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EAN : 9782848866987
224 pages
Éditeur : Lucien Souny (01/06/2018)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Glauque, perturbant et diabolique à souhait ! Un violent incendie a ravagé un orphelinat religieux. Les pensionnaires sont évacuées et Marie, l'une des jeunes filles, est placée d'office en psychiatrie à Auxerre. À des centaines de kilomètres de là, à l'exception des morts qu'il a laissés derrière lui et des années qu'il a passées dans la Légion comme tireur d'élite, rien ne distingue Fabrice des autres habitants de ce village en pays cathare où il s'est désormais r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Soukiang
  19 juillet 2018
La France a connu des heures terribles et sombres ces dernières années avec les attentats terroristes, l'impuissance des politiques à faire face à ce nouveau fléau, les fous d'Allah n'en finissent pas de planter les graines de leur haine dans tout l'Occident, revendications et images choc pour ébranler l'opinion publique, le traumatisme est encore vivace dans tous les esprits ...
Et si le pire n'était pas à craindre du côté du Moyen-Orient mais à l'intérieur des frontières.
Pour fuir les souvenirs douloureux liés à son passage dans les Alpes, l'ancien légionnaire Fabrice a trouvé refuge dans l'Aude, en terre cathare et tente de se construire une nouvelle vie avec l'aide d'un compagnon de randonnée, Peter.
Jusqu'au jour où ce dernier est menacé de ... mort !
Il s'agit du deuxième thriller d'un duo d'écrivains, après La voie du Talion qui m'avait laissé sans voix par une lecture décoiffante, sans temps mort, un page-turner endiablé à souhait, un de ces romans qui vont donne la pêche et ne vous fait pas regretter d'avoir filer quelques heures à suivre Fabrice et ses acolytes dans une intrigue vertigineuse et maîtrisée de bout en bout, une révélation.
Je remercie Editions Lucien Souny Plumes noires de m'avoir accordé leur confiance pour m'avoir permis cette lecture.
La couverture donne le ton avec cette croix gravée dans un mur, sur fond d'Inquisition et de l'histoire de la religion, un roman qui va se révéler riche en surprises et en rebondissements, kiaï confirme l'émergence de deux plumes unies pour nous faire vibrer, frissonner et donner au thriller d'autres voies pour comprendre le monde dans lequel la réalité et la fiction se confondent et nous permettent d'élargir notre vision de la société actuelle.
Les fanatiques de tout bord, toute religion confondue, ont toujours existé depuis que l'appel de Dieu résonne dans l'espace et sur Terre, dans le coeur des lieux cultes, l'appel à la prière, le rassemblement, la voix de l'orateur qui fait écho à celle du Créateur, la vérité des écrits et des versants, tout porte à croire que les dérives et les massacres perpétrés au fil du temps par des décisions étatiques quand la religion et la politique faisaient le ménage parmi les mécréants ou les opposants, quand la terre s'imbibait du sang des hérétiques, quand les sorcières étaient brûlées sur le bûcher au nom des sacro-saints principes, mettez les enfants à l'abri pour ne pas assister à l'agonie et entendre les cris d'épouvante des victimes, effroyable vision de l'enfer et qui a malheureusement donné lieu à des scènes violentes et insoutenables.
Le poids du passé dans la délivrance des péchés, dans la souffrance de ceux et celles qui prônaient alors la liberté d'expression et de penser, l'actualité rappelle que l'histoire se charge encore de resurgir, de faire écho à certaines périodes qu'on préférait oubliées et pourtant, l'immobilisme et la léthargie d'une société en pleine mutation, le spectre des fantômes continuent de hanter et de tourmenter les vivants, kiaï aborde des thématiques brûlantes telles que le libre-arbitre, l'intolérance, la justice divine, l'impossible pardon, la place de la religion aujourd'hui, le châtiment expéditif, la manipulation des opinions et des masses, cet aveuglement en un futur utopique et le sacrifice d'innocents au nom d'une idéologie extrêmiste mais voilà, les co-auteurs poussent la construction de l'histoire encore plus loin pour nous faire pénétrer dans la peau des personnages dans une intrigue impressionnante, dans un trip de lecture qu'on aimerait lire plus souvent, qu'on voudrait ralentir un peu pour faire reculer la fin afin de savourer chaque page.
