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Critiques sur Le petit Lebanski (13)
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sonfiljuliesuit
  02 octobre 2018
Ce petit Lebanski a tout d'un grand !

Non mais on peut être petit, mesurer 1,47m et être un bonhomme plein de rage, de secrets et de principes. Les emmerdes, il va les cueillir, histoire de ne pas se laisser marcher sur ses petites cannes… La rage il a certainement plus, quand le regard des autres glisse plus bas pour le voir et que le dédain se peint sur les lèvres. Non mais tu imagine le tableau !

Je ne vais pas tourner autour du pot ! J'ai passé un très bon moment avec ce personnage haut en couleur et au verbiage affûté, digne des tripots parisiens. Cette gouaille argotique qui manque parfois dans certains bouquins qui se prennent trop au sérieux. L'argot n'est pas facile à manier et encore moins à comprendre et puis on pense qu'il est passé de mode, pourtant ici, l'auteur lui redonne ses lettres de noblesses.

J'ai été déstabilisée au départ, eh bien oui Stéphane Chamak bouleverse un peu tes données et mine de rien tu sors de ta zone de confort et c'est plutôt jouissif !

Ceux qui crieront au scandale, soyez prévenus, ce n'est pas de la grande littérature, mais l'auteur n'en a pas la prétention. Il prête se plume pour vous faire passer un moment agréable. Et il réussi le bougre ! Je me suis retrouvée dans l'ascenseur au boulot et j'étais tellement plongée dans ma lecture que j'ai éclaté de rire ! Impossible de m'arrêter ! Mais punaise les personnages, sont des potes à toi, Stéphane ? Na mais sérieux, c'est trop vrai pour que ce soit une invention…

Voilà l'effet Chamak ! C'est comme un boomerang qui te revient en pleine face, tu passe par toutes les étapes. Au début, tu te dis : « na mais, il a écrit avec ses pieds ? » Pour au final te dire : « Waouh ! Je me suis régalée, j'ai ris et j'en redemande ! » Bon franchement, je ne lirais pas tout le temps ce type de plume familière, mais je veux bien continuer à lire du Chamak ! Parce qu'il le fait bien.

La psychologie des personnages est soignée, avec des descriptions loufoques, farfelues, mais tellement réelles que je me suis prise d'affection pour la team Lebanski. Une team un peu barge, mais qui colle à certaines personnes que l'on peut rencontrer.

C'est ce qui fait la particularité de ce bouquin. Cette réalité, dans les descriptions, dans les mots que l'auteur utilise.

Pour peu que l'on connaisse Paris, on a le sentiment de se balader dans ses rues. Ces rues que je connais et cela rend l'intrigue encore plus crédible.

On a la sensation que l'auteur ne s'est pas donné beaucoup de mal en couchant ces mots, pourtant il est beaucoup plus difficile de donner vie à des personnages atypiques avec un humour drolatique, le tout avec une fluidité incroyable.

Lorsque Lebanski raconte son aventure, tout coule de source et c'est comme s'il se trouvait face à nous. Comme un pote qui te raconte l'histoire incroyable qu'il a vécu !

Lebanski est un drôle de bougre, un tendre qui se soigne, mais il est dans une sacrée merde, pourtant il sait rebondir… Dans tous les sens du terme… Qui s'y frotte, s'y pique…

Ici tout est dans le phrasé que l'auteur utilise. C'est finement drôle et on ne peut pas rester indifférent. Un humour noir, qui colle à la peau et quand on aime ça, c'est du pur bonheur. La seule qui m'a vraiment déstabilisée est l'absence de négation, mais la gouaille de Lebanski a réussie à ne plus la rendre indispensable.

« Jacky alias Godwin prétendait à qui voulait l'entendre qu'à chaque cigarette qu'on grillait, Dieu nous enlevait sept minutes de notre vie et les rajoutait à Michel Drucker. »

Il y a aussi, cette tendresse sous-jacente. Cette tendresse dont Lebanski est en manque. Il la cherche… le bouquin est parsemé de passages en italique, qui apportent un éclairage sur cet homme et son histoire. Une histoire d'une grande sensibilité.

