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Claude Riehl (Traducteur)Oskar Kokoschka (Illustrateur)
EAN : 9782908024067
61 pages
Éditeur : Éd. Circé (30/04/1990)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ne cherchez pas dans vos manuels de littérature ! Tubutsch a piqué une tête dans son encrier à moins qu’il ne se soit pendu à l’heure de sa naissance avec son cordon ombilical. De toute façon comme il avait décidé de ne plus écrire qu’au crayon et quand on sait que les âmes distinguées sortent leur gomme dès qu’on leur parle de culture… Tubutsch fut la première ombre que perdit Albert Ehrenstein, un des poètes les plus amers de la langue allemande, un Schlemihl un r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
5Arabella
  18 juillet 2016
Le livre est composé de trois courts textes, celui qui donne son nom au recueil étant le plus long des trois.
Trois récits sur le désenchantement d'être, dans lesquels le narrateur noie le vide désespérant de l'existant dans une sorte de logorrhée brillante, d'autant plus désespérée qu'elle est brillante, voir drôle par instants. Rien ou si peu se passe, tout devient donc sujet à interpréter et à parler.
Tubutsch
Un homme décrit le vide désespérant de ses journées, rien ne se passe, qu'un gamin lui demande l'heure devient un événement qu'il faut savourer un bon moment. Une sorte de discours délirant où il parle à son tire bottes par exemple, se met en place pour meubler le vide, mais aussi hallucinant que semble ce discours, il met à mal les conventions et les usages du monde. Mélancolique, loufoque, absurde, le personnage semble se glisser tout doucement dans un néant dont il n'attend rien.
Le suicide d'un chat
Un homme évoque son chat, et ses rapports avec lui. Il se projette étrangement dans cette relation, donne l'animal de ressentis et pensées qui en disent plus sur le maître que sur la bête. Un maître sans repères ni véritables envies, à qui le chat offre pendant un instant un semblant d'existence.
Enterrement
Un jeune homme d'âge indéterminé subit avec peine sa vie de famille. le récit se cristallise sur l'enterrement d'une tante. Entre ridicule et tristesse.
Des textes vraiment étranges, d'une grande originalité. J'aimerais pouvoir continuer à explorer cette oeuvre, mais cela semble difficile, compte tenu de son peu de notoriété. Dommage.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
migueldapmigueldap   09 février 2013
Cependant moi, quand le seul "être moi" devient trop fade à mon goût, je suis contraint de devenir un autre. Ordinairement je suis Marius assis sur les ruines de Carthage ; mais parfois je suis le Prince Echsenklumm, j'ai des relations suivies avec une cantatrice d'opéra, j'accorde volontiers au rédacteur en chef Armand Schigut une interview au sujet du contrat commercial passé avec Monaco, j'interdis à mon valet de chambre — dont le rôle est joué par mon tire-botte Philipp — d'admettre pendant ce temps-là qui que ce soit, exceptée la Baronne Zahnstein bien sûr... et comme d em'entendre appelé perpétuellement "Son Altesse" par ci, "Son Altesse" par là commence à me taper sur les nerfs, en un tournemain je deviens une diva très fêtée et je flanque une gifle à mon bon à rien de directeur, chose que je souhaitais faire depuis longtemps, ou encore lui casse une chaise sur la tête.
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migueldapmigueldap   09 février 2013
C'est là la seule personne que je fréquente, un vieux cordonnier et, j'oubliais ! un chapelier aussi qui a fait faillite et qui n'a rien de remarquable sinon qu'il a débarqué au Mexique avec l'Empereur Max. Il n'a rien à raconter sur ce pays, sauf qu'il y fait très chaud. Il n'en est pas moins à mes yeux un homme d'importance, car dans mon entourage je ne connais personne d'autre qui ait voyagé aussi loin... et c'est comme une aura exotique qui le drape quand il dit : "Oui, à Véracruz !" et quand je me sens obligé de lui demander ce que ce lieu a de remarquable et qu'il sort alors sa seule et unique blague : "Oui, à Véracruz z'avaient point la Sliwowitz qu'on a ici."... je suis tenu de rire, faut surtout pas que je perde ses bonnes grâces.
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migueldapmigueldap   09 février 2013
J'avais déjà en vue une thèse, ou même un essai : "Des sergents de ville et de leurs senteurs"... tous les policiers furent reniflés l'un après l'autre ; l'examen n'apporta certes aucune autre constatation qui eût pu entacher leur rang, mais il fut néanmoins établi qu'aucun d'eux ne possédait de moustache taillée à l'anglaise. Une observation dont l'importance pour la science ne peut guère se mesurer qu'à celle à laquelle moi-même je parvins récemment au prix d'indicibles efforts. A savoir qu'aucun mammifère n'est de couleur verte.
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