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ISBN : 2253157309
Éditeur : Le Livre de Poche (30/03/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.75/5 (sur 1708 notes)
Résumé :
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement.
Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectiv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (463) Voir plus Ajouter une critique
Lolokili
  05 septembre 2014
T'est-il jamais arrivé d'entamer un dialogue virtuel avec un(e) parfait(e) inconnu(e) ? D'échanger par écrit des points de vue, des traits d'esprit, des confidences ou des aveux, jusqu'au point où ce lien évolue en une osmose particulière entre deux sensibilités paradoxalement si proches et si éloignées ? Vers où cela peut-il mener ?...
Eléments de réponse dans la savoureuse conversation déployée dans ce roman. Mais prudence car menace de sévère addiction en vue. Addiction à ce marivaudage à l'ère d'internet entre deux personnages qui se rencontrent sur un malentendu, à l'enchainement irrésistible de leurs e-mails, à ce jeu délicieux du chat et de la souris qui s'instaure, démarre comme une plaisanterie pour basculer peu à peu vers… Biiiiiip
Lis-le.
Je redoutais (un peu) la bluette à deux balles.
Nenni.
Daniel Glattauer joue plutôt les espiègles, qui à travers ce dialogue enlevé célèbre l'exquise et troublante puissance de l'écrit avec humour, élégance et ingéniosité. On se laisse donc volontiers porter, et plus si affinités, par ce vent du nord qui décoiffe assurément.
La lecture de ce tête-à-tête épistolaire ne prend pas plus de quelques heures, au bout desquelles tu brûleras sans doute de connaitre la suite. Aussi, un conseil, n'entame pas ce premier opus sans avoir le second sous la main, en l'occurrence « La septième vague » dans laquelle j'ai évidemment plongé sans retenue et que je m'efforcerai de commenter dans bientôt.
Comment qu'on dit déjà ? Ah oui, la suite au prochain numéro…