Des tiroirs qu'on ouvre et dont on découvre le contenu. Deux histoires qui se télescopent et qui en fin de compte vont faire grandir ce petit Lebanski. Et ça le rend encore plus réel.

Je remercie beaucoup l'auteur pour cette plume ciselée et tellement drôle, pour sa confiance et surtout pour sa participation au livre voyageur, dont je vous parlerais bientôt, organisé sur mon profil Facebook.

Une dernière mise en bouche, histoire de vous donner envie :

« Ceux qui prétendent que l'âge, c'est que dans la tête, je les emmerde. Ton âge, tu le sens direct au réveil. le jour où un matin, tu te lèves avant ta bite, tu peux commencer à t'inquiéter. »
Lien : https://julitlesmots.com/201..
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audelagandre
  22 mai 2018
J'avais envie de lui faire une petite blagounette à Stéphane Chamak et de lui dire que je n'avais pas aimé son livre, mais en mettant la dose genre "c'est quoi cette daube..."

Sauf qu'après avoir lu la fin de son livre, j'ai pas pu.(je sais, je suis faible)

Qu'on se le dise tout de suite, lui et moi, on ne se connait pas. On s'est trouvé sur Facebook, dans plusieurs groupes de lectures et ça nous a amené à discuter de certains bouquins, parfois de films.
Pour résumer, il lit rien de ce que je lis, je ne lis rien de ce qu'il lit. C'est vous dire !
Quand tout le monde s'étend sur un bouquin en disant à quel point il est "addictif", lui demande l'autorisation de ne pas le lire... Moi ça me fait rire et depuis le début, ce garçon me fait rire.

Bref, quand son bouquin est enfin dispo en version numérique, je l'achète dans la demi-seconde car il a refusé de me l'envoyer (tiens prends ça). Il n'a offert cette possibilité qu'aux français de France, c'est vous dire le genre de "racisme" qu'il inflige à son lectorat naissant.
(second degré les amis, second degré )

Un très petit résumé pour ceux qui n'auraient pas la force nécessaire d'aller chercher sur le web.
Victor Lebanski est un homme de petite taille (pas un nain, il mesure 2 cm de plus qu'un homme qu'on qualifierait de nain). Il dirige un bar le Fender. Un soir, une bagarre éclate et un homme en sort très grièvement blessé. Pour fuir la case prison, Victor accepte une mission confiée par Paul Brochet : celle de retourner son fils Axel.
Je dis un mot des personnages qui apportent beaucoup de piquant et de rire à son roman? :
Mes chouchous ?
- Milos, acteur de son état
- Farid et ses boulots improbables
Lisez, vous comprenez pourquoi !

Je ne m'attarde pas sur l'histoire en elle-même, parce que je voudrai surtout parler de son style (littéraire pas vestimentaire).
C'est ça que j'étais venue chercher : savoir ce qu'il avait dans le bide !

Autant vous le dire, j'ai été soufflée !!

D'abord, on trouve dans ce livre des passages de toute beauté (vous les reconnaitrez, ils sont écrits en italique), des souvenirs-rêves d'un moment de grâce absolu entre un père et son fils. Un moment, comme on en a tous en mémoire quand on se souvient d'une personne importante de notre vie, un moment qui n'a l'air de rien mais qui reste profondément ancré dans notre mémoire.
L'architecture du livre est construite sur ce moment là et la variété avec laquelle il raconte ce moment précis, à chaque fois différemment, en fait un leitmotiv doux et quasi cinématographique. J'étais cachée derrière un arbre, et la scène, je la voyais.
Si rien ne remonte de votre enfance quand vous lisez ces passages, vous avez le droit de m'appeler Gertrude à vie.(pardon pour les Gertudes, j'aurai pu écrire Germaine)
Attention, il n'y a pas de pathos dans ces moments là, pas de larmes à verser, pas de sentiments exagérés qu'on peut trouver dans les films choubidous (entendez par là, comédies romantiques), non, de vrais moments juste sincères.
Vous savourerez aussi ses petites phrases sur le temps qu'il fait, que j'ai trouvées de toute beauté. Il ne se contente pas de dire qu'il fait beau, ou qu'il pleut, ou qu'il gèle mais sa capacité à mettre de la poésie partout va jusque là ! Et la lune, vous ne la verrez plus jamais de la même manière après ça.