La voie de la raison ...
Retrouver des personnages, Fabrice en premier lieu bien sûr mais aussi tous les autres qui m'avait laissé un souvenir marquant dans La Voie du Talion, Taisho ce mystérieux et énigmatique compagnon d'infortune et de guerre, Zoé la psychologue qui avait aidé Fabrice à se remettre d'un traumatisme presque insurmontable et Peter, cet ancien prêtre reconverti en écrivain de ... thriller, c'est comme de retrouver des amis imaginaires mais suffisamment enracinés dans la tête, en apprendre encore un peu plus sur leur passé mystérieux et parfois violent, l'écriture transporte l'histoire dans un coin toujours isolé pour marquer une atmosphère qui baigne dans l'histoire regionale avec ses sanglantes croisades historiques et l'histoire qui ne fait que recommencer, à partir d'une volonté de vouloir afficher ses idées et prises de position dans un monde aveuglé et en mode cataleptique, des séquences fortes succèdent des moments d'une grande intensité dans l'action, dans le mouvement dynamique d'une trame qui ne faiblit jamais tout au long des 216 pages, actionnez le bouton et vous voilà embarqué dans une nouvelle spirale de violence et une frénésie impressionnante dans une scène digne des meilleures vendettas.
Comme dans le premier volet, vous retrouverez également des petits clins d'oeil à certains films cultes décuplant alors la scène qui se voudra pénétrante et visuelle pour achever de lire un thriller jouissif, libérant alors des forces improbables et apportant cette touche particulière de deux auteurs inspirés, une signature unique pour tourner les pages comme dans un livre d'images, fluidité de l'enchaînement des pages et finalement, un dénouement hallucinant, une fin que l'on ne devinera jamais et rien que pour cela, chapeau bas, libérateur, jubilatoire, une imagination débordante qui fait mouche pour arriver à accrocher à ce point, à délivrer un de ces twists dont les auteurs ont le secret, de continuer à épaissir ce qui se cache derrière les yeux, de développer toujours l'aspect psychologique qui sied à merveille avec les sentiments ravagés de ses personnages, l'inquiétude qui prend la place de la raison, chacun des personnages apportent leur pierre à l'édifice, le calme apparent de l'un pour rétablir la colère de l'autre, quand ce n'est pas ...
... La voie de la sagesse
qui prend le pas sur les décisions communes, sur l'opinion contraire, le bien et le mal finissent par se confondre, la culpabilité est un poison dans les veines, le prix de la rédemption au prix fort pour briser des élans d'espoir et décourager les moins téméraires, une critique virulente du mode de vie inculqué dans une société de consommation qui n'a pour seul leitmotiv d'aller plus vite, toujours plus vite, quitte à causer des dommages collatéraux, à redéfinir les arcanes du pouvoir et de la toute-puissance à tous les niveaux, l'angoisse des lendemains est tangible, l'insécurité des lieux publics et aussi dans les milieux les plus reculés, tout est possible dans cette histoire qui puisent ses ressources dans les rivages d'une passé obscure et impitoyable, sanguinaire et oppressif, il n'en fallait pas plus pour rendre une ambiance qui donne souvent la chair de poule et malgré des personnages au caractère énergique et plein de ressources et de vitalité, je ne saurai trop vous conseiller de lire d'abord La Voie du Talion, s'il n'est pas obligatoire de l'avoir lu, c'est juste un conseil pour apprécier encore plus kiaï.
Des mensonges et des vies, des vérités éclatées au grand jour, il n'y a pas plus aveugle une personne qui ne veut voir, ni plus sourde une autre qui ne veut entendre, cette marque de dévotion absolue s'oppose à la complicité et à la marque de confiance de l'autre, cette dichotomie se retrouve au sein de tous les collectifs et qui ne poursuivent pas les mêmes objectifs, les mêmes rêves.