Lien : http://minimalyks.tumblr.com/
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Marple
  07 mai 2013
C'est un débat que j'ai eu plusieurs fois avec ma mère au cours des années : elle affirme 'les faits sont têtus' (sous-entendant que le concret est ce qui compte, le reste n'étant que du vent, ou presque) et moi je plaide pour les sentiments, le jardin secret, les rêves, toutes ces choses intangibles mais non moins réelles et importantes.
Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que 'Quand souffle le vent du nord' est à mes yeux une excellente illustration qu'il y a tout un monde au-delà de ces faits si têtus... Les faits têtus du livre sont très simples : Emmi et Léo ne se sont jamais vus, ils s'écrivent par hasard et chacun a sa vie de son côté, assortie d'un mari et de 2 enfants pour Emmi. Rien de bien exaltant là-dedans, me direz-vous, et vous avez raison.
L'exaltant est ailleurs, dans la rencontre hors du réel des héros et dans la correspondance amoureuse qui s'engage entre eux. Dans ce monde parallèle fait de mots, d'imaginaire et d'intimité, ils se découvrent, se séduisent et s'aiment. On ne sait pas si l'étincelle vient d'eux (parce que c'est Emmi, parce que c'est Léo) ou de la situation (idylle fantasmée contre routine du quotidien). Mais c'est une vraie étincelle, qui crépite, qui brille et nous fait attendre avec Emmi les mails de Leo, et réciproquement. Même quand ils nous agacent à tergiverser, se chamailler pour rien ou parler météo...
Une étincelle un peu addictive, donc, qui nous oblige à suivre le vent du nord et réveille en nous (en moi en tout cas) la fleur bleue qui veut une belle histoire d'amour, et pas que des 'faits têtus'... Bref, à mes yeux, c'est un roman sentimental moderne et rafraîchissant !
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democratz
  31 janvier 2017
Ce qui m'a tout de suite plu dans ce livre c'est le fait que le principe de la correspondance papier est remplacé par un échange électronique d'emails, plus en rapport avec notre époque. de plus, le point de départ de la rencontre entre les deux protagonistes est l'envoi par erreur d'un courriel à un mauvais interlocuteur ; ce qui a pu tous nous arriver à partir du moment où une faute de frappe se glisse malencontreusement dans une adresse email. Dans la majorité des cas, notre erreur n'a aucune conséquence puisque nous avons quasi automatiquement en réponse un « MAILER-DAEMON », et parfois, une réponse courte, sèche et à la limite de la courtoisie d'une personne qui n'apprécie pas que l'on « pollue » sa boite mail même par accident.
Bref…
Tout ce laïus pour dire que la probabilité de vivre la même relation qu'Emma et Léo est infime. Et pourtant, il est très facile de se projeter dans leur histoire tant les émotions véhiculées par leur conversation électronique sont authentiques et réelles.
Au fur et à mesure que le lien humain se consolide entre ces deux êtres, nous sommes tiraillés entre l'envie qu'ils se rencontrent (transposant ainsi leur histoire virtuelle vers quelque chose de plus concret), et entre l'envie qu'ils ne se rencontrent jamais afin qu'ils puissent préserver leur vision « fantasmée » et donc idéale l'un de l'autre.
Concernant le style de l'auteur, il est très accessible et colle parfaitement au principe de la correspondance électronique. La majorité des mails échangés sont courts et cela contribue à capter notre attention tout en apportant du dynamisme à l'histoire.
Une fois ce livre ouvert, il est quasi impossible de le refermer avant la dernière page. Sans être un page-turner, c'est l'intrigue amoureuse qui nous tient en haleine comme dans un thriller.
Pour conclure, je dirai que cette lecture fut un agréable moment, riche en émotions malgré quelques longueurs (on tourne en rond des fois). La fin est inattendue et nous invite fortement à découvrir « la septième vague », second volet des histoires Emma Rothner et Léo Leike.
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araucaria
  06 mai 2012
Bon autant le dire tout de suite, j'ai été très déçue par ce livre. J'avais lu généralement de bons avis sur Babelio et sur différents blogs, et puis la quatrième de couverture me semblait prometteuse, intéressante. En fait ce roman constitué de mails, je le trouve très fade, très plat. Je ne suis pas séduite par les dialogues. Je ne comprends pas comment les deux protagonistes peuvent avoir l'idée de correspondre après la lecture du premier mail. Emmi, est capricieuse, abonnée aux scènes, elle me déplaît. Léo est plus sympathique, mais... cela ne suffit pas à la construction d'une histoire intéressante. le sentiment amoureux, je ne le sens pas vraiment. peu d'érotisme ou alors mal formulé... Livre creux, absolument creux! Un mauvais roman de gare qu'on lit parce qu'on a malheureusement rien d'autre à se mettre sous la dent. C'est du temps perdu. Aucun enrichissement intellectuel. Aucune émotion. Je regrette mon achat et le temps passé à la lecture de ce livre. le pire, c'est qu'en lisant les critiques élogieuses (que je ne comprends pas du tout) j'ai acheté la suite, et que j'ai donc commencé la lecture de "La septième vague", roman de la même eau qui se révèle toujours aussi insipide.
