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EAN : 9782809413960
100 pages
Éditeur : Panini France (08/09/2010)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Le reporter photographe Phil Sheldon nous montre les héros Marvel sous un angle unique, celui de l'homme de la rue, témoin d'événements historiques. Sous nos yeux défilent Vengeurs, Nouveaux X-Men, super-héros et super-criminels des Guerres Secrètes, et surtout la vie d'un des personnages les plus attachants créés par Marvel. Découvrez la suite de Marvels, le chef-d'oeuvre de Kurt Busiek et Alex Ross. Au programme de ce volume, les six chapitres d'un nouveau et touc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Presence
  09 mars 2015
Ce tome regroupe les 6 épisodes de la minisérie parue en 2009/2010.
Il y a plusieurs années, Phil Sheldon (photoreporter) était lassé de la vie et considérait une réorientation professionnelle : travailler pour la presse à sensation, quitter la sphère du pur journalisme. Toutefois, une information inopinée l'amène à couvrir la présentation à la presse de Reed Richards, Susan Storm, Johnny Storm et Benjamin Grimm, juste après leur célèbre voyage à bord d'une fusée insuffisamment protégée contre les rayons cosmiques. Il a alors l'intuition que sa vie sera indissolublement liée à celles de ces merveilles (marvels). Entre les premières apparitions de Thor, Spider-Man, Ant-Man et des angoissants X-Men, il découvre que sa plus jeune fille à besoin de lunettes. À la fin du premier épisode, une visite chez le médecin lui apprend un diagnostic peu encourageant. La suite raconte au lecteur la vie de Phil jusqu'à une période qui correspond à la mort des X-Men à Dallas pendant The Fall of the Mutants (initialement publié en 1988).
Kurt Busiek ne s'en cache pas dans la postface : au vu du succès de la série initiale Marvels (1994), il était commercialement logique de lui donner une suite (envisagée pour une trentaine de pages avec Alex Ross dans un premier temps). Finalement, c'est Jay Anacleto qui réalise les illustrations, Brian Haberlin s'occupe de la mise en couleurs. Au générique, Roger Stern est crédité au même niveau que Kurt Busiek pour le scénario. Ce n'est pas la première fois qu'ils collaborent ensemble ; ils l'avaient déjà fait pour Avengers Forever. Dans la préface, Roger Stern explique qu'il a surtout servi d'aide à Busiek pour alimenter l'histoire en références sur les événements se déroulant dans l'univers partagé Marvel au moment des faits du récit. Ce tome comprend d'ailleurs 2 pages qui listent les références en question : titre de la série concernée + numéro de l'épisode.
Donc Busiek reprend le personnage de Phil Sheldon et décrit la suite de son histoire. le premier épisode déconcerte un instant car Busiek revient sur des périodes déjà évoquées dans l'histoire originelle Marvels. Il est vraisemblable que Busiek tenait à faire de "Eye of the camera" une histoire complète par elle-même. du coup, le scénariste semble exploiter le même filon jusqu'à l'épuisement. La vie de Phil Sheldon est révolutionnée par le retour des superhéros au début des années 1960 (comprendre que le lecteur des comics de ces années là voit son ordinaire révolutionné par les premiers comics Marvel). La populace se méfie des X-Men qui semble une menace plus qu'autre chose, comprendre que dès le départ les héros Marvel ont un coté obscur que n'avaient pas leurs homologues de la concurrence (Superman en tête). Puis Sheldon semble lui-même perdre la fois dans ces merveilles avec l'apparition d'anti(super)héros comme Ghost Rider (Johnny Blaze), Werewolf (Jack Russell), Son of Satan (Daimon Hellstrom), Morbius (Michael Morbius), Dracula et Man-Thing (Ted Sallis). Son désenchantement atteint son paroxysme lors des Secret Wars : les superhéros ont disparu et finalement Phil Sheldon constate amèrement que le monde ne s'en porte pas plus mal (une constatation brutalement et honnêtement cynique). Cette prise de conscience constitue le moment le plus fort du récit : toi aussi lecteur, tu peux vivre sans lire des comics de superhéros ! Sinon les frasques des superhéros n'ont de cesse, et Phil Sheldon vieillit. Les références aux années 1980 abondent et permettront aux lecteurs de cette époque de se dire alternativement "Ah oui, je m'en souviens", ou "Ah je ne me souvenais plus que ça s'était passé dans cet ordre là". Busiek et Stern évoquent dans l'ordre chronologique : la première apparition publique des FF, le retour de Captain America à l'ère moderne, la Spider-mobile, la première apparition de Nomad (Steve Rogers), la première apparition de Wolverine, le début des Champions, la mort d'Elektra, la première apparition du Punisher, l'arrivée du Beyonder, etc.