Deux plumes brillantes pour titiller la conscience, pour interpeller, pour nous faire rebondir et nous remuer l'estomac, aucun répit, encore un thriller sombre qui déménage sec et n'oubliant pas quelques traits d'humour avec quelques références culturelles pertinentes pour alléger quelque peu la trame, juste le temps d'expirer une seconde, un dénouement à proprement dire ahurissant, l'envie de continuer l'aventure avec Alexandra Coin et Eric Kwapinski ? Sans hésitation aucune, je réponds de tout coeur ... encore !
La Voie du Talion ...
et maintenant kiaï, deux romans que je vous invite à découvrir et à lire de toute urgence, la confirmation et la cohérence d'un style qui ne tourne jamais dans l'économie de moyens avec une écriture incisive, ne vous fiez pas au nombre de pages, l'adage "la qualité prime sur la quantité" démontre ici sa juste raison d'être, vous serez sensible à la psychologie toujours plus importante pour éprouver cet attachement durable avec tous les personnages, jusqu'à la prochaine fois !
Aux Editions Lucien Souny Plumes noires, kiaï de Alexandra Coin et Eric Kwapinski, la confirmation de l'émergence de deux plumes addictives, un joyau noir, un amour de thriller !
❤️
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Amnezik666
  28 août 2018
Pour la petite histoire, kiaï fait suite (sans vraiment être une suite) à La Voie du Talion ; même si cela ne s'impose pas pour comprendre le présent roman, je ne peux que vous recommander chaudement la lecture du précédent avant de vous lancer dans celui-ci.
Après ses mésaventures dans les Alpes, Fabrice s'est réfugié dans l'Aude afin de profiter pleinement d'un nouveau départ bien mérité. C'est là qu'il fera la connaissance de Peter Wolff, un ancien prêtre qui s'est reconverti dans l'écriture de thrillers ; au fil du temps les deux hommes seront liés par une amitié sincère et solide. Aussi, quand son ami, qui a des idées bien arrêtées et n'a pas la langue dans sa poche, s'attire les foudres d'un groupuscule d'intégristes chrétiens, Fabrice se fait un devoir de lui venir en aide.
Si vous me lisez depuis déjà quelque temps, vous savez sans doute que les grenouilles de bénitier et moi ne sommes pas forcément faits pour nous entendre. En effet face à ces spécimens je me sens plus inspiré par l'envie de m'en faire une fricassée à la persillade plutôt que de leur offrir un bassin où elles pourront s'ébattre à leur guise.
Je vous rassure (ou pas) mon mépris ne s'arrête pas à la seule religion catholique, je serai plutôt du genre à foutre toutes les religions dans le même sac et le balancer à la flotte, après l'avoir lesté, le plus loin possible du rivage !
Je vous laisse imaginer tout le bien que je peux penser de ces mêmes grenouilles de bénitier (ou de couscoussier) quand elles se déclinent en versions intégristes. L'intégrisme chrétien en réponse à l'intégrisme islamiste… très peu pour moi, si la connerie se combattait par la connerie ça se saurait (quoiqu'à écouter certains de nos politiques on pourrait avoir des doutes sur la question).
Ce n'est pas un hasard si les auteurs ont situé leur intrigue dans l'Aude, au coeur du pays cathare. Les cathares ayant eu à subir les affres de l'Inquisition avec son lot de tortures et autres persécutions diverses et variées, sous l'égide du fort mal nommé pape Innocent III (Salopard III eut été plus adapté au personnage, mais j'admets volontiers que c'est moins vendeur).
Les instruments de torture décrits et utilisés dans le roman par les adeptes du CLOU ont bel et bien existés et faisaient partie de l'arsenal de conversion à la foi chrétienne cher à ces agents de l'Inquisition. Si vous n'avez pas la possibilité de visiter le Musée de l'Inquisition de Carcassonne, vous trouverez sans mal maintes références à ces engins sur le Net.
