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EAN : 9782081256750
224 pages
Éditeur : Flammarion (06/07/2011)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Cet ouvrage est consacré à un ensemble extraordinaire de peintures françaises extrait de la remarquable collection de tableaux européens du Sterling and Francine Clark Art Institute, de Williamstown, Massachusetts. Publié à l'occasion d'une exposition itinérante de l'essentiel du fonds impressionniste de l'institut, les Chefs-d'oeuvre de la peinture française du Sterling and Francine Clark Art Institute proposent plus de soixante-dix tableaux européens du XIXe siècl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
jvermeer
  11 février 2020
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C'est l'histoire d'une fortune, d'un collectionneur amateur d'art éclairé Sterling Clark, et d'une romance amoureuse en plein Paris.
Epris de la France et riche héritier des machines à coudre Singer, Sterling décide de s'installer à Paris dans les années 1910 où il rencontre Francine Clary, une actrice de la Comédie-Française ayant pris pour nom de scène Clary. Ils se marient en 1919.
En quelques dizaines d'années, entre 1910 et 1950, le couple va acquérir un ensemble d'oeuvres diversifié de maîtres anciens et modernes de grande valeur.
Les achats de Sterling clark étaient toujours faits en étroite concertation avec sa femme dont l'opinion lui était d'une grande valeur : « J'aime toutes les formes de l'art pourvu qu'il soit bon. »
La peinture impressionniste française le ravit et il enrichit sa collection des meilleurs d'entre eux : Degas, Manet, Sisley, Jongkind, Pissarro, Toulouse-Lautrec, Monet, Renoir.
A partir des années 1930, Auguste Renoir devient le peintre favori de Sterling dont il achète plus de trente toiles : « Quel grand maître ! Peut-être le plus grand qui n'ait jamais vécu, en tout cas l'un des dix ou douze premiers. Personne jusqu'ici n'a jamais eu l'oeil si sensible à l'harmonie des couleurs ! »
Le catalogue de l'exposition Clark de 2011 est d'une grande richesse par la qualité des merveilleux tableaux qu'il renferme. Livre malheureusement difficile à trouver aujourd'hui.
Je ne présenterais qu'une galerie restreinte des oeuvres montrées, toutes plus belles les unes que les autres, allant de Camille Corot à Auguste Renoir.
Camille Corot « La route au bord de l'eau » 1866 : le « père Corot » était admiré par tous les artistes de la jeune peinture. Sa « patte » tremblante est facilement reconnaissable. Une légère brise fait remuer les feuilles des arbres par une belle journée ensoleillée le long d'une route longeant la rivière.
— Claude Monet « Les falaises à Etretat » 1885 : La lumière matinale sur les rochers et la mer est travaillée par petites touches nerveuses caractéristiques du style de l'artiste cherchant à saisir l'aspect éphémère des choses de ces falaises de la côte normande.
Edouard Manet « Roses mousseuses dans un vase » 1882 : Manet n'a plus qu'un an à vivre lorsqu'il peint ces roses enfoncées dans un petit vase. C'est simple, sans prétention. Sterling Clark disait qu'il s'agissait d'un « Manet d'une beauté merveilleuse ». Il avait raison…
— Edgard Degas « Danseuses au foyer " 1880 : Les danseuses de l'artiste étaient souvent peintes au pastel donnant un aspect velouté aux couleurs chatoyantes des robes et tutus. Les jeunes filles sont éclatantes de vie après l'effort physique intense imposé par leur exercice.
— berthe Morisot « le bain » 1885 : Cette jeune fille de dix-sept ans, sortant du bain, se coiffe, se maquille et s'apprête certainement à sortir. Par son travail tout en délicatesse, Morisot apporte sa sensibilité féminine à l'impressionnisme nouveau.
La joie de vivre et de peindre ! Une fête permanente de la lumière, des chairs et des corps ! Renoir est l'artiste chouchou des Clark :
— Auguste Renoir « Une loge au Théâtre » 1880 : Renoir exigeait de ses modèles une peau qui ne repousse pas la lumière. L'épiderme de la jeune femme assise à gauche en robe de soirée noire est nacré comme une perle. Ce tableau délicieux me rappelle La loge peinte quelques années plus tôt dans des tonalités ressemblantes.
— Auguste Renoir « L'ingénue »1874 : le Renoir des années de jeunesse, à l'époque de la première exposition impressionniste de 1874. Les couleurs s'entremêlent, se modulent avec virtuosité pour donner à cette jeune femme cette grâce vaporeuse inimitable de l'artiste.
— Auguste Renoir « Jeune fille endormie » 1880 : Superbe ! Angèle, une gamine de dix-huit ans, connue du Moulin de la Galette à Montmartre, aux allures canailles et à la vie dissolue, est croquée endormie dans un fauteuil rouge. La pose alanguie, la poitrine découverte, est un peu voyeuriste. le peintre la représente les cheveux coupés en frange sur le front, un visage au teint doré, un nez retroussé, une bouche pulpeuse, habillée d'une robe bleue. Il l'a affublée d'un curieux petit chapeau à plume et d'un chat endormi sur sa robe. Sterling la décrivait comme « un travail réellement magnifique de peinture, de couleur et d'art ».
A l'approche de ses 70 ans, Sterling Clark décidera que le moment était venu de réaliser enfin son idée ancienne de musée afin de montrer sa collection. En 1955, Francine Clark coupera le ruban de l'inauguration de l'Institut situé à Williamstown en Nouvelle-Angleterre. Au décès de son mari, l'année suivante, elle continuera à s'occuper du musée jusqu'à sa mort en 1960.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
jvermeerjvermeer   11 février 2020
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Toulouse-Lautrec rencontra le modèle du tableau, « Carmen Gaudin », sur l’avenue de Clichy, près de Montmartre, au printemps 1884. Avec son confrère Henri Rachou, ils furent surpris par les traits du visage et ses cheveux rouge vif, au point que Toulouse-Lautrec s’exclama : « Est-ce qu’elle n’est pas fantastique ! Et comme elle a l’air dur ! Si seulement je pouvais la faire poser pour moi, ce serait merveilleux ! ».
Il est remarquable qu’elle ait été la première des nombreuses femmes que Toulouse-Lautrec rencontra dans les rues de Montmartre et recruta comme modèles.

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jvermeerjvermeer   11 février 2020
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La jeune femme, presque certainement la maîtresse et future épouse de l’artiste, Aline Charigot, s’est placée comme elle l’aurait fait sur le rivage. La toile exprime la luminosité du plein soleil qui tombe sur les formes amples de la « baigneuse », assise face au spectateur comme une moderne Vénus anadyomène, sa chevelure blonde rejetée en arrière par la brise.
Plus tard, Aline dira qu’elle était très mince à l’époque de leur voyage en Italie. Si cela est vrai, les formes pleines de la « Baigneuse blonde » pourraient refléter une tentative de Renoir de magnifier le personnage, un peu comme, pour leurs nus, le firent Titien ou Rembrandt, deux artistes qu’il admirait autant que Raphaël.

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