Ce qui est très réussi aussi c'est l'alternance entre des passages très drôles (oui, on rit beaucoup dans ce film- lapsus révélateur ) et des idées plus profondes.
J'ai aimé ses réflexions sur la beauté de la femme, sur la vieillesse, sur la mort, sur la vie en générale. C'est joliment formulé et ce n'est pas gnangnan ( comprenez pompeux à mort et c'est pas non plus travaillé au dictionnaire des synonymes pour faire genre... )
Parallèlement, l'association stylistique des idées pour faire sourire et même rire sont très bien trouvées et contrebalancent vraiment harmonieusement les passages un peu plus profonds.

Il faut que je vous dise aussi qu'il y a beaucoup de références dans ce livre.
Cinématographiques d'abord (vous pourrez vérifier vos connaissances),
Et musicales. Mais la magie, le truc de dingue de ce livre c'est que Ses références musicales vont de pair avec la musicalité de Ses mots. En version simple, pour les blondes comme moi, son écriture, c'est de la musique.
C'est de la musique et de la poésie,
C'est de la musique, de la poésie associées à un one man show.

A la fin du résumé Amazon, on vous dit ça.
"Entre la comédie loufoque, le polar et le sentimental, servi par une plume percutante, visuelle et poétique, l'auteur signe, deux ans après « Les Ephémères », un roman aussi inclassable que jubilatoire."
Et bien, c'est tout à fait vrai, il n'y a pas d'arnaque sur la marchandise!
Je vous laisse admirer aussi ses qualités marketing, je ne sais pas vous, mais moi ça me fait rire.

"gé adorer mé ya des fôtes" (Samir Nasri)
"Je me suis éclaté !" (Daesh)
"Une oeuvre qui nique sa mère" (Joey Starr)
"Une oeuvre miraculeuse : J'ai même souri une fois !" (Christine Angot)
"Je préfère encore rester dans le coma" (Michael Schumacher)
"Pas mal comme livre, mais aucun des personnages n'est français de souche. C'est regrettable" (Robert Ménard)
"Un livre, c'est la vie. Et la vie, c'est le livre. Dans le livre, y a la vie. Et la vie, c'est comme le livre de la vie. Et ça, c'est beau" (Jean Claude Vandamme)
"Stéphane Chamak, laisse-moi être ta chose !" (Salma Hayek - oh yeah)
"Le Goncourt, c'est dans la poche. Comme ma main." (Jamel Debouzze)

Je me doute qu'il doit être stressant d'attendre les retours des bêta-lecteurs (et il y a bêta dans bêtas-lecteurs) et je l'imagine bien collé à son ordinateur en attente de...
Je vous livre une info exclusive qui sera à la une de Paris Match demain : pour gérer son stress, Stéphane fait du mal aux arbres... même aux arbres nains !! C'est mal Stéphane, c'est très très mal !!!!


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Peluche0706
  16 mai 2018
Je vais commencer par résumer un peu l'histoire : Victor Lebanski est petit. Il mesure 1m47, juste à peine plus haut qu'un nain. Et le petit Lebanski, il n'aime pas qu'on l'appelle le nain. Si bien qu'un soir, lorsque un homme y fait allusion, il entre dans une colère noire et le tabasse en bonne et due forme. le problème, c'est qu'il est l'homme de main avec un célèbre Paul Brochet, un businessman connu. L'homme tabassé ne pouvant plus régler son contrat, Victor Lebanski doit le remplacer. Il doit retrouver son fils sous quelques jours, sans quoi Paul Brochet portera plainte contre lui pour l'agression de son homme de main.