Outre Fabrice, déjà croisé dans La Voie du Talion, cette suite qui n'en est pas une est aussi l'occasion de retrouver Taisho et Zoé qui ne se feront pas prier pour venir prêter main-forte à leur ami ; pour notre plus grand plaisir.
Je ne vous surprendrai guère en vous disant que je me suis régalé avec le personnage de Peter Wolff. Sans forcément adhérer à l'intégralité de son discours, c'est un caractère entier qui ne pouvait que me plaire. Et puis il a un côté ours mal léché (un peu comme Fabrice) qui facilite grandement l'identification au bonhomme.
Je ne dirai rien des autres personnages qui croiseront votre chemin au fil des pages, non par manque d'inspiration, mais plutôt pour laisser entier et intact le plaisir de la découverte.
De nouveau je ne peux que m'incliner devant la maîtrise d'Alexandra et Erik, non seulement leur intrigue tient parfaitement la route et n'a pas à rougir face à des auteurs confirmés du genre, mais elle est hautement addictive ! Une fois embarqué dans l'histoire, il vous sera difficile de lâcher le bouquin.
Une intrigue qui fait la part belle à l'action et jouera avec vos nerfs. L'absence de dimension psychologique (par rapport à La Voie du Talion, je m'entends) ne nuit en rien à l'ambiance qui se dégage du roman. Les auteurs ont osé passer à autre chose, se penchant davantage sur les faits de société, et force est de reconnaître que le résultat est des plus efficaces.
Mention spéciale pour le twist final qui remet radicalement les choses en perspective et offre une genèse du diptyque aussi inattendue que surprenante. Chapeau bas pour ce tour de passe-passe qui m'a laissé sur le cul.
Je ne voudrais pas mettre la pression à Alexandra et Erik, mais après deux romans de cet acabit on est en droit d'attendre beaucoup de votre prochain opus. Dans tous les cas, vous pouvez compter sur moi pour être fidèle au poste.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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sylvieboop24
  20 décembre 2020
L'histoire :
L'orphelinat des Capucines, un porc en soutane façon puzzle qui en engraisse d'autres, via une main vengeresse, celle de Gabrielle, une orpheline qui s'est révoltée.
Une autre orpheline, Marie, va purifier le lieu en l'incendiant et sera internée dans un hôpital psychiatrique. Son seul lien avec l'extérieur sera désormais la TV.
15 ans plus tard
Fabrice a trouvé refuge dans un petit village de l'Aude. Il se plaît dans cette vallée, au milieu de cette nature où il s'est reconstruit une vie bien loin de celle d'avant. le sniper est mort.
Il chasse avec son chien et son arc, et est ami avec un ex curé grande gueule, Peter. Doublement amis, car leurs chiens le sont aussi.
Gabrielle est devenue une jeune femme et a rejoint un groupe religieux catholique ultra, le CLOU, et sa section la plus active. La face cachée de Formanoir, si respectable. Un groupe où elle a trouvé une famille, des repères. Sanglants, violents, mais des repères et des valeurs auxquels elle adhère. Seulement voilà, dans cette famille il y a un mouton noir que même le cilice ne calme pas, et les repères sont bâtis sur des mensonges. Et les méthodes utilisées rappellent les pires heures de l'inquisition.
Extrait p.139
« Ces souffrances atroces lui avaient toujours paru abstraites, tant elles sont impensables. Elles avaient été infligées en des temps obscurs qu'elle pensait à jamais révolus. Elle se trompait lourdement. »
Peter Wolf dénonce les abus des religions. Toutes, sans exception. Dans un livre, et à la radio. Des idées dangereuses car les extrémistes ne peuvent tolérer de tels blasphèmes.
