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EAN : 9782012904576
480 pages
Éditeur : Hachette (22/05/2019)
3.67/5   9 notes
Résumé :
Rosalie est tombée amoureuse du garçon le plus populaire du lycée. Mais de reine, elle est devenue le souffre-douleur officiel, celle sur qui tous s'acharnent. Un jour, prise d'un accès de rage, elle attaque son principal bourreau... qui meurt sous ses coups. La société veut faire de Rosalie un exemple. Mais si la loi la condamne à mort, elle lui offre une autre option : l'enfermement dans un Waste, un no man's land aux conditions de vie inhumaines.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Beli_LivreSaVie
  10 juillet 2019
Waste experiment et une dystopie qui nous plonge dans l'enfer des condamnés qui sont exilés dans une zone contaminée où personne ne vit. L'héroïne de cette romance, la seule narratrice nous conte de quelles façons elle en est arrivée là et la façon dont elle va vivre cette expérience.
Rosalie a quinze ans, et jusqu'il y a pas longtemps, tout lui souriait : elle avait un petit ami populaire dans ce nouveau lycée où elle vient d'arriver, des amis tout aussi populaires, elle allait bien, elle la jeune fille hispanique, un peu trop ronde à son goût. Mais son petit ami la plaque pour une autre, et elle devient la risée du lycée. Commence pour elle un enfer sans fin de moqueries, de harcèlement constant et tous lui tournent le dos. C'est suite à cet acharnement qu'elle va finir par craquer et l'investigatrice de ce harcèlement va mourir de ses mains. Elle sera condamnée et son châtiment sera l'exile vers un lieu où seuls quelques condamnés vivent.
Rosalie est l'une des plus jeunes américaines à avoir subit cette pénitence et elle va atterrir dans un monde qu'elle ne connait pas du tout, loin de ses parents, ses frères et ses rêves. du haut de ses quinze ans, elle va très vite acquérir une certaine maturité pour pouvoir survivre à ce qu'elle vit dans ce monde hostile, où la survie est le maitre mot. Il faut travailler pour se nourrir et maintenir une certaine cohésion de groupe. Elle apprendra ainsi à vivre avec cette petite communauté, composée d'une dizaine de personnes. Elle va devoir aussi apprendre à vivre, avec ce qu'elle a fait. Elle se sent coupable et a du mal à accepter ses actes, elle ne sens pas forcément à sa place auprès de ceux qui condamnés comme elle, n'ont pas forcément commis les actes pour lesquels ils sont accusés, alors qu'elle, oui. Mais elle va devoir avancer avec tous ses sentiments qui l'assaillent et elle commettra bien des actes par la suite pour survivre aux dangers rencontrés.
Les personnages de cette histoire, des condamnés à la peine de mort, vont tous devoir oeuvrer pour survivre et ce malgré le fait qu'ils soient condamnés à mourir à cause des radiations de la centrale nucléaire. Nous allons les cotoyer à travers le quotidien de Rosalie, qui au fil du temps va les voir disparaitre l'un après l'autre, tantôt remplacés par d'autres, tantôt non, selon les "arrivages". La constance du danger qui rôde autour d'eux, alors qu'ils peuvent tomber sur des soldats en patrouille ou sur les solitaires qui sont prêts à tout pour avoir des rations de survie supplémentaires, ne leur permet pas de vivre sereinement. Leurs conditions de vie sont loin d'être celles exposées par les médias et les gouvernements, non ils sont traités comme du bétail qui finira à l'abattoir, l'abattoir étant les ondes radioactives qu'ils ingurgitent à tout moment de leur captivité.
J'ai bien apprécié le contexte de l'histoire, la façon dont ça se déroule mais ce qu'il m'a manqué, c'est que je n'ai pas su me sentir proche des personnages dès le début, que se soit l'héroïne comme les autres, il y a un fossé entre les personnages et moi qui s'est maintenu un long moment dans la lecture. Une fois cette impression passée, plus sur la fin, je me suis sentie plus à l'aise face aux personnages mais c'est dommage que cela n'est pas été ainsi dès le début du roman. En dehors de ce point, le récit est assez surprenant, on ne sait pas trop à quoi s'attendre et ces personnages condamnés, deviennent des victimes du sort qui leur est réservé. de nous présenter ainsi tous ces personnages, dédiés à finir de la même manière, alors qu'ils ont tous des âges différents, et viennent aussi de pays différents est très intéressant, car en fin de compte, ils se retrouvent tous sur un même pied d'égalité face à ce qu'ils vont vivre. La cohésion de groupe est un fait important au sein du bloc, et ils s'engagent tous à rester fidèles à ce groupe, sans cela ils finiront comme les solitaires, seuls et livrés à eux même.