Victor Lebanski est alors embarqué dans une aventure qui lui échappe complètement. Il est accompagné d'un garde du corps surprenant. Je vous laisse découvrir en quoi il l'est.

En plus de cette enquête, une histoire en parallèle avec son père est développée. On sent qu'il y a une vieille blessure entre eux. On se demande ce qu'il s'est passé avec son père pour que leur relation soit si froide et pourquoi il n'a plus signe de vie de sa mère non plus. L'auteur entretient le mystère au tout début et petit à petit, on finit par comprendre.

Il y a certains livres qui se lisent par plaisir du début à la fin. Ce livre en fait partie. Ici, l'auteur attaque l'histoire sans faire de chichis.On apprend à apprivoiser sa plume qui peut surprendre de prime abord et puis, l'histoire reprend sa place. L'intrigue est lancée. L'humour du narrateur est mordant, son ton est assez cynique mais on apprend à le connaître. Il est au final attachant.

Sur la 4ème de couverture, il est indiqué que ce roman se situe entre la comédie loufoque, le polar et le sentimental. C'est tout ça à la fois effectivement. On passe d'un univers à un autre, d'un chapitre à l'autre. Je l'ai d'ailleurs classé personnellement dans ma catégorie thriller. L'auteur sait tenir son lecteur en entretenant le suspense en posant à petites touches des pierres. Ce livre est assez addictif. Ce que j'ai bien apprécié également, c'est que l'auteur nous prend par la main. On ne peut pas se perdre dans toutes les intrigues du livre. le narrateur nous rappelle son cheminement, et on se laisse guider jusqu'à la dernière page.

Par ailleurs, dans ce roman, il n'y a pas de temps morts. Quelques scènes de bagarre sur plusieurs page font qu'on se demande quand est-ce que ça va se terminer. Dans ces pages de tension, Victor ne perd pas d'humour. Il a d'ailleurs une répartie assez remarquable. Il l'a payé cher mais il reste digne. Chez les Lebanski, on ne baisse pas les yeux !

En bref : du suspense, de l'humour et de l'émotion. Je pense sincèrement que ce livre mérite d'être connu. Je vous le recommande chaudement.
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Eric_bc_92
  08 juin 2018
J'ai eu la chance de découvrir récemment ce roman qui est un vrai petit trésor d'aventure, d'humour où le principal personnage, le petit Victor Lebansky, nous raconte ses déboires avec ses différents acolytes… . Une pépite.
Beaucoup d'humour, d'émotion et plaisir à le lire. A quand la suite?…. .
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leonardannefrancoise
  23 mai 2018
Un Régal !

« le petit Lebanski » de Stéphane Chamak nous plonge dans une lecture ou s'alterne passé et présent, humour et sentiments.

Avec certaines scènes plus dures et des scènes de bagarres décrites comme si on y était ce qui les rend fortes, poignantes et drôles à certains moments.

Des personnages atypiques, certains attachants d'autres horripilants.

Impossible de ne pas craquer pour Victor qui du haut de son mètre 47 prend de la pace l'air de rien dans ce bouquin où il tient le « rôle principal ».

Cela ne m'a pas empêché d'avoir un coup de coeur pour les personnages suivants :
- Niski, 67 ans, cheveux jaunes qui fait des compétitions de bras de fer. Rien que ça !!
- Farid qui en plus d'être barman le soir, enchaîne des petits boulots des plus étranges : masturbateur de dindons, essayeur de toboggans aquatiques,… OUI OUI pour de vrai !
- Zola, garde du corps narcoleptique et… Pour découvrir ce personnage énigmatique il faut lire le bouquin. Ce serait spoiler que d'en dévoiler d'avantage.