On peut très bien se passer de lire ce roman, ce ne sera pas une lacune pour notre culture générale.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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latina
  02 avril 2017
Ça commence comme une bulle, légère, un souffle printanier, une blagounette...
Et puis ça enfle, ça s'emplit, ça se gonfle de soupirs...
Quoi donc ? L'amour ? Je ne sais pas trop. Je dirais plutôt un jeu : séduction ? ...oui. Malsain ? ...oui.
Emma et Léo, de parfaits inconnus, entament une conversation par mail à cause d'une méprise. Au début, cela m'a fait penser au roman épistolaire de Mourlevat et Bondoux : « Et je danse, aussi ». On sourit, on s'amuse, on discute autour d'un mot, on donne son interprétation...Rien de très sérieux. Et puis au fil des jours, au fil des mois, cela devient impossible de ne plus s'écrire. Et là va s'intensifier le « jeu ».
Léo semble celui qui se livre le plus, en parlant de son histoire d'amour à la fin difficile ; Emma semble celle qui s'emporte le plus, qui secoue, qui s'engage tête première dans cette relation indéfinissable. J'ai bien dit « semble », pour l'un comme pour l'autre. Car on n'est jamais très sûr de rien, à commencer par les protagonistes. Ah oui...j'ai oublié de mentionner qu'Emma est « mariée et heureuse », elle le dit dès le départ.
Bref.
Alors, que dire ? J'avoue que j'ai été moi aussi troublée. Difficile de rester de marbre face aux phrases à double sens d'un homme qui se dit sincère. Agréable de se montrer séductrice sans en supporter les conséquences. Mais jusqu'à quel point cela va-t-il mener ?
S'agit-il d'amour, ici ? Je ne crois pas. L'amour de l'amour, oui. L'amour de la nouveauté, de l'hiatus dans le quotidien. L'amour de se sentir devenir indispensable.
Mais quand on a une famille, un mari, des beaux-enfants, l'investissement devient dangereux.
Bref.
Ambiance primesautière, qui change imperceptiblement, pour devenir beaucoup plus lourde, plus chargée.
Non-dits, lecture entre les lignes, entre les mots.
Inutile d'ajouter que j'ai adoré !
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Citations et extraits (266) Voir plus Ajouter une citation
LefsoLefso   29 février 2012
Le jour suivant
Objet : Me froisser
Cher Léo, j’abandonne le « Leike ». Vous pouvez donc oublier le « Rothner ». J’ai trouvé vos mails d’hier tout à fait savoureux, je les ai lus plusieurs fois. J’aimerais vous faire un compliment. Je trouve fascinant que vous soyez capable d’engager la conversation avec une personne que vous ne connaissez pas du tout, que vous n’avez encore jamais vue et que vous ne verrez probablement jamais, de qui vous n’avez rien à attendre, et cela sans savoir si elle vous répondra de la même manière. C’est une attitude atypique chez les hommes, que j’apprécie chez vous. Je voulais commencer par vous dire cela. Bien, et maintenant je voudrais aborder quelques points :
1. Vous avez une psychose avancée des mails de vœux groupés. Où l’avez-vous attrapée ? Il semble que l’on vous vexe à mort quand on vous souhaite un « joyeux Noël et une bonne année ». Bien, je vous promets que je ne le ferai plus, plus jamais ! Du reste, je trouve extraordinaire que vous pensiez être capable de déduire l’âge de quelqu’un d’un « joyeux Noël et bonne année ». Aurais-je eu dix ans de moins si j’avais dit « joyeux Noël et heureuse année » ?
2. Désolée, cher Léo le psychologue du langage, mais croire qu’une femme ne peut pas avoir moins de 20 ans si elle n’utilise pas « cool », « chanmé » et « grave » me semble une attitude un peu naïve et pontifiante. Non pas que j’essaie, quand j’écris ceci, de vous faire croire que j’ai moins de 20 ans. Mais sait-on jamais ?
3. J’écris comme si j’avais 30 ans, dites-vous. Mais une trentenaire ne lit pas Like, dites-vous encore. Je vous explique cela volontiers : j’avais pris l’abonnement à Like pour ma mère. Alors, qu’en dites-vous ? Est-ce que, tout compte fait, je suis plus jeune que mes mails ne le laissent penser ?
4. Après cette question fondamentale, je m’en vais. J’ai malheureusement un rendez-vous. (Préparation à la confirmation ? Cours de danse ? Manucure ? Thé avec des amies ? Je vous laisse choisir.) Bonne fin de journée Léo !Emmi.