Extrait p.68
« Les derniers mots de Peter tournaient en boucle dans la tête de Fabrice. Les lanceurs d'alerte taxés de conspirationnistes… Comme les Cathares avant eux avaient été accusés d'hérésie… Quel habile moyen de discréditer les contestataires et de préserver l'ordre établi ! Rester dans le moule sans se poser de questions était beaucoup plus confortable. Mais laisser faire et se taire, ouvrait une voie royale aux fanatismes, il ne fallait pas l'oublier. »
Lorsque le CLOU souhaite bâillonner un loup, meilleur ami d'un ex légionnaire, ce dernier retrouve tous ses réflexes et mobilise ses anciens amis. Les vallées, les montagnes et la forêt seront les témoins de cet affrontement.
Extrait p.175
« le coup de tonnerre du calibre 12,7 gronda dans les airs au-dessus des arbres. La foudre cependant eut été plus clémente en s'abattant sur l'homme dans le fourré. Avec un tel calibre, il devait moins ressembler à une merguez grillée qu'à un hamburger saignant. »

Mais comment châtier la tête de cette hydre religieuse malfaisante ?

Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c'est aussi une ode à cette magnifique région de l'Aude.
Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m'ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.
+ Lire la suite
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collectifpolar
  09 mars 2020
La Kronik d'Eppy
J'ai rencontré ce couple d'auteurs lors du salon de Nemours 2017. Une vraie belle rencontre en particulier avec Alexandra Coin , pour notre amour commun pour la nature et la vie simple et nos souvenirs d'enfance. Ils nous ont réunies ; Comme une évidence.
A l'époque il présentait leur 1er opus à 4 mains « la loi du talion », que je n'ai hélas pas lu.
La lecture de kiaï m'a donné le désir de le faire pour mieux appréhender le personnage central de ce roman, héros du précédent.
Mais l'on peut tout à fait lire ces romans de façon individuelle, car les histoires sont distinctes.

L'histoire : L'orphelinat des Capucines, un porc en soutane façon puzzle qui en engraisse d'autres, via une main vengeresse, celle de Gabrielle, une orpheline qui s'est révoltée.
Une autre orpheline, Marie, va purifier le lieu en l'incendiant et sera internée dans un hôpital psychiatrique. Son seul lien avec l'extérieur sera désormais la TV.
15 ans plus tard
Fabrice a trouvé refuge dans un petit village de l'Aude. Il se plaît dans cette vallée, au milieu de cette nature où il s'est reconstruit une vie bien loin de celle d'avant. le sniper est mort.
Il chasse avec son chien et son arc, et est ami avec un ex curé grande gueule, Peter. Doublement amis, car leurs chiens le sont aussi.
Gabrielle est devenue une jeune femme et a rejoint un groupe religieux catholique ultra, le CLOU, et sa section la plus active. La face cachée de Formanoir, si respectable. Un groupe où elle a trouvé une famille, des repères. Sanglants, violents, mais des repères et des valeurs auxquels elle adhère. Seulement voilà, dans cette famille il y a un mouton noir que même le cilice ne calme pas, et les repères sont bâtis sur des mensonges. Et les méthodes utilisées rappellent les pires heures de l'inquisition.
Peter Wolf dénonce les abus des religions. Toutes, sans exception. Dans un livre, et à la radio. Des idées dangereuses car les extrémistes ne peuvent tolérer de tels blasphèmes.
Lorsque le CLOU souhaite bâillonner un loup, meilleur ami d'un ex légionnaire, ce dernier retrouve tous ses réflexes et mobilise ses anciens amis. Les vallées, les montagnes et la forêt seront les témoins de cet affrontement.
Mais comment châtier la tête de cette hydre religieuse malfaisante ?
Alexandra et Erik nous offre un roman fort sur les dérives sectaires, le pouvoir, la culpabilité, la vengeance et la folie. Mais c'est aussi une ode à cette magnifique région de l'Aude.
Les bruits et les odeurs de ces vallées, montagnes et forêts, m'ont accompagnée pendant toute ma lecture. Une immersion totale. Un vrai bonheur de lecture et un twist final génial. Merci à vous deux. Doublement.