Il y en a encore bien d'autres et tous ont leur importance dans ce polar sentimental où chacun y met son grain de sel pour nous régaler du début à la fin.

Vous trouverez tout au long du bouquin des références cinématographiques, musicales,...Dont plusieurs m'ont fait sourire et pour celles que je n'avais pas repérées je remercie Stéphane d'avoir remédié à mon manque de culture à la fin du bouquin.

Je ne ferai pas de résumé de l'histoire car j'ai eu tellement de plaisir à m'y plonger sans trop en savoir que je vous souhaite la même chose. Je vous donne juste un avant-goût avec quelques citations, histoire de vous mettre l'eau à la bouche :

« Quand on se trouve face à un nain, il a éructé, on sait jamais comment y faut faire. Si tu t'accroupis, c'est mal poli, si tu le lances, c'est illégal. »
« A la maison, on pouvait compter les mots prononcés sur les doigts d'un manchot. »
« L'alcool c'est le poison de la dignité, le cyanure de l'amour-propre. »
« … ; un défilé d'étrangers à moitié grabataires et presque tous beurrés comme des petits Lu. »

Je n'en dirai pas plus, à vous de découvrir le reste.

Si comme moi tu t'es posé dans ton canap en te disant je me pose 15 minutes pour lire quelques pages et que 2h plus tard ton fessier ne fait plus qu'un avec celui-ci, c'est que comme moi « le petit Lebansqui » t'a séduit.

Et pour ceux qui ne l'ont pas encore entre les mains foncez !!

Alors pour cela question primordiale « Où se le procurer ? »

Et bien tout simplement auprès de l'auteur (ne soyez pas frileux il n'est pas si méchant que ça) qui vous le fera parvenir avec grand plaisir.

En espérant que les plus courageux soient arrivés jusqu'en bas de mon énorme tartine.
af
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bluetansy
  08 mai 2018
Un roman difficile à classer dans un genre, qui vous fera rire aux larmes mais vous serrera aussi la gorge. Une écriture originale, fleurie et imagée. A lire
Lien : https://www.facebook.com/532..
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Ptitnam
  14 mai 2018
Avis:
En recevant ce bouquin je ne savais pas trop à quoi m attendre....
La 4e de couverture m assurait, de par l humour déjà esquissé, que j allais passer un bon moment.

Avex ce roman Stéphane Chamak nous emmene ds un polar loufoque dans le milieu du banditisme.
Avec un humour caustique, hilarant qui pourrait etre parfois un peu dérangeant pour certaines personnes non averties.
Je pense qu'il faut vraiment tt prendre au 2nd voire au 3e degré....et ne pas y voir une volonte délibérée de l auteur de se moquer de certaines minorités. Enfin pour moi la mayo a pris je me suis marrée!
Vu le contexte on assiste aussi à des scènes de bagarre mémorables .
Mais ce romain n est pas que ça..... et il m'a embarqué là où je ne l'attendais pas!!!
C'est aussi un roman avec des moments d introspection bcp plus intimes, très emouvant, poignant...
J ai bcp apprécié le personnage de ce père polonais taiseux, tres dur , qui n'arrive pas à oublier celle qu'il a aimé et qu'il retrouve dans les yeux de son petit garçon.
Et cette scène où Lebansky revient sur les traces de son enfance, est extrêmement touchante ça prend aux tripes.
Franchement j'ai bcp ri, j'ai râlé, j'ai été émue.
C est vraiment une super bonne surprise.
Foncez !!!!!

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EmilieAFDL
  25 janvier 2019
Il y a des trouvailles humoristiques qui brillent dans ce texte, des tournures de phrases, des jeux de mots et un humour intelligent qui font sourire même si parfois c'est un peu maladroit, un peu cliché ou un peu lourd. L'écriture fait le boulot. C'est le plus gros point positif de ce livre parce que je n'ai pas tellement été emballée par le reste, même si ça découle de préférences et goûts qui me sont propres.