Trois minutes plus tard
RE :
Ah oui, Léo, je vais vous divulguer un secret : pour la pointure, vous n’étiez pas très loin. Je fais du 37. (Mais pas besoin de m’offrir des chaussures, j’ai déjà tout ce qu’il faut.)

Trois jours plus tard
Objet : Un manque
Cher Léo, quand vous ne m’écrivez pas pendant trois jours, j’ai deux réactions : 1. Je suis étonnée. 2. Je ressens un manque. Ce n’est pas très agréable. Faites quelque chose ! Emmi.

Le jour suivant
Objet : Enfin envoyé !
Chère Emmi, pour ma défense, je vous ai écrit des mails tous les jours, mais je ne les ai pas envoyés. Non, au contraire, je les ai tous effacés. Je suis arrivé à un moment délicat de notre dialogue. Elle, cette Emmi qui chausse du 37, commence peu à peu à m’intéresser plus que le cadre de notre discussion ne le permet. Et quand elle, cette Emmi qui chausse du 37, déclare sans préambule : « Nous ne nous verrons probablement jamais », elle a bien sûr tout à fait raison, et je partage son point de vue. Je trouve cela très très intelligent de partir du principe que nous ne nous rencontrerons pas. Je ne veux pas que notre conversation tombe au niveau d’une discussion de petite annonce ou de chatroom.
Bien, et maintenant j’envoie enfin mon mail, pour qu’elle, cette Emmi qui chausse du 37, ait au moins quelque chose de moi dans sa boîte. (Je sais que le contenu n’est pas très palpitant, mais ce n’est qu’un fragment de ce que je voulais vous écrire.) Je vous embrasse, Léo.
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genougenou   04 février 2016
Cher monsieur Leike, je suis confuse. Je souffre malheureusement d'une maladie chronique du "Ei", c'est-à-dire du "E" avant le "I". Quand j'écris vite et qu'un "I" doit suivre, un "E" se glisse toujours dans mon mot. A tel point que mes majeurs se font la guerre sur le clavier. Le gauche veut toujours aller plus vite que le droit. Il faut dire que je suis une gauchère contrariée. La main gauche ne me l'a pas pardonné. Le bout de son majeur glisse toujours un "E" dans le mot avant que la main droite ne puisse placer un "I". Veuillez excuser ce harcèlement, cela n'arrivera (probablement) plus. Bonne fin de soirée, E. Rothner.

Quatre minutes plus tard

En voulant résilier son abonnement à un magazine, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie son mail à un inconnu, Leo Leike. Peu à peu, un dialogue s'engage entre eux et le ton devient vite intime. De plus en plus attirés l'un par l'autre, ils finissent par se donner rendez-vous dans un café de la ville, à une condition : reconnaître l'autre, mais sans lui adresser la parole...
Daniel Glattauer

Né à Vienne en 1960, Daniel Glattauer a étudié la pédagogie et l'histoire de l'art, avant de s'orienter vers le journalisme. Après ses débuts à Die Presse, il rejoint le grand quotidien autrichien Der Standard en 1989, peu après sa création, où il signe sous le sigle "Dag" des chroniques judiciaires et politiques. Auteur d'une dizaine de livres - romans et récits, jamais traduits en français -, il est actuellement en congé sabbatique et envisage de se consacrer exclusivement à son activité d'écrivain.

15 janvier

Objet : Résiliation

J'aimerais résilier mon abonnement. Puis-je m'y prendre ainsi ? Cordialement, E. Rothner.

18 jours plus tard

Objet : Résiliation

Je veux résilier mon abonnement. Est-il possible de le faire par mail ? Merci de me répondre au plus vite.

Cordialement, E. Rothner.

33 jours plus tard

Objet : Résiliation

Chère Madame, cher Monsieur des publications Like, si votre mépris souverain envers mes tentatives de résiliation a pour but d'écouler plus d'exemplaires de votre produit, d'un niveau hélas toujours plus mauvais, je dois malheureusement vous faire part de ma décision : je ne paierai plus !

Cordialement, E. Rothner.

8 minutes plus tard

RÉP :

Vous avez la mauvaise adresse. Je suis un particulier. Mon adresse : woerter@leike.com. Celle dont vous avez besoin : woerter@ like. com. Vous êtes déjà la troisième personne à m'envoyer une demande de résiliation. Le magazine doit être devenu vraiment mauvais.

Cinq minutes plus tard

RE :

Oh, pardon ! Et merci pour ces explications. Bien à vous, E.R.

Neuf mois plus tard

Pas d'objet

Joyeux Noël et bonne année de la part d'Emmi Rothner.