Jay Anacleto n'est pas Alex Ross, mais cela n'a rien d'une surprise, ni même d'une critique. Il a un style très réaliste, beaucoup plus que celui d'Alex Ross, beaucoup plus descriptif, beaucoup plus terre à terre et plus minutieux. Globalement Anacleto préfère renforcer la sensation de quotidien, d'ordinaire. Il a dû effectuer de sérieuses recherches car les détails vestimentaires ou technologiques (la forme des postes de télévision par exemple) ne présentent aucune erreur par rapport aux décennies visitées (1960, 1970 et 1980). Il est possible de suivre scène par scène l'évolution de la mode et des appareils électroménagers, impressionnant. Les visages présentent tous une forte personnalité, sans être décalqués sur des photos. Chaque séquence est mise en scène de façon prosaïque, insistant sur le caractère banal de la vie de Sheldon, tant qu'il n'y a pas de superhéros à l'horizon. C'est un peu ce qui dessert la narration dans laquelle le lecteur finit par se demander si la vie de Sheldon l'intéresse tant que ça dans ce qu'elle a de commun. La mise en couleur repose surtout sur des teintes neutres habilement juxtaposées pour que les différents éléments ressortent les uns à coté des autres, mais là encore très quotidiennes.
Finalement ce tome se laisse lire gentiment, la fibre nostalgique est fortement sollicitée et certaines références feront plus mouche que d'autres (j'ai en particulier apprécié les réminiscences du Punisher tirant sur les passants qui n'empruntent pas les passages piétons). Mais Busiek n'a rien à dire de nouveau par rapport à "Marvels", et réussit moins bien le point de vue humain qu'il sait si bien magnifier dans sa série Astro City.
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Presence
  09 mars 2015
Ce tome regroupe les 6 épisodes de la minisérie parue en 2009/2010.
Il y a plusieurs années, Phil Sheldon (photoreporter) était lassé de la vie et considérait une réorientation professionnelle : travailler pour la presse à sensation, quitter la sphère du pur journalisme. Toutefois, une information inopinée l'amène à couvrir la présentation à la presse de Reed Richards, Susan Storm, Johnny Storm et Benjamin Grimm, juste après leur célèbre voyage à bord d'une fusée insuffisamment protégée contre les rayons cosmiques. Il a alors l'intuition que sa vie sera indissolublement liée à celles de ces merveilles (marvels). Entre les premières apparitions de Thor, Spider-Man, Ant-Man et des angoissants X-Men, il découvre que sa plus jeune fille à besoin de lunettes. À la fin du premier épisode, une visite chez le médecin lui apprend un diagnostic peu encourageant. La suite raconte au lecteur la vie de Phil jusqu'à une période qui correspond à la mort des X-Men à Dallas pendant The Fall of the Mutants (initialement publié en 1988).
Kurt Busiek ne s'en cache pas dans la postface : au vu du succès de la série initiale Marvels (1994), il était commercialement logique de lui donner une suite (envisagée pour une trentaine de pages avec Alex Ross dans un premier temps). Finalement, c'est Jay Anacleto qui réalise les illustrations, Brian Haberlin s'occupe de la mise en couleurs. Au générique, Roger Stern est crédité au même niveau que Kurt Busiek pour le scénario. Ce n'est pas la première fois qu'ils collaborent ensemble ; ils l'avaient déjà fait pour Avengers Forever. Dans la préface, Roger Stern explique qu'il a surtout servi d'aide à Busiek pour alimenter l'histoire en références sur les événements se déroulant dans l'univers partagé Marvel au moment des faits du récit. Ce tome comprend d'ailleurs 2 pages qui listent les références en question : titre de la série concernée + numéro de l'épisode.
