuelle. Deux hommes extrêmement intelligents s'affrontent, la lecture devient haletante .
Les personnages sont éminemment humains ,aucune caricature, mais surtout ,se mêlent dans ce roman, amour, honneur, courage, et fragilité de tout être humain.
Un excellent roman à lire de toute urgence.
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krol-franca
17 juin 2017
« Walker détestait sa vie.

Son temps lui échappait. »

Alors, il décide de disparaître et orchestre sa mort. Mais un homme va très vite avoir la conviction qu'il est toujours en vie, un maître es-disparitions et va alors s'engager une course poursuite entre les deux hommes. L'un va traquer l'autre jusqu'à ce qu'un retournement de situation échange les rôles.

J'ai eu du mal à entrer le roman, j'ai trouvé la première partie longue et pas passionnante. Heureusement, l'entrée en scène de Nick Shepherd apporte un peu de piment à l'affaire. A partir de là, les pages ont défilé à toute allure, l'intérêt était relancé.

Mais je dois avouer, au grand dam de toutes les fans de cet auteur et de tous ceux et celles qui ont adoré ce dernier roman, que je suis un peu déçue de ma lecture. J'avais énormément apprécié Ada, j'avais d'ailleurs découvert l'auteur avec ce titre, mais là, je n'ai pas eu le même engouement. L'écriture ne m'a pas emballée plus que ça (surtout celle de la première partie), l'histoire n'a commencé à m'intéresser qu'à la moitié du livre (un peu tard à mon gré).

A partir de la seconde partie, la narration à trois voix permet au lecteur d'avoir une vision omnisciente de l'histoire, le point de vue de l'un puis de l'autre, leur façon différente de relater un même événement, cela donne de la vivacité au texte, le ton est plus alerte et l'intérêt du lecteur grandit. A quelques pages de la fin, on redoute le pire… un dernier suspense nous tient en haleine… Mais la morale finale est sage, trop sage à mon gré… et cette happy end me laisse un goût de doux-amer. Mais, paradoxalement, je la comprends aussi et une petite part de moi-même l'espérait. Je suis tout en contradictions !
Lien : https://krolfranca.wordpress..
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montmartin
21 juin 2017
« Walker aurait détesté ses obsèques, la preuve il n'est pas venu. »

Walker adore Sarah son épouse, c'est une mère admirable, elle allie la fraîcheur du sud à la sophistication du nord, aussi à l'aise sur un vélo que dans une robe du soir. Son beau-père Raymond Wills a piqué du nez dans son assiette en plein dîner de Thanksgiving. le lendemain de ses obsèques le conseil d'administration a désigné Walker comme président du groupe Wills, cinq mille salariés, vingt-six avions et mille cinq cents camions.

Mais Walker déteste sa vie, il n'a pas une minute pour lui, il se prend à rêver qu'il disparaît pour refaire sa vie. A quoi bon rêver puisqu'il n'a pas l'argent nécessaire à un changement de vie. Et soudain l'argent s'offre à lui, le renouvellement de la flotte d'avions du groupe, une commission occulte de dix millions versée sur un compte à Singapour. Walker préfère vivre avec le remord d'avoir abandonné Sarah et leurs trois enfants qu'avec le regret d'être resté.
Mais tout ne va pas se passer comme Walker l'a programmé. D'autant plus qu'un dénommé Nick Sheperd a été mandaté par une compagnie d'assurance. Sheperd est un « chasseur de primes « ses clients le payent pour retrouver des individus qui ont pris la poudre d ‘escampette.

Une chasse à l'homme passionnante où chacun se met dans la peau de l'autre pour anticiper ses faits et gestes. Mais il ne peut exister deux versions d'un même homme, un des deux va devoir mourir et l'issue ne peut qu'être dramatique.

Un roman découpé en trois parties, dans la première l'auteur analyse tout ce qui amène un homme qui a tout pour être heureux à abandonner sa famille, et son entreprise. Petit à petit nous voyons son cheminement qui va le conduire à disparaître.
Dans les deux autres parties, le roman devient choral et alternativement Sarah, Walker, et Sheperd vont nous raconter cette poursuite infernale pour retrouver le fugitif.

Un récit palpitant bien écrit, le lecteur arrive bien à se mettre dans la peau de Walker, la traque est très réaliste et est alimentée par de nombreux rebondissements, en effet chaque fois que l'on croit que Walker va se faire attraper, il réussit à se faufiler et à échapper à Sheperd. Mais la fin certes inattendue, est un peu décevante à mon goût.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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SophieLesBasBleus
19 juin 2017
Un métier qui le passionne et pour lequel il est plus que doué, une santé à toute épreuve, une famille aimante et irréprochable, des finances florissantes qui lui permettent de combler tous ses souhaits, des amis, des voyages, une magnifique demeure... que manque-t-il à Walker pour accéder au bonheur ? "Rien" répondra le commun de mortels. "L'essentiel" pense Walker. Mais qu'est-ce que cet essentiel que son patronyme nous laisse entendre ? La liberté, une vie sans contrainte, l'insouciance enfin... Pour y accéder il est prêt à s'envoler pour ne plus revenir. Sa mort est mise en scène, il a tout prévu, il saute le pas... sauf que... sauf qu'un tout petit accroc vient dès le début de sa fuite fissurer la possibilité de changer de vie. Poursuivi par un chasseur de primes mandaté par la compagnie d'assurances, il se rend très vite compte qu'on ne disparaît pas si facilement quand on est riche et attaché à sa famille. Son poursuivant, convaincu d'être un redresseur de torts, s'acharne, et la chasse prend peu à peu l'allure d'un jeu de rôles où chacun est contraint d'endosser l'identité de l'autre pour mieux le piéger.

Si ce dernier roman d'Antoine Bello n'a pas la puissance narrative et symbolique de "Les éclaireurs", "Les falsificateurs" ou d'"Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet", il n'en reste pas moins passionnant par sa construction et par toutes les questions qu'il permet de soulever. Rapport au temps, notion de réussite, quête de soi, fragilité des certitudes humaines, enfermement familial, sont autant de thématiques que ce récit haletant permet de faire émerger sans nuire au suspense ni à la force romanesque. Impossible de quitter les personnages avant l'épilogue !
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stephanieplaisirdelire
07 juin 2017
Antoine Bello assure à tous les niveaux avec ce titre. Truffé de détails pertinents (jusqu'au nom des personnages), jouant à merveille avec le suspens, distillant par petites touches quelques drôleries (la traque d'halloween est mémorable) qui relâchent un peu la tension, exposant une excellent réflexion sur ce qu'est le bonheur, la rançon de la réussite et sur la liberté (sans jamais porter de jugement sur l'un ou l'autre des protagonistes) et soignant la psychologie de son personnage principal, L'homme qui s'envola est roman intense et cohérent qui se lit comme un polar aux multiples rebondissements, palpitant et intelligent.......................................
Lien : http://libre-r-et-associes-s..
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Eliancourt
02 juin 2017
Un livre très, très prenant. Bello ne nous avait pas habitués à des intrigues aussi limpides, à des personnages aussi incarnés. Il nous donne ici un thriller existentiel, qui nous force à nous poser de grandes questions. Que doit-on sacrifier à son bonheur ? Que veut dire réussir sa vie ? Peut-on recommencer à zéro ?
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