Deux minutes plus tard

RÉP :

Chère Emmi Rothner, nous ne nous connaissons pour ainsi dire pas du tout. Cependant, je vous remercie pour votre sincère et si original mail groupé ! Il faut que vous le sachiez : j'aime les mails groupés destinés à un groupe auquel je n'appartiens pas. Sincères salutations, Leo Leike.

18 minutes plus tard

RE :

Veuillez excuser mon harcèlement épistolaire, Monsieur "sincères salutations" Leike. Vous vous êtes glissé par erreur dans mon fichier clients car, il y a quelques mois, j'ai utilisé sans le vouloir votre adresse mail pour résilier un abonnement. Je vais l'effacer tout de suite.

PS : Si pour souhaiter "un joyeux Noël et une bonne année" vous trouvez une formule plus originale que "joyeux Noël et bonne année", n'hésitez pas à me le faire savoir. En attendant : joyeux Noël et bonne année ! E. Rothner.

Six minutes plus tard

RÉP :

Je vous souhaite d'agréables fêtes et espère de tout coeur que cette nouvelle année qui commence comptera parmi vos 80 meilleures. Et si entre-temps vous vous abonnez aux ennuis, n'hésitez pas à m'envoyer - par erreur - une demande de résiliation. Leo Leike.

Trois minutes plus tard

RE :

Suis impressionnée ! Bises, E.R.

38 jours plus tard

Objet : Pas un euro !

Très chère direction de Like, je me suis séparée de votre magazine trois fois par écrit et deux fois par téléphone (auprès d'une certaine Mme Hahn). Puisque vous persistez malgré tout à m'envoyer ce journal, je considère que cela vous fait plaisir. Quant à la demande de paiement de 186 euros, je serai ravie de la conserver en souvenir de Like quand, enfin, je ne recevrai plus aucun numéro. Mais ne comptez pas sur moi pour payer le moindre euro. Avec l'expression de ma considération distinguée, E. Rothner.

Deux heures plus tard

RÉP :

Chère madame Rothner, le faites-vous exprès ? Ou êtes-vous abonnée aux ennuis ? Sincères salutations, Leo Leike.

15 minutes plus tard

RE :

Cher monsieur Leike, je suis confuse. Je souffre malheureusement d'une maladie chronique du "Ei", c'est-à-dire du "E" avant le "I". Quand j'écris vite et qu'un "I" doit suivre, un "E" se glisse toujours dans mon mot. A tel point que mes majeurs se font la guerre sur le clavier. Le gauche veut toujours aller plus vite que le droit. Il faut dire que je suis une gauchère contrariée. La main gauche ne me l'a pas pardonné. Le bout de son majeur glisse toujours un "E" dans le mot avant que la main droite ne puisse placer un "I". Veuillez excuser ce harcèlement, cela n'arrivera (probablement) plus. Bonne fin de soirée, E. Rothner.

Quatre minutes plus tard

RÉP :

Chère madame Rothner, puis-je vous poser une question ? Et en voici une deuxième : combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire le mail qui expose votre maladie du "Ei" ? Bises, Leo Leike.

Trois minutes plus tard

RE :

Deux questions pour vous répondre : combien de temps selon vos estimations ? Et pourquoi cette question ?

Huit minutes plus tard

RÉP :