Le récit de cette histoire est très intéressant. L'auteure aborde bien des thèmes d'actualité à travers ses différents personnages, allant du raciste à l'homophobie, de l'injustice à la condamnation abusive. Tous ces personnages sont le reflet d'une société qui n'accepte pas la différence et qui fait sa loi de façon inégale. Ce lieu, le "waste" existe en différents endroits, ce sont des usines dites désaffectées et leurs occupants n'y sont envoyés que pour que l'on se débarrasse d'eux. Chacun d'eux verra sa personnalité changer et s'affirmer au fil des épreuves, fini l'adolescente qui a peur des autres, fini celui qui a un métier stable et une vie tranquille, ici ils deviennent des guerriers prêts à tout pour se défendre.
Waste experiment est un roman avec lequel, j'ai passé un bon moment. On est pris dans la découverte de ce qui se passe, et dans l'attente de savoir ce qu'il va advenir de chacun d'eux, face aux injustices de ce qui leur arrive.
Lien : http://www.livresavie.com/wa..
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echo
  24 août 2019
Rosalie Queen est le souffre-douleur de son école et doit supporter tous les jours le harcèlement que lui font subir ses anciens amis.
Un jour, sous l'effet de la colère après une énième brimade, elle commet l'impensable : le meurtre d'un de ses harceleurs.
A partir de ce jour, sa vie va être complètement bouleversée.
J'ai trouvé très original le lieu où se déroule l'histoire, ce n'est pas courant dans les romans d'avoir un huis clos dans ce contexte.
On s'attache beaucoup aux personnages pendant la lecture et c'est un plaisir de voir l'évolution de ceux-ci et l'assurance qu'ils prennent au fil de l'histoire.
L'écriture est fluide, on ne perd pas de temps avec des détails inutiles, on entre directement dans le vif du sujet et ça, j'ai beaucoup aimé.
Les articles de journaux aussi que l'ont rencontre pendant la lecture apporte un plus à l'histoire qui nous permet de suivre l'évolution du drame autant de l'intérieur (avec les personnages que nous suivons directement) que de l'extérieur (comme si nous suivions un fait d'actualité sans avoir vécu le drame à travers les personnages).
Si vous aimez les huis clos, le suspense, les histoires de survie et d'amitié, ce livre est fait pour vous. Personnellement, j'ai passé un bon moment de lecture.
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Lire-une-passion
  25 août 2019
Ayant déjà eu l'occasion de découvrir la plume de l'auteure dans d'autres genres, j'étais très curieuse de voir ce que cela pouvait donner avec une dystopie. Si j'ai eu un peu de mal à m'y plonger au début, plus j'avançais, plus j'avais du mal à lâcher le roman.
Ce début m'a vraiment fait peur, dans le sens où je n'arrivais pas du tout à accrocher au personnage principal, où l'intrigue n'arrivait pas à me tenir en haleine et où ça manquait parfois de crédibilité. Puis, au fil des pages, à force d'apprendre à connaître les personnages et surtout l'univers, j'ai fini par vite accrocher et vouloir en savoir plus.
Alors, je le dis tout de suite : ce n'est pas un roman d'action. Mais bien un roman avec un aspect psychologique bien mis en avant. En même temps, nous suivons des gens accusés à tort ou à raison d'un crime commis ou non, et envoyés dans des sortes de camps où, on le sait, ils n'en sortiront jamais. Alors, difficile de rester stoïque, de ne pas réagir, péter un plomb, changer d'idéaux. Parce que dans ces camps, la vie est loin d'être rose. Ils sont livrés à eux-mêmes et obligés de créer leurs règles, leurs façons de vivre.
Et c'est ce qui m'a plu dans ce roman : avoir cette part de réalisme mélangé à quelque chose d'horrible, de cruel et d'inimaginable. Je vais être honnête : je n'aurais pas survécu un jour dans ce genre d'endroit. En danger perpétuel, être toujours sur leurs gardes, les personnages n'ont aucun temps mort, aucun moment à eux, de tranquillité.