Lien : https://collectifpolar.com/
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delphlabibliovore
  22 septembre 2018

Tout commence sans un espace qui aurait dû rester calme. Pourtant au fil des pages ce ne sera jamais le cas. L'atmosphère est lugubre à souhait. J'ai ressenti la pesanteur des lieux. J'ai frissonné comme si le froid et la noirceur du décor m'étaient très proches.
" La lumière rougeâtre qu'il répandait conférait une atmosphère inquiétante à ce corridor déjà lugubre. Les chambres qu'il distribuait étaient en fait des cellules de neuf mètres carrés comportant une douche minuscule et un lavabo. "
L'héroïne Marie se bat avec ses souvenirs. Elle ne sait plus comment appréhender le passé et le présent.
Les longueurs sont utiles; elles se calquent à merveille sur les paysages montagneux. le style est une prouesse quand on sait que le roman a été écrit à quatre mains.
J'ai découvert des types de tortures se rapportant au Moyen Age et à l'Inquisition. C'est difficile à supporter mais impressionnant à lire.

" Un appareillage la maintenait en position foetale, pliée en deux, la tête, les poignets et les chevilles prises dans des armures métalliques reliées entre elles par deux barres latérales. " Cette citation se nomme la torture " la fille du boueur".
J'ai relevé quelques éléments de la culture japonaise qui tranchaient avec la cruauté de l'action. Ainsi j'ai découvert les subtilités de la cérémonie du thé.
Certaines scènes sont à la limite de l'insoutenable voire glauques. La fin du roman est particulièrement dérangeante et étonnante. Je ne me suis pas attendue à un tel final!
Au-delà de l'ambiance obscure, je me dois d'évoquer un petit passage croustillant voire sexuel totalement réussi. de quoi alléger cette ambiance très noire!
" kiaï" est un roman aux sensations d'effroi qui ne laisse pas indifférent. Cette écriture à quatre mains est une expérience à suivre.

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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   09 mars 2020
Les derniers mots de Peter tournaient en boucle dans la tête de Fabrice. Les lanceurs d’alerte taxés de conspirationnistes… Comme les Cathares avant eux avaient été accusés d’hérésie… Quel habile moyen de discréditer les contestataires et de préserver l’ordre établi !
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Amnezik666Amnezik666   27 août 2018
Avant d’user de la violence, on use de la raison. On fait preuve de fermeté. On ose dire non. Et là, seulement, si cela ne suffit pas, on prend les armes et on défend ses valeurs et son pays. La violence n’est que l’ultime recours, quand toutes les autres solutions ont été épuisées et que la liberté et la justice sont menacées.
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Amnezik666Amnezik666   27 août 2018
Après chaque fait divers sanglant, le même mea culpa, les mêmes menaces de terribles représailles émanant de l’Élysée. Mais en fait, et surtout, les mêmes lois liberticides votées par le Parlement. Les citoyens trinquaient et les terroristes de tout bord continuaient, eux, à proliférer.
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emiliedubocemilieduboc   05 juillet 2018
Kiaï : Le mot Kiaï désigne le cri qui, dans les arts martiaux, concentre l'énergie du corps et de l'esprit. Ce cri est utilisé notamment pour marquer une volonté d'action ou bien pour perturber la concentration de l'adversaire.

Il vient du Ki, l'énergie, composée de deux forces opposées, Yin et Yang et de ai, l'univers.

Selon la légende, le célèbre samouraï, Miyamoto Musashi, aurait tué un scorpion en poussant un kiaï inaudible faisant chuter l'animal mort devant son adversaire. Ce dernier, impressionné, prit la fuite.
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collectifpolarcollectifpolar   09 mars 2020
Le coup de tonnerre du calibre 12,7 gronda dans les airs au-dessus des arbres. La foudre cependant eut été plus clémente en s’abattant sur l’homme dans le fourré. Avec un tel calibre, il devait moins ressembler à une merguez grillée qu’à un hamburger saignant.
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