Les personnages sont drôles et attachants, les dialogues se dévorent, et globalement ce livre se déguste. L'action présente dans ce livre plaira sûrement à certains et les amateurs du genre y trouveront leur compte. Pas moi.
Je ne suis pas du tout fan des intrigues type tueurs à gage, castagne, filature, contrat et mission « secrète » (avec masse de thune à la clé). Ce que je reproche dans ce genre d'intrigue se sont les coups de chance et les raccourcis – qui servent l'histoire mais enlèvent également un peu de vraisemblance -, et la castagne interminable ou surréaliste. La « réalité » de ce genre d'oeuvres (romans ou autres) ne correspond pas à ma réalité et à ce que je considère comme crédible. Bref, je n'accroche pas avec ce genre d'intrigue.


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vidalfamily19
  09 juin 2018
Ce roman atypique vaut vraiment le détour. Implanté au croisement du roman noir et de quelque chose plus burlesque, il surprend par sa verve et ses traits d'humour, soit dans la narration soit dans les dialogues qui se révèlent assez savoureux et bien sentis. le décor est bien planté, Paris et sa banlieue forment un théâtre "des opérations" magnifique, parfait pour accueillir toute l'improbable colonie de personnages tous plus givrés les uns que les autres. Et ça marche. le personnage principal, Victor, nous épate, nous étonne, nous bluffe par son optimisme, sa capacité à encaisser les coups durs et les coups tout courts. L'écriture fluide nous entraîne sans forcer au coeur de l'histoire au milieu de laquelle plusieurs sous-intrigues se rejoignent comme les rivières aux confluents. Bien sûr, l'ouvrage n'est pas parfait, il comporte des petits défauts de générosité, de polissage, mais le potentiel est bien là, dans ces pages réjouissantes.
Lien : https://sebastienvidal.cente..
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Virginieriaute
  19 mai 2019
J'ai ouvert ce livre sans aucun préjugé, je ne connaissais pas l'auteur et donc aucun de ses livres.
J'avoue, j'ai craqué pour la couverture. Lorsque l'on ne connaît pas un auteur, elle a son importance. Et je l'ai gagné à un jeu ( ouais, je commence à gagner des trucs, pour une fois que c'est pas que des kilos... )
Le prologue démarre sur un souvenir ou un songe, on ne sait pas trop au début.
Dès les premiers couplets, la mélodie me murmure à l'oreille ses notes délicates . Un songe d'une telle sensibilité que l'émotion agit comme une onde de choc, j'ai des frissons sur les bras.
Je relis le prologue tant je le trouve bien écrit. C'est comme une visite au musée, accompagné d'un guide passionné. Il vous décria un tableau, une sculpture: une main, un caillou poli, un geste. Soudain, on entrevoit le détail inaccessible à l'oeil novice, il offrira une toute autre dimension à l'oeuvre , le petit supplément d'âme que l'amateur pressé manquera sans aucun doute.
J'ai été touchée, touchée par une description, un rituel, touchée par une technique, la technique du ricochet…
Je termine ce prologue : «M. Chamak, prenez-moi la main et emmenez-moi moi avec vous… Et qu'importe l'histoire dirais-je ».
L'histoire, parlons-en, elle se situe 40 ans plus tard. le petit Lebanski a bien grandi, enfin, façon de parler.
Il mesure 1,47 m, mais ce n'est pas un nain. Il n'en a pas les caractéristiques physiques et n'allez pas le chercher sur ce terrain, il est un peu tatillon sur le sujet.
Il mesure 2 cm de plus que les critères, ce qui lui permet de ne pas entrer dans cette catégorie.
2 cms, ça compte ( ce ne sont pas les lectrices qui me contrediront )
Et c'est justement en réponse à une vanne sur sa taille, que Lebanski va se retrouver dans une histoire menée tambour battant.