C'est à la fois réaliste et totalement inconcevable, que le lecteur se demande jusqu'où va cette part de réalisme. On se dit que oui, ça pourrait arriver, mais en même temps, on réfute au plus profond cette idée, parce qu'elle est inimaginable et invivable. Et c'est cette force de la nature, de la préservation, de la survie qui est mise en avant. L'auteure n'épargne aucun personnage et j'ai eu plusieurs fois mal au coeur. C'est une dure réalité, en quelque sorte. On vit. On meurt. D'une manière ou d'une autre. Ici, l'auteure en a choisi une amère, difficile, qui choque et qui dérange un peu.​
​En résumé, une lecture particulière. Un début difficile, mais qui, au final m'aura prise dans ses filets au bout d'un certain temps. Ce roman est dur, poignant, teinté d'un réalisme qui fait peur, de personnages qui évoluent dans des conditions horrifiantes. La psychologie est vraiment le point de mire de cette histoire et ça déroute autant que ça rend addictif.
Lien : http://lire-une-passion.weeb..
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LesDemoisellesdeChatillon
  16 mai 2019
Un roman très original !
J'en ai lu beaucoup des romans young adult mais celui-ci aborde un thème que je n'ai encore jamais rencontré.
On est aux États-Unis. Suite à une vague de terrorisme requalifiée en troisième guerre mondiale, la justice du monde entier s'est durcit. La peine de mort pour certains crimes refleurit dans des pays qui l'avaient jusque là abrogée. Les Nations Unies cherchent des alternatives. Les condamnés à la peine capitale ont trois options : la mort, le don d'organes donnant droit à une libération ou une peine moins lourde dans un waste.
Un waste est un endroit interdit au public pour des raisons de sécurité et/ou de contamination biologique, physique, chimique ou radioactive possible. En somme, ce sont d'anciennes centrales nucléaires qui ne sont plus sûres. Les prisonniers y sont enfermés à ciel ouvert, sans gardien mis à part des soldats patrouillant autour d'une zone où la radioactivité est moindre. Dans le waste, les condamnés doivent survivre jusqu'à la fin de leur peine tout en maintenant la centrale en état afin d'assurer la sécurité de la population.
Rosalie est harcelée dans son lycée. Ses camarades lui font vraiment vivre un enfer. Lors d'une ultime provocation, Rosalie craque et tue Elena. Mais cette dernière est la fille d'un ambassadeur Chinois.
Rosalie Queen, 15 ans, est donc condamnée et emmenée au Waste de Ake-Kule en Chine.
Là elle devra apprendre à vivre, survivre, au milieu d'autres condamnés.
La trame de départ est vraiment originale et intéressante, une survie dans un milieu carcéral mais dont l'espace est grand et à ciel ouvert.
Il y a de nombreux rebondissements, de l'action.
Le personnage principal est complexe. Difficile de dire si on apprécie ou non Rosalie et je trouve très intéressant de ne pas faire de cette jeune fille un personnage totalement aimable.
D'ailleurs tous les personnages font des choix discutables. le monde présenté n'est pas manichéen ce qui rend le tout très crédible.
Il y a une vraie réflexion sur la justice (et l'injustice - surtout l'injustice dans certains pays), la rédemption et les relations humaines.
L'écriture est agréable, les pages se tournent facilement et on a hâte de savoir comment tout va se terminer.
J'ai passé un bon moment de lecture avec Waste, qui sort le 29 mai, et je le recommande.
Lien : https://demoisellesdechatill..
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fb1643
  05 mars 2021
Un fait divers (le meurtre d'une jeune fille par une autre jeune fille) pose quelques réflexions sur ce qu'il convient de faire des "criminels".
Là, Rosalie Queen n'avait pas voulu tuer sa harceleuse, mais le fait est là: elle est une meurtière..
Et que peut-on bien faire des meurtriers ?
Qu'on soit pour ou contre la peine de mort, aucune alternative n'est réellement satisfaisante, et Sophie Dabat se garde bien d'imposer un point de vue.
Il y a (comme d'habitude chez SD) un gros travail de documentation et les études psychologiques sont intéressantes, sans "bon à 100%" ni "totalement méchant".
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Extrait de la conférence "Ogres, zombies... et autres monstres !" avec Karim Berrouka,Sophie Dabat, Stefan Platteau et Aurélie Wellenstein.
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