Selon mes estimations, cela ne vous a pas pris plus de vingt secondes. Si c'est le cas, je vous félicite : en si peu de temps, vous avez réussi un message impeccable. Il m'a fait sourire. Et ce soir, rien ni personne d'autre n'y serait arrivé. En ce qui concerne votre deuxième question, pourquoi je vous demande cela : je travaille actuellement sur le langage dans les mails. Et maintenant je vous repose ma question : pas plus de vingt secondes, je me trompe ?
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saphoosaphoo   15 juin 2010
Vous êtes tellement sévère, Emmi. Ne soyez pas si sévère. Je ne veux pas de café. Je veux Emmi. Venez chez moi. Buvons encore un verre de vin. Nous pourrions nous bander les yeux, comme dans le film. […]J’aimerais vous embrasser. Je me moque de votre apparence. Je suis tombé amoureux de vos mots. vous pouvez écrire ce que vous voulez. Vous pouvez être aussi sévère que vous le désirez. J’aime tout. D’ailleurs, vous n’êtes pas sévère du tout. Vous vous forcez, vous voulez avoir l’air plus forte que vous l’êtes. […]Dommage que vous soyez mariée. Non, c’est bien que vous soyez mariée. Trompez-vous votre mari Emmi ? Ne le faites pas. Cela fait si mal d’être trompé. […] Je veux embrasser Emmi. Je suis un peu ivre, pardonnez-moi. Baiser de bonne nuit. Dommage que vous soyez mariée. Je crois que nous irions bien ensemble. Emmi. Emmi. Emmi. J’aime écrire Emmi. Une fois le majeur gauche, deux fois l’index, le majeur droit. EMMI. Je pourrais écrire Emmi des milliers de fois. Ecrire Emmi, c’est embrasser Emmi. Allons dormir, Emmi.
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MorgouilleMorgouille   12 juin 2011
Cher Leo, je vous en prie, mettez-vous à ma place. Je vous avoue qu’il y a longtemps que je n’avais pas échangé avec quelqu’un des émotions aussi violentes. Je suis d’ailleurs étonnée que cela soit possible de cette façon. Dans mes mails, je peux être comme jamais la véritable Emmi. Dans la « vraie vie », si on veut réussir, si on veut tenir le coup, il faut sans cesse faire des compromis avec sa propre émotivité : LÀ, je ne dois pas dramatiser ! CA je dois l’accepter ! CA, je dois le laisser passer ! Nous adaptons en permanence nos sentiments à notre entourage, nous ménageons ceux que nous aimons, nous nous glissons dans les cent petits rôles du quotidien, nous nous tenons en équilibre, nous pesons le pour et le contre pour ne pas mettre en danger la structure à laquelle nous appartenons.
Avec vous, cher Leo, je n’ai pas peur de laisser libre cours à ma spontanéité profonde. Je ne réfléchis pas à ce que je peux ou ne peux pas vous imposer. J’écris allègrement ce qui me vient à l’esprit. Et cela me fait un bien fou !!! C’est grâce à vous, cher Leo, et c’est pourquoi vous m’êtes devenu indispensable : vous m’acceptez comme je suis.
+ Lire la suite
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shulienshulien   03 octobre 2010
On ne peut pas reproduire le bon vieux temps. Comme son nom l'indique, ce temps est vieux. Le nouveau temps ne peut jamais être comme le bon vieux temps. S'il essaie, il semble aussi défraîchi et usé que celui qu'il souhaite voir revenir. Il ne faut pas regretter le bon vieux temps sous peine de devenir soi-même vieux et amer.
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Videos de Daniel Glattauer (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Glattauer
TOUTES LES INFOS SONT DANS LA BARRE, MES RENARDS. DEROULEZ !
Commence par mettre la HD. Tu verras, c?est plus roux.
WhyMermaids : https://www.youtube.com/user/curlywaves3
Les questions : 1) le Casse du siècle : Un livre que tu pensais ennuyeux, mais qui finalement ne l'étais pas ? 2) le pont des espions : Un livre que tu défends malgré l'opinion négative des gens ? 3) Brooklyn : Un personnage prit entre deux vies/cultures ? 4) Mad Max : Un personnage qui préfère l'action à la parole ? 5) Seul sur Mars : Un livre qui se passe sur une autre planète ? 6) The Revenant : Meilleur livre d'un auteur n'écrivant pas en français ? 7) Room : Un livre en huis clos/prenant place dans un petit espace ? 8) Spotlight : Un livre traitant d'un sujet difficile ?
Livres cités : - Mrs. Dalloway de Virginia Woolf - Jane Eyre de Charlotte Brontë - Into the Wild de Jon Krakauer - Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs - Chroniques du monde émergé de Licia Troisi - Phobos de Victor Dixen - Les artefacts du pouvoir de Maggie Furey - Les lieux sombres de Gillian Flynn - Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer - le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier
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