- Quatre jours pour reprendre le cours normal de sa vie
- Quatre jours pour décrocher le pactole
- Quatre jours pour dénouer intrigues et énigmes
- Quatre jours pour comprendre l'essence d'un passé enfui sous le poids des années et des non-dits.
Ce roman s'est présenté comme un merveilleux millefeuille (mon gâteau préféré juste derrière le Paris Brest).
J'ai un rituel pour le déguster, je le croque, par tranche horizontale. D'abord la pâte feuilletée et sa couche de sucre qui m'ouvrent l'appétit, puis l'épaisse crème pâtissière, enfin le dernier niveau identique au deuxième pour deux fois plus de plaisir.
Ce roman est aussi gourmand. Il est composé de 3 histoires, les unes en rapport avec les autres, 3 couches écrites dans 3 genres différents.
Évidemment, dans l'une d'elle, on colle aux basques du petit Lebanski et à sa bande.
On rit plus d'une fois à son langage fleuri. le style est punchy, rythmé, effronté, ça tire à vue, les reparties sont excellentes. J'ai souvent pensé à Snatch de Guy Ritchie.
Les références pop culture sont d'ailleurs très nombreuses et m'ont toutes parlée : des musiques aux marques de guitare, des répliques de films aux métaphores, on se sent connecter à l'auteur par ce fil conducteur et cela rajoute beaucoup de charme à une connivence déjà bien installée.
Vous en apprendrez de belles sur Farid, toujours accompagné de Pacino, son fidèle perroquet cynophile et ses boulots improbables. Vous rigolerez un bon coup avec Milos dit «La Trique », délicieusement...gonflées, les vannes.
Mesdames , vous jalouserez la cambrure d'Imani la Keyniane et son argot approximatif trop sexy.
Les personnages emblématiques haut en couleur sont un brin caricaturaux mais ils compensent des protagonistes bien plus sombres et taiseux qui posent un voile de pudeur dramatique sur le roman.
Parce qu'il y a Ragnar. Ragnar c'est le Leon de Besson, le nettoyeur, le pro.
Dès qu'il est apparu dans l'histoire, j'ai tout de suite ressenti pour ce balafré de la vie et de la gueule une sorte d'empathie peu commune.
Cette tronche cassée n'est pas lisse, c'est le moins que l'on puisse dire et j'ai eu immédiatement envie de creuser son parcours, d'en savoir davantage. Après tout, ne sont-ce pas les âmes torturées qui font battre le coeur des filles un peu plus vite ?
L'auteur a exaucé mon souhait. Chaque chapitre le concernant est alors écrit dans un style nouveau, plus posé, plus sobre. Une sorte de souffrance, de drame est suggéré et dévoilé peu à peu grâce à une plume précise qui nous happe. Elle bouleversera sûrement les plus sensibles.
Et puis il y a ce troisième niveau... j'ai eu un plaisir sans cesse renouvelé à chaque chapitre tant ils étaient bien écrits. Ces parenthèses oniriques, écrites en italique, teintées de mystères sont absolument divines.
Évidemment, c'est trois parties convergent et le voile tombera. Toutes les questions trouveront leur réponse logique, crédible, touchante. La fin est belle, sobre, comme la couverture de ce très beau bouquin.
Je me permettrai d'ajouter une seule remarque qui pourrait servir à améliorer encore le récit. le petit truc en moins pour obtenir un truc en plus.
Elle concerne les figures de style.
L'auteur pèche par gourmandise ( mais n'est-ce pas le péché le plus toléré ? )
et utilise à grand renfort les comparaisons. La conjonction « comme » est très, trop souvent présente. Je chipote mais qui peut le plus peut le moins non.
Que dire de plus, si ce n'est que Stéphane Chamak a écrit 6 recueils de nouvelles et que c'est son deuxième roman. J'espère y trouver autant de surprises et de belles émotions.
+ Lire la suite
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