Donc Busiek reprend le personnage de Phil Sheldon et décrit la suite de son histoire. le premier épisode déconcerte un instant car Busiek revient sur des périodes déjà évoquées dans l'histoire originelle Marvels. Il est vraisemblable que Busiek tenait à faire de "Eye of the camera" une histoire complète par elle-même. du coup, le scénariste semble exploiter le même filon jusqu'à l'épuisement. La vie de Phil Sheldon est révolutionnée par le retour des superhéros au début des années 1960 (comprendre que le lecteur des comics de ces années là voit son ordinaire révolutionné par les premiers comics Marvel). La populace se méfie des X-Men qui semble une menace plus qu'autre chose, comprendre que dès le départ les héros Marvel ont un coté obscur que n'avaient pas leurs homologues de la concurrence (Superman en tête). Puis Sheldon semble lui-même perdre la fois dans ces merveilles avec l'apparition d'anti(super)héros comme Ghost Rider (Johnny Blaze), Werewolf (Jack Russell), Son of Satan (Daimon Hellstrom), Morbius (Michael Morbius), Dracula et Man-Thing (Ted Sallis). Son désenchantement atteint son paroxysme lors des Secret Wars : les superhéros ont disparu et finalement Phil Sheldon constate amèrement que le monde ne s'en porte pas plus mal (une constatation brutalement et honnêtement cynique). Cette prise de conscience constitue le moment le plus fort du récit : toi aussi lecteur, tu peux vivre sans lire des comics de superhéros ! Sinon les frasques des superhéros n'ont de cesse, et Phil Sheldon vieillit. Les références aux années 1980 abondent et permettront aux lecteurs de cette époque de se dire alternativement "Ah oui, je m'en souviens", ou "Ah je ne me souvenais plus que ça s'était passé dans cet ordre là". Busiek et Stern évoquent dans l'ordre chronologique : la première apparition publique des FF, le retour de Captain America à l'ère moderne, la Spider-mobile, la première apparition de Nomad (Steve Rogers), la première apparition de Wolverine, le début des Champions, la mort d'Elektra, la première apparition du Punisher, l'arrivée du Beyonder, etc.
Jay Anacleto n'est pas Alex Ross, mais cela n'a rien d'une surprise, ni même d'une critique. Il a un style très réaliste, beaucoup plus que celui d'Alex Ross, beaucoup plus descriptif, beaucoup plus terre à terre et plus minutieux. Globalement Anacleto préfère renforcer la sensation de quotidien, d'ordinaire. Il a dû effectuer de sérieuses recherches car les détails vestimentaires ou technologiques (la forme des postes de télévision par exemple) ne présentent aucune erreur par rapport aux décennies visitées (1960, 1970 et 1980). Il est possible de suivre scène par scène l'évolution de la mode et des appareils électroménagers, impressionnant. Les visages présentent tous une forte personnalité, sans être décalqués sur des photos. Chaque séquence est mise en scène de façon prosaïque, insistant sur le caractère banal de la vie de Sheldon, tant qu'il n'y a pas de superhéros à l'horizon. C'est un peu ce qui dessert la narration dans laquelle le lecteur finit par se demander si la vie de Sheldon l'intéresse tant que ça dans ce qu'elle a de commun. La mise en couleur repose surtout sur des teintes neutres habilement juxtaposées pour que les différents éléments ressortent les uns à coté des autres, mais là encore très quotidiennes.
Finalement ce tome se laisse lire gentiment, la fibre nostalgique est fortement sollicitée et certaines références feront plus mouche que d'autres (j'ai en particulier apprécié les réminiscences du Punisher tirant sur les passants qui n'empruntent pas les passages piétons). Mais Busiek n'a rien à dire de nouveau par rapport à "Marvels", et réussit moins bien le point de vue humain qu'il sait si bien magnifier dans sa série Astro City.
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Kenehan
  16 février 2014
"Marvels : L'oeil de l'objectif" est la suite directe de "Marvels" (1994). Je n'ai pas lu ce dernier. En fait, je ne connaissais pas du tout l'existence de ces deux mini-séries. Mais c'est un fait que j'ai bien l'intention de modifier suite à cette lecture !
C'est l'histoire de Phil Sheldon, un reporter photographe qui a assisté tout au long de sa carrière à l'apparition des différents super-héros Marvel depuis la Seconde Guerre Mondiale (autrement dit, depuis le commencement). Il a été témoin de leurs exploits, de leurs combats et armé de son appareil photo, il a fournit au monde non seulement des preuves mais des souvenirs mémorables. Puis, il a publié un ouvrage : "Marvels" (oui comme le titre de la première mini-série) qui a connu un grand succès.
Aujourd'hui, la retraite approche, il a changé, il n'est plus aussi jeune et puis la maladie s'invite soudainement. le monde aussi a changé. Les héros ne sont plus acclamés mais plutôt décriés. La moindre erreur, la moindre faille est prétexte à les salir. Sans compter qu'apparaisse de nouveaux personnages comme le Punisher, violent, meurtrier ; ou encore l'apparition des "mutants" et donc des X-men. Qui sont-ils ? Pourquoi attisent-ils la haine des gens ?
Phil est désabusé par ce monde qui mélange tout, qui déforme tout. Une évolution permanente et des évènements hors du commun mais aussi communs vont le faire douter et remettre en question ce en quoi il croit.
Les super-héros sont ici relégués au second plan. Les apparitions sont nombreuses mais furtives. L'histoire est vraiment celle de Phil Sherldon. A travers son personnage qui connait bien ce monde héroïque, ou qui croyait le connaître, beaucoup de questions sont soulevées. Des interrogations sur le traitement de l'information par les médias, le type d'informations transmis au public, la place des super-héros, le prix de leurs actes, la nécessité de leur existence, l'accoutumance et la banalisation de cette présence hors-norme, l'héritage, la transmission, la mémoire, l'utilité d'une vie ou de son métier, etc.
Le scénario est excellent. Il m'a tenu en haleine malgré une fin attendue mais tout de même efficace. L'histoire est dense et ne laisse aucun temps morts.
En tant que néophyte, je regrette un manque d'indications et de marqueurs chronologiques. Visuellement, dans les costumes notamment, on soupçonne une ambiance très 1970's. Cela est corroboré par mes recherches Wikipedia sur la création du Punisher, Daredevil ou encore des X-men qui sont dans ces eaux-là : 1960's-1970's.
Mais franchement, je pense que les évènements relatés dans cette histoire, bien qu'intéressantes à découvrir de cette manière-là, ne parleront qu'aux grands fans de Marvel et à tout ceux connaissant bien cet univers et son histoire.
N'en reste pas moins que le travail scénaristique de Kurt Busiek est excellent. Et la réalisation des planches par Jay Anacleto est sublime. Ca donne très envie de découvrir la mini-série "Marvels".
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florian1
  17 avril 2014
C'est long, très long, trop long. le concept est intéressant, mais je me suis forcé à aller jusqu'au bout de cette histoire. J'aime bien les super héros, mais là je n'ai pas accroché. beaucoup de texte, pas assez d'action. .
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Yaneck
  13 juin 2013
EXTRAIT "Marvels- L'oeil de l'objectif est la suite directe du Graphic-Novel Marvels, de Kurt Busiek et Alex Ross. On peut considérer que le premier trait de l'âge d'or et de l'âge d'argent des comics, soit des années 30 jusqu'à la fin des années 60. Ce second opus poursuit jusqu'aux années 80. Les évènements s'enchaînent à nouveau, via une fois de plus le regard de Phil Sheldon, via son humanité. C'est une plongée intéressante dans l'histoire de l'univers Marvel, mais elle pose encore plus la question de la temporalité que le premier livre. "
Lien : http://www.chroniquesdelinvi..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
KenehanKenehan   16 février 2014
- J'ai pensé à un autre angle. Obscurité et lumière. Les prodiges ne sont pas parfaits. Ils ont des zones d'ombre. Et les monstres... l'Homme-Molécule, Hulk, Galactus... ils ont des côtés lumineux.
- Je vois. Il y a du mauvais partout, mais il ne doit pas nous empêcher de voir le bien qui y est mêlé.
- C'est ça, Jen. On ne sait jamais ce qui va se passer, dans le travail, dans la vie. Donc, pas de raison de ne pas s'attendre au meilleur.
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KenehanKenehan   16 février 2014
Rien ne changeait. La planète encensait les héros et la seconde d'après, elle les descendait en flammes.
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KenehanKenehan   16 février 2014
C'est drôle, quand on décrit la chimiothérapie... Produits chimiques, rayons... On a l'impression que ça donne des super-pouvoirs. Pourtant, c'est juste désagréable, crevant et long.
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KenehanKenehan   16 février 2014
La majorité des gens paraissait résignée à vivre avec moins de héros. Et je me disais... si leur absence n'est pas un problème, à quoi ça servait qu'ils